Chaque année, le salon Paris Games Week est attendu par tous les aficionados du jeu vidéo. C’est ici que les plus grands studios de jeux et les éditeurs dévoilent leurs nouveautés en avant-première. Le salon développe aussi son accessibilité pour les personnes atteintes de handicap. Des animateurs souffrant de surdité ont par exemple été déployés sur tout le site afin d’accueillir les visiteurs en langue des signes. Sur place, un grand pôle dédié aux jeux vidéo et aux handicaps a été installé, où associations et entreprises ont présenté leurs innovations.
“Je suis responsable dans une maison d’enfants et président de l’association Handi’Arcade. Un jour, dans un groupe de pré-adolescents que nous avons accueilli, il y avait un jeune en situation de handicap qui ne pouvait pas jouer à la console. En une soirée, je lui ai créé une manette. L’association est partie de là”, explique Teddy Rucart. Cet habitant de Berck, dans le nord de la France, n’est pas ingénieur. Il se définit comme bricoleur. “J’ai toujours aimé démonter, bricoler, souder… C’est en démontant une manette d’Xbox que tout a commencé en 2019”, précise-t-il.
Teddy Rucart a d’abord créé une manette permettant de jouer avec une seule main, puis une manette qui s’insère dans la bouche. “Cette manette s’utilise grâce au souffle. Nous l’avons conçue pour un jeune accidenté de la route du Centre Calvé à Berck. Il a pu jouer à tous ses jeux avec cette manette”, présente le président d’association.
Sur le salon, l’association Handi’Arcade a également présenté une manette qui s’actionne par la pensée. “J’ai créé un logiciel et une carte électronique qui permettent de transférer la pensée vers une action, comme si c’était un contacteur. On met un casque sur la tête, et lorsque l’on pense fort à quelque chose, cela fait bouger un personnage dans le jeu vidéo”, partage Teddy Rucart.
Plusieurs dizaines d’entreprises étaient présentes sur ce stand dédié à l’inclusivité, dont l’entreprise montpelliéraine NaturalPad. “On intervient dans le domaine médical. Tous nos produits proposés sont issus de la recherche. Nous proposons par exemple le dispositif Beatmove, pour les malades de Parkinson”, explique David Auberdon, commercial chez NaturalPad. Selon des recherches scientifiques, le rythme aurait un effet bénéfique sur la régularité de la marche des personnes atteintes de Parkinson.
“On a donc créé des capteurs qui se mettent au niveau des pieds et qui mesurent la fréquence de marche de la personne. Grâce à des écouteurs, on va envoyer de la musique sur le rythme de cette fréquence. Cela va inciter la personne à rester sur ce rythme. Si la personne y arrive bien, on va accélérer la cadence pour améliorer ses performances”, détaille David. En ce qui concerne les grands éditeurs de jeux internationaux, certains handicaps sont pris en compte, mais il s’agit d’un volet complexe qui reste encore à améliorer.
Depuis septembre, le premier centre de loisirs de France destinés aux enfants en situation de handicap et à leur famille a ouvert ses portes à Saint-Maur-des-Fossés, en Seine-et-Marne. Son nom : le Village des Enfants Extra-Ordinaires. Le lieu a été fondé par un couple – Jérôme et Emmanuelle Stioui – à l’origine d’une association éponyme.

Ils sont aussi les parents d’Alicia, qui a marqué le point de départ de leur démarche. «. On a aussi vu qu’il y a plus de 100 000 familles en France qui n’ont pas de solution éducative adaptée pour leurs enfants. En moyenne, il y a une attente entre 3 et 4 années pour avoir une prise en charge dans un institut spécialisé. C’est donc de là que nous est venue l’idée d’un lieu dédié. »

Après cinq ans de réflexion et de travail, le couple a enfin pu concrétiser son projet grâce à ses partenaires, notamment, la fondation Perce-Neige, d’aide aux personnes handicapées, fondée par Lino Ventura. Elle a été un soutien pour la recherche du lieu et le financement à hauteur d’un peu plus de 1,5 million d’euros. Finalement, c’est un site de 1 200 m² aménagé en différents espaces adaptés aux besoins des enfants handicapés qui a vu le jour. Un extérieur pour les jeux en plein air est également proposée.
Le rez-de-chaussée est quant à lui en accès libre avec un parcours moteur, une salle avec de jeux interactifs au sol et au mur, une salle de spectacle, un espace multisensoriel… Le premier étage est lui consacré aux ateliers pédagogiques : cours de danse, de cuisine, de musique, de judo, de cirque… Des professionnels d’art thérapie et des enseignants les animent. Le but est de permettre l’épanouissement, l’apprentissage et le développement des enfants, en faisant la promotion de l’inclusion.
Par ailleurs, si les activités ont été choisies minutieusement, les décors n’ont pas non plus été négligés. « On a soigné aussi bien le fonctionnel que l’esthétique parce que ça nous tenait à cœur de rompre avec ce monde du handicap. Du point de vue de l’environnement des enfants, c’est toujours très triste, très blanc, très cliniques. On a donc sollicité des entreprises qui travaillent avec le Puy du Fou et avec Disney pour scénariser les lieux, les thématiser autour de la nature enchantée », détaille la fondatrice de l’association. À l’avenir, les fondateurs du Village des Enfants Extra-Ordinaires espèrent créer d’autres sites de ce type à travers la France.
Pratique.
Le lieu est ouvert du mardi au samedi de 9h30 à 18h. Il fonctionne sur abonnement et le reste à charge des familles dépend des revenus. La capacité d’accueil est de 70 enfants par jour.
“Depuis quelques années, je commence à faire de l’audiodescription pour différents arts. Récemment, j’ai audiodécrit des pièces de théâtre, des tableaux, des châteaux, des concerts. On peut faire ça avec plein de choses. J’ai même failli audiodécrire une randonnée au Sénégal”, explique Morgan Renault, auteur et narrateur d’audiodescription.

La première étape de l’audiodescription d’un film consiste à le regarder le film. La deuxième étape est l’écriture. Cela peut prendre environ une semaine. “Ensuite, il y a une troisième étape qui est très intéressante. C’est là que nous, les auteurs, on apprend notre métier. C’est la relecture avec le collaborateur non-voyant. Une fois que mon texte est prêt, je le lis en live à mon collaborateur non-voyant, pendant que le film défile. Cette personne va m’interrompre quand elle estime qu’il y a des choses à modifier”, précise Morgan. Le narrateur d’audiodescription va également adapter son ton en fonction du film.
Le samedi 28 octobre, une nouvelle étape a été franchie puisque le concert de Soprano a été entièrement audiodécrit en direct grâce à la Fondation Visio par Morgan Renault.
“On m’a donné une captation du concert. Mais seulement de la moitié de celui-ci. Ça m’a permis de voir à quoi ça allait ressembler en matière de scénographie. J’ai préparé des notes sur la première cinquantaine de minutes pour comprendre à quel moment je pouvais parler. Sans savoir si le concert de la captation allait ressembler à celui du jour J. La deuxième partie était complétement en improvisation. Il faut avoir l’esprit un petit peu affûté, comme parfois pour le théâtre”, précise Morgan Renault.
En 2021, James Boillée, ancien professeur d’auto-école, rejoint l’équipe de la Mission locale de Sélestat, dans le Bas-Rhin. Il y organise des sessions de révision du Code de la route pour des jeunes souffrant de handicaps comme l’autisme, les troubles “dys” ou le retard mental.
En juin 2023, la structure reçoit un agrément pour créer sa propre auto-école solidaire. “L’objectif est de permettre à ces jeunes d’accéder gratuitement à des cours de code et de conduite. Nous leur proposons une pédagogie sur-mesure, adaptée à leurs spécificités et à leurs besoins afin de maximiser leurs chances de réussite”, explique Maxime Staerck, directeur adjoint de la Mission locale de Sélestat.
En France, il existe 436 Missions locales. Leur rôle est d’accompagner les jeunes de 16 à 25 ans vers une insertion sociale et professionnelle. Des conseillers épaulent les bénéficiaires pour créer leur CV, dénicher une formation et même passer le permis de conduire.
“Leila Soufi, présidente de la Mission locale de Sélestat, a répondu à un appel à projet lancé par l’État, qui avait identifié la problématique de l’accès à la mobilité pour les jeunes souffrant de handicaps cognitifs ou neurodéveloppementaux. Une partie du financement de notre auto-école est donc prise en charge par l’État. Une autre partie provient des fonds propres de la Mission locale de Sélestat. Notre structure est financée jusqu’en 2024, l’idée est ensuite de pérenniser ce projet”, précise Maxime Staerck.
Dans cette auto-école solidaire, il y a deux groupes. Le premier est composé d’élèves en situation de handicap. Le second groupe est pour des élèves qui n’ont pas de problèmes cognitifs ou neurodéveloppementaux, mais qui ont besoin d’un accompagnement spécialisé, comme pour la gestion du stress par exemple. “La sophrologie est particulièrement pertinente auprès des élèves qui n’arrivent pas à gérer leur stress au moment de l’apprentissage de la conduite ou du passage à l’examen”, souligne James, le moniteur d’auto-école.
Pour accéder à cet accompagnement spécifique, il y a deux conditions. Dans un premier temps, les jeunes de la Mission locale doivent passer un entretien de motivation. Dans un deuxième temps, ils doivent présenter un projet professionnel ou de formation dans lequel la mobilité est clé.
Créée par Jean Vanier en 1964, la communauté de L’Arche vise à promouvoir la dignité, le respect et l’intégration au quotidien des personnes en situation de handicap dans la société.
Elle propose ainsi un projet de vie partagée. Sur un même site, les personnes en situation de handicap et les personnes neurotypiques vivent et travaillent ensemble. Les communautés sont alors organisées autour de plusieurs espaces. Le Foyer d’hébergement, le Foyer de vie, et l’ESAT (Établissement et Services et d’Aide par le Travail) composent par exemple l’Arche d’Ambleteuse, dans le Pas-de-Calaix.

Des salariés sont en charge des missions d’accompagnement quotidiennes. D’autres, en service support, soutiennent et organisent la structure. En parallèle, des volontaires en service civique, des stagiaires, des bénévoles actifs viennent en aide lors de différentes activités. Cette diversité en âges, en parcours, en formation permet une richesse et une ouverture d’esprit pour éviter la routine. Sans oublier la diversité culturelle, car les communautés accueillent aussi des internationaux.
Cette joyeuse équipe est animée par l’envie de réaliser des choses ensemble et de créer des événements festifs. Ces actions apportent notamment un regard positif sur la place de l’individu. Chacun est en effet ici invité à réfléchir à ce qu’il peut apporter dans le quotidien de la communauté. Fête de l’automne, anniversaires d’arrivée, 60 ans de la communauté, etc, les temps forts sont réguliers et facilitent les échanges et l’ouverture vers la différence.
L’Arche accueille des bénévoles, recrute des fonctions support et forme des jeunes en apprentissage. Les dons sont aussi les bienvenus. Si vous souhaitez en savoir plus ou rejoindre l’une des communautés, rendez-vous sur le site Internet.
La Fondation Visio est reconnue d’utilité publique depuis 2011. Elle intervient dans quatre pôles. Dans un premier temps, la recherche ophtalmologique et pédiatrique. Mais aussi la recherche vétérinaire canine dédiée à la santé du chien guide et d’assistance. Elle dispose également d’un pôle de recherche numérique et technologique. Et enfin, un pôle d’accessibilité culturel qui comprend quatre sections : le cinéma, la littérature jeunesse, tout ce qui touche aux beaux-arts ainsi qu’aux expositions et au spectacle vivant.
“Nous sommes une fondation opératrice, c’est-à-dire que nous montons un projet de A à Z et nous le mettons en œuvre sur le terrain. Mais nous sommes aussi distributrice. On vient nous présenter des projets qu’on étudie profondément et pour lesquels on peut apporter un soutien financier”, explique Pascale Humbert, directrice de la fondation Visio.

Pour la 6ᵉ année consécutive, la Fondation Visio accompagne le Prix Unicef Littérature Jeunesse 2024. Elle assure en effet l’audiodescription de tous les livres en lice pour cette 7ᵉ édition consacrée à « la pauvreté à hauteur d’enfant ». Les huit ouvrages en compétition dans les catégories 3-5 ans et 6-8 ans ont tous été audiodécrits, grâce au soutien de la Fondation Visio, engagée en faveur de l’inclusion culturelle des personnes malvoyantes ou aveugles quel que soit leur âge. Ses acteurs sont, comme chaque année, accompagnés par des ressources pédagogiques créées en partenariat avec le programme de recherche EnJeu[x] – Pôle Universitaire Ligérien d’Etudes sur l’Enfance-Jeunesse porté par l’Université d’Angers et financé par la région Pays-de-la-Loire.
L’engagement pérenne de la Fondation Visio auprès du Prix Unicef de Littérature jeunesse est de répondre à un double objectif. Dans un premier temps, de permettre aux enfants vivant avec un handicap visuel de découvrir les livres en compétition puis de leur offrir la possibilité de voter pour leur ouvrage favori. Les enfants auront jusqu’au 30 avril 2024 pour voter dans leur école, leur bibliothèque et centre de loisirs afin de choisir leur livre préféré parmi la sélection officielle.
Soprano, l’un des artistes les plus talentueux et les plus populaires de la scène musicale française, est un homme très engagé, sensible notamment à la cause du handicap. Il n’hésite pas ainsi à mettre sa notoriété au service de messages positifs et inspirants. L’artiste s’implique avec son équipe pour que ses spectacles soient accessibles à tous. Il n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’essai. En effet, le 16 juillet dernier à l’occasion du festival des Vieilles Charrues, son show avait été traduit en langue des signes pour les personnes sourdes et malentendantes.
Le samedi 28 octobre, une nouvelle étape a été franchie. Le concert a entièrement été audiodécrit en direct ,grâce à la Fondation Visio, par Morgan Renault, audio descripteur angevin. Il a notamment réalisé l’audiodescription du film césarisé « La Panthère des neiges » et ce, avec le concours de la Fondation Visio.
En France, il y aurait un million de jeunes aidants qui soutiennent un ou plusieurs proches dans la maladie, le handicap ou l’addiction. Ces situations ont des impacts différents sur la vie du jeune. Celui-ci peut ainsi avoir une charge émotionnelle difficile à gérer et ainsi se sentir rejeté. Une hypersensibilité ou encore des troubles psychiques peuvent aussi se développer selon les cas.
Pour accompagner et aider ces jeunes aidants de moins de 25 ans, l’association lyonnaise La Pause Brindille sensibilise et organise de nombreuses activités. Emy Martelin est chargée de projet au sein de la structure et a elle-même été jeune aidante en soutenant sa sœur. Grâce à cette expérience, elle comprend les émotions et les questionnements des personnes qu’elle rencontre.


Pour faire connaître La Pause Brindille auprès des jeunes, une mission de sensibilisation est assurée par les salariés et bénévoles de l’association. Ils font ainsi des représentations en classe et tiennent des stands lors d’événements pour le grand public. La Pause Brindille prend également le temps de sensibiliser les soignants et les autres dispositifs.
Le second axe d’intervention de l’association est le soutien de ces jeunes. Pour cela, elle propose un service d’écoute gratuit disponible au niveau national. Supervisés par des psychologues, les jeunes formés à l’écoute active échangent et écoutent avec bienveillance.
Une fois par mois, Emy propose par ailleurs une activité divertissante avec les Brins de partage. Chacun peut alors lâcher prise et avoir un espace pour soi. Enfin, des événements inédits comme le Tribu Brindille Festival Lyon ou encore la première édition des Rencontres de la Jeunesse Aidante visent à créer une réelle communauté de jeunes aidants.
À Lyon, l’association Anciela aide chacun à s’engager pour la solidarité ou la préservation de l’environnement. Elle accompagne les personnes à créer des entreprises éthiques ou des associations écologiques et solidaires. Anciela veut prouver à tous qu’il est possible d’agir et que chacun peut s’engager pour changer la société. En suivant ses valeurs, l’association a créé le Festival Agir à Lyon.
Cette quatrième édition a eu lieu le 1ᵉʳ octobre 2023 à La Maison Pour Tous des Rancy, dans le 3ᵉ arrondissement lyonnais. Justine Swordy-Borie est l’une des coordinatrices de ce festival pour Anciela. Elle explique que cet évènement donne à voir tout ce qui existe en matière de transition écologique et solidaire à Lyon.


Au sein du festival Agir à Lyon, plusieurs moments ont été pensés pour mettre en avant ces initiatives inspirantes. Un mur des petites annonces regroupait par exemple les associations de la région lyonnaise. Les participants pouvaient également assister à un speed dating pour rencontrer plus facilement ces acteurs.
De nombreuses conférences ont également rythmé la journée. L’une d’elle mettait en avant les différents moyens de voyager sans prendre l’avion. Selon Justine, ces réflexions visaient à mettre du sens dans nos voyages. Des ambassadeurs du changement n’hésitaient pas, par ailleurs, à partager leurs expériences durables qu’ils ont eux-mêmes développées. Enfin, des balades découvertes d’initiatives étaient proposées aux festivaliers. Pour Justine, cet événement est nécessaire pour relancer la motivation de chacun. Grâce à toutes ces actions bénévoles, il est possible de faire mouvement et, ensemble, de changer le monde de demain.
Il y a quelques années, Philippe a créé une agence d’aide à domicile dans le quartier de La Croix Rousse à Lyon. Cette expérience lui a fait prendre conscience de tous les enjeux liés au vieillissement. L’isolement grandissant chez les personnes âgées est en effet une problématique réelle dans nos sociétés. Ce phénomène peut d’ailleurs entraîner des répercussions irréversibles sur l’état de santé des seniors. C’est pourquoi Philippe a imaginé les Cafés Chez Daddy pour créer des secondes familles de proximité.
Ces lieux ont été pensés à l’image de toutes les générations. Les activités gérées par les adhérents, les grandes tablées ou encore la décoration chaleureuse assurent des rencontres inoubliables. Des tisseurs de liens favorisent également ces rencontres en intégrant des personnes venues seules.


Aujourd’hui, à Lyon, il existe deux cafés intergénérationnels Chez Daddy. Que ce soit celui à La Croix Rousse ou le petit nouveau dans le quartier de Perrache, ces lieux sont idéalement situés. Par exemple, au rez-de-chaussée de Chez Daddy Croix Rousse se situe un habitat inclusif. Non loin se trouvent aussi un lycée et une crèche.
Pour Philippe, cette localisation permet d’ouvrir les lieux de vie des seniors et ainsi soutenir la mixité. Les personnes isolées se retrouvent régulièrement Chez Daddy et partagent des moments en commun. Grâce aux cyclopousses, ces cafés restent d’ailleurs accessibles à tous. Philippe veut ainsi créer une vraie communauté d’entraide où chacun peut compter sur l’aide de son voisin.
Au quotidien, il nous arrive toutes et tous d’avoir besoin d’un petit coup de main. Pour déplacer un meuble par exemple, faire ses courses quand on est malade… Il est souvent difficile, notamment dans les grandes villes, de trouver quelqu’un pour se faire aider. Et donc de créer le fameux lien social.
C’est pour répondre à cette problématique que l’Heure Civique a été créée. Ce dispositif, né dans le 17e arrondissement de Paris, est avant tout une plateforme solidaire. Si on s’inscrit en ligne, le but est de donner son temps sur le terrain, au contact des autres.
L’idée de l’Heure Civique a germé dans la tête de deux hommes en 2020, en pleine pandémie de Covid-19. Le maire du 17e arrondissement de Paris Geoffroy Boulard et son adjoint Atanase Périfan cherchent à ce moment-là une idée pour aider les personnes isolées dans leur arrondissement. De là est né le dispositif solidaire.
L’idée est simple : il faut renforcer les solidarités de voisinage en complémentarité des solidarités familiales et institutionnelles. L’Heure Civique, jusqu’alors testée dans le 17e arrondissement, se répand rapidement en France. Aujourd’hui, plus d’une centaine de communes sont ainsi devenues partenaires. Une dizaine de départements l’ont également mise en place sur leur territoire.
Pour aller plus loin > L’Heure Civique : une heure par mois pour aider ses voisins
Pour ainsi faire un lien entre l’autisme de son fils et le résultat de sa formation auprès du chef Thierry Marx, Raphaëlle Bayssac est redescendue dans le Sud, à Aix-en-Provence d’où elle est originaire, pour créer Chouette ! Ensemble, un traiteur local et engagé.
Régulièrement, elle se rend à l’Institut des Parons pour ainsi travailler avec une jolie bande de jeunes en situation de handicap. Tous ensemble, et chacun à sa mesure, sous la houlette de Raphaëlle, ils vont tailler, couper, cuire les différents légumes et les vendre comme dans n’importe quel food-truck.
Oups ! Raphaëlle Bayssac ne souhaite pas que l’on emploie le terme de food-truck. Premièrement, c’est un « camion-gourmand » rose avec de grands yeux aux longs cils. Deuxièmement, tout ce qui est vendu dedans n’est pas préparé sur place, mais à l’institut. C’est beaucoup plus pratique pour l’organisation et, surtout, beaucoup moins stressant pour les jeunes « employés ». En revanche, seules les entreprises qui en ont fait la demande, peuvent en profiter.
Par ailleurs, Chouette ! Ensemble ne travaille que des produits majoritairement bio, ultra-locaux et particulièrement bien sourcés. Plusieurs producteurs de la région aixoise rejoignent ainsi régulièrement l’aventure de la jolie camionnette rose.
À l’annonce de l’autisme de sa fille, il y a une dizaine d’années, Stéphanie s’est sentie très seule. Sa vie a totalement basculé et son quotidien a été chamboulé. Elle a par exemple dû arrêter de travailler pour s’occuper entièrement de sa fille. “ Ce qui est le plus flagrant, c’est la sensation d’isolement très fort. On tombe dans un monde parallèle. On se sent assez seule dans cette situation. Finalement, nous n’avons pas beaucoup de vie sociale et plus du tout la même vie que les autres parents de l’école”, explique-t-elle.

Il y a deux ans, pour surmonter cette solitude, Stéphanie décide de créer ce podcast “Tous pareils ou presque”. Avec ce projet, elle explore les multiples facettes de l’autisme et de la neurodiversité. J’utilise les témoignages croisés des parents, des professionnels et des personnes autistes elles-mêmes.
“L’objectif est de permettre aux familles concernées de faire un pas de côté et de retrouver l’inspiration et le pouvoir d’agir, confie Stéphanie. Les retours que j’ai de la part des personnes qui écoutent le podcast, c’est vraiment “merci on se sent moins seuls”. Parfois, certains me disent que ça leur a donné des idées et des petites inspirations en écoutant tel ou tel épisode”, explique Stéphanie.
Dans une famille, lorsqu’on parle du handicap ou de l’autisme d’un enfant, l’impact de cette annonce sur l’enfant les parents est rapidement mise en avant. Mais les frères et sœurs sont eux aussi fortement impactés par celle-ci. En juillet dernier, Stéphanie a donc décidé d’enregistrer un épisode sur les frères et sœurs concernés par cette situation. “Ce qui m’a marquée, c’est qu’il y a beaucoup d’amour et de tendresse pour leur frère ou sœur autiste. Mais il y a aussi une sur-adaptation constante. Ils vivent un quotidien qui est quand même très particulier”, précise-t-elle. Ces frères et sœurs se font souvent tous petits pour ne pas poser de problème. “Ils ne font pas trop bruits. Ils essayent de bien travailler à l’école pour ne pas susciter d’inquiétude chez les parents”, explique Stéphanie.
Ainsi, à travers son podcast sur l’autisme, cette maman souhaite susciter de la bienveillance chez les personnes qui ne sont pas concernées par ce trouble. Elle espère ainsi changer les regards sur ces enfants.
Selon APF France Handicap, 12 millions de Français sont en situation de handicap. 80% d’entre eux – soit 9 millions – sont en situation de handicap invisible. Il peut s’agir d’atteintes liées à une maladie invalidante, comme la sclérose en plaques ou la fibromyalgie, par exemple. Mais aussi d’un trouble sensoriel, psychique, cognitif. Ou encore d’autisme, de crises d’épilepsie… La liste est longue. Quelque 8 000 pathologies entrent ainsi dans la catégorie dite des handicaps invisibles.
Trop souvent, ces derniers sont incompris, minimisés ou encore niés par le grand public. De nombreux malades doivent ainsi faire face à des situations injustes, des remarques voire des insultes. Pourtant, ces handicaps invisibles sont bien réels et peuvent avoir de lourdes conséquences au quotidien.
Virginie Szpiro anime le compte Instagram @handicap_aux_8000_visages. Cette communauté met en lumière les 8 000 maladies rares qui constituent justement ces handicaps invisibles. Elle-même atteinte de plusieurs maladies auto-immunes, elle a décidé d’aller plus loin et de créer son propre pictogramme pour sensibiliser à ces handicaps qui ne se voient pas. Victime elle aussi de ces injustices au quotidien, elle a eu le déclic un jour en faisant ses courses, explique-t-elle. Elle a alors décidé de créer un panneau avec son fils. Ce dernier est installé dans son supermarché aux côtés d’autres panneaux en caisse prioritaire.
Une petite fierté pour celle qui, depuis, a installé des pictogrammes dans d’autres enseignes et souhaite aussi élargir la démarche à tous les lieux qui accueillent du public. Son prochain combat ? Amener le débat sur la scène politique en portant un projet de loi.
Pour aller plus loin > Média : Petite Mu sensibilise au handicap invisible sur Instagram

Après « Sur les chemins de l’école », « Le Grand Jour » ou « Gogo », le réalisateur Pascal Plisson revient avec un nouveau film documentaire, en salles le 27 septembre : “We Have a Dream“.
Qui a dit que vivre avec un handicap signifiait renoncer à ses plus grands rêves ? À travers le monde, Pascal Plisson est allé à la rencontre de Xavier, Charles, Antonio, Maud, Nirmala et Khendo, des enfants extraordinaires qui vont prouver que l’amour, l’éducation inclusive, l’humour et le courage peuvent déplacer des montagnes. Et que le destin est parfois plein de surprises.
«. Précision : Maud porte une prothèse à la jambe droite et un appareil auditif. Amputée et sourde à la naissance, elle s’épanouit aujourd’hui dans la musique et la danse classique aux côtés de sa sœur jumelle Romy, de son frère, ses parents et de ses amies. Puis, il y a cette question : quelle est la situation des enfants handicapés dans le monde ?
Direction le Kenya, le Brésil ou le Népal. Sans voyeurisme, héroïsme ni misérabilisme, ce documentaire est une ode au vivre ensemble. Chaque famille que la caméra de Pascal Plisson suit est motivée par l’amour. “On voit très bien la façon dont on aborde le handicap selon les pays, l’aspect culturel de la différence rentre vraiment en ligne de compte. C’est la première fois que l’on soutient un film et l’objectif est de le faire visionner aux enfants”, explique Agathe Sanson, directrice communication et mécénat chez CNP Assurances, partenaire du film.
Autre partenaire du film, la fédération Handicap international œuvre depuis plus de 40 ans, dans une cinquantaine de pays, auprès des personnes vulnérables et handicapées. C’est ainsi que le réalisateur a pu rencontrer des profils très divers aux quatre coins du monde. “L’inclusion, c’est le contraire de l’exclusion. Faire en sorte que les personnes handicapées ne soient pas laissées de côté mais plutôt accompagnées et soutenues pour avoir les mêmes chances que les autres. C’est ce que l’on voit dans ce film. À partir du moment où l’on a des soutiens, on peut se réaliser”, précise Jean-Noël Dargnies, président de l’ONG.
“Mon regard sur le handicap a beaucoup changé depuis ce film”, poursuit Pascal Plisson. Le réalisateur cherche à bousculer des destins. Il signe une fois de plus un documentaire positif et plein d’amour. “We Have a Dream” est un film à voir sans modération.
“We Have a Dream”, de Pascal Plisson, 1h36. En salle le 27 septembre.
C’est la première étude sur le sujet. Le tiers-lieu Bobos à la Ferme, la start-up HEROIC santé, d’autres partenaires ont interrogé près de 1747 familles dont l’un des enfants est dépendant.
C’est une notion importante qu’il est parfois difficile d’admettre. Louis Dransart est le cofondateur des Bobos à la ferme, père d’Andréa, atteinte de polyhandicap. « On est parents, on a des fonctions parentales classiques, mais on est aussi aidants, avec des fonctions supplémentaires. Par exemple, ma fille a 8 ans, je dois lui préparer ses médicaments, je lui change ses couches, je l’aspire lorsqu’elle est encombrée… Tout cela ne relève pas d’une parentalité classique. » Une situation à conscientiser pour pouvoir s’octroyer du répit. « Quand on est parent, on culpabilise de s’autoriser des moments pour soi. Pourtant, c’est un devoir en tant qu’aidant de ne pas s’oublier », poursuit Louis.
Pour que cela s’améliore, Louis Dransart a cofondé les Bobos à la ferme, pour offrir du répit aux aidants. « Je parle pour ces parents débranchés de tout : vous n’êtes pas seuls, oui c’est la galère, on a perdu beaucoup de combats, mais il en reste. Ce qui me porte et qui me donne de l’espoir, c’est cette énergie insoupçonnée que je vois quand je rencontre d’autres parents aidants », estime Louis.
Forts de leurs compétences acquises, Louis constate une génération de parents qui se met en avant, qui créent des associations, qui sensibilisent au vivre ensemble. Dans le sport, le témoignage, l’accompagnement, les initiatives sont de plus en plus nombreuses et n’ont pas attendu que la législation change pour bouger les lignes. Pourtant, il serait temps, selon Louis, d’aboutir « à une grande loi sur cette communauté de parents qui souffrent mais qui a envie de reprendre la main ».
– 98% des parents concernés ont le sentiment de vivre une parentalité différente des autres.
– Près de 50% indiquent avoir perdu leur travail en devenant aidant, l’arrivée d’un enfant en situation de handicap ou malade ayant généré pour 77% d’entre eux une diminution des revenus.
– 92% des parents aidants se déclarent épuisés et 85% isolés.
– 98% souhaitent la création d’un service spécifiquement dédié à leurs difficultés de parents aidants.
– Pour faire face à ces difficultés, plus de 60% des sondés affirment avoir développé des compétences nouvelles qui pourraient intéresser les entreprises, comme la gestion des priorités, l’organisation ou encore la capacité d’écoute.
– 30% expriment une situation de détresse absolue.
Cette étude a été établie avec le soutien des activités sociales des institutions de retraite complémentaire et de prévoyance d’AG2R LA MONDIALE, AG2R Agirc-Arrco et AG2R Prévoyance.
En France, en moyenne 450 enfants naissent chaque année avec un handicap. L’agénésie est une malformation considérée comme rare et se traduit par l’absence d’un ou plusieurs membres supérieurs ou inférieurs.
Sensibles au handicap de ces enfants, Thierry Oquidam et Ghislain Gauthier ont fondé l’association E-Nable France en décembre 2015. Leur objectif : fabriquer, grâce à des imprimantes 3D, des prothèses de mains pour les enfants auxquels il manque un ou plusieurs doigts, voire le poignet, et leur en faire don. Ces prothèses ne sont pas des dispositifs médicaux.
À partir de 5 ans, les enfants agénésiques peuvent bénéficier d’une prothèse E-Nable aux couleurs et motifs de leur choix.
La démarche pour bénéficier d’une prothèse est simple : il suffit aux familles de remplir le formulaire de demande d’appareil sur le site de l’association. E-Nable va par la suite mettre en lien la famille et le « Maker » le plus proche géographiquement et propriétaire de l’imprimante 3D adaptée à la demande de l’enfant. « Un « maker » est une personne qui dispose d’une imprimante 3D et qui a passé une certification », explique Thierry Oquidam.
Des adultes font également appel à l’association. Ils représentent 5% des demandes de prothèses E-Nable.
À Lyon, de nombreux étudiants ou de jeunes travailleurs ont des difficultés à trouver un logement correct. L’association Le Pari Solidaire Lyon, créée en 2005, permet à ces jeunes de cohabiter avec des personnes de plus de 60 ans ou en situation de handicap. Avec ces cohabitations intergénérationnelles, l’association espère lutter contre l’isolement et la solitude des personnes fragilisées.
Marie Gourion est codirectrice du Pari Solidaire Lyon et chargée de projets, partenariats et développement. Selon elle, ces cohabitations permettent également aux jeunes de se loger dans de bonnes conditions. Elle explique que chaque binôme est pensé en amont par l’association. Cette dernière s’appuie pour ce faire sur les besoins de l’accueillant et sur les motivations du jeune à la recherche d’un logement.

Avant d’emménager ensemble, les binômes mettent en place des règles de vie afin d’assurer un véritable équilibre au sein du logement. Chacun doit avoir l’envie d’aller à la rencontre de l’autre et de partager des moments bienveillants et stimulants. Si la personne est en situation de handicap, le jeune ne doit pas assurer les soins quotidiens mais apporter une présence attentive. Le savoir-être et les qualités humaines sont aussi attendus au sein du binôme.
Marie met par ailleurs en avant la solidarité et le partage au cœur des foyers. Tout au long de l’expérience, l’association encadre et rencontre régulièrement les personnes concernées. Le Pari Solidaire Lyon organise aussi des évènements solidaires et intergénérationnels pour favoriser la création de liens entre l’accueillant et le jeune.

En 1831 à Lyon, les tisseurs de soie, surnommés les Canuts, décident de se révolter contre les prix injustes imposés par les négociants. C’est cet événement bien connu des Lyonnais que l’agence de visites lyonnaise Cybèle a décidé de raconter lors de sa visite Jirôme ou la révolte des Canuts.
Depuis plus de dix ans, Cybèle propose des visites théâtralisées et contées à travers la ville de Lyon. Clémence Pornon est guide-comédienne et cofondatrice de Cybèle. Pour elle, il est important de faire connaître l’histoire et de la raconter avec émotion pour faciliter la mémorisation. Cette visite prend donc place dans les Pentes de la Croix-Rousse à Lyon. Elle plaît beaucoup et s’adresse depuis 2023 au public sourd et malentendant. Clémence rappelle les endroits emblématiques que traverse cette visite en langue des signes française et voulait rendre ce parcours accessible à tous.


Pour imaginer cette visite qui existait déjà avant le Covid, Cybèle a travaillé avec On Off, une compagnie de théâtre spécialisée dans les spectacles signés. Ses comédiens et comédiennes ont l’habitude de jouer en langue des signes française.
Anthony Guyon fait partie de la compagnie On Off. Il a collaboré avec Cybèle pour adapter la visite à un public sourd et malentendant. Clémence explique l’avoir formé sur la partie historique et concrète de la visite.
Pour elle, il était important de garder la même structure et, surtout, de partager les mêmes émotions qu’une visite classique. Le public doit réussir à se projeter dans l’histoire racontée et ainsi s’identifier aux personnages. Souvent, à la fin de l’histoire de Jirôme, les spectateurs sont très émus. Ils repartent avec de très beaux souvenirs en tête. À terme, Clémence espère développer d’autres visites de ce type pour s’adresser à tous les publics.
Installée à Casteljaloux, dans le Lot-et-Garonne, Marilyne Laborde est la maman de Pierre, 21 ans, et Louis, 11 ans. Ce dernier a été diagnostiqué TSA, trouble du spectre de l’autisme, à l’âge de trois ans. C’est son histoire personnelle qui l’a poussée à fonder sa structure associative, Les Extraordinaires d’Aquitaine, en février dernier.
« On vit pour et contre l’autisme. Quand on est parents d’autiste, on n’a pas de mode d’emploi. Certains sont démunis. Cette structure, je l’ai imaginée comme un lieu de répit pour les parents afin de les aider dans les démarches administratives, dans la création d’outils de communication ou de sociabilisation pour leur enfant dans leur quotidien. Aussi, comme un lieu d’accueil pour les enfants TDAH/TSA qui n’ont pas forcément de garde, de scolarité ou de prise en charge. » Elle précise d’ailleurs que, dans le département, environ 150 enfants sont dans cette situation.

Pour donner de la visibilité à ce projet, la mère de famille a participé à un appel à projet citoyen dans le Lot-et-Garonne, via la plateforme de financement Yuzu. Une opération qui s’est avérée fructueuse. Sa candidature a été retenue. Et Maryline a dépassé son ambition initiale de 7 000 euros. Cette somme va permettre de financer un espace Snoezelen, qui s’appuie sur la thérapie multisensorielle. Et ainsi permettre aux enfants d’être dans un lieu qui les calme, les apaise.
« On a aussi la chance qu’une éleveuse de Maine Coon (race de chats, NDLR) souhaite nous mettre à disposition un chat approprié, pour de la méditation animale. Un espace sera créé pour Docteur Câlinou. On prévoit aussi de faire une salle de jeux et de motricité, ainsi qu’un service administratif et jardinothérapie », résume Maryline Laborde.
Pour le lancement, la fondatrice de l’association sera satisfaite si entre 10 et 15 enfants de 6 à 16 ans peuvent être accueillis. Mais le but « n’est pas de sélectionner. Si on peut en aider un maximum, ça sera super ». « Dans le meilleur des mondes, je souhaite que cette association soit déclarée d’utilité publique pour pouvoir recruter des éducateurs spécialisés sur place, espère-t-elle. On veut faire en sorte que les parents, qui veulent se libérer un après-midi, aient le sentiment de laisser leur enfant en sécurité et soient sensibilisés à ces troubles. Et surtout qu’ils n’aient rien à payer, que ce soit pris en charge ».
La prochaine étape pour Les Extraordinaires d’Aquitaine : trouver un endroit où s’installer et des subventions. Mais Maryline Laborde n’est pas pressée. « Je vais vraiment prendre le temps. Je ne veux pas d’un lieu qui ouvre et qui ne tient pas dans le temps. C’est un beau projet, ambitieux, et on y croit ! »
Proteor est une entreprise dijonnaise spécialiste des prothèses, orthèses et composants orthopédiques. Comme beaucoup de sociétés françaises, elle souhaite s’associer aux prochains Jeux olympiques et paralympiques de Paris, l’année prochaine, pour montrer son savoir-faire. C’est ainsi qu’elle vient de signer un partenariat avec six athlètes qui pourraient participer aux épreuves des Jeux paralympiques.
Aux côtés des sportifs, Proteor mène des travaux de recherche et développement pour adapter leur matériel à leurs attentes en matière de performance. L’entreprise conçoit notamment des emboitures assises ou encore des releveurs spécifiques. Mais également de nombreux équipements permettant la pratique du sport à haut niveau. Plusieurs aspects sont à prendre en compte dans la conception de tels objets. Comme la restitution de l’énergie, l’équilibre ou encore le confort.
Le sur-mesure que propose Proteor doit respecter la règlementation des Jeux paralympiques qui encadre strictement le matériel médical utilisé durant les épreuves. Parmi les athlètes suivis par l’entreprise figurent Abel Aber en para-canoë, Typhaine Solde qui évolue en course et saut en longueur ou encore Andy Birée, athlète en handibike. Philippe Izard, orthoprothésiste de formation et directeur national de Proteor, nous présente ce partenariat.