Le sorgho bio et français : l’avenir à portée de biscuits ?

Le sorgho sera-t-il le prochain maïs ? En tout cas, il en présente les avantages gustatifs sans les inconvénients en consommant peu d’eau, d’intrants et se passant facilement des pesticides. Une céréale bio d’avenir pour la France ?

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Manger bio : les ambitions du sorgho

1 - Manger bio : les ambitions du sorgho

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Le Sorgho, une céréale à fort enjeu international

2 - Le Sorgho, une céréale à fort enjeu international

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Manger bio : le bon goût du sorgho

3 - Manger bio : le bon goût du sorgho

04:40

Les sécheresses, les pénuries en eau profiteront-elles au sorgho ? S’il est trop tôt pour répondre par l’affirmative, il y a en effet un vent qui pousse cette céréale pour la mettre au premier plan. Peu consommatrice d’eau, pouvant éviter les intrants et pesticides, le sorgho pourrait faire concurrence au maïs. Ou “donner un nouveau souffle” parmi les céréaliers, selon l’expression de Mohamed Zellama.

Le fondateur de la jeune société Ori (Organisation Responsable et Innovante) plaide pour cette céréale déjà cultivée sur notre territoire. Après un travail de trois ans, il a développé une production de biscuits qui sont commercialisés depuis une année.

Sorgho, so good ?

Sa démarche, développée à Albi (Tarn), est encouragée par les annonces récentes de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation. La FAO a en effet indiqué que l’année 2023 mettra à l’honneur le sorgho, comme le millet. “L’enjeu avec le sorgho est de transformer étape par étape” la production de maïs, précise Mohamed Zellama. “Le maïs est gourmand en eau et en pesticides. Le Sud-Ouest en souffre”, précise-t-il.

Ses biscuits associent le sorgho avec des dattes ou des figues. Ces fruits sont “connus pour leur intérêt pour l’alimentation. Mais ce sont aussi des ingrédients à faible impact environnemental, ce qui s’inscrit dans notre idéologie à impact environnemental maîtrisé”.

L’objectif est de proposer des biscuits composés de produits “les plus bruts possibles”, sans conservateur, colorant ni arôme. Son travail s’est combiné avec celui d’une nutritionniste-diététicienne. Cela a permis d’obtenir un Nutri-score très favorable par rapport à d’autres biscuits. En effet, ils se classent à l’échelon A voire B pour des biscuits gourmands au caramel au beurre salé.