Vous avez toujours rêvé de vous mettre dans la peau d’un sauveteur ? Si c’est le cas, bonne nouvelle, l’association malouine Nautisurf en Ille-et-Vilaine, a lancé son opération estivale « Alerte à Saint-Malo ». L’idée ? Glisser dans la peau d’un sauveteur et appréhender son quotidien. L’opération, explique Antoine Dourver président de Nautisurf, s’adresse aux familles avec des enfants de 5 ans et plus. Pour ce faire, l’association organise des sessions de formation intitulées les « P’tits sauveteurs » les après-midis, à destination des enfants et adolescents de 5 à 15 ans.

L’idée de l’opération “Alerte à Saint-Malo” est de réduire les risques de noyade par la prévention, explique Antoine. Cette idée est née d’une demande locale et du constat qu’il y a encore beaucoup de noyades en mer. Ces accidents peuvent être évités grâce à des actions de prévention et de sensibilisation.
À côté de ça, Nautisurf propose aussi aux adultes – amis ou collègues de travail – des sessions plus poussées pour appréhender les bases du secourisme et du sauvetage en mer. La formation est à la fois sportive et formative, précise Antoine. L’association propose par ailleurs des éco actions à destination du grand public afin de sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux écologiques.
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4,8 millions de tonnes. C’est la quantité de plastique généré chaque année en France, relève le site de l’Ademe, l’Agence pour la transition écologique. Cela représente 70 kg par habitant. Ce matériau dérivé du pétrole, présent dans notre quotidien, est aussi l’une des causes de pollution de l’environnement. Alors, depuis quelques années, des alternatives ont émergé pour la limiter.
Justement, Algopack, une entreprise bretonne installée depuis 10 ans à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), a pour objectif de remplacer entièrement ou partiellement le plastique par des algues. Elle fournit ainsi cette matière à des professionnels de la plasturgie et des industries qui utilisent du plastique comme l’automobile, le mobilier, les jouets… Elle fabrique par ailleurs des gobelets et des palettes recyclables.
Cette plante végétale a des avantages : « Grâce à sa texture, elle a un pouvoir retardant à la flamme. Elle donne une coloration naturelle, soit colorée, soit marbrée. On utilise des macroalgues brunes parce qu’elles sont plus fibreuses que les algues vertes composées à presque 98% d’eau. Ce qui nous intéresse chez les laminaires bretonnes ou les sargasses, c’est d’avoir plus de consistance et moins d’eau à extraire », explique David Coti, président d’Algopack.
Une fois les algues récoltées, elles sont séchées puis réduites en poudre. Pour une tonne de poudre, il faut 10 tonnes d’algues. Celle-ci sert ensuite de base pour fabriquer des granules qui seront transformés en produit final. En fonction des besoins, les algues peuvent être utilisées seules ou incorporées à des granules de plastique recyclé pour notamment apporter une part biosourcée. Mais la limite des matériaux d’Algopack est qu’ils s’adaptent uniquement à la création de produits consistants. Si le matériau final est fin, il risque en effet de se briser.
Par ailleurs, Algopack a été créée avec un double enjeu écologique. « D’un côté, on a voulu trouver une solution au plastique issu du pétrole ainsi que pour le recyclage, explique David Cotti. De l’autre, une revalorisation des pollutions des sargasses qui sévissent dans toute la zone des Caraïbes. »
Surfeur passionné, Jérémy Lucas, jeune entrepreneur breton, souhaite faire disparaître les matériaux pétrochimiques qui sont utilisés dans la fabrication des planches de surf. Il a donc créé sa marque, baptisée Paradoxal Surfboards. Avec elle, il a pour objectif de lancer dans les prochains mois une planche écologique.
Les planches de surf sont imprimées en 3D et fabriquées à partir de végétaux marins, plus précisément des algues d’échouage. Avec un associé, Jérémy a monté un bureau d’études, notamment tourné vers l’impression 3D. Un jour, une cliente lui fait remarquer que le plastique végétal à base d’amidon de maïs qu’il utilise pour ses impressions n’est pas si neutre environnementalement parlant.

Il se met alors à la recherche d’une alternative. L’idée viendra lors d’une séance de surf durant laquelle il évoluera au milieu de grosses quantités d’algues vertes. Il pense alors concevoir des planches 100% bretonnes et fabriquées avec des algues. Une option intéressante quand on sait que la fabrication d’une planche peut émettre jusqu’à 270 kg de CO2. Cette pollution résulte en grande partie au polyuréthane ou la mousse polystyrène utilisés depuis les années 1960. Sans oublier les autres résines et fibres utilisées et provenant, elles aussi, de l’industrie pétrochimique.
Avec ce procédé d’impression 3D, Jérémy peut utiliser toutes sortes de matériaux biosourcés. La fabrication est ainsi moins énergivore et permet la réutilisation des chutes. Et enfin, détail important pour les surfeurs, l’impression 3D permet de créer une planche au design unique.
Le prix est évidemment plus élevé. Comptez 1000 euros pièces quand un surf premier prix en vaut 300. Jérémy espère commercialiser ses premières planches d’ici début 2024.
Le secteur de la navigation fluviale fait face à des questionnements quant à son impact écologique, depuis plusieurs années. De nombreuses solutions émergent pour tenter de répondre aux problématiques environnementales. Et les matériaux utilisés dans la conception des bateaux est un puissant levier de réflexion.
À Concarneau, dans le Finistère, en Bretagne, le bureau d’études Kaïros, aidé par des ingénieurs de MerConcept, se penche sur l’utilisation de matériaux biosourcés pour concevoir des bateaux à moindre impact. Ils ont notamment participé à la fabrication du “We Explore” qui a pris part à la dernière Route du Rhum. Un navire de 18 mètres de long pour 8,6 de large qui a une particularité : il est composé pour moitié de fibres de lin. Pour concevoir ces pièces en lin, un hectare de plantation a été nécessaire. Ainsi, le pont est composé d’une seule et unique pièce.
Grâce à ces plantes et à d’autres composants végétaux, le bureau d’études a pu fabriquer une matière qui peut être déclinée en feuilles, plaques ou grands panneaux. Les pièces sont recyclables ou compostables et sont une alternative à la fibre de verre ou à la fibre de carbone. Ces dérivées du pétrole constituent habituellement les bateaux.
L’entreprise réfléchit également à la manière de verdir la manière d’habiter le bateau.
À Malakoff, dans les Hauts-de-Seine, en région parisienne, se trouve la Maison Handi’Chiens. L’association reconnue d’utilité publique, créée en 1989, éduque des chiens d’assistance destinés à des personnes en situation de handicap et de vulnérabilité.
« Ça concerne des maladies particulières, comme l’autisme, l’épilepsie, des troubles cognitifs, énumère Jean-Luc Vuillemenot, son cofondateur. Les bénéficiaires vont de la petite enfance jusqu’à la vieillesse. Le chien accompagne et assiste une personne en difficulté. Par exemple, quand elle est en fauteuil roulant, il peut lui ramasser son téléphone tombé par terre ou ouvrir une porte. »
Le résultat nécessite des mois de formation. Une fois sorti de l’élevage, le chien est éduqué lors d’un programme de 24 mois. Il va dans un des centres labellisés, ce qui va lui donner un statut et lui permettre de circuler partout. L’association en compte quatre, à Lyon, Alençon, Saint-Brandan (Côtes-d’Armor) et Vineuil (Loir-et-Cher). L’éducation repose sur un modèle originaire des États-Unis et du Canada. De ses 2 à ses 18 mois, le chiot va dans une famille d’accueil. Celle-ci va lui apprendre la vie en communauté avec les humains et le confronter à diverses situations de la vie courante.
S’opère ensuite une nouvelle étape dans son processus. Le jeune chien est pris en charge par des éducateurs canins professionnels qui vont le former à répondre à des commandes particulières – une cinquantaine – pour accompagner et soutenir les bénéficiaires en fonction de leurs besoins. Les races de chiens privilégiées sont les goldens retriever et les labradors. « Ils ont des prédispositions que nous renforçons pendant leur parcours éducatif », souligne le cofondateur d’Handi’Chiens. Du côté des bénéficiaires, il y a aussi des séances d’apprentissage desdites commandes.
Pour bénéficier d’un chien d’assistance, il faut s’armer de patience. Actuellement, il y a 1 000 demandes en attente. Or ce sont entre 120 et 140 chiens qui sont remis chaque année. C’est une commission composée de médecins, d’experts de l’association qui se charge d’examiner les dossiers. « Ce temps d’attente permet de peser son projet personnel, tient à préciser Jean-Luc Vuillemenot. On n’accueille pas un chien chez soi comme un objet, mais comme un être vivant qui va partager sa communauté de vie. Il faut donc prendre en compte les répercussions sur sa vie professionnelle, personnelle et sociale. Il faut donc être impliqué, car derrière, on crée des binômes ».

Le coût de l’éducation d’un chien est de 17 500 euros. La structure compte ainsi sur les dons et mécénats. Pour montrer les bénéfices de la présence d’un chien d’assistance auprès des bénéficiaires, l’association travaille ponctuellement avec l’université de Rennes et le laboratoire EthoS (Ethologie animale et humaine) qui effectue des bilans scientifiques. Ça porte notamment sur les personnes qui souffrent d’épilepsie. On va alors calculer l’efficience de détection en avances des crises d’épilepsie par des chiens entraînés pour cela.
La remise de chiens d’assistance est gratuite. En une trentaine d’années, Handi’Chiens en a remis plus de 3 000. Tout le travail effectué par la centaine de bénévoles et de salariés pour cette cause n’est pas vain. Jean-Luc précise que, « souvent, les bénéficiaires qui sont en fauteuil nous disent « mon chien a gommé mon fauteuil, il a changé le regard des autres sur moi » ».
L’association Cycling 4 Climate France organise une nouvelle édition de sa course Cyclo pour le climat. Elle se déroulera le 2 septembre prochain et partira de Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine. L’objectif de cette grande balade à vélo est d’attirer l’attention et de sensibiliser aux conséquences du changement climatique.
Cette année, l’association propose un parcours de 300 km. Il longera la côte d’Émeraude, puis la baie du Mont Saint-Michel. Cette Cyclo pour le climat utilise ce parcours comme une métaphore puisqu’en longeant le littoral breton, elle montre les effets concrets du changement climatique. Et incite donc à agir le plus rapidement possible pour les éviter. Et en particulier, les effets de grignotages des régions côtières par la montée des eaux.
Le parallèle avec la pratique du cyclisme est également utilisé. L’association souhaite en effet transmettre le message qu’en coopérant, avec persévérance et vitesse le changement est possible. Pour rendre le parcours accessible au plus grand nombre, il est possible pour les plus motivés d’effectuer les deux boucles de 150 km ou de choisir entre deux itinéraires de 150 km chacun.
Plus d’une centaine de cyclistes passionnés, dont d’anciens coureurs professionnels, sont attendus au départ de cet événement engagé.
C’est en Bretagne que Tanguy et Victor ont trouvé le lieu idéal pour lancer leur projet. Ils ont décidé de réinventer la colocation pour séniors. L’originalité : mélanger lieu d’habitation et hôtellerie.
Ils ont eu cette idée suite aux confinements et ont eu envie de proposer une solution pour permettre aux personnes âgées de sortir de l’isolement. Leur concept va plus loin qu’une colocation car en plus des huit studios destinés à la location et dédiés aux seniors, il y aura toujours une partie hôtel.
Le Relais de Beaucemaine va être réaménagé pour pouvoir accueillir les nouveaux résidents d’ici quelques mois. En attendant, il sera possible d’effectuer de courts séjours dans la partie hôtel pour tester la colocation. Tanguy et Victor ont déjà reçu les premières candidatures. Mais avant la construction des studios de 28 m², ils préfèrent que les séniors viennent tester l’expérience du vivre ensemble avant de décider s’ils sont prêts à sauter le pas.
« L’expression Auberge de seconde jeunesse résume assez bien ce que l’on veut mettre en place. Les auberges de jeunesse sont des espaces conviviaux, où il y a du monde tout le temps, c’est exactement ce que l’on veut retrouver chez nous. On veut que les voyageurs et les résidents permanents tissent du lien », explique Tanguy
Les espaces extérieurs seront aussi partagés, des activités communes seront organisées. Il sera possible de prendre des cours de yoga, de cuisine ou encore s’occuper du potager.
On connaissait Poudlard au Royaume-Uni, Durmstrang en Scandinavie et BeauBâtons dans les Pyrénées françaises. Une quatrième école de magie vient de naître : le château du Rocher Portail.
Pour mémoire, Manuel Roussel et son épouse Madly ont acquis le château Le Rocher Portail en 2016. « Nous avons été subjugués par certaines pièces, notamment la salle des banquets qui, sous bien des égards, fait penser à la grande salle de Poudlard décrite dans la saga “Harry Potter” », explique le propriétaire des lieux. D’où l’idée d’y développer un concept École de magie.

Une école dont les fondements ne s’inspirent pas seulement de l’histoire du petit sorcier à la cicatrice en forme d’éclair. « Nous avons retrouvé dans les archives du château les traces d’un pensionnat. Nous avons des salles de cours, des dortoirs et tout un tas de documents relatifs à la sorcellerie », détaille Manuel Roussel.
Le Rocher Portail n’est pas un parc d’attractions ou une exposition Harry Potter, mais un lieu de patrimoine exceptionnel proposant désormais, et de façon récurrente, des expériences immersives dans l’univers de la sorcellerie. « Notre événement de la Toussaint 2022 a réuni plusieurs milliers de sorciers et de sorcières. Un vrai succès ! Alors, nous avons décidé de devenir une école de sorcellerie à plein temps. » Terminées donc les visites patrimoniales. Le Rocher Portail se réorganise pour proposer des événements immersifs tout au long de l’année.
Quelque 35 personnes travaillent dans l’équipe : artisans, comédiens, magiciens. « L’idée est d’offrir une expérience inoubliable à nos visiteurs. »
La première de trois expériences immersives – la compétition du Milendall – va se dérouler du 7 au 22 juillet prochains. Deux autres opportunités de participer à une aventure dans l’esprit Harry Potter auront lieu cet automne et cet hiver.
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C’est en Bretagne qu’existe la Ferme de Kerguelen. Une exploitation agricole, dont l’objectif est de répondre aux défis environnementaux et économiques auxquels sont confrontés les agriculteurs aujourd’hui.
Pars ailleurs, pour être complètement en lien avec leurs valeurs, Michèle et Joseph Guivar’ch ont lancé la maison des légumes : le légume project, une initiative qui vise à sensibiliser les enfants et les adultes à une alimentation plus saine dans leur quotidien à travers la découverte des légumes sains, nutritifs et locaux de la région.
En effet, la ferme cultive une grande variété de légumes sur une superficie de plus de 8 hectares. L’utilisation de pratiques agricoles durables, telles que l’installation de haie et le non labourage de la terre, permet à la ferme de produire des légumes sains et nutritifs tout en préservant la qualité des sols.

Le projet légumes de la Ferme de Kerguelen s’appuie également sur les principes de projets d’éducation pour sensibiliser les consommateurs à l’importance de l’agriculture biologique et locale. La ferme organise régulièrement des visites éducatives pour les écoles locales et les groupes communautaires afin d’enseigner aux gens les avantages de l’agriculture durable, les avantages de consommer des légumes bio. Pour cela, Michèle Guivar’ch a mis en place un département sensoriel dédié à nos cinq sens pour déguster, sentir, toucher les légumes…
Pour conclure, le projet légume project de la Ferme de Kerguelen est un exemple concret de la façon dont l’agriculture durable certifiée bio peut être mise en œuvre pour produire des aliments sains et nutritifs tout en préservant l’environnement.
Il est sportif et n’a pas peur de se lancer des défis physiques. En juillet prochain, Josué Lenfant, un aventurier solitaire et solidaire de 32 ans, va se lancer dans un Tour de Bretagne en stand-up paddle. Le tout, en autonomie totale. Une aventure qui va durer au moins trente jours pour venir à bout des 1000 km à parcourir. Originaire de Vannes, dans le Morbihan, il est habitué à ce genre de défis.
En 2019, en plein hiver, il a déjà longé la Loire à vélo puis l’a redescendue en paddle. Ce périple lui a donné envie d’en refaire un. L’idée du Tour de Bretagne lui est venue en septembre dernier, lors d’un rendez-vous chez le tatoueur. Il tombe sur un prospectus de l’association, Un sourire dans les yeux d’Anne-Charlotte. Une association d’aide aux parents d’Anne-Charlotte atteinte d’une maladie génétique dégénérative. Pour financer ce projet, Josué a lancé une cagnotte en ligne.
Pour pouvoir s’équiper comme il le faut, il lui faudrait 6000 à 7000 euros. Sur le montant récolté, 10% seront reversés à l’association, voire plus, s’il récolte davantage d’argent. Pour affronter les aléas de l’océan sur les côtes de Bretagne, Josué se prépare physiquement et mentalement.
Il suit un programme strict avec cinq entrainements par semaine. Ainsi, le week-end il pratique également des sports d’endurance, du paddle, du kayak ou du vélo. Départ prévu le premier week-end de juillet.
Tanguy Mélinand a 23 ans et a toujours voulu innover dans le monde de la mode. Diplômé d’une école de haute couture à Genève, il a fait de nombreuses recherches sur les algues durant ses études. Le jeune homme est originaire de la côte finistérienne et puise régulièrement son inspiration dans cet environnement familier. En lien avec son école, il a développé un projet autour de la durabilité dans la mode et a donc entrepris ses premières expérimentations de cuir d’algues naturelles. C’est ainsi en novembre 2021 qu’il a présenté sa première veste produite à partir d’algues.

Malgré de nombreux défis, il a réussi à mettre au point un processus de traitement semblable à un tannage végétal. Ce traitement 100% biodégradable lui permet aujourd’hui de créer des vêtements avec les algues de sa région.

À ce jour, Tanguy a déjà imaginé plusieurs vêtements en algues. Selon lui, l’algue a un aspect intéressant. En plus d’être locale et naturelle, elle est 100% biodégradable, voire compostable. Au fil du temps, la couleur change avec la dégradation de la structure interne au contact du soleil. Par ailleurs, un cuir d’algue présente plus de contraintes et sa résistance n’est pas équivalente à celle d’un cuir d’agneau.
Tanguy poursuit aujourd’hui ses recherches pour rendre ces algues plus souples et résistantes. Avec ces créations, il a déjà remporté des concours à l’international. En revalorisant ces déchets naturels, il espère ainsi rendre la mode plus respectueuse de l’environnement. C’est pourquoi, il met en avant le réemploi de matériaux déjà existants pour faire évoluer les mentalités du secteur de la mode.
Depuis septembre 2021, le collectif Syklett à Lorient (Morbihan) propose un service de transport original aux personnes âgées. Un service de transport à vélo triporteur appelé Happy Syklett. Le service est destiné aux personnes à mobilité réduite. Mais aussi à tous les habitants de Lorient et de Lanester âgés de plus de 60 ans.
Ces triporteurs permettent un transport gratuit, écologique et rapide dans une agglomération où la voiture est encore très prisée. C’est aussi l’occasion de redonner des sensations de vélo à celles et ceux qui en sont privés par la maladie, le handicap ou tout simplement par les aléas de la vieillesse. Au-delà du transport et du vélo, c’est aussi l’envie de recréer du lien social qui domine.
Aujourd’hui, six triporteurs rouges sillonnent les routes de l’agglomération bretonne. Les trois premiers ont été achetés en 2018 avec une aide de la Fondation SNCF. Grâce à eux, les bénévoles ont commencé à proposer des balades aux résidents des Ehpad de l’agglomération de Lorient. En 2021, grâce à la fondation Decathlon, trois autres triporteurs ont été achetés, dont un pour accueillir les fauteuils électriques.
Au-delà du service Happy Syklett proposé, le collectif a aussi testé un service de transport à la demande en triporteur en 2022. Si le service a fait un carton auprès des utilisateurs, il s’est arrêté au bout de six mois faute de financement. Enfin, le collectif propose des cours de vélo pour adultes, et ce, quelque soit l’âge.
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Annie est enseignante et passionnée de couture. Elle a su également conserver son âme d’enfant pour se mettre à la portée de celles des autres. Très empathique, elle a beaucoup de considération pour les doudous dont elle s’occupe chaque jour dans son atelier.
Elle a d’abord créé sa microentreprise, Au Fil de Mes Idées. Elle y propose alors ses créations en tissu mais pas uniquement. En effet, très rapidement elle a décidé de mettre ses qualités artistiques et humaines au service des autres. Annie devient alors Docteur Doudou.
« Un doudou, c’est une personnalité, une odeur, un toucher, et ça, il n’est pas question de le perdre. C’est donc toute la responsabilité qui m’incombe aussi. Je ne fais rien sans l’accord de la personne qui me confie le doudou. C’est un gros défi pour moi de ne pas dénaturer le doudou et, visiblement, j’y arrive. C’est ce qui me rend fière », explique cette passionnée.
Annie soigne bien plus que des doudous. Elle a conscience à chaque instant que ces compagnons sont précieux, qu’ils ont une âme et méritent le meilleur. Au départ, elle s’est plutôt occupé de ceux des enfants mais, très vite, elle a été sollicitée par les adultes.
« Je sens l’enfant derrière l’adulte. J’entends totalement le besoin de continuer à faire exister encore le doudou. Comme s’il y avait cette envie de rendre à doudou ce qu’il nous a donné en tant qu’enfant, dans notre construction. C’est vraiment touchant. L’émotion est très forte. Et c’est poignant, gratifiant », confie Annie.
C’est avec beaucoup de douceur et d’humilité qu’Annie parle de son histoire mais aussi de celle des autres. À travers ce qu’elle fait, elle nous reconnecte à des valeurs profondes. Le tout avec beaucoup de simplicité et d’authenticité.
À la Maison Auté, Émile Auté produit des thés français, dans le Finistère nord. Depuis plusieurs années, il nourrit l’idée de lier le thé à la cuisine française et ainsi trouver des accords culinaires avec cette boisson. Pour mettre en avant ses créations, il a imaginé la première édition du Marché Complice de Bretagne, du 29 au 30 avril.
Organisé au Moulin de Kérouzéré à Sibiril, dans le Finistère, ce marché rassemble les producteurs et chefs issus du Collège Culinaire de France. Créé par un ensemble de chefs, ce collège promeut les restaurants qui mettent en avant le fait maison. Depuis quelques années, ce collège est également ouvert aux producteurs de qualité. Émile est lui-même membre de ce collège et, avec l’aide de cette organisation professionnelle, il a aussi pensé un repas autour du thé. Le samedi soir, les chefs utiliseront leurs matières premières et trouveront des accords entre les mets et les thés d’Émile.


Le dimanche, les gourmands pourront se retrouver autour d’un marché d’artisans. Issus du Collège Culinaire de France, ces artisans sont des militants de la qualité d’après Émile. Les chefs seront également présents et proposeront des créations inspirées du thé et du patrimoine culinaire breton. Pour Émile, ce marché s’adresse à tout le monde et il invite chacun à venir y déjeuner ou prendre le goûter.
Ce rendez-vous met ainsi en évidence les belles collaborations entre les producteurs et les chefs. Émile rappelle qu’il sera aussi possible de participer à des ateliers animés par les artisans. Il fera lui-même visiter ses plantations de thé et répondra aux questions des curieux. Pour le producteur français, cet événement gourmand permettra à chacun de profiter de la diversité de l’artisanat culinaire breton.
Le Morbihan s’invite à l’Élysée. Rien que ça. Il y a quelques semaines, Rémi Layalle et l’équipe de Papate ont en effet reçu une commande spéciale. Une commande émanant de la présidence de la République. La demande n’a pas été formulée par le président Emmanuel Macron lui-même, mais par les services de l’Élysée. L’idée ? Équiper la crèche accueillant les enfants du personnel de langes bio et fabriqués en France. Le palais a donc retenu la jeune marque de puériculture bretonne Papate pour le fournir.
Cette commande a réjoui Rémi Layalle, cofondateur de Papate : « C’est un honneur pour nous d’avoir été sélectionnés pour répondre aux exigences les plus élevées de l’État. Nous sommes fiers de contribuer à la réalisation de ses projets et d’offrir aux bébés les meilleurs produits possibles. Nous tenons à exprimer notre gratitude pour la confiance placée en notre entreprise et notre expertise ».
Il faut dire qu’en terme d’expertise, Rémi Layalle maitrise bien le sujet. L’entreprise a vu le jour en 2019 à Surzur, dans le Morbihan, après la naissance de son premier enfant. Une entreprise montée avec trois autres amis, également papas. L’objectif de départ – qui est toujours d’actualité – est de proposer aux clients des articles bio et fabriqués en France.
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Musique métal et défense de l’environnement… C’est le programme plutôt original du Metalearth Festival qui revient pour une seconde édition à Brest, dans le Finistère. Un événement lors duquel les fans de métal pourront profiter d’une pause entre deux concerts pour discuter environnement et défense de la biodiversité et notamment du loup.
Un festival mêlant écologie et métal, ce n’est pas commun ! Ce pari est né il y a quelques années dans l’esprit de Vincent Drevillon, à l’époque en pleine réflexion sur son avenir professionnel. Après des études en géologie, ce fan de métal voulait créer un événement à son image. « L’idée était d’allier en quelque sorte mes deux passions en faisant quelque chose d’utile. Et, surtout, en se démarquant de ce qui se faisait déjà car des festivals de métal, il y en a déjà beaucoup et on ne voulait pas être juste un événement en plus. »
Après une première édition consacrée à la sensibilisation sur les dérives de la pêche accidentelle, en partenariat avec Sea Shepherd, les organisateurs ont fait le choix cette année de mettre en avant une autre cause. Celle de la défense des grands prédateurs, à savoir le loup, le lynx et l’ours.
Pour cela, elle a décidé d’inviter l’association Férus qui lutte notamment pour une meilleure cohabitation entre ces grands prédateurs et les éleveurs. Une thématique qui concerne la Bretagne, où le loup a été aperçu pour la première fois depuis plus d’un siècle l’année dernière.
Vincent Drevillon, président du festival, et Tanguy Descamps, animateur régional de Férus en Bretagne, sont nos invités sur AirZen Radio.
Solicyclette. C’est le nom du défi solidaire dans lequel se lancent Anne et Christophe Sibéril, le 2 mai prochain. Ils s’apprêtent à parcourir 4000 km à vélo au départ du Danemark jusqu’au Morbihan. Le couple de quinquagénaires n’en est pas à sa première aventure sportive puisqu’il a déjà longé la Loire à vélo.
Les deux sportifs sont motivés par l’aspect touristique mais aussi par leur engagement. Ils sont voulu rendre utile cette traversée en s’associant à l’association Les Soudeurs du cœur. Basée en Normandie, elle adapte des fauteuils roulants sur des vélos. Après les avoir assemblés et équipés d’une assistance électrique, l’association les distribue gratuitement dans toute la France.
Du 2 mai au 31 août, Anne et Christophe tenteront donc de récolter des dons pour Les Soudeurs du cœur. Pour chaque kilomètre pédalé, 1 euro sera reversé à l’association. Ils espèrent ainsi récolter 4000 euros ou plus… Pour concevoir une vingtaine de vélos chaque année, l’association a besoin d’environ 10 000 euros. Trois personnes résidant en Bretagne ont déjà pu bénéficier de ces vélos.
Au-delà de ce défi solidaire, le couple souhaite montrer que la pratique du sport est encore parfaitement possible lorsque l’on dépasse la cinquantaine.
En Bretagne, une dizaine d’amis ont décidé de s’associer pour créer Wild Bretagne. Cette association s’est donné deux missions : acheter des terrains pour les laisser en libre évolution. Ça signifie qu’il n’y a aucune intervention humaine. Ni la chasse, ni les coupes d’arbres ni les plantations, ni les récoltes sont autorisées.
« Si on prélève du bois mort, on enlève un tiers de la vie sauvage parce qu’il sert d’abri et de nourriture. Il faut savoir qu’en France seulement 0,14% de nos forêts sont laissées à l’état sauvage. Et les forêts perdent de leur qualité, explique Alexandre Patureau, membre de l’association. Puis, le but est de sensibiliser à cette disparition sous plein de formes : l’art, le jeu, des ateliers, des expositions, faire des interventions dans les écoles. »
Ce qui les a incités à passer le cap, ce sont les nombreux voyages effectués en Europe pour aller voir ce qu’il en était des espaces sauvages. En revenant en Bretagne, ils ont pu remarquer un contraste. « On s’est rendu compte qu’on était très pauvres en termes de vie sauvage, confie Alexandre. On est l’une des régions de France la moins boisée. C’est pour ça qu’on a eu envie d’agir à notre échelle. »
L’un des sites qui les inspire se trouve à l’est de la Pologne : la forêt Bialowieża. Ils y sont allés il y a deux ans. « C’est la dernière grande forêt sauvage d’Europe. Il y a des arbres multicentenaires, des écosystèmes complets avec des loups, des sphinx et des bisons par exemple », détaille admiratif le représentant de Wild Bretagne.
Les membres de Wild Bretagne ont donc décidé de faire une campagne de financement participatif pour acheter leur première forêt à Plouëc-du-Trieux, tout près de chez eux, dans les Côtes-d’Armor.
« On a trouvé ce terrain, qui se trouve juste à côté de la rivière du Trieux, qui est encore préservé, analyse Alexandre. C’est une zone propice à plus de biodiversité qui fait 1 800 m². C’est une jeune forêt sauvage. » Finalement, ils ont pu récolter plus de 25 000 euros. Bien au-delà de leurs espérances.
Il faut entre 600 et 700 ans pour qu’une forêt se régénère naturellement. « C’est un temps très long. Mais on est optimiste, déclare le bénévole. On a agi parce qu’on voyait autour de nous s’effondrer la biodiversité. C’est la sixième extinction de masse. On ne voulait pas être les spectateurs de ça. Nous, on estime que chacun, selon ses compétences, son temps, ses envies, peut trouver un moyen d’agir notamment contre le système capitaliste qui est un ennemi du vivant. On doit remettre en question nos modes vie. »
Le rechargement des réserves naturelles en eau et des nappes phréatiques n’est “globalement pas fait”, admet Stéphane Rozé. L’éleveur et fromager breton ne veut pas semer la panique, mais “il faut avoir la question à l’esprit. Surtout que des solutions existent.
Au quotidien, il faut faire attention à sa consommation en eau dès aujourd’hui “pour moins altérer les réserves d’eau”, précise le paysan installé à Erbré, à l’est de Rennes. Pas question pour lui de parler de “guerre de l’eau”, il reste terre à terre. Il plaide davantage pour une amélioration de la communication pour tout le monde, décrivant précisément les ressources en eau disponibles.
Il faut limiter certaines cultures qui, comme le maïs, consomment beaucoup d’eau et sont massivement exportés. Le sorgho pourrait être un de ses remplaçants.
Que peut la bio pour l’eau ? “Elle peut énormément de choses”, sourit ce membre de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab). “L’agriculture bio coche la case de la qualité d’eau car elle n’utilise pas de produits chimiques, d’herbicides, de pesticides. Son retraitement va être très faible.” Ces bienfaits sont autant pour l’eau que la terre.
Côté quantité, “comme on travaille avec des engrais de ferme, du compost, on voit augmenter le taux de rétention en eau dans le sol”, précise-t-il.
L’agriculteur plaide pour une réduction des lavages de voiture et une restriction du nombre de piscines individuelles. Surtout, Stéphane Rozé propose que le prix de l’eau soit conditionné aux besoins et aux moyens des citoyens pour ne pas payer le même prix pour laver sa salade ou remplir sa piscine.
Dans les petites communes rurales de France, se déplacer peut parfois être une véritable galère. Les usagers dépendent en effet souvent d’un unique bus ou de quelques trains, dont les horaires de passage ne sont pas forcément adaptés à tous. Pour pallier ces problèmes de mobilité, le foyer de jeunes travailleurs de Vitré (Ille-et-Vilaine) a lancé la plateforme Mobi’zh.
Cette association propose aux locaux d’emprunter des véhicules doux ou électriques. « Ces problèmes de déplacements concernent toutes les tranches d’âge. Les plus jeunes n’ont pas forcément le permis de conduire, ce qui les empêche donc d’aller travailler. Et les plus anciens peuvent rapidement se retrouver isolés, sans accès aux commerces du quotidien », explique Loïc Desmoulins, coordinateur de Mobi’zh.
« On essaye vraiment de proposer la solution adaptée à chaque profil. Un diagnostic de mobilité est établi pour chaque usager. On peut aussi les accompagner pour s’inscrire à l’auto-école, à l’ASR (Attestation de sécurité routière, NDLR) ou dans toutes les démarches liées à l’achat d’une voiture », précise Loïc.
Mobi’zh dispose ainsi de plusieurs véhicules doux et électriques. Et petite particularité : l’association possède même son atelier d’auto-réparation de vélo et de mobylettes. « Les vieilles 103 que nous récupérons sont converties à l’électrique grâce à un kit spécifique. Nous avons appris à réparer ces mobylettes avec les membres de l’association. Puis nous les avons peintes ensemble. C’était une expérience très formatrice. »
La plateforme Mobi’zh comptabilise entre 2500 et 3000 jours de location de véhicules doux annuellement.