“J’ai eu l’idée de lancer cette gamme de vêtements adaptés aux besoins médicaux suite à ma propre histoire. J’ai porté un corset orthopédique pendant une dizaine d’années. Et à l’époque, mon médecin m’avait lancé le challenge de créer une collection de vêtements pour faciliter le port du corset. C’est là que tout a commencé en 2015”, explique Anne-Cécile.
Anne-Cécile est styliste modéliste. Elle a fait ses armes à l’école ESMOD, où elle a appris toutes les étapes pour être designer, à partir de la conception jusqu’au marketing.
“Le bonheur de mon travail réside dans le suivi de mes clients. J’ai vu grandir et évoluer les plus jeunes d’entre eux. Je les suis tout le temps et je m’adapte à leurs besoins. C’est une façon de travailler qui est très chaleureuse”, sourit Anne-Cécile.
Hyperactive, elle anime également un atelier à l’hôpital Necker, à Paris, au sein de la cellule pour ados “La suite”. “Ce bâtiment propose plein de prestations aux ados, en partant de l’accompagnement à la vie professionnelle, jusqu’aux différents soins autour du corps. L’objectif est de rendre les ados hospitalisés sereins et paisibles. Là-bas, je participe à l’atelier “Balance ton style”. C’est un endroit qui ressemble à un magasin, où il y a plein de vêtements. Les ados choisissent leurs tenues, et moi, je les suis pour adapter les pièces à leurs morphologies.”
Retrouvez Anne-Cécile Ratsimbason sur son site et son compte Instagram.
Selon la Fédération française des dys, entre 5 et 8% de la population souffrirait d’un trouble DYS. Un trouble qui a notamment pour conséquence une gêne marquée pour lire aisément un texte. Pour ces derniers, les tâches quotidiennes les plus simples, comme lire le menu d’un restaurant ou consulter les relevés bancaires par exemple, peuvent s’avérer difficile à réaliser.
Pour les enfants, ces troubles se matérialisent surtout par des difficultés à la lecture des cours en classe ou à la maison. Pour les aider à surmonter cela, une société de Limoges, Facil’iti, a décidé de lancer son application : MyDys.
Une application réalisée pour accompagner les personnes atteintes de troubles DYS dans leur vie quotidienne. Objectif ? Leur faciliter la lecture et la compréhension de textes. L’utilisation de l’application est très simple.
Il suffit en effet de prendre une photo du texte – livre, magazine, signalétique, écran d’ordinateur, site internet… Le texte s’adapte ensuite instantanément en modifiant la taille des caractères et de la police, en espaçant mots et lignes, en traduisant plus de 21 langues, en modifiant des couleurs pour augmenter le contraste et la lisibilité. Cerise sur le gâteau, vous pouvez même faire lire le texte à haute voix par une intelligence artificielle.
Pour aller plus loin > Mobidys : des livres numériques adaptés aux enfants dyslexiques
Cliquez ici pour plus d’informations sur la dyslexie, la dyscalculie et les troubles dys…
12 000 euros. C’est le montant que doit réunir David Sejor afin d’acquérir un nouveau fauteuil plus adapté à sa morphologie et à la compétition de haut niveau. David est un athlète handisport. Et, à la seule force de ses mains, il réalise des prouesses.
Après avoir obtenu des résultats encourageants au championnat de France handisport, il vise le sprint au prochain championnat du monde organisé à Paris, et surtout, les Jeux paralympiques de 2024.
“Pour le moment, je m’entraîne avec un fauteuil prêté par la fédération handisport. Mais il n’est pas vraiment adapté à mon corps. J’ai donc pour objectif de réunir 12 000 euros pour obtenir mon propre fauteuil sur mesure. La mairie de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne, NDLR) me soutient énormément”, explique le sportif.
Ancien danseur hip-hop, David a été amputé d’une jambe en 2009 à cause d’un accident. Cette force de la nature a débuté l’athlétisme handisport il y a un an et demi.
Si vous voulez aider David Séjor à acheter son nouveau fauteuil, voici le lien vers sa cagnotte.
Le mouvement Habitat et Humanisme est né il y a 35 ans pour répondre à l’exclusion et à l’isolement des personnes en difficulté. Selon la Fondation Abbé Pierre, plus de 4 millions de personnes sont aujourd’hui mal-logées ou non logés en France.
Bernard Devert était un professionnel du logement avant de devenir prêtre et président fondateur du mouvement Habitat et Humanisme. Il aimerait créer des mixités sociales grâce à des lieux accueillants et bienveillants. Pour lui, l’acte de construire renvoie à un acte de prendre soin de la personne. Avec l’aide de la métropole de Lyon et de la communauté des sœurs Clarisse, il a ainsi imaginé la Résidence Sainte-Claire.

Au sein d’un quartier résidentiel de Caluire-et-Cuire, à côté de Lyon, cette résidence se veut être un lieu de vie inclusif et convivial. Cet habitat accueille aujourd’hui 11 seniors et 12 personnes sourdes et malentendantes. Pour Bernard, la résidence n’est ni une structure de service, ni un EHPAD. Chaque personne vit dans son propre appartement et ne se retrouve pas enfermée dans une situation de dépendance.
La résidence Sainte-Claire est un habitat inclusif où les personnes vivent ensemble malgré les difficultés et les handicaps. Les pensionnaires gardent leur autonomie et participent à des rencontres et à des animations au sein de l’établissement. Bernard se rend compte que ce type de fonctionnement permet aussi aux personnes de traverser leur handicap et de créer de vrais liens fraternels.
Depuis juin dernier, huit jeunes de 12 à 17 ans du DITEP Saint-Vincent – un Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique – se rendent tous les mardis matin à l’EGS, la première école d’E-Sport études d’Europe à Mérignac (Gironde). Un partenariat a été signé entre la structure publique et l’établissement privé.
Le but est de montrer les bénéfices de la pratique des jeux vidéos sur le soin thérapeutique. Et également de soutenir l’inclusion sociale pour ces ados qui souffrent de troubles du comportement.
« Tout a commencé comme un film digne de Woody Allen, s’amuse Julie Guérin, la directrice adjointe de l’EGS. Dans le cadre de leur club du journal, les jeunes sont venus à notre rencontre parce qu’ils voulaient faire de l’E-Sport le sujet principal de leur prochain magazine. » Une simple rencontre qui a donc mené à la création de cette expérimentation.
À chacune de leur venue, ils sont accompagnés de leur psychologue, Laïdye Riello, et de leur éducatrice, Pauline Genson, du DITEP. Ils travaillent pendant 1h15, dans une pièce avec tout le matériel nécessaire. La responsable de l’école d’E-Sport études souligne que « l’idée de cet atelier est de dire que jouer ne va pas les soigner. C’est l’espace de discussion créé. Le jeu vidéo est un médium de communication entre le corps médical et ces jeunes ».
Si ce partenariat semble bien fonctionner, il n’était pas sous les meilleurs auspices. « On a eu pas mal de résistance et de réticence de la part de l’administration et du corps médical, relate Julie Guérin. Tout d’abord à cause du caractère unique du partenariat. On est une école indépendante, qui vient s’associer à un DITEP, public. On peut penser qu’il y a de la récupération médiatique ou commerciale. Aussi, le fait que le jeu vidéo est utilisé dans le soin thérapeutique n’est pas encore 100% accepté. »
Finalement, la directrice adjointe a su faire changer quelques mentalités, notamment lors des dernières journées nationales de l’AIRe. Celles-ci rassemblent les instituts médicaux-sociaux de France.
Par ailleurs, ce partenariat souhaite aussi montrer que ça favorise l’inclusion sociale et « les métiers du numérique sont inclusifs par nature, souligne la responsable. Comme la radio, un média qui met à distance du monde, mais en même temps, on est connectés. C’est intéressant pour ces adolescents de voir ces professions à leur portée. C’est un message positif pour eux, un peu cassés par la vie. Ils se battent pour revenir dans une ligne éducatrice classique ».
Fière de ce projet, Julie Guérin y voit des répercussions positives. “Ce partenariat est fort parce que chaque personne investie a su sortir de son pré carré, de ses préconçus pour tenter quelque chose de nouveau”, dit-elle. Aussi, un jeune du DITEP Saint-Vincent va effectuer son premier stage professionnel au sein de l’EGS. Et les étudiants chapeautent, tous les deux mois, la réalisation du journal du club de l’institut.
Corentin Metgy et son frère ont cherché une idée pour offrir des moments d’évasion à leur grand-mère résidant en EHPAD. Ensemble, ils ont adapté la technologie de la réalité virtuelle pour la faire voyager. Très vite, les soignants ont compris l’intérêt de cette idée et Corentin a commencé à faire de nombreuses recherches. Ils se sont rendu compte que les bienfaits thérapeutiques de la réalité virtuelle avaient déjà été mis en évidence par des recherches cliniques, il y a une vingtaine d’années.
Corentin travaillait déjà dans ces nouvelles technologies et a pu adapter cette technologie aux secteurs sanitaires et médico-sociaux. Avec Lumeen, ils proposent des casques de réalité virtuelle pour les personnes âgées ou les personnes en situation de handicap.

Aujourd’hui, plus de 400 structures sont équipées par Lumeen qui a développé plusieurs expériences immersives. Le premier programme offre des moments d’évasion aux participants. Une centaine de vidéos composent le catalogue. Il est alors possible de visiter les pyramides d’Égypte ou encore de nager avec les dauphins. Ces expériences sont souvent accompagnées d’un temps d’échange et de partage.
Le deuxième programme se tourne vers la relaxation et a été conçu en collaboration avec les hypnothérapeutes des Hospices Civiles de Lyon. Ce dispositif permet de détourner l’attention de la douleur pendant des soins complexes.
Enfin, Lumeen a imaginé un programme de réminiscence qui propose aux personnes des expériences personnalisées, comme redécouvrir le quartier de leur enfance. Cette activité stimule la mémoire et les souvenirs.

Corentin explique avoir mis du temps pour casser l’image de la réalité virtuelle afin de la rendre crédible. Et pourtant, cette solution, reconnue aujourd’hui comme dispositif médical, assure des moments de bien-être et d’évasion. Elle accompagne à la réduction de la consommation médicamenteuse, calme l’anxiété et atténue la douleur. Des études sont par ailleurs en cours concernant l’impact de cette technologie sur les troubles du comportement.
Cette expérience de réalité virtuelle peut également se faire en groupe. Elle pousse ainsi les personnes à créer des liens et contribue à la prévention de la perte d’autonomie. Corentin est confiant en l’avenir. Il conclut que Lumeen fait ressortir les émotions positives des participants.
L’association Lianes a été créée à Strasbourg en 2003. Son objectif : créer, faciliter et maintenir le lien entre l’humain et l’animal. L’animal joue alors un rôle de médiateur. “Liane est l’acronyme de lien avec l’animal et contre l’exclusion sociale. Cette association est née du constat que les personnes en situation de précarité ont souvent, comme dernier lien affectif, un animal de compagnie. À l’heure actuelle, aucun service public ne les accompagne lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés pour s’en occuper”, relate Julie Caron.
Les missions de Lianes sont multiples. “Quand un propriétaire d’animal est hospitalisé, par exemple, un bénévole peut venir à son domicile pour nourrir ou sortir son chien. Cela évite des négligences qui peuvent avoir lieu”, précise Julie.
L’antenne bisontine de l’association Lianes va notamment mettre l’accent sur les ateliers de médiation animale. “On peut aussi se rendre dans des structures médico-sociales. L’animal va apporter beaucoup d’apaisement et de bien-être à des personnes en situation de handicap, par exemple. C’est un vrai moment de bonheur, loin de leur quotidien médical.”
Si vous habitez Strasbourg ou Besançon, Lianes recherche toujours de nouveaux bénévoles.
Vous pouvez contacter l’association sur cette adresse mail : [email protected]
Au Musée en herbe, situé au cœur des Grands Boulevards parisiens, toutes les œuvres exposées sont installées proches du sol. Les visiteurs ? De la marmaille, enjouée d’être là, accompagnée de leurs parents. “Ce musée est ouvert à tous les visiteurs, mais on privilégie les enfants entre 3 et 12 ans. Les œuvres sont donc installées plus bas qu’à l’accoutumée, pour qu’ils puissent découvrir au mieux ces objets mythiques de l’histoire de la musique ”, raconte Elise L’hote, membre de l’équipe du musée.
Pour célébrer les 150 ans de la musique enregistrée, le musée a organisé une grande rétrospective du son enregistré, du phonographe jusqu’aux plateformes streaming.
“Tout le musée est dédié et pensé pour les enfants en tout premier. C’est à l’adulte de s’adapter ensuite : c’est un peu le monde à l’envers”, explique Elise L’hote. Dans l’exposition “En avant la musique”, tout est conçu pour capter au mieux l’attention des bambins. “On a mis en place une partie jeux, car on pense que le jeu est essentiel pour comprendre l’aspect technique de l’invention de la musique. On propose des déguisements aux enfants et ils ont ensuite une quête : retrouver leur micro, en résolvant des petites énigmes.” Clou de l’exposition : les enfants peuvent enregistrer leur propre musique. On recommande.
“En avant la musique”, au Musée en herbe à Paris, à découvrir jusqu’au 21 mai 2023.
Du 21 avril au 1er mai prochain, le jeune Enzo, 13 ans, originaire de la région de Troyes, va réaliser son rêve : participer au Marathon des Sables en plein cœur du Sahara marocain. Infirme moteur cérébrale, Enzo aime se lancer des défis. Il a déjà bouclé le semi-marathon de Troyes en fauteuil roulant handisport. Pour l’aider dans ce périple, il s’est entouré de sportifs redoutables. Huit en tout, dont Peggie Papa, une passionnée de course à pied.
Ses coéquipiers vont le tirer et le pousser en se relayant pendant sept jours sur les 250 kilomètres du parcours. À bord de sa joëlette, Enzo, lui, va leur parler et les encourager. Peggie est plutôt expérimentée. Elle a déjà deux Marathons des Sables à son actif. Elle nous raconte ainsi sa préparation et sa rencontre avec Enzo, sur le parcours du semi-marathon de Troyes.
La sportive s’était alors portée volontaire pour porter son fauteuil. Durant la course, il lui a fait part du rêve qu’il avait de participer au Marathon des Sables. Dans ce désert, elle s’attend à une débauche d’énergie.
Une roue spécifique installée sur le fauteuil permettra de faciliter la course des équipiers. Dans les dunes, elle comptera sur la force de la solidarité qui s’est créée autour d’Enzo. Afin de financer l’aventure, une cagnotte a été lancée.
Pauline Grumel est la fondatrice d’Unisoap, une association unique en France. Il y a quelques années, lors d’un séjour dans un hôtel, elle se demande où vont les savons que personne n’utilise. En se renseignant, elle découvre qu’il n’existe aucune structure qui recycle ou réemploie ces produits en France.
« Deux constats alarmants ont motivé notre initiative. Le premier, c’est le manque d’accès à l’hygiène en France. Plus de 3 millions de personnes n’ont en effet pas les moyens de se procurer des produits d’hygiène de base. Et puis, de l’autre côté, le gaspillage des ressources. On estime qu’il y a environ 51 millions de savons jetés par les hôtels en France », explique la fondatrice d’Unisoap.
L’association a collecté neuf tonnes de savon dans les 330 hôtels partenaires de 110 villes en France, depuis sa création.

Pour qu’un savon soit recyclé, il passe entre les mains de plusieurs personnes : les femmes de chambre des hôtels récupèrent les savons, l’association vient les collecter pour les emmener dans un ESAT.
Les travailleurs de cet établissement qui emploie des personnes en situation de handicap retransforment ensuite les savons. Ils sont ensuite donnés à donner à des associations qui les redistribuent.
Une initiative extrêmement lumineuse à laquelle tout le monde peut participer. Lors d’un prochain séjour à l’hôtel, renseignez-vous auprès de l’hôtelier. S’il ne connaît pas encore Unisoap, il est important de lui en parler et de l’inviter à entrer en contact avec l’association.
« Nous pensons que l’évolution des lois et des institutions doit se faire avec les personnes concernées et pas à leur place. Elles doivent donc participer aux échanges sur ces sujets. C’est de cette façon que nous rendrons la société inclusive. C’est-à-dire une société où les personnes avec des besoins particuliers peuvent vivre comme les autres », explique la fédération Trisomie 21 France.
Dans le cadre de la Journée mondiale de la trisomie 21, le 21 mars, la fédération invite les personnes avec trisomie 21 ou avec une déficience intellectuelle à passer à l’action et à faire passer des messages aux responsables politiques. L’idée est de leur envoyer des lettres, des vidéos ou de les rencontrer directement.
« La mixité des personnes à l’école, dans les loisirs, le travail et dans tous lieux permet à chacun d’acquérir une maturité et des valeurs d’ouverture et de solidarité », peut-on lire sur le site de Trisomie 21 France.
« L’objectif est de faire en sorte que les gouvernements protègent la capacité juridique des personnes avec trisomie 21 et veillent à ce qu’elles puissent prendre leurs propres décisions. Aujourd’hui, la société n’est pas encore inclusive par bien des aspects. À quand un député avec une trisomie 21 ? » insiste Nathanaël Raballand, président de Trisomie 21 France.
Tout le mois de mars, les associations mèneront des actions pour inciter les responsables politiques à prendre en compte la parole des personnes avec une déficience intellectuelle.
Des rencontres avec les élus seront par exemple organisées pour permettre à ces personnes de faire entendre leur voix.
Blue Parking est un projet participatif, mené par l’Ordre des Géomètres-Experts. Lancé en 2021, ce projet consiste à répertorier dans toute la France, les places de stationnement pour personnes à mobilité réduite (PMR). Pour ça, les géomètres-experts s’associent au grand public grâce à une application collaborative, gratuite et téléchargeable sur tous les stores. Le but est de pouvoir cartographier tous les emplacements PMR du pays.
Pour participer, c’est très simple. Il suffit de télécharger l’application Blue Parking. Une fois sur le terrain, quand vous repérez une place de parking PMR, vous n’avez qu’à la prendre en photo et décrire la place. Et c’est tout. Les géomètres-experts qui le souhaitent et qui adhèrent à cette initiative prennent ensuite le relai. Ils viennent relever exactement au centimètre près l’emplacement signalé. Le but est d’avoir une base de donnée fiable des places PMR, accessible à tous.
Près de 94 000 personnes handicapées détiennent la Carte Mobilité Inclusion (CMI). Plus de 30 000 places ont déjà été recensées partout en France. L’opération des géomètres-experts a également reçu le label Tous concernés, tous mobilisés de la Conférence Nationale du Handicap.
Pour aller plus loin > Handicap : le 7ème art accessible à tous grâce à l’audiodescription
La Fête des plantes au château de Cheverny, dans le Loir-et-Cher, est un événement à ne pas manquer pour les amoureux de la nature et ceux qui souhaitent contribuer à une bonne cause.
Le Rotary Club Blois Sologne organise cette 19e édition. Elle se tiendra dans le parc du château. Le club souhaite la placer sous le signe de la solidarité et de l’entraide. Ainsi, tous les bénéfices iront à des associations humanitaires et médicales.
L’année dernière, la Fête des plantes avait réuni 10 000 visiteurs et 110 exposants dans les allées du parc. Parmi eux, les meilleurs pépiniéristes/producteurs français et européens. L’occasion, le temps d’un weekend, de s’évader au milieu du plus large choix de fleurs et de plantes exposées en France.
Pour les plus grands, la société d’horticulture du Loir-et-Cher animera des ateliers autour du bouturage, du greffage et de l’art floral. Tandis que les enfants pourront profiter d’un parcours acrobatique au milieu des arbres, découvrir les disciplines circassiennes comme le trapèze, le funambule, le jonglage et le clown, ou tout simplement profiter d’un carrousel installé en plein cœur de cette Fête des plantes.
L’occasion également de déguster des produits locaux et de se désaltérer à l’espace bistrot. Le transport des achats volumineux se fera quant à lui dans des brouettes.
Pratique.
L’association Premiers de Cordée est née en 1999 avec la volonté de faire bouger les enfants hospitalisés. Qu’ils soient malades ou porteurs de handicap, l’association vient régulièrement leur rendre visite pour leur faire faire du sport. En 2022, le centre médico-chirurgical de Lyon a accueilli Hopi sport, un nouvel outil de l’association pour aller au plus près des enfants. Cette tour sur roulette présente une armoire de rangement où il est possible de trouver des équipements sportifs.

Pensé à 360°, Hopi Sport permet aux enfants de bouger sans quitter leur chambre d’hôpital. Les quatre phases proposent plusieurs exercices afin de travailler la motricité fine et le renforcement musculaire. Encadrée par un éducateur sportif, cette tour permet également de stimuler le cerveau de l’enfant avec des jeux de logiques. Les enfants font ainsi du sport tout en s’amusant.
Proche du milieu handisport, l’association Premiers de Cordée mène des actions de sensibilisation au handicap auprès des entreprises et des scolaires. En proposant des sessions de handisport, les participants découvrent les enjeux du handicap. L’association s’appuie également sur le Handicube dans le milieu du travail. Cette boîte à roulettes met à disposition du matériel pour simuler un handicap physique, visuel ou auditif. Chacun peut ainsi vivre le quotidien d’une personne en situation de handicap.
Avec l’association Premiers de Cordée, Sébastien Ruffin, le président, espère participer à démontrer l’impact positif du sport sur la santé des enfants hospitalisés. Il met en avant l’importance de l’intervention humaine avec les éducateurs sportifs. Selon la maladie et l’état de fatigue de l’enfant, ces accompagnateurs peuvent adapter l’exercice sportif. Chaque année, ce sont environ 8 000 enfants qui peuvent profiter d’une session sportive à l’hôpital.
« A première vue, notre établissement ressemble à n’importe quelle crèche. Mais la grande chance qu’on a c’est d’avoir une salle Snoezelen très chaleureuse, qui stimule les sens des enfants par des sons et des lumières », explique Marie Guyot, la directrice de la crèche Noémi à Roubaix (Nord). Cette crèche dispose d’une salle Snoezelen, oui, mais pas que. « Les parents peuvent nous fournir le matériel adapté à leurs enfants. Avant l’arrivée d’un enfant, on n’évoque pas son handicap mais plutôt les soins dont il a besoin », note la directrice.
À la crèche Noémi, on trouve plusieurs infirmières, mais le reste du personnel n’est pas tellement différent d’une crèche ordinaire. « Ce qui est important pour moi, c’est que mon équipe partage nos valeurs d’inclusion, de respect, de bienveillance. Les personnes qui postulent ici viennent principalement car elles ont envie de participer à ce projet. »
« Ce qui nous touche le plus, c’est de voir des beaux moments de complicité entre des enfants valides et des enfants en situation de handicap. Les enfants ont un regard très naturel sur tout ça. Ils participent volontiers aux soins des autres enfants », détaille Marie Guyot.
Peu de structures en France sont adaptées à l’accueil d’enfants porteurs de handicaps. « Pour les parents, c’est toujours compliqué. Généralement, un des deux parents ne travaille pas car il doit suivre énormément de rendez-vous médicaux pour son enfant ». À la crèche Noémi, les enfants peuvent aussi suivre des séances de rééducation, un gain de temps pour les parents. « Pour ces parents, voir que leur enfant est attendu quelque part et qu’il est accueilli en collectivité est un véritable soulagement. »
Le 4 février dernier, à Lyon, la pièce de théâtre “Parkinson qui peut” a conquis les spectateurs. Face à une salle pleine, la troupe de théâtre API Gones dell’Arte a enchaîné les chants, les danses et les rires. La particularité de cette représentation était portée par les comédiens eux-mêmes. Certains souffraient de la maladie de Parkinson et ont continué de jouer malgré l’évolution de la maladie. Cette pièce a été coproduite avec France Parkinson et revient sur la semaine d’un parkinsonien.
Que ce soit les courses au supermarché ou un cours de tango, la pièce s’est révélée avec humour et émotion. Écrite par Jacques Pommier, “Parkinson qui peut” met en lumière ces personnes souffrant de la maladie et tourne certaines scènes en dérision.


Pour Alain Montandon, le président d’API Gones dell’Arte, il est important de sensibiliser avec humour. Il prend l’exemple de la partie de cartes où les parkinsoniens profitent de leur maladie pour tricher. La pièce s’est par ailleurs adaptée à chaque comédien et ces derniers ont pu montrer au grand public leur vie quotidienne avec la maladie.
Selon Alain, la grande force de ce spectacle réside également dans la vision des comédiens. Ce sont eux qui ont fait évoluer le spectacle et ont tourné chaque situation en positif. Alain revient aussi sur les bienfaits du théâtre pour les participants. À ses yeux, le théâtre permet de mieux vivre la maladie et de casser l’isolement de ces personnes. Il est heureux d’avoir rencontré une équipe si merveilleuse et attachante avec “Parkinson qui peut”.
Pour les prochaines représentations d’API Gones dell’Arte, rendez-vous ici.
Karima, mère de cinq enfants ne pensait pas un jour se lancer dans l’entrepreneuriat. C’est une histoire personnelle qui va lui donner envie de tenter l’aventure. Il y a quelques années, cette habitante de Montpellier a souhaité inviter sa famille à venir passer des vacances dans sa région. Karima leur cherche donc un logement aux normes PMR (pour les personnes à mobilité réduite). Elle passe par des plateformes de locations saisonnières, mais ne trouve rien d’adapté.
La mère de famille rencontre alors l’association Les Déterminés, qui milite pour l’entrepreneuriat pour tous. Elle se forme, remporte des prix et décide de créer lilee.fr.
Cette plateforme recense les logements à louer accessibles aux personnes en situation de handicap. « Les logements entrent au fur et à mesure car le site vient tout juste d’être créé. Ces logements saisonniers sont vérifiés par des professionnels de l’aménagement du handicap. Dans mon équipe, il y a une spécialiste des normes PMR et un ergothérapeute qui va vérifier lorsqu’on a des doutes. Les personnes qui veulent partir en vacances trouveront des logements adaptés selon leur handicap. Il y a un filtre qui répond à tous types de handicap et l’algorithme recherche un logement selon le budget et le lieu », explique Karima, la foncatrice de lilee.fr.
Dans un premier temps, elle s’est orientée vers la location saisonnière en France. Elle souhaite ensuite l’étendre à l’Europe. Karima fourmille d’idées et profite de cette aventure professionnelle pour sensibiliser aux difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap.
Du 6 au 19 février dernier, les stations de Courchevel et de Méribel, en Savoie, ont accueilli les championnats du monde de ski alpin. Une compétition qui succède aux Mondiaux de paraski, qui se sont déroulés du 21 au 29 janvier en Suède et en Espagne. Comme pour les Jeux paralympiques, il existe différentes catégories en fonction du handicap.
Cette compétition s’adapte, tout comme les équipements des pratiquants. Aujourd’hui, les sports de glisse sont de plus en plus praticables par tous. Une association continue néanmoins d’accroître l’accessibilité de la montagne et de ses plaisirs au plus grand nombre. Sport et handicap en Briançonnais est une association créée en 2001 par Jean-Paul Chambettaz.
Installée près de la station de Serre-Chevalier dans les Hautes-Alpes, elle propose de permettre la pratique du ski adapté sans distinction d’âge et de handicap, encadrée par des professionnels et des bénévoles formés sur le matériel.
Dans son petit chalet au pied des pistes, Jean-Paul accumule tout un tas de matériel adapté comme des snow kart ou un dual ski. Il nous explique en quoi consiste ces différents équipements pour profiter sereinement des sensations de glisse qu’offrent nos montagnes.
Renaud Clerc athlète paralympique, membre de l’équipe de France d’athlétisme et spécialiste du 1500 mètres, est avec nous dans AirZen Sport. À 21 ans, il a déjà un sacré palmarès, parmi ces plus beaux titres : nous avons une 3ᵉ place sur 400m aux championnats d’Europe en 2018, distance sur laquelle il détient le record de France élite.
Plusieurs fois dans les top 10 sur 200m et 400m, il a aussi décroché une médaille de bronze aux championnats d’Europe sur le 1500m. Né avec une hémiplégie droite, c’est-à-dire une paralysie du corps sur le côté droit, il souhaite changer le regard sur les athlètes en situation de handicap. Il partage avec nous le chemin qui l’a conduit à transformer son handicap en force.
Et nous parle aussi du monde du haut niveau dès le plus jeune âge. Sans oublier les Jeux Paralympiques de Paris 2024 qui l’a très clairement en ligne de mire. Déterminé, passionné et discipliné, il est également étudiant à Sciences Po. Des études au travers desquelles il prépare son après carrière sportive. Il aime beaucoup lire, réfléchir et faire de la pâtisserie.
Il discute avec nous de la façon dont il s’est construit avec le sport et le handicap. Un quotidien bien chargé entre ses études et le sport de haut niveau. Renaud Clerc est avec nous dans AirZen Sport.
À Annecy, en Haute-Savoie, le Brise Glace est une scène de musique actuelle qui date de la fin des années 90. Elle met en avant tous styles musicaux et accueille des groupes pour les aider à se professionnaliser. Amélie Dubosc est responsable du pôle éducation artistique et culturelle au Brise Glace et veille à s’adresser à tout le monde. Elle met donc un point d’honneur à rendre cette salle accessible à tous.

Avec l’aide de la direction régionale des affaires culturelles, Amélie a ainsi pu équiper la salle de concert de gilets vibrants. Cette innovation, pensée par Timmpi, permet aux personnes sourdes et malentendantes de ressentir les pulsations de la musique. Ces gilets captent et transforment les fréquences basses des musiques pour en faire des vibrations.

Amélie a voulu aller plus loin dans l’accessibilité du public sourd et a donc créé un événement autour de la culture sourde. Le 14 janvier 2023, le Brise Glace a ainsi accueilli un concert inédit. Les artistes La Piéta et Carlos Carreras ont travaillé ensemble pour inclure les personnes souffrant d’un handicap auditif. En utilisant la technique du chansigne, Carlos retranscrivait les paroles de La Piéta en langue des signes.
Pour Amélie, ce moment était rempli d’émotions. Elle rappelle ainsi que certaines personnes malentendantes ont vécu là leur premier concert de musique. La performance a été suivie d’un atelier d’initiation à la langue des signes pour sensibiliser à ce handicap.
Amélie est confiante pour l’avenir et espère pouvoir renouveler l’expérience rapidement. Le Brise Glace, avec l’aide de la Ville, met déjà à disposition plusieurs gilets vibrants à destination du public sourd.