Retrouver sa lumière intérieure grâce aux thérapies ayurvédiques

Alexandra Missirlian est thérapeute en ayurvéda à Gland, en Suisse, depuis 20 ans. Elle enseigne aussi l’aromathérapie et le développement personnel. Un chemin de vie qui a commencé en Inde à la fin des années 90.

Podcast

Ayurveda : retrouver sa lumière intérieure

1 - Ayurveda : retrouver sa lumière intérieure

01:47

Ayurveda : une histoire ancestrale

2 - Ayurveda : une histoire ancestrale

03:55

Ayurveda : une évidence

3 - Ayurveda : une évidence

03:33

Jyoti, lumière divine ou lumière intérieure, en sanskrit, c’est ainsi qu’a été baptisée Alexandra Missirlian par un brahmane à Bénarès, en Inde, lors d’un de ses voyages dans son pays de cœur. C’est aussi devenu le nom de son institut, où elle nous aide à rallumer notre lumière intérieure.

Alexandra Missirlian / Institut Jyoti

Tout commence en Inde, en 1998. Elle part une première fois, avant, l’année suivante, de s’engager avec une association pour soigner les lépreux à Bénarès, où elle reste 3 mois. Elle tombe alors sérieusement malade, victime de désagréments intestinaux. Au moment de la mousson, une saison où il est d’usage, pour ceux qui le peuvent, de quitter les plaines et d’aller se mettre au vert, elle se met elle aussi en route vers les montagnes. Mais sa santé ne s’améliore pas. Au contraire, son état s’aggrave, malgré la médecine allopathique avec laquelle elle se traite. Elle rencontre alors un médecin tibétain, une discipline très proche de la médecine ayurvédique. “On m’a fait des massages, et je dois dire que ça m’a bluffée. J’allais mieux. J’étais très impressionnée et c’est resté dans un coin de ma tête.”

Ressentir cette chaleur du cœur

À cette époque, Alexandra est employée de commerce, assistante de direction dans un bureau en Suisse, où elle réside. En 2003, elle fait un burn out. “Que vais-je faire de ma vie ? C’est la question que je me suis posée à ce moment-là. Mes souvenirs de soins aux lépreux et de cette rencontre avec l’ayurveda me sont revenus. J’ai beaucoup aimé être au service des autres, faire du bien. Les lépreux qui passaient entre mes mains repartaient toujours avec le sourire. Ça me faisait très chaud au cœur. Et quand on ressent cette chaleur du cœur, on sait qu’il se passe quelque chose d’important.”

Comment concilier l’aide aux autres et son intérêt pour les médecines douces ? “Ça a fait tilt dans ma tête, il fallait que je prenne des cours d’ayurveda !” La jeune femme trouve alors une école en Suisse, ce qui était assez rare à l’époque, y suit l’intégralité du cursus, ressort diplômée et ouvre très rapidement son cabinet.

Alexandra Missirlian / Institut Joyti

Aujourd’hui, la thérapeute trouve toujours autant de plaisir à prendre soin des autres et à les écouter. Les séances commencent par une discussion, un point, un bilan des derniers jours, semaines, mois, pour pouvoir établir un schéma thérapeutique, c’est-à-dire les soins qu’elle va proposer, qui comprennent toujours un massage, avec une technique plus ou moins élaborée.

Elle travaille avec 200 huiles essentielles, ce qui va permettre de personnaliser le traitement. Alexandra Missirlian enseigne également l’aromathérapie et donne des cours de développement personnel. Tout ce qui va permettre de nous ramener vers notre constitution originelle, grâce à l’alimentation et les massages. 

A N N O N C E

“L’Organisation mondiale de la santé a reconnu l’ayurveda comme la plus ancienne médecine traditionnelle au monde”, raconte la thérapeute. Elle est pratiquée depuis 5000 ans sur tout le sous-continent indien. “Les femmes, les grands-mères connaissent toutes les recettes ayurvédiques pour maintenir la santé dans leurs familles.” Elle est née sur les contreforts de l’Himalaya, dans le Kerala, très peu soumis aux influences extérieures et a ainsi pu conserver son système de médecine intact.

“C’est un peu la Mecque de l’ayurvéda”, s’amuse Alexandra Missirlian, qui ne se lasse pas de discourir sur sa passion, devenue son métier. Elle se forme en permanence pour compléter ses connaissances afin de nous aider à rééquilibrer nos différents aspects corps-esprit-émotions, comme enseigné en médecine ayurvédique.