L’idée est née au Danemark en 2012. Tout commence avec Ole Kassow, citoyen et cycliste passionné, qui loue un vélo triporteur pour proposer une balade à vélo à une personne âgée rencontrée à Copenhague. Très vite, c’est l’effet boule de neige. Il se met à sortir les résidents d’une maison de retraite de son quartier. Puis, « cela a inspiré de nombreuses personnes à Copenhague », rapporte-t-il.
À vélo sans âge est ainsi née. L’association a depuis fait des petits. Trois ans plus tard, 300 sites et 2000 pilotes bénévoles avaient vu le jour au Danemark et en Norvège. L’association est aujourd’hui représentée dans 52 pays sur les cinq continents. A vélo sans âge est implantée en France depuis 2015 et compte désormais près de cinquante antennes. Son slogan : Le droit au vent dans les cheveux.
Le concept consiste à proposer aux seniors des balades en triporteurs conduits par des bénévoles de l’association. L’idée ? Aider les personnes âgées à sortir de chez elles pour profiter du grand air et continuer à avoir des liens sociaux intergénérationnels. Objectif également : « les rendre plus visibles », témoigne Pascal Derache, co-responsable de l’antenne bordelaise. « Mais si tout démarre avec le vélo qui est un gros investissement, il faut ensuite l’oublier », confie-t-il.
« D’ailleurs, il s’oublie lui-même. Une fois que l’on se promène, c’est tout ce qui se passe autour qui est le plus important. Les personnes ressentent et expriment le bonheur d’être dehors, d’avoir des contacts. Elles ont le sourire. Souvent, pendant la sortie, une métamorphose se produit », confie-t-il. Renée, 90 ans, est ainsi ravie. « C’est magnifique », a-t-elle lâchée à plusieurs reprises, en promenade dans le parc de Bourran, à Mérignac, près de Bordeaux.
Mais si les personnes âgées sont conquises, les bénévoles le sont aussi. Alexis, 32 ans, s’investit dans l’association depuis deux ans. « C’est une pause par rapport à mon travail. Je suis web designer donc toujours devant un ordinateur. Ce qui me plaît, c’est de faire une sortie avec des personnes que je n’ai pas forcément l’habitude de voir, de promener ma grand-mère en Ephad également. »
À Bordeaux, une antenne a été créée en 2018. Elle propose des sorties dans trois Ephad et une résidence autonomie. Le concept plaît. Au-delà de se développer dans la métropole, deux projets sont en cours à Arcachon et Arès, en Gironde. « Tous les établissements aimeraient voir leurs résidents sortir en triporteur. Nous sommes dans cette phase-là », reconnaît Pascal Derache.
Le festival Bliss, centré sur le yoga, les pratiques douces et la musique, revient pour une 8e édition, du 11 au 13 novembre, en coproduction avec l’écosystème Darwin à Bordeaux. Le nom du festival vient de « Be, Love, Inspire, Smile, Share », que l’on traduit par « Être, Amour, Inspire, Sourire, Partage ».
« À chaque préparation, c’est un peu ma To-Do List, dit avec enthousiasme Laura Merchez, organisatrice de l’événement. Je me rappelle ces mots-là qui sont vraiment le filigrane du lien avec les cocréateurs, les intervenants, bénévoles et le public. Ils font vibrer le festival. »
Aussi, cette année, Mika de Brito et Charlotte Saint-Jean, deux des trois créateurs du festival, sont les parrains de cette édition.

Pendant ces trois jours, c’est un programme riche qui attend les 3 000 visiteurs. « Il y a différents espaces de pratique, destinés aux publics avertis, ceux qui souhaitent s’initier et pour les parents et enfants. En tout, 85 heures de cours et des masterclass seront données, mais aussi des conférences avec des yogablablas. Une centaine de professionnels seront donc présents : des thérapeutes, des enseignants. Nos « bénéloves » s’occuperont également d’un nouvel espace dédié aux enfants », détaille Laura Merchez.
Trois jours de cours, ateliers et musique live :
Retrouvez la programmation complète ici.

Il est possible de sauver des vies grâce à des gestes simples de premiers secours. Il existe différentes structures agréées de sécurité civile qui dispensent des journées de formation PSC1 telles que la Croix-Rouge, l’Ordre de Malte ou encore les sapeurs-pompiers en s’adressant aux unions départementales.
Intégrer ces gestes permet d’être en mesure de prendre en charge des arrêts des cardiaques, des traumatismes, un malaise, des brûlures etc… Cela commence par l’apprentissage d’un triptyque : protéger, alerter et secourir. Le commandant David Brunner, président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers de Gironde, détaille ces étapes :

Protéger : « Il faut pouvoir intervenir en sécurité pour porter secours à la victime. Cela signifie éloigner les dangers qui peuvent survenir autour. Ensuite, s’assurer que la personne respire en regardant si le thorax se soulève. »
Alerter : « Il est essentiel de permettre aux secours d’intervenir. On compose le 112 (le numéro européen, NDLR), le 18 (les pompiers, NDLR) ou le 15 (le SAMU, NDLR). Une fois en ligne avec l’opérateur, il est important de communiquer des informations exactes : nom de la rue, de la ville, numéro d’appartement. Puis, Indiquer la détresse que la victime est en train de subir. »
Secourir : « Une fois que vous êtes en ligne avec l’opérateur, répondez à ses questions. Cela permet de déterminer la gravité et les secours à envoyer. Aussi, il pourra vous guider dans la réalisation des premiers secours à prodiguer. »
Afin d’expliciter ces réflexes, le commandant Brunner donne des exemples de cas que l’on peut retrouver dans la vie courante et explique la procédure à suivre.
« Ce qu’il faut retenir, c’est que ce sont les deux mains qui peuvent sauver une vie. Apprendre ces gestes, c’est aussi une forme de résilience parce que deux fois sur trois, on pratique ces gestes sur son entourage », souligne David Brunner. L’ambition des sapeurs-pompiers de France est que 80% de la population soit formés aux premiers secours.
“Les exemples de bateaux de cette période et de ce type se comptent sur les doigts d’une main en France et en Europe”, explique Laurent Grimbert, responsable d’opérations sur le chantier de l’INRAP, l’Institut national de recherches archéologiques préventives, qui s’est tenu cet été à Villenave-d’Ornon, près de Bordeaux. Un chantier qui présente un double intérêt pour l’archéologue, celui de la rareté de l’embarcation, mais aussi de l’étude de la disparition d’un paysage, à savoir ce lit de rivière qui n’existe plus aujourd’hui.
Ce qui se révèle être un voilier de 12 mètres de long sur 5 de large a, en effet, été retrouvé à 300 m de la Garonne, enfoui dans le lit d’un ruisseau, milieu propice à la conservation des éléments organiques. “On peut imaginer qu’il servait de petit port”, raconte Laurent Grimbert. “A marée haute, le bateau pouvait remonter le ruisseau jusqu’au fleuve, tandis qu’à marée basse, il reposait sur le fond.”
Par ailleurs, des graines de céréales, de plantes cultivées bien au sud de la Gironde ont été retrouvées à bord, ce qui permet de penser que le bateau pouvait charger des cargaisons depuis la Méditerranéenne.
“Ce bateau a beaucoup de choses à nous raconter”, s’enthousiasme l’archéologue. Les études des pollens présents dans les sédiments qui le recouvrent vont donner des indications sur le milieu dans lequel il évoluait. Était-ce un milieu ouvert, comme aujourd’hui ? Y avait-il plus d’arbres ou moins d’arbres ? Y avait-il des cultures à proximité et lesquelles ? Des études lancées systématiquement lors d’une fouille, et qui vont livrer des informations précieuses sur l’environnement immédiat du bateau et comment celui-ci s’est transformé au fil du temps.
Des découvertes qui vont pouvoir servir de références puisque les spécialistes ont, pour l’heure, peu d’éléments de comparaison en la matière. “On ne pourra pas tout déterminer, mais ça pourra nous donner des pistes intéressantes.”

Une fois chaque pièce du bateau minutieusement démontée, enregistrée, numérotée, photographiée et stockée dans un bassin, pour les protéger, les spécialistes pourront passer à la phase d’analyse. Chaque pièce de bois nous raconte son histoire.” Avec quels outils a-t-elle été construite ? Quelles sont les essences de bois utilisées ? L’étude des cernes des bois, la dendrochronologie, va également être d’une aide précieuse.
Un vestige d’un grand intérêt aussi puisque son existence et son utilisation se situent à la croisée de plusieurs éléments, à une croisée chronologique, entre le monde antique et le monde médiéval, et une croisée géographique, puisqu’on se situe à mi-chemin entre la Méditerranée et le monde nordique, où on ne construit pas les bateaux de la même manière.
Un moment fort dans la vie d’un archéologue. “C’est passionnant. Un mur, par exemple, nous indique la présence d’une maison. On peut imaginer qu’il y a des gens qui ont vécu dans la maison, mais un bateau a voyagé, des gens ont vécu à bord, on peut retrouver des traces d’outils, de céramique qui leur ont peut-être servi de vaisselle. C’est particulièrement émouvant. Et puis, le bois est une matière qu’on rencontre très peu en archéologie. Là, le vestige est intact. Pour un archéologue, ce n’est pas commun de se concentrer comme ça sur un seul objet.”
Une découverte que l’équipe aimerait voir exposée au public dans un musée à l’avenir. Un rêve qui dépendra du budget qui pourra être alloué, afin de permettre l’opération de conservation des bois, sans quoi tout peut partir en poussière très rapidement, et qui s’avère très vite coûteuse. En attendant, on peut admirer le travail des archéologues sur le site de l’Inrap.
Ils se sont lancés dans l’entrepreneuriat dès leur sortie d’étude d’ingénieur en mécanique à l’Université de Bordeaux. Pierre Sabron et Octave Coulonnier ont créé Mood Vélocyclettes en novembre 2021 à Bordeaux.
Un atelier boutique cosy où ils électrifient des vélos. « 95% des vélos sont électrifiables », assure Octave Coulonnier.
L’idée est née en 2020. Ils étaient tous les deux en alternance dans l’industrie confrontée, dans le contexte du Covid-19, à des plans sociaux.
« Nous n’avons pas été embauchés. En même temps, cela nous a montré ce que représentaient les crises économiques dans l’industrie. Nous avons pris un peu de distance par rapport à nos projets respectifs et nous avons trouvé une idée commune. Pourquoi ne pas travailler en lien avec nos passions : le vélo et la mécanique ? » rembobine Pierre Sabron.
« On n’a pas cherché un business en se disant que l’entreprise allait nous rendre riches. Nous avons vu que cette activité existait dans d’autres villes de France, mais pas à Bordeaux. » Autre motivation : « Nous avons tous les deux une grosse conscience écologique, et nous estimons que quand un vélo fonctionne bien, il n’y a pas de raison de s’en séparer pour passer à un vélo à assistance électrique. »
Bilan ? « En un an, nous avons réalisé de beaux projets sur des vélos très différents : des vélos de ville, des tandems, des longtails ou encore des tricycles. Souvent, les clients veulent se mettre au vélo pour aller travailler et laisser la voiture au garage », explique Pierre Sabron.
« Le plus marquant c’est de voir à quel point les gens adorent leur vélo. Et ils sont très contents de leur « nouveau » vélo », ajoute Octave Coulonnier. Il faut compter entre 840 et 1200 euros pour électrifier son vélo avec deux possibilités : un moteur dans la roue ou le pédalier.
« Du mobilier bien fait, responsable, modulable et durable. » C’est ainsi qu’Adeline, Devynck, designer, décrit les produits qu’elle conçoit pour la marque qu’elle a cofondée, à Mérignac, en Gironde : Lalala Signature. Avec ses associés, Clément Roumas et Pierre Rodriguez, ils se sont lancés en janvier 2019.
Ils proposent en précommande, pour le moment, deux gammes de produits aux particuliers et aux entreprises. La première est un ensemble de trois tables basses gigognes. La seconde, ce sont des assises modulables inspirées des parcours de motricités des enfants. Elles ont été fabriquées à base de matières recyclées, de déchets de matières recyclables. Tous ces produits sont conçus et fabriqués en France, entre la Gironde, la Normandie, la région parisienne et dans la région de Cholet.

En ce qui concerne la conception des tables, « la structure est en acier transformé sourcé en France. On a choisi ce matériau pour sa durabilité, explique Adeline. Aussi, avec notre serrurier, on a fait en sorte qu’il n’y ait pas de chutes lors de la fabrication, ni de soudure. Celle-ci utilise beaucoup d’énergie et produit du gaz toxique ».
Le plateau est réversible avec des faces différentes pour qu’il soit durable et qu’on ne se lasse pas. Il s’agit de PVC recyclé, composé de bouteilles de lait, de cosmétiques et de bouchons.
En outre, concernant l’intérieur des assises modulables, de la mousse issue de l’industrie automobile est utilisée. Un industriel la récupère au lieu qu’elle soit jetée parce qu’elle ne correspond pas aux normes.
Pour l’extérieur, c’est des fins de série de tissus que l’on retrouve à l’intérieur des voitures qui entourent la mousse. Les trois associés se servent aussi des sangles qui soulèvent les fortes charges. « Elles ne sont utilisées qu’une seule fois. Après le transport d’une forte charge, on considère qu’elles pourraient lâcher lors d’une seconde utilisation », explique la designer.
Adeline, Clément et Pierre, avec Lalala Signature, ont cette volonté de réduire au maximum l’impact environnemental des produits pensés dans leur atelier. D’ailleurs, ils aident les entreprises avec lesquelles ils travaillent à aller dans ce sens.
Prix des assises : entre 210 et 350 euros. Prix des tables : entre 520 et 650 euros
C’est après avoir habité au Canada que Piérig Guénolé et Pauline Tessonneau ont eu l’idée de créer Hool. L’entreprise, basée à Saint-Médard-en-Jalles en Gironde, est spécialisée dans la vente de chèques cadeaux solidaires.
Le principe est simple : la personne qui bénéficie de ce bon d’achat peut faire un don de 3% de sa valeur, sans pour autant que celle-ci soit modifiée. C’est Hool qui fait le versement. « La carte cadeau est valable auprès de toutes nos enseignes partenaires. En ce qui concerne les associations, il y en a une centaine que l’on peut retrouver sur notre site internet. Elles sont aussi bien nationales, avec RSF, la Banque alimentaire, Petit Cœur de Beurre, mais aussi locales. », explique la cofondatrice.
Toutes les associations peuvent s’inscrire sur le site, même celles qui ne sont que porteuses de projet. Il n’y a pas de montant minimum. Ce type de fonctionnement permet à ces structures de ne pas forcément solliciter les adhérents. Si les deux associés peuvent verser ces dons, « c’est grâce aux enseignes partenaires. En tant que distributeur de leurs cartes cadeaux, on touche une commission. On la divise en deux. Une partie va aux frais de fonctionnement, l’autre aux associations », précise Pauline.
En quatre ans, les créateurs de Hool ont pu récolter 45 000 euros de dons. Ils ont pour objectif de monter à 100 000 euros lors des fêtes de fin d’année.
Pour la suite, les fondateurs de cette entreprise de l’économie sociale et solidaire souhaitent créer du lien entre les associations et les clients en les faisant se rencontrer.
Carreleur, mosaïste, dessinateur, charpentier, photographe…. Depuis 28 ans, l’association L’Outil en Main propose aux jeunes de 9 à 14 ans de s’initier aux métiers manuels, de l’artisanat et du patrimoine.
Il existe 240 antennes à travers la France hexagonale et les territoires ultramarins. Au total, c’est plus d’une centaine de professions qu’ils peuvent découvrir pendant leurs temps extra-scolaires, les mercredis après-midi et parfois le week-end.
Chaque structure a ses spécificités, car ce sont des artisans à la retraite qui animent bénévolement les ateliers. Par exemple, en Gironde, il y en a neuf à découvrir.
« Il y a un problème de reconnaissance de ces métiers à l’école, explique Yvette Verel, présidente de la section girondine. Les conseillers d’orientation ne peuvent pas tout dire. C’est pourquoi, avec L’Outil en Main, on essaie de parler à ces jeunes de ces métiers qui peuvent être rares, comme celui de plumassier. »
Finalement, cette association « c’est la transmission entre le retraité, qui adore son métier, qui a envie de transmettre son savoir à un enfant parce qu’il n’a pas envie que ça se perde. Ça favorise le lien transgénérationnel. On montre aussi à ces jeunes comment travailler les matières : le bois, le métal, le tissu etc… », précise Yvette.
Il y a aussi des valeurs autour du respect de son atelier, du travail bien fait. C’est pour toutes ces raisons que l’ancienne professeure de couture a décidé, il y a quatre ans, de consacrer du temps à cette structure.
Les animaux des personnes sans domicile ont aussi besoin que l’on prenne soin d’eux. C’est pourquoi, en 2018, Frédéric Prieto a fondé Croquette et Macadam à Bordeaux.
Tous les dimanches, avec des bénévoles, il effectue des maraudes dans le centre-ville. Ensemble, ils distribuent de la nourriture, de l’eau et des accessoires aux propriétaires des chiens, et échangent avec eux. Par ailleurs, une clinique vétérinaire accompagne aussi cette association et propose d’effectuer des soins.
Si Frédéric a décidé de créer cette association en avril 2018, c’est parce que lui-même s’est retrouvé dans cette situation. Il a passé sept ans dans la rue avec ses deux chiens, et a pu s’en sortir grâce au soutien d’un couple qui lui a permis de trouver un logement. « Pour moi, c’était une évidence. Il y a déjà beaucoup de structures qui viennent en aide aux humains. Mais à Bordeaux, il n’y en avait pas pour les animaux. Quand on est dans la rue, acheter des croquettes et payer les frais vétérinaires, c’est compliqué. Il fallait que je fasse quelque chose », explique-t-il.
Si, au départ, créateur de Croquette et Macadam s’adressait aux personnes sans-abri, le cercle des bénéficiaires s’est élargi. « Les travailleurs sociaux m’ont contacté pour des personnes en situation de fragilité. Quand elles ont un peu de revenu, on les fait participer, même si ce n’est que 5 euros. C’est une façon de les responsabiliser », déclare Frédéric Prieto.
L’an dernier, trois tonnes de croquettes ont été distribuées. Les dons proviennent de particuliers, d’animaleries et des cliniques vétérinaires. Il est aussi possible d’aider cette association en y adhérant.
C’est un peu par hasard qu’Alexandra Muller, une digital nomad habitant dans les Landes, devient influenceuse lifestyle. Tout commence en 2013, lorsqu’elle découvre Instagram. Les réseaux sociaux n’en sont qu’à leurs balbutiements.
« J’ai commencé à partager mes voyages, tout d’abord pour ma famille, pour qu’elle sache où je suis. Je faisais vraiment ça pour le plaisir et j’ai souhaité continuer. C’était comme une passion, une récréation », dit-elle
Depuis, être influenceur est devenu un métier qui fascine, mais essuie aussi des critiques négatives. « J’ai conscience que ça peut susciter des réactions épidermiques, déclare Alexandra. Mais à partir du moment où on poste quelque chose, un restaurant, un vêtement etc. on influence les autres. Finalement, on le fait tous. »
Afin de mettre fin aux clichés, elle précise que « créer du contenu ça prend du temps. Ce n’est pas juste partager une story et gagner 10 000 euros. C’est un peu le cliché que l’on a. C’est un métier qui est mal compris ou mal connu et c’est important de l’expliquer ».
Aujourd’hui, la jeune femme de 34 ans est suivie par plus de 20 000 personnes sur Instagram. Auprès de sa communauté, elle ne raconte que très rarement sa vie privée, mais parle plus de nourriture, de ses bonnes adresses, de sa vie dans les Landes « qu’elle met en lumière d’une façon douce et colorée ».
« Je ne fais pas de partenariats, mais c’est une vitrine pour trouver des clients. Je peux en faire quand ça a du sens. Par exemple, actuellement avec Seignosse Tourisme pour promouvoir ma ville. C’est ce qui explique la longévité de mon compte », souligne-t-elle.
Aussi, Alexandra Muller a souhaité créer une ambiance bien spécifique sur son fil Instagram. « J’ai fait le choix de ne montrer que le positif. Alors, certaines personnes de mon entourage me disent que ça sonne faux et fait superficiel parce que je ne raconte pas mes problèmes, mais ça me regarde. Moi, je veux juste créer du divertissement pour les personnes qui me suivent. Que ça leur fasse du bien. Qu’elles se sentent bien en regardant mon contenu. Ça peut paraître cliché, mais je veux partager des good vibes et donner du bonheur », conclut-elle.
1% d’entre nous considèrent la cuisine comme une « Happy Therapy » si l’on en croit les chiffres de ce premier baromètre sur les Français et la cuisine réalisé par Mathon.fr, spécialiste de la vente en ligne d’ustensiles de cuisine et Harris Interactive.
Cuisiner pour chouchouter sa tête semble évident. Et le « fait-maison » est un premier choix devant les restaurants et les plats préparés. Les trois plats préférés des Français sont : les pâtes, les pizzas et le couscous. Ils dépassent le bœuf bourguignon, la paella, la blanquette de veau, le gratin dauphinois, la choucroute ou encore la raclette.
Notez que deux tiers des sondés déclarent cuisiner tous les jours ou presque et 19% un jour sur deux. Aussi, près de la majorité d’entre eux se considèrent comme cuisinier amateur et plus d’un tiers comme confirmé. En moyenne, une trentaine de minutes par jour est laissé à la préparation des repas.
Alors, si les Français aiment cuisiner, peu d’entre eux savent que cuisiner peut aussi soigner, guérir le corps et l’âme. C’est possible notamment depuis 2015, grâce à Emmanuelle Turquet. Inspirée par l’Art Thérapie, elle a lancé la Cuisine Thérapie. L’idée ? Utiliser un détour créatif pour dénouer des blocages, se reconnecter avec ses émotions et réajuster au besoin ses modes de fonctionnement. En gros, la méthode utilise la cuisine pour laisser votre inconscient s’exprimer, et mettre ainsi le doigt sur des blocages ou des émotions refoulées. Et ça marche !
En Gironde, près de Bordeaux, Stéphanie Parra Iglesias a décidé de se lancer. Cette praticienne en Cuisine Thérapie a créé ses ateliers « cuisine des sens », des ateliers pour favoriser la reconnexion à soi et permettre de laisser aller sa créativité à travers l’improvisation culinaire. Ici, pas besoin de recettes, pas de pression du beau et du bon, place à l’expression de ses émotions pour aller à la rencontre de soi, écouter sa petite voix intérieure, oser faire différemment et reprendre le contrôle de sa vie.
Un vélo, de la bonne humeur et éventuellement un déguisement. Tels sont les ingrédients du Vélotour, événement qui consiste en une balade urbaine à vélo insolite. Le concept ? Traverser à vélo des lieux sportifs, culturels, historiques ou administratifs spécialement ouverts pour l’occasion. Les participants découvrent ainsi leur ville autrement.
Le Vélotour, créé en 2006 à Dijon, est désormais organisé dans dix villes de France. «. C’est sûr », témoigne Bastien de Marcillac, directeur du Vélotour.
Selon les chiffres communiqués, après chaque événement, 80 % des participants ont envie d’utiliser plus souvent leur vélo. Et il l’explique : « Nous sommes sur une communication positive. Nous ne sommes pas là pour dire aux gens d’utiliser plus souvent leur vélo. » Bastien de Marcillac, avant tout fan d’événementiel, se déplace lui-même à vélo à Paris. Il organise également des vacances à vélo. « Je suis devenu adepte de cette pratique. Quand on commence à faire du vélo quotidiennement, on a un petit peu plus de mal à reprendre les transports en commun », confie-t-il.
Le Vélotour est organisé dans dix villes de France. À Toulouse, Orléans, Le Havre, Paris, Reims, Dijon, Valenciennes, Bordeaux, Tours et Saint-Émilion.
À l’occasion d’Octobre rose, mois de sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein, Sœurs d’Encre organise Rose Tattoo. Cet événement est dédié au tatouage artistique et réparateur post-cancer.
Après Bordeaux et Colmar, Paris accueille son édition 2022 au Gamin à Dix Doigts, le week-end du 22 et 23 octobre. Pendant ces deux journées, 22 femmes se feront tatouer gratuitement à l’endroit de leurs stigmates. Un acte exécuté par des tatoueuses engagées affiliées à l’association. Elles sont au total une soixantaine réparties sur la France.
C’est Nathalie Kaïd, artiste et photographe, qui a créé Sœurs d’Encre, en 2017, à Bordeaux. Elle a fait appel aux professionnels de santé pour mettre au point son projet. Chacune des tatoueuses a notamment reçu une formation médicale et technique par des chirurgiens spécialistes de la reconstruction mammaire à la suite d’un cancer du sein. Elles sont aussi informées des différents traitements, sur les endroits de la peau, où il faut se montrer vigilantes.
L’idée du tatouage comme élément de soin pour se réapproprier son corps a émergé à la suite d’une rencontre. L’institut Bergonié, seul centre régional de lutte contre le cancer de la Nouvelle-Aquitaine, l’a contactée après avoir vu sa série de photos sur la poitrine des femmes et jeunes filles de 10 à 85 ans. Il voulait des clichés du même type mais avec des femmes touchées par le cancer du sein pour préparer octobre rose.
La photographe a alors rencontré en studio des dizaines de femmes pour réaliser son exposition. « Je ne m’attendais pas à voir des corps aussi modifiés. Ça m’a beaucoup touchée. Je pensais naïvement que lorsqu’on enlevait un sein ou deux pour nous sauver, il y avait une reconstruction mammaire. Mais ce n’est pas automatique, dit-elle. Et quelque temps plus tard, j’ai commencé à me tatouer et je me suis rendu compte des bienfaits que ça m’avait procurés. Je me suis dit qu’il fallait qu’on propose ça. »
“On souhaite que, dans quelques années, quand on se fera opérer d’un cancer du sein, le tatouage artistique sur cicatrice fasse partie des possibilités de reconstruction”
Depuis, Nathalie Kaïd a réalisé de nombreuses expositions photos qui mettent en avant le parcours de ces femmes et montrent les bénéfices physiques et psychologiques que ces tatouages apportent. « Parfois, après une mastectomie ou un sein refait qui n’est plus le même, certaines femmes ont l’impression d’avoir perdu une part de leur féminité. Mais Marie-Laure, une tatouée, m’a dit : « qu’on se réinvente une féminité. » »
D’ailleurs avec son association Sœurs d’Encre, Nathalie Kaïd mène un combat. « On souhaite que, dans quelques années, quand on se fera opérer d’un cancer du sein, le tatouage artistique sur cicatrice fasse partie des possibilités de reconstruction. » Un partenariat expérimental d’un vient d’ailleurs d’être lancé. Il y a un remboursement basé sur barème de la CPAM. Il faut que le dossier des femmes qui souhaitent en bénéficier passe en commission.
L’an dernier, la structure a reçu l’un des prix Ruban Rose récompensant la recherche. Il s’agit de l’un des prix qualité de vie. Par ailleurs, « depuis 2019, on est référencé comme soin oncologique de support par l’association francophone des soins oncologiques de support, ajoute l’artiste. C’est tout ce qui accompagne le patient hors médical dans son parcours de bien-être ».
À savoir, actuellement Nathalie Kaïd expose à Bordeaux jusqu’à la fin du mois une série de photos, « A fleur de maux », pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Une vingtaine de femmes opérées posent avec leur tatouage au niveau des cicatrices. « Le but est de montrer qu’il y a la possibilité de s’aimer à nouveaux », confie l’artiste.
Chaque semaine, dans notre journal de la culture, vous pouvez retrouver des recommandations variées, des films aux livres en passant par les séries, la musique ou les sorties.
Ce 17 octobre, on examine la nouvelle série de Florence Foresti et une comédie romantique gay. Mais aussi des expositions d’art contemporain pas comme les autres et beaucoup de musique.
Comme Blanche Gardin avant elle, l’humoriste Florence Foresti a choisi de faire son introspection… en série. Disponible sur Canal+, « Désordres » lui permet de parler crise de la quarantaine, amitié, mais aussi dépression. Six épisodes comiques, évidemment, mais aussi bien plus émouvants qu’on pourrait le croire.
C’est une première ! Un grand studio (en l’occurrence, Universal) signe cette semaine une comédie romantique gay au cinéma. « Bros » parle sans filtre des relations homosexuelles, alliant divertissement et introspection. Jusqu’à redonner ses lettres de noblesse à la rom’ com’.
Comment attirer plus de spectateurs vers l’art contemporain ? Deux musées innovent en proposant des expositions aux allures… de fête foraine. À Paris, le 104 propose ainsi une « foire foraine d’art contemporain » réunissant une cinquantaine d’artistes. À Bordeaux, c’est au CAPC que cela se passe à partir du mois de novembre, avec l’exposition « Barbe à papa ».
Tout le monde connaît leurs chansons. Mais bien peu réalisent les changements dont elles ont été le symbole. Dans les années 1990, les Spice girls ont incarné une certaine forme de féminisme, se heurtant à l’hostilité d’un grand nombre de médias. Un documentaire foisonnant, « Girl Power – Ces filles qui ont changé le monde », disponible sur la plateforme d’Arte, revient sur cette histoire méconnue.
Le chanteur écossais a sorti cet été « Last Night in the Bittersweet », opus rock et folk qui s’écoute tout aussi bien à la faveur de l’automne.
Iglou est à la base une association créée à Bordeaux en 2017 par Geoffroy de Reynal, un ingénieur qui, face à la précarité, a souhaité améliorer à son niveau la vie quotidienne des personnes sans-abri.
L’association a donné son nom à un abri isotherme d’urgence, une solution novatrice pour les personnes précaires vivant dans la rue en hiver. Mais il est également utile en appui des centres d’accueil qui manquent de places. De nombreux organismes caritatifs comme Médecins du monde, la Croix rouge ou Action froid, assurent la distribution des Iglous auprès des bénéficiaires, et les récupèrent après usage.
Conçu à partir d’une mousse de polyéthylène, l’abri est souple mais possède une certaine rigidité. Il s’assemble rapidement grâce à un système d’encoches et de velcros pour maintenir l’ensemble. L’isolation thermique de l’habitacle permet de conserver la chaleur humaine et de gagner entre 15°C et 20°C par rapport l’extérieur. La circulation naturelle de l’air permet aussi à l’utilisateur de respirer normalement, tout en limitant une perte de chaleur trop importante.
Iglou est plus grand qu’une tente, plus étanche et plus résistant, y compris au feu. Utilisé durant la période hivernale, au printemps, il est désassemblé, désinfecté et stocké facilement en attendant l’automne suivant. Il existe deux versions de l’Iglou : pour une personne et pour un couple. Cette solution est déployée dans plusieurs villes et, comme le projet est solidaire, les Iglous sont produits par une société d’insertion à Saint-Jean-d’Illac, en Gironde.
Depuis 17 ans, Cécile Delalande sensibilise le public aux enjeux de société avec sa compagnie Ars Anima. Après son projet “Né quelque part”, en 2019, elle revient avec une expo-spectacle : “24h de la vie d’une femme”. Elle est à découvrir jusqu’au 6 novembre à Cap Sciences à Bordeaux.

Cette nouvelle expérience en immersion permet de découvrir les parcours de six femmes à travers le monde, engagées dans leur pays. “Les visiteurs se mettent dans la peau d’un des personnages. C’est la meilleure manière pour vivre et comprendre ce qui se passe à l’autre bout du monde. C’est souvent éloigné de notre vie quotidienne, mais il y a une tout de même une résonance,” explique-t-elle.
Alors équipé d’un casque audio et guidé par une voix, le public parcourt différents espaces où il y a du son, de l’image et où il peut interagir avec des comédiens. Le but est de ressentir et comprendre les émotions de ces héroïnes, lors d’événements qui ont marqué leur existence.
L’occasion notamment de découvrir la vie d’Aouda, Guinéenne, qui a subi une excision à l’âge de 8 ans. Par la suite, à 13 ans, elle a créé le club des jeunes filles de Guinée qui lutte contre les mutilations génitales féminines. Plus de 95% des femmes et filles sont concernées par cette mutilation dans ce pays.
Il y a aussi Juanita, issue d’une communauté indigène au Guatemala. Elle voit sa vie basculer à l’âge de 8 ans avec l’arrivée au pouvoir du dictateur Rios Montt. S’ensuivent la spoliation des terres et l’expropriation des peuples autochtones.
“Les visiteurs se mettent dans la peau d’un des personnages. C’est la meilleure manière pour vivre et comprendre ce qui se passe à l’autre bout du monde”
En Inde, Vandana Shiva s’illustre comme une figure de proue de l’altermondialiste dans le monde. Elle dénonce les effets de la révolution verte.
Avec l’histoire d’Abi, Nigériane, on revient sur le départ de son pays suite à des conflits familiaux : huit mois difficiles pendant lesquels elle va traverser la Libye, puis son sauvetage par SOS Méditerranée. En France, on s’intéresse au parcours de Marie. Elle a grandi d’un milieu favorisé et fait de grandes études. Après avoir rencontré un homme, suivront des violences psychologiques pendant des années. Puis, il y a l’histoire de Shayda, du Kurdistan iranien, qui, pour pouvoir dessiner et peindre, a affronté son père et fait une fugue à 13 ans.
Toutes ont dû affronter des injustices liées à leurs conditions de femmes : violences, discriminations, exploitation, mariages et grossesses précoces. Avec ce qu’elles ont vécu, elles ont décidé d’agir pour faire évoluer les systèmes. “La ligne éditoriale de ce projet, c’est de dire que si les femmes et les filles sont les premières touchées, les frères, les maris, les pères le sont tout autant. C’est une histoire de société et c’est ensemble que l’on changera les choses”, conclut Cécile Delalande.
Après Bordeaux, l’expo-spectacle “24h de la vie d’une femme” prendra la direction de Marseille en 2023.
La première édition du salon Vi-TIC, événement dédié à l’innovation numérique et robotique au service de la filière viti-vinicole, se tenait cet été près de Bordeaux. Il présentait un panel de solutions ingénieuses pour permettre aux viticulteurs de mieux suivre leur facteur de production et de prendre les bonnes décisions au bon moment, de répondre aux problématiques de main d’œuvre, de répétition, de pénibilité des tâches.
C’est le cas de Bakus, un robot créé par VitiBot “pour aller plus loin dans le respect de l’homme”, explique Rodolphe Gérard, responsable commercial de VitiBot pour la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie.
“Le métier de tractoriste, c’est un métier épuisant, qui peut engendrer de nombreux problèmes de santé. Aujourd’hui, le robot est une opportunité pour ces professionnels de continuer à faire leur métier sans s’user, préserver ces hommes pour des tâches plus complexes, et robotiser ce qui peut l’être. Il y a un aspect humain qu’aucune entreprise ne pouvait imaginer. Il y a de vrais binômes qui se sont créés. Des gens qui se sont attachés au robot.” Certains lui donnent même un petit nom, car il fait partie de l’effectif lui aussi.
Ce robot présente des aspects intéressants également en termes de respect de la biodiversité. Électrique, il ne rejette pas de CO2 sur la propriété. Avec sa légèreté et ses pneus basse pression, il ne tasse pas les sols. “Le tassement de sols va compacter la terre, limiter toute la vie présente”, explique Rodolphe Gérard.
“Il y a une véritable prise de conscience dans l’agriculture et la viticulture, que le sol est la matière première pour produire. Il faut savoir entretenir ce sol et maintenir cette belle biodiversité, qui permet d’aller plus loin dans la qualité des vins.”

Enfin, et c’est ce qui le rapproche aussi du cheval, il ne fait pas de bruit. “Quand on connaît le métier de tractoriste, qu’on est vigneron et qu’on a des tracteurs autour de nous toute la journée, avoir un robot qui se déplace dans un silence presque total donne le sentiment de revivre cette époque où les animaux travaillaient les sols à côté de nous.”
D’autres outils permettent de limiter, voire d’annuler, le recours aux pesticides. Comme ces hubs météo connectés proposés par Cap2020. Ceux-ci vont venir mesurer la température, l’humidité de l’air, du sol, du feuillage, la pluie, le vent. L’humidité va, par exemple, avoir une influence sur le développement de maladies, tandis que la détection de microclimats intra-parcellaires va pouvoir permettre d’anticiper les risques climatiques.
“C’est beaucoup plus précis qu’une station météo classique”, explique Cindy Lassoureille, responsable marketing et communication chez Cap2020. “On sait tout. On ne va plus faire de traitement préventif, on ne va plus allumer les bougies s’il ne va pas y avoir de gel. C’est un gain économique et écologique.”
Autre outil proposé par Cap2020, les pièges connectés, qui vont permettre de faire un suivi au jour le jour des parcelles. Il s’agit de compter les insectes ravageurs et d’adapter son comportement, et notamment favoriser l’utilisation de traitements biologiques. Des solutions peuvent être mises en place en amont, via la confusion sexuelle, pour empêcher les insectes ravageurs de se reproduire dans les cultures. Le traitement peut aussi être curatif. “On installe des insectes auxiliaires qui vont venir parasiter le ravageur au sein de la vigne”, précise Cindy Lassoureille.
Sensibiliser les jeunes femmes au cancer du sein, c’est l’objectif de l’association Jeune et Rose. Ce collectif a la particularité d’être une structure composée de femmes qui ont dû faire face à ce cancer entre 20 et 40 ans. La structure est née de la rencontre, dans un hôpital bordelais, entre Christelle Rakotoarimanana et Mélanie. Alors âgées de 32 et 31 ans, les deux femmes ont été confrontées à cette maladie. Ensemble, elles ont décidé de faire de la prévention et de la sensibilisation sur le cancer du sein avant 45 ans.
Aujourd’hui, Jeune et Rose compte quatre salariées dont Christelle Joreau, chargée de projet. Elle explique que « quand on doit affronter cette maladie avant 45 ans, on a des problématiques spécifiques. On peut rencontrer des difficultés pour avoir des enfants, un chamboulement professionnel, une ménopause artificielle. Il est important de signaler que ces femmes sont souvent confrontées à un cancer agressif. Il y a un développement rapide des cellules, mais il y a aussi un retard de diagnostic ».
D’ailleurs, « en 2018, les chiffres de l’Institut national du cancer prouvent que sur les plus de 58 000 cas détectés, 12 000 femmes ont moins de 50 ans », dit-elle. C’est pour cette raison que l’association se mobilise dans différents projets.
Jeune et Rose a donc développé trois axes. Il y a tout d’abord les Tétonantes, un réseau de patientes qui se rencontrent en présentiel et à distance. La quarantaine d’ambassadrices bénévoles à travers la France organisent ces événements. Le but est de se retrouver pour échanger sur les expériences qu’ont chacune du cancer, apporter un aide, une écoute « que ces femmes ne se sentent pas seules ».
Puis, il y a Alerte rose, un projet de sensibilisation auprès des professionnels de santé en formation et en exercice, « parce que les deux cofondatrices ont été confrontées à des retards de diagnostic, justifie Christelle Joreau. On a alors réalisé un film avec le soutien de l’ARS (Agence régionale de santé, NDLR) Nouvelle-Aquitaine : « Alerte rose : le cancer du sein pendant la grossesse et l’allaitement ». Il y a des témoignages de patientes et du corps médical. C’est suivi d’un débat. »
Aussi, l’une des actions de Jeune et Rose concerne le jeune public et les personnes vulnérables. Ainsi, avec le Télététon, le collectif sensibilise aux symptômes du cancer du sein et à la bonne connaissance de leur corps. Des ateliers Pouêt-Pouêt sont par ailleurs organisés pour se familiariser à l’auto-examen mammaire. Il est d’ailleurs à effectuer une fois par mois après les règles.
« Nous, on ne veut pas faire peur, précise la chargée de projet. On veut juste faire passer un message, partager notre histoire, faire de la prévention. Dans ce collectif, il y a une énorme sororité. Je suis très fière d’y travailler. »
À Bordeaux, Bicycompost, qui collecte à vélo des biodéchets auprès des professionnels pour les valoriser en compost, a mis en place une collaboration avec la start-up landaise Waste me up, qui conçoit des gobelets à base de malt.
« Nous, notre crédo, ça a toujours été de valoriser un maximum de matières organiques. Donc, on s’est associé avec Waste me up. Chez Bicycompost, on récupère les drêches de bière, qui sont des restes de malt et de houblon. Eux, les déshydratent et on en fait des objets », explique Pacôme Becerro, le cofondateur de la jeune entreprise bordelaise.
C’est parce que les deux structures font parties d’Agri Sud-Ouest Innovation – un groupement d’agriculteurs sur l’innovation – qu’elles ont pu se rencontrer. Elles se sont rejointes sur les mêmes valeurs.

« On a vu une opportunité de travailler ensemble. Car on accompagne justement les festivals sur la réduction des déchets, et les gobelets en font partie. Waste me up avait une solution que l’on souhaitait mettre en avant », précise Pacôme. Les deux entreprises ont chacune vu des perspectives de développement communes.
Toute une gamme de produits a été créée. Il y a deux types de gobelets avec des contenances différentes. L’une est composée entièrement de matière végétale, dont de l’amidon de maïs. Elle est compostable en milieu industriel. L’autre est en plastique recyclé et drêche de bière. Des sous-bocks et une petite planche à découper ont aussi été fabriqués. Tous ces objets sont personnalisables. L’idée a été d’utiliser la matière première comme un contenant.
Ces drêches de bière, collectées dans des brasseries de Gironde, des Landes et du Béarn, ne servent pas qu’à faire des objets. De cette matière, il en ressort de la farine qui est utilisée pour faire des biscuits.
Pour le moment, les produits sont vendus auprès des festivals et des entreprises. La prochaine étape est le grand public.
Dans le sud Gironde, à Cérons, une dizaine de participants seniors ont participé à un escape game sur le sommeil. Ce jeu d’évasion grandeur nature de 45 minutes a été proposé dans le cadre des ateliers thématiques autour du bien vieillir.
L‘Asept (l’Association Santé Éducation et Prévention sur les Territoires) Gironde anime ces sessions financées par les caisses de retraite. « Le sommeil est un sujet pour les personnes avançant dans l’âge. Avec le temps, les phases du cycle du sommeil sont plus importantes. On peut alors se réveiller. Or plus jeune, on ne les ressent pas », déclare Nathalie Gouault, chargée de mission au sein de l’association.
L’idée de cet atelier est d’apprendre de façon ludique les mécanismes du sommeil et d’aborder les bons réflexes. Il y en a cinq, selon la représentante de l’Asept Gironde : « L’alimentation, savoir quoi et quand manger. Avoir un rythme régulier au niveau du sommeil. Éviter les écrans, ça aide. S’accorder un temps de calme. Se connaître, s’écouter au niveau de son sommeil. Il faut savoir qu’on est toujours maître de notre prévention et on peut mettre des choses en place. »
La société Collock a mis en forme l’Escape Game sur le sommeil. Elle conçoit aussi des jeux pour les entreprises. Elle a notamment créé un jeu mobile qui se déplacera dans l’ancienne Aquitaine.