4,3,2,A lutte contre le décrochage scolaire en milieu rural

La structure, installée à Briançon dans les Hautes-Alpes, fait aussi de la prévention délinquance. Depuis une dizaine d’années, elle accompagne des jeunes âgés de 14 à 19 ans.

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Association 4,3,2, A : le message de Françoise aux jeunes décrocheurs

1 - Association 4,3,2, A : le message de Françoise aux jeunes décrocheurs

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Françoise Weiss, coordinatrice socio-éducative engagée à 4,3,2,A

2 - Françoise Weiss, coordinatrice socio-éducative engagée à 4,3,2,A

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Briançon : l’association 4,3,2,A lutte contre le décrochage scolaire

3 - Briançon : l’association 4,3,2,A lutte contre le décrochage scolaire

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Depuis 2009, l’association 4,3,2,A est engagée dans une lutte contre le décrochage scolaire et la prévention de la délinquance. Le nom de la structure fait référence aux classes de quatrième, troisième, seconde. Et le A correspond à accompagnement, apprentissage et alternance.

Françoise Weiss l’a créée avec deux autres personnes à Briançon, dans les Hautes-Alpes. Salariée de l’association, elle a le rôle de coordinatrice socio-éducative.

Créer un lien de confiance

Par ailleurs, avec son collègue, à deux, ils s’occupent, chaque année en moyenne, de 150 jeunes entre 14 et 19 ans. « On a créé cette association parce qu’on a les mêmes problématiques qu’en ville en ce qui concerne le décrochage scolaire. Mais elles sont parfois plus cachées. C’est vrai que les décrocheurs, on ne va pas les retrouver en bas des immeubles de cités, mais ils vont s’isoler au fond d’une vallée. On s’est dit qu’il y avait un besoin, et tout le monde a le droit à l’équité. »

A N N O N C E

Cette association a la particularité de ne pas avoir de locaux. Les deux salariés ont à leur disposition un téléphone et une voiture. Ainsi, ce moyen de locomotion leur permet de rencontrer les jeunes à différents endroits : au sein de leur établissement scolaire, à leur domicile, dans un centre social ou même à une terrasse de café. 

« Ça peut paraître étrange au début, explique la représentante de l’association, mais ça permet de créer un lien. On essaie d’établir une confiance avec eux, pour essayer de les remotiver sur un projet professionnel. »

Un accompagnement personnalisé

Ce travail se fait en collaboration avec les familles pour trouver la solution la plus adaptée dans cette lutte contre le décrochage scolaire. L’accompagnement personnalisé se déroule en moyenne deux ans en moyenne.

« Moi, je crois en chaque jeune. Il faut que chacun trouve sa place et, s’ils n’y arrivent pas, qu’on les y aide. J’ai envie de leur dire que même s’ils sont en échec ou en difficulté, ils ont des compétences et des capacités. Et c’est important d’y croire », conclut avec enthousiasme la coordinatrice socio-éducative de 4,3,2,A.