Booty therapy : l’acceptation de soi par la danse

C’est en 2003 que Maïmouna Coulibaly crée son concept de booty therapy, en français la thérapie par les fesses. Le but est de permettre aux femmes d’assumer leur féminité et se décomplexer. Les cours dont dispensés à Paris, Toulouse ou encore à Berlin.

Podcast

Booty therapy : l’acceptation de soi par la danse

1 - Booty therapy : l’acceptation de soi par la danse

03:48

La booty therapy: un public féminin de tous âge, origine et milieu social

2 - La booty therapy: un public féminin de tous âge, origine et milieu social

04:16

Maïmouna Coulibaly: danser est le meilleur moyen pour exprimer des émotions

3 - Maïmouna Coulibaly: danser est le meilleur moyen pour exprimer des émotions

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« Avec la booty therapy réveille ta puissance de vie ». C’est l’une des devises de ce concept créé par Maïmouna Coulibaly, professeure de danse et metteure en scène. Elle souhaitait créer un espace où les femmes puissent se libérer de tous leur traumas, de lâcher prise ne pour ressortir du cours qu’avec des énergies positives. Tout commence en 2003, lorsque celle qui est originaire de Grigny (Seine-Saint-Denis) donne des cours de danses afro-urbaines à des enfants d’Aulnay-sous-bois (Seine-Saint-Denis) en parallèle de ses études.

Ce qui va lui permettre en même temps d’enseigner la booty therapy, c’est une rencontre en boîte de nuit  avec des jeunes femmes, qui en admiration, devant ses pas de danses ont voulu qu’elle les leur enseigne. Très motivées, ces mêmes personnes ont alors trouvé une salle dans le quartier du Marais, Le Carreau du temple  à Paris.  

Depuis, les cours sont toujours dispensés plusieurs fois par semaine par celles que l’on appelle les « Bootykilleuses », les professeures de danse. Le concept s’est exporté à Marseille, Toulouse, La Roche-sur-Yon, Lausanne en Suisse. Mais aussi Berlin, où vit depuis trois ans Maimouna Coulibaly. Ce sont des femmes principalement qui viennent se défouler sur des danses afro-urbaines comme le coupé-décalé, la dancehall, n’dombolo, le soukouss entres aautres. Ce qui plaît a ma créatrice de la booty therapy c’est la diversité des profils des participantes aux cours « Elles ont entre 16 ans et 55 ans. Elles vont venir du Marais, mais aussi de banlieue. On peut avoir des avocates, étudiants des psy , des chômages des mères isolées. C’est vraiment toutes les femmes. » 

Avant d’en arriver là où elle en est Maïmouna n’ pas été . « moi je me suis battue toute ma carrière où quand je faisais bouger les fesses de mes élèves ou de moi-même en show j’ai eu énormément de critiques. Quand j’était en train de regarder ce que la booty therapy pouvait m’apporter et le fait d’écouter les es critiques je me suis rendue compte que bouger mes fesses m’apportait beaucoup plus humainement, personnellement et même financièrement. Et Je fais ce que je veux avec mon corps.» 

Maïmouna Coulibaly a aussi une compagnie de danse « les Ambianceuses » dans laquelle retrouvent des femmes de toutes formes, religions et origines.