Des attelles 3D à base d’amidon de maïs pour remplacer le plâtre

Plus légères, plus naturelles et plus adaptables, les attelles Skincast, conçues à base d’amidon, de maïs pourraient être une alternative aux plâtres.

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Peut-on remplacer les plâtres par des attelles imprimées en 3D ?

1 - Peut-on remplacer les plâtres par des attelles imprimées en 3D ?

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Quand les entreprises d’impression d’images s’emparent de la santé

2 - Quand les entreprises d’impression d’images s’emparent de la santé

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Attelles 3D : légères, adaptables et faciles à recycler

3 - Attelles 3D : légères, adaptables et faciles à recycler

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« Au début de la crise sanitaire, on était en contact avec le service orthopédique de l’hôpital d’Arles et on s’est rendu compte que les patients avaient des systèmes d’immobilisation d’un autre temps », explique Alain Chaix. Le dirigeant de Vertigo met un point d’honneur à innover.

Attelle 3D Skincast

C’est donc quand il voit que les systèmes d’immobilisation n’ont pas vraiment changé depuis des années qu’il se rend compte du potentiel. Le constat est sans appel : il faut trouver une alternative plus légère, plus maniable, plus naturelle et plus éco-responsable que le plâtre.

Naît alors l’idée de confectionner une attelle imprimée en 3D en acide polylactique, un plastique végétal composé d’amidon de maïs, biodégradable en compost industriel. Plus légère, elle permettrait de faire du sur-mesure que l’on peut remodeler avec le temps et se recyclerait facilement en réutilisant les fils.

Autre avantage : l’attelle 3D résiste à l’eau. Ceux qui en ont déjà porté une le savent, se baigner avec un plâtre n’est pas vraiment tâche facile. Or, la rééducation dans l’eau permet d’alléger le corps, ce qui garantit des progrès plus rapidement. Si le système d’immobilisation résiste à l’eau, la rééducation peut commencer plus tôt et être ainsi plus efficace.

L’innovation étant à ses débuts, deux brevets ont été déposés par Vertigo. D’autres acteurs pourraient se lancer sur le marché prochainement. De quoi laisser penser que l’attelle 3D a encore de beaux jours devant elle.