Les Bains des Pâquis, lieu de détente des Genevois depuis 1872 

Au Léman, le Bain des Pâquis accueille les Genevois depuis 35 ans dans un espace de liberté et de libre-échange. Cette année, les organisateurs veulent dédiaboliser l’appareil féminin.

Podcast

Rencontre avec un maitre-nageur au bain des Pâquis

1 - Rencontre avec un maitre-nageur au bain des Pâquis

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Le Bain accueille le festival Viva la Vulva

2 - Le Bain accueille le festival Viva la Vulva

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L’histoire du jet d’eau et de l’AUBP

3 - L’histoire du jet d’eau et de l’AUBP

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Depuis le XIXe siècle, une plage artificielle accueille les habitants de Genève pour un moment de détente. L’été, les locaux viennent s’y rafraîchir les idées et l’hiver, les plus courageux se baignent dans l’eau du Rhône, qui frôl alors e les 2°C. Mais les Bains des Pâquis sont avant tout un lieu de réunion et de discussion pour les locaux. 

Il y a 35 ans, un groupe de citoyens sauve les bains d’une destruction. Peu après, l’AUBP (Association des Usagers-ères du Bain des Pâquis) opte pour une nouvelle gestion des bains. L’idée est de partager et d’échanger autour des sujets de société, parfois tabou, “toujours dans un esprit de résistance”, explique Frederic Favre, responsable du lien social aux Bains des Pâquis.

Le jet d’eau et son histoire

Cette année, les Bains accueillent le Festival Viva La Vulva ! Dans cette optique de libre-échange, le festival veut avant tout décomplexer le savoir autour de l’appareil génital féminin en l’exposant tout simplement. “De la même manière que l’on voit des pénis dans certaines villes, eh bien nous, nous exposons des vulves ici !” explique Frederic Favre. 

C’est aux Bains que se trouve aussi le célèbre jet d’eau de Genève. Tous les jours, il offre un spectacle pour les locaux. Lorsqu’il est déclenché mais également lorsqu’il s’est éteint. Le jet d’eau, issu d’une erreur d’ingénierie à la base, est devenu le symbole de la ville de Genève.