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Installé à la place d’une ancienne résidence autonomie pour personnes âgées, le Château à Villeurbanne, à côté de Lyon, accueille aujourd’hui 180 habitants. Alors que la résidence n’était plus aux normes et allait rester à l’abandon, la Ville de Villeurbanne a voulu trouver un projet d’occupation innovant. Le temps du mandat, le site a pour volonté d’incarner l’hospitalité tout en étant un outil de lutte contre le “sans-abrisme”.

Trois structures associatives occupent aujourd’hui les lieux. L’association Alynea mène à bien deux projets. Avec la Halte des Femmes, Alynea accueille les femmes en pré ou en post accouchement. Une autre allée du Château propose un CHU (centre d’hébergement d’urgence) pour les personnes isolées ou les petites compositions familiales. Avec 18 logements mis à disposition, l’association Acolea loge les jeunes avec des profils divers. Enfin, Forum Réfugiés bénéficie d’un endroit pour y mener ses actions.

Villeurbanne : Le site du Château pour lutter contre le sans-abrisme
Les activités au sein du Château à Villeurbanne – Photo Le Château

En plus des associations présentes au Château, de nombreux services et activités sont proposés aux habitants. Méline Revellin est responsable Logement d’Abord et mobilité résidentielle chez GIE La Ville Autrement et cheffe du projet au Château. Selon elle, il était important de proposer un cadre intime, privatif et sécurisé.

Ce lieu d’occupation temporaire hybride met en avant le collectif sans l’imposer et reste ouvert sur l’extérieur. Des chambres d’amis sont d’ailleurs mises à disposition des habitants pour se rapprocher au plus près des droits au logement. Aujourd’hui, de nombreux partenaires institutionnels soutiennent ce projet qui veut incarner les volontés politiques de la Ville et de la Métropole.

“À 15 ans, notre fils a eu une hépatite fulminante et a dû subir une greffe du foie. L’hôpital nous a très bien pris en charge. On avait ce projet depuis longtemps d’ouvrir une friperie, mais on voulait absolument lui donner du sens. C’est comme ça que Fripes Tease est née”, confie Johnny.

Chemises colorées, sacs en cuir de seconde main, jeans Levis en pagaille : Wafaa et Johnny chinent les pièces une à une, puis les revendent. “On a choisi cette façon de faire, plutôt que de commander des ballots de vêtements comme le font d’autres friperies. Le problème avec les commandes en gros, c’est que beaucoup de pièces finissent par être recyclées et ne sont pas vendues. Et puis, nous nettoyons tous les vêtements pour qu’ils soient portables immédiatement. C’est un travail titanesque”, relate Johnny. 

Crédit Léopoldine Deriot

Des fonds pour les enfants malades  

Wafaa et Johnny passent six heures par jour bénévolement dans leur friperie associative. L’intégralité des revenus est destinée aux hôpitaux qui accueillent des enfants malades. “Je suis enseignant à côté, donc j’arrive à libérer du temps pour venir ici. On aimerait vraiment que les habitants de Saint-Denis s’accaparent ce lieu. C’est déjà un super endroit pour se rencontrer”, affirme Johnny. 

Le local de Fripes Tease, situé au 48 rue Auguste Poullain à Saint-Denis, accueillait auparavant un pressing.  

Entre 20 et 25 000 tonnes de mégots sont jetés chaque année en France. Une grande partie d’entre eux terminent leur course dans l’océan. Impensable pour Guillaume Cazcarra, qui a décidé d’agir. Pour ça, il a donc créé l’association Hexacup. Une structure qui mélange à la fois le sport – ici le football – et l’écologie. «. » Hexacup était né.

Le concept est simple : des copains âgés de 15 à 25 ans souhaitent jouer au foot dans le cadre d’un championnat, mais sans prendre de licence en club. Ils forment donc une équipe de 8 joueurs, plus les éventuels remplaçants. Connectés à d’autres équipes sur l’application, ils se retrouvent sur un terrain en accès libre. Le match terminé, on enregistre le score. Tout ça forme un championnat local. En fin de saison, les équipes les mieux classées peuvent prétendre à disputer le tournoi national. Et celles qui sont un peu juste en points peuvent récupérer leur retard en participant à l’Hexaclean Day.

Cette année, cette journée s’est déroulée le 13 mai 2023. À Paris, et dans plusieurs grandes villes de provinces, différentes équipes se sont ainsi retrouvées pour mouiller le maillot et collecter le plus de mégots de cigarette possible. Au total, les bénévoles ont collecté plus de 300 000 mégots cette année. Dont 62 000 rien qu’à Paris. Les filtres sont confiés ensuite par l’association partenaire The Sea Cleaners à une entreprise bretonne Mégo pour les transformer en mobilier urbain.

Pour aller plus loin > A Brest, Mégo transforme les mégots de cigarette en mobilier urbain

Jusqu’au 27 août prochain, les Dijonnais peuvent profiter d’un lieu hors du temps en plein milieu de la nature. À seulement quatre kilomètres du centre-ville de Dijon, le Maquis est un lieu artistique et culturel pensé par l’association Zutique. Cette association a vu le jour en 1996 et développe des projets artistiques pour la scène locale.

Avec Zutique, Frédéric Ménard, le directeur de l’association, aimerait rendre la culture accessible à tous. Pour lui, Zutique a toujours été en marge de la société. L’association a donc initié de nombreux projets artistiques à travers la ville. Ces projets s’inscrivent dans une volonté respectueuse de l’environnement. Zutique veut ainsi créer un lien durable entre ces démarches artistiques et la rencontre avec les différents publics.

Dijon : Le Maquis, un lieu de vie artistique et culturel pour l’été
L’Extra festival au Maquis / Philippe Malet
Dijon : Le Maquis, un lieu de vie artistique et culturel pour l’été
L’Extra festival au Maquis / Edouard Barra

Depuis juillet 2022, l’association Zutique s’est lancée dans un nouveau projet. En investissant une maison éclusière à quelques minutes de Dijon, l’association veut proposer un lieu singulier et bucolique, basé le long du canal. L’été, le Maquis s’apparente à un lieu de spectacle et de rencontre. L’hiver, cet espace se transforme en résidence artistique et accueille de nombreux artistes en herbe.

Pour développer cette scène artistique locale, le Maquis met en avant différents arts comme le théâtre, le cinéma ou encore la musique. Frédéric considère donc le Maquis comme un lieu de vie où chacun peut venir pour profiter d’un bar et d’une cuisine vegan avec des produits locaux et bio. Le 14 juillet prochain, un grand bal est d’ailleurs organisé au Maquis pour inviter le public à danser et profiter au mieux de l’été.

Si vos leçons étaient des chansons, les auriez-vous mieux retenues ? Probablement.

C’est en tout cas le challenge que lancent l’association Fête le mur et la start-up Studytracks, soutenues par la FDJ.

La finale « un son, une leçon » à l’Institut du monde arabe

10 classes ont répondu présent ce mardi 30 mai à l’amphithéâtre de l’Institut du monde arabe à Paris. Le déroulé de l’après-midi est annoncé : tous les élèves passeront les uns après les autres pour présenter leur chanson sur scène devant un jury composé de Maitresse Adeline, Woxver, Boulevard des airs ou Yannick Noah.

Nous assistons alors à un cours de SVT sur les volcans, à des cours de français sur les expressions imagées et les fonctions grammaticales, un cours de maths sur les fractions et des leçons d’éducation civique et morale sur le handicap, les droits de l’enfant ou la liberté ont été enseignées à travers des couplets et refrains entrainants.

Puis, l’heure des résultats arrive… Ils sont annoncés par Yannick Noah, président fondateur de l’association Fête le mur.

« La Cabu c’est la meilleure école au monde ! » scandent les CM2 surexcités par l’annonce des résultats. Même ambiance du côté des parents accompagnants : « On est très contents que les enfants des quartiers nord aient gagné la coupe ! Maintenant, va falloir les calmer » (rires). Les autres classes n’ont pour autant pas démérité, le niveau était très élevé selon le jury.

Pour l’occasion, Jack Lang, ancien ministre de la Culture et président de l’Institut du monde arabe a fait son apparition, valorisant la musique et ses bienfaits notamment sur l’apprentissage et le partage.

L’association Fête le mur et Studytracks

Fête le mur est une association créée par Yannick Noah en 1996. Partout en France, auprès de 17 500 enfants de 140 quartiers prioritaires, elle favorise l’insertion, la réussite scolaire ou l’éducation alimentaire via le tennis.

Depuis 2021, le concours Un son une leçon permet de compléter ses actions grâce au concept Studytracks et au soutien de la FDJ.

Studytracks est une plateforme qui propose de nombreuses chansons qui permettent aux élèves de la primaire au lycée d’apprendre leurs leçons. Parfois même, ce sont des artistes et célébrités qui interprètent ces chansons, de quoi changer le regard sur l’apprentissage. Pari gagné si l’on en croit les refrains qui restent en tête à la fin de cette finale.

En France, 200 000 jeunes seraient logés dans un foyer de jeunes travailleurs (FJT). Partout en France et principalement en ville, ils deviennent de plus en plus intéressants financièrement et humainement pour les jeunes de 16-30 ans qui peuvent y avoir accès.

Les premiers foyers jeunes travailleurs (FJT) ont été créés au de but du XXe siècle, dans un contexte d’exode rural au cours duquel de nombreux jeunes se déplaçaient en ville pour trouver du travail. Gérés principalement par des associations, ils ont pour mission d’offrir un cadre sécurisant aux jeunes pour qu’ils prennent toute leur place dans la société (source : rapport du CGEDD, avril 2022).

En contrat avec la Caisse d’allocations familiales, les FJT sont des lieux de vie partagés dans lesquels les résidents ne peuvent être hébergés que 24 mois maximum. Un délai qui doit leur permettre de gagner en autonomie. «.

Quels profils ?

Salariés, apprentis, stagiaires, demandeurs d’emplois… Comme son nom l’indique, le Foyer de jeunes travailleurs s’adresse à ceux qui ont un revenu, même modeste.

« Je viens du Maroc, je n’avais pas la possibilité d’avoir de garant et aucun particulier ne voulais de moi comme locataire. J’étais trop heureuse d’intégrer le Foyer de jeunes travailleurs d’Issy-les-Moulineaux parce que je n’avais pas les moyens de me loger dans le secteur. Aujourd’hui, je suis donc dans un studio de 18 m² meublé, tout compris, dont Internet, et je paie 530 euros par mois. Le logement est éligible aux APL. Donc l’année dernière, je payais encore moins », explique Yasmine.

« Depuis que je suis en France j’ai fréquenté beaucoup d’hôtels. On m’a trouvé une place ici, je suis venu visiter et c’était exactement comme je voulais : calme, propre, je voulais être libre. J’ai envoyé mon dossier sur le champ ce qui a aidé ma candidature je pense », témoigne Mohamed.

Quelle organisation ?

Les Foyers de jeunes travailleurs sont en quelque sorte des colocations supervisées pour lesquelles il faut cependant s’investir. « La mixité est l’un des enjeux. Il faut faire en sorte que les gens se rencontrent, gérer les conflits, l’organisation des lieux partagés comme la cuisine, explique Émilie, responsable de trois structures dans les Hauts-de-Seine. Très honnêtement la crise du logement en Ile-de-France fait que notre taux de vacance est très réduit. Quand un jeune part, la semaine d’après un autre arrive. » N’hésitez donc pas à déposer votre dossier dans plusieurs structures.

Plus d’informations sur l’UNHAJ ou l’URHAJ. Les personnes interrogées pour ce sujet adhèrent à l’association les Jeunes de la Plaine. D’autres alternatives existent également pour réduire le montant du loyer comme la cohabitation intergénérationnelle.

Il y a 80 ans, en 1943 à New York, Antoine de Saint-Exupéry publiait son célèbre conte “Le Petit Prince”. Aujourd’hui, ce conte philosophique se retrouve à l’international avec plus de 5 millions d’exemplaires vendus chaque année. Pour Olivier d’Agay, petit neveu d’Antoine de Saint-Exupéry, “Le Petit Prince” transcende les origines sociales, professionnelles et générationnelles. Il parle à toute l’humanité et devient ainsi une expérience collective.

Pour diffuser ses messages de tolérance et de paix, les héritiers du Petit Prince ont ainsi fondé, en 2008, la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse. Écrivain, philosophe et pionnier de l’aviation civile, Antoine de Saint-Exupéry a fait du Petit Prince un ambassadeur de la paix et de l’enfance. Aujourd’hui, fière de cet héritage, la fondation œuvre dans une vingtaine de pays dans le domaine de l’éducation et de l’insertion.

Cette fondation diffuse les valeurs d’Antoine de Saint-Exupéry
La Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la jeunesse
Cette fondation diffuse les valeurs d’Antoine de Saint-Exupéry
La Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la jeunesse

Olivier d’Agay est également secrétaire général de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la jeunesse. Pour lui, un héritier d’Antoine de Saint-Exupéry a forcément des devoirs et des responsabilités envers la jeunesse. La famille de l’auteur exporte depuis plusieurs années les valeurs universelles de l’écrivain. Elle s’appuie sur un réseau considérable aux quatre coins de la planète. Cette communauté qui se rassemble sous les idées du Petit Prince permet à la fondation d’avoir une forte capacité d’action.

Olivier aimerait apporter à la jeunesse l’espoir et la confiance. La fondation construit des écoles au Maroc et encourage l’édition de livres pour enfants. Elle soutient également l’apprentissage du braille pour les personnes non-voyantes. Pour les 80 ans du “Petit Prince”, la fondation renforce ses actions et prévoit de nombreuses animations dans plusieurs pays.

La première Pride des Banlieues a été organisée en 2019 et a réuni plus 3 000 personnes. Un engouement qui s’est confirmé en 2022 lors de la deuxième édition – post-crise sanitaire -, où 10 000 personnes ont défendu les couleurs de l’amour. Alors, cette année, près de 15 000 personnes seraient attendues dans les rues de Saint-Denis pour la troisième édition de cette marche des fiertés.

« La Pride des Banlieues est avant tout l’événement pour faire entendre les voix des LGBTQ+ des quartiers populaires, parce qu’on est souvent racisés, souvent précaires et ce sont d’autres réalités, d’autres discours que l’on met en avant », explique Yanis Khames. Le porte-parole de la Pride des Banlieues publie d’ailleurs « Les Marges au centre de la lutte », le 23 mai 2023 chez Double Ponctuation, un livre sur l’histoire et l’utilité du mouvement.

La Pride des Banlieues : porte-parole des minorités

Au fil des années, les manifestants se déplacent de toute la France pour participer à cette marche des quartiers populaires. « On vient comme on est ! Maquillés, pas maquillés, habillés, pas habillés, c’est une énergie très forte. On sait pourquoi on est là, on veut des droits, des moyens, lutter contre des oppressions… C’est peut-être revendicatif et plus militant que la Pride de Paris », explique Yanis Khames.

Cette année, le mouvement demande l’ouverture de la PMA à tout le monde. Selon l’organisation, les personnes transsexuelles auraient été exclues de la PMA pour toutes, les personnes grosses et handicapées souffriraient de discrimination et les personnes racisées auraient beaucoup plus de mal à avoir un enfant. « L’appareillement oblige les personnes racisées à avoir des donneurs d’ovocytes de la même couleur qu’iels. De ce fait, une personne racisée devra attendre 10 ans en moyenne contre 2 ans pour une personne blanche », développe Yanis Khames.

Tout cela sera défendu le 3 juin prochain lors de la Pride des Banlieues. Rendez-vous à 13h place René Dumont à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis.

Le samedi 20 mai, l’association Entourage organise des Jeux de la Solidarité au stade des Peupliers, à Villeurbanne, près de Lyon. Entourage a pour mission de créer du lien social et de lutter contre l’isolement des personnes en situation de précarité. Pour assurer ce réseau social et amical, l’association met en place de nombreux événements de convivialité et des activités collectives. La grande rencontre sportive des Jeux de la Solidarité s’inscrit ainsi dans cette démarche.

Entourage

Pour Clara Vives, chargée d’animations sportives et de communication, le sport est un outil fédérateur. Il permet de réunir autour de valeurs fortes et positives. Avec le sport, les participants apprennent le respect, la coopération, le partage ou encore la solidarité.

Ces Jeux de la Solidarité ont donc été pensés par Entourage comme un grand moment de rencontre et de convivialité. Clara explique d’ailleurs vouloir constituer des équipes avec un maximum de diversité entre les participants. Chacun a un parcours de vie différent et, avec cette rencontre, il sera possible de croiser les chemins de vie de ces personnes. L’esprit d’équipe et la compétition offriront d’ailleurs l’opportunité de faire connaissance autrement et de créer des liens solides.

Cet événement inter-associatif compte accueillir 200 personnes et se conclura sur un grand goûter où les participants pourront souffler ensemble. Pour Clara, ces Jeux de la Solidarité prouvent que le sport n’est pas une source d’exclusion supplémentaire pour les plus démunis. Peu importe notre situation, nous sommes tous pareils autour d’une pratique sportive. 

Le quartier de la Guillotière a été rattaché à la ville de Lyon au XIXe siècle. C’est l’un des plus vieux quartiers de la ville et il a pour tradition d’accueillir les vagues de nouveaux arrivants. Pour Clément Escaravage, adjoint à la maire du 7e arrondissement et délégué au quartier de la Guillotière, ce lieu est aussi très multiculturel, vivant et populaire.

Cependant, la Guillotière pâtit d’une mauvaise image pour des soucis de trafics et de sentiment d’insécurité. Les habitants de ce quartier ont ainsi décidé de mettre en lumière la richesse de cet endroit. Par des actions et des événements positifs, ils veulent prouver qu’il y fait bon vivre et qu’il existe un véritable vivre ensemble dans ce quartier.

Une journée pour profiter des saveurs du quartier

Lyon : Se régaler au festival des cuisines du monde à la Guillotière
Festival des cuisines du monde à la Guillotière

Avec le Festival des cuisines du monde à la Guillotière, dimanche 14 mai, l’association Ré(a)dorons la Guillotière et les autres acteurs espèrent ainsi mettre en avant l’aspect multiculturel et culinaire du quartier. Toutes les gastronomies présentes à la Guillotière seront donc proposées lors de cette première édition. L’événement prendra place sur l’un des axes principaux, le cours Gambetta, qui sera rendu piéton pour l’occasion. Une vingtaine de restaurateurs et de restauratrices du quartier viendront y partager leurs spécialités culinaires. Les participants pourront ainsi se retrouver autour de grandes tablées, propices à la création de liens.

Pour Clément, partager collectivement un repas est la première étape pour apprendre à vivre ensemble. Ce festival se veut ainsi convivial, solidaire et familial. Grâce à un système de jetons, chacun pourra se régaler et avoir accès à des menus variés. Les enfants pourront quant à eux profiter de stand de maquillage et la fanfare du quartier viendra animer le repas.

Ce festival s’inscrit aussi dans une démarche zéro déchet. Clément aimerait que son impact carbone soit neutre et s’appuie pour cela sur des bouteilles consignées et de la vaisselle réutilisable. Des ateliers de sensibilisation au vrac et au réemploi seront d’ailleurs présents lors du festival.

Faire découvrir l’univers de la musique classique à un public jeune, c’est dans cette dynamique que l’Orchestre Dijon Bourgogne (ODB) a lancé l’Orchestre des Quartiers en 2010. Ce projet a pour ambition d’initier à la musique des jeunes résidant dans des quartiers prioritaires de la métropole dijonnaise.

«. Et ce, en complément des écoles de musique et des conservatoires », explique Lisa Godeau, la directrice de la communication et de l’action culturelle.

Découverte culturelle

Les quartiers qui bénéficient de ce dispositif gratuit sont la Fontaine d’Ouche, les Grésilles et Belvédère de Talant. Il est proposé hors temps scolaire, entre 30 minutes et 1 heure, en fonction des niveaux. Cette année, 51 jeunes de 8 à 15 ans y participent. Ils ont le choix entre six instruments : le violon, violoncelle, la trompette, le trombone, la flûte traversière et les percussions.

Par ailleurs, les ateliers sont assurés une fois par semaine par les membres de l’Orchestre Dijon Bourgogne. « Ils se déroulent au sein des lieux socioculturels avec qui nous sommes en partenariat. C’est important d’être dans les endroits que les familles côtoient. Et puis, ces partenaires sont essentiels pour nous, parce qu’au départ, on n’est pas identifiés dans ces quartiers-là. Il y a toujours une appréhension ou une méconnaissance des habitants donc il y a besoin de temps pour faire connaissance », explique Lisa Godeau.

Un enseignement adapté

Les enseignants utilisent une pédagogie alternative. Les élèves apprennent ainsi à lire les notes de musique. Cela passe aussi par l’imitation et du par cœur. Aussi, pour une meilleure assimilation, les enseignants adaptent les partitions. Les instruments sont prêtés gratuitement aux enfants le temps de leur inscription. Ils peuvent ainsi poursuivre leur apprentissage chez eux. Ce projet s’inspire du modèle de l’Orchestre Simon Bolivar, au Venezuela.

En effet, le souhait de l’ODB est d’intégrer cette culture classique dans les foyers à travers un engagement de la part des familles, de créer une envie et une curiosité. « On fait aussi assister les jeunes à des répétitions, à voir des spectacles, visiter des ateliers de lutherie. C’est important pour nous que leur ouverture culturelle soit la plus large », souligne la directrice de la communication et de l’action culturelle.

En fin d’année, les enfants se produisent lors de petits concerts organisés dans leur quartier. « C’est une façon de montrer aux autres jeunes que c’est possible », estime Lisa. Preuve que le projet Orchestre des Quartiers fonctionne, certains anciens bénéficiaires ont continué la pratique d’un instrument. Ils ont pris des cours individuels, intégré le conservatoire de musique ou des classes Cham (classes à horaires aménagées musique).

Depuis octobre 2022, dans le quartier Langlet-Santy à Lyon, les habitants peuvent se retrouver quotidiennement à la Mesa. Cette Maison Engagée et Solidaire de l’Alimentation est un projet de tiers-lieu alimentaire. Plusieurs actions et activités sont proposées autour de l’alimentation.

Cette maison est portée par deux associations lyonnaises qui s’engagent contre le gaspillage alimentaire. L’association Vrac Lyon assure la coordination du lieu. Récup et Gamelle anime davantage les activités de restauration et cuisine trois midis par semaine. Les repas sont végétariens et cuisinés avec des produits biologiques et de qualité. Pensée pour être pluriactivité, cette Mesa accueille en son sein un restaurant, une épicerie vrac et solidaire et un espace cafétéria. Un coin enfant permet également aux parents de surveiller tranquillement leurs enfants.

Lyon : Une Mesa pour une alimentation digne et durable
Prise de commande à la Mesa – Thierry Fournier

Installée dans le 8e arrondissement de Lyon, la Mesa veut rendre accessible une alimentation durable et de qualité pour tous. Julia Lévêque est coordinatrice du lieu pour l’association Vrac Lyon. Elle explique que ce projet a été imaginé avec l’aide des habitants du quartier. Chacun peut ainsi s’impliquer dans cette Mesa.

Pour Julia, il était important de construire un lieu qui puisse être à l’image des habitants. Lors des activités et des actions, la Mesa s’engage donc contre le gaspillage et prône l’alimentation zéro déchet. Par exemple, les Mardis anti-gaspi prouvent à tous qu’il est possible de cuisiner un menu complet à partir d’invendus. 

Ce projet multiculturel s’inscrit aussi dans une démarche d’accompagnement social. L’épicerie vrac s’appuie sur un système de triple tarification avec des prix coup de pouce. Julia espère ainsi faire comprendre aux adhérents qu’une alimentation digne et durable est accessible à tous.

Aujourd’hui, la mobilité douce apparaît comme une alternative financière et écologique indéniable. Face à l’inflation et les enjeux écologiques, les trajets actifs sur de courtes distances sont plébiscités par de nombreuses associations et métropoles. Selon l’Insee, en 2022, 41% des personnes utilisaient encore la voiture pour faire des trajets domicile-travail de moins d’un kilomètre.

Pour les motiver, Loïc Robbiani a pensé l’application Vazy. Chaque distance parcourue en mobilité douce est enregistrée dans l’application et donne lieu à des réductions ou des bons d’achat dans des commerces de proximité. Vazy s’adresse aux piétons, aux cyclistes ou encore aux skateurs. Pour Loïc, il est important de s’adresser à toutes les mobilités douces.

Soutenir les commerces locaux et préserver la planète avec Vazy
Vazy

En récompensant ces gestes écoresponsables, Loïc espère faire changer les habitudes des citoyens. Un kilomètre parcouru rapporte ainsi cinq points convertibles en bons d’achat dans des restaurants, des épiceries ou des bars. Vazy cible essentiellement des commerces indépendants et de proximité. Ainsi, il espère pouvoir les soutenir et les faire connaître.

Aujourd’hui, à Lyon, 250 boutiques participent à l’aventure. Loïc a aussi pensé Vazy pro pour les entreprises qui peuvent par ce biais sensibiliser leurs salariés. Avec cette application, les entreprises mettent en place des challenges, développent la cohésion d’équipe ou encore motivent efficacement les salariés. En mai 2023, la troisième version de l’application verra le jour et Vazy sera téléchargeable dans toute la France.

L’équipe de Vazy à Lyon

À Villeurbanne, à côté de Lyon, l’Archipel propose une réponse sociale à la question du droit à l’alimentation. Cet îlot de plusieurs lieux est né de la volonté de la ville de rendre accessible à tous une alimentation de qualité. Piloté par l’association Le Mas et les Restos du Cœur, ce projet de tiers-lieu alimentaire a donc une vocation sociale.

Implanté sur le parking Raphaël de Barros, l’Archipel rejoint les actions des Restos du Cœur qui proposent chaque soir des repas chauds. Ce projet met à disposition des cuisines en accès libre et un café associatif. Il s’adresse aux personnes en difficulté et chacun peut venir y partager des moments de convivialité. Les personnes qui n’ont pas accès à des cuisines peuvent ainsi réserver des créneaux et cuisiner pour la semaine.

A l’Archipel, une chorale

Ce projet ambitieux travaille sur différents aspects de l’alimentation. Les habitants du quartier n’hésitent pas à investir les lieux pour cuisiner ou simplement créer des liens autour d’un café. Une chorale s’est récemment installée et les passants peuvent aussi profiter d’un piano.

Pour Mathieu Garabedian, Adjoint délégué au maire de Villeurbanne à l’innovation, au développement social et à la solidarité, l’Archipel prouve qu’il est possible de créer des lieux où solidarité rime avec convivialité. La cuisine est un formidable outil pour créer des liens et casser l’isolement des personnes en difficulté. Mathieu est enthousiaste face à la mixité sociale et culturelle qui se trouve à l’Archipel. À terme, il aimerait que ce lieu puisse accueillir des évènements sportifs et culturels.

En France, ils ont le vent en poupe. Souvent pris pour des installations temporaires illégales. Les friches culturelles ou tiers-lieux sont de plus en plus autorisés voire incités par les municipalités et propriétaires.

En 2022, France Tiers-Lieux en recensait 3 500 sur le territoire.

Qu’est-ce qu’un tiers-lieu ?

La définition d’un tiers-lieu est une question assez floue. Un tiers-lieu serait un endroit entre le domicile et le lieu de travail. Hybride, à mi-chemin entre un lieu de vie et un lieu culturel, il héberge généralement les acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire.

Tantôt espace de co-working, cuisine sociale ou fiefs d’associations, il valorise surtout le partage et la convivialité. Césure (Paris), le Musée Sauvage (Paris), 6B (Paris) ou Darwin à Bordeaux, les tiers-lieu n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Comment gérer économiquement un tiers-lieu ?

La plupart du temps, les occupants n’ont pas de loyer à payer. Selon Angèle de Lamberterie, directrice du développement de Plateau Urbain, installer un lieu temporaire à visée sociale a quelques avantages pour les propriétaires :

Ainsi, depuis que Plateau Urbain existe, 49 tiers-lieux ont été lancés et accompagnés grâce à son expertise. Simon Laisney, le fondateur et président le remarque : les municipalités comme Paris cherchent d’ailleurs à ouvrir ce genre de lieux. Une façon de « rester à la page car, en plus d’être attractifs, ils permettent de faire naiîre un vrai vivier associatif écologique et social ».

Ainsi, à Marseille par exemple, on voit des tiers-lieux qui pourraient se pérenniser comme le Coco Velten. Bientôt, les tiers-lieux pourraient également intégrer des hébergements d’urgence comme Victoria, qui devrait ouvrir prochainement près de l’hôtel de ville de Paris.

Depuis août 2022, La Tablée, au 15 rue Robert à Saint-Etienne, bénéficie d’un nouvel agencement pour accueillir encore plus de monde. Cette cantine solidaire profite d’un coin cuisine, qui s’apparente à un lieu semi-professionnel, précise Chloé, animatrice à la Tablée. La cuisine accueille, quatre matins, par semaine des bénévoles pour cuisiner des produits locaux. Valérie est d’ailleurs bénévole à La Tablée et vient souvent donner un coup de main.

Ce principe de cuisine participative permet à ceux qui le souhaitent de préparer le repas du midi. Chloé accompagne également les personnes lors de l’atelier cuisine et assure une ambiance chaleureuse entre l’équipe. Elle ne se considère pas comme une cuisinière professionnelle, mais veille à sortir 35 couverts en seulement une matinée. Elle explique les règles d’hygiène et de sécurité aux nouveaux arrivants. Ensemble, ils partagent leurs compétences et improvisent selon les recettes.

Saint-Etienne : Une cantine solidaire pour créer des liens
Un atelier cuisine à La Tablée. Photo La Tablée

Ces recettes sont d’ailleurs décidées selon les stocks et Chloé s’occupe de l’approvisionnement. Les produits viennent des producteurs locaux et ponctuent les plats variés et équilibrés. À la fin de la matinée, les participants se retrouvent autour du repas et partagent des moments conviviaux. Avec La Tablée, il est aussi possible de venir le midi pour simplement déguster les créations culinaires des bénévoles. Des grandes tablées composent la salle à manger et chacun peut ainsi faire connaissance avec son voisin.

Saint-Etienne : Une cantine solidaire pour créer des liens
Un repas partagé à La Tablée. Photo La Tablée
Saint-Etienne : Une cantine solidaire pour créer des liens
Une assiette proposée à La Tablée. Photo La Tablée

Le prix du repas est libre et Chloé explique que les contributions à La Tablée ne sont pas exclusivement financières. Les participants peuvent aider à faire la vaisselle ou débarrasser. Pour Chloé et Valérie, La Tablée offre des bulles de chaleur qui créent des rencontres de proximité. D’autres événements établissent d’ailleurs des liens forts et favorisent la rencontre. Valérie nous présente alors le goûter des matrus où les enfants se retrouvent autour d’un atelier pâtisserie. Cette cantine de quartier solidaire fêtera ses 1 an d’existence le 28 avril 2023 et a encore de nombreux projets en tête.

On connait toutes et tous la musique : pour être en bonne santé, il faut manger au moins cinq fruits et légumes par jour. Une recommandation de santé publique que l’on entend tous les jours. Mais savez-vous d’où viennent ces recommandations ? Il semblerait que le gouvernement se soit inspiré du « régime crétois », aussi appelé « diète méditerranéenne ». Ce concept, créé dans les années 1960 par l’épidémiologiste américain Ancel Keys, a été inscrit en 2010 par l’Unesco sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Ce « régime crétois » est justement le point de départ d’une exposition permanente au Mucem, à Marseille. L’exposition le « Grand Mezzé » propose en effet de définir et de préserver l’authenticité culinaire géographique et culturelle de la cuisine méditerranéenne tout en interpellant les visiteurs. Comment protéger un régime alimentaire sans l’empêcher d’évoluer ? Comment rester perméable tout en restant authentique ? Autant de questions qui sont posées tout au long de l’exposition permanente. Pour tenter de trouver des réponses, l’exposition le « Grand Mezzé » emmène le visiteur du champ à l’assiette et des savoir-faire culinaires traditionnels de Méditerranée aux chaines de restaurants mondialisés.

Une exposition participative

À côté de cette exposition permanente, et pour aller plus loin, le Mucem a décidé de créer une seconde exposition. Temporaire cette fois, et surtout itinérante. Un travail baptisé « Mix Mezzé », qui cette fois sillonne les rues des quartiers marseillais. L’idée est de sortir l’exposition du cadre du musée pour aller à la rencontre de la population. Et, surtout, d’attirer un nouveau public, peu habitué des musées, à découvrir l’art.

Pour réaliser cette exposition insolite, l’association Le Tamis a d’abord procédé à une méthode d’enquête-collecte. L’idée étant de réaliser une exposition participative, ludique et surtout conviviale. Le rendu est bluffant. Organisée comme un grand repas, l’exposition « Mix Mezzé » mêle objets, récits, recettes et différentes trouvailles.

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Il y a quelques mois, nous vous faisions découvrir l’association A Chacun Son Cocon qui tend à démocratiser la décoration d’intérieur. Décoratrice d’intérieur de formation, Assetou Coulibaly a eu envie de se rendre chez les habitants de certains quartiers afin de leur proposer de réaménager leur appartement. Une aventure qu’elle partage avec sa famille qui la soutient énormément, mais aussi avec une équipe de bénévoles.

Anaïs est la première bénévole à avoir embarqué dans cette aventure : « Avec Karim, peintre professionnel, nous sommes les premiers à avoir rejoint Assetou. Nous avons commencé par un projet sur trois jours. L’idée était d’aider une maman célibataire à revoir son intérieur ».

La fondatrice d’A Chacun Son Cocon tient à ce que les bénéficiaires restent autonomes. L’idée est ainsi d’enclencher le mouvement mais de les laisser ensuite terminer le travail commencé. « Aujourd’hui, on n’est pas que décorateurs. La décoration est un prétexte pour pouvoir emmener les gens vers autre chose et leur redonner confiance. »

Pour les trois ans de l’association, Assetou a eu envie de réunir tous les gens qui participent de près ou de loin à cette aventure. Bénéficiaires, bénévoles, sa famille, ses amis mais aussi celles et ceux qui ont cru en son projet ambitieux.

Dans les années 1980, des militants ont voulu reprendre la main sur leur épargne et l’utiliser pour des projets concrets et solidaires. Ils ont fondé les Cigales, des Clubs d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Épargne Solidaire. Quarante ans plus tard, plus de 200 cigales existent à travers la France.

Ces groupes d’investisseurs ont choisi d’investir leur épargne auprès de porteurs de projets. Les clubs entrent donc au capital des entreprises et deviennent actionnaires de la société. Les projets financés sont variés et s’inscrivent à plusieurs échelles. Localement, les Cigales peuvent soutenir des maraîchers, des épiceries solidaires ou encore des artisans. Des projets sont également issus de l’économie sociale et solidaire comme Rebooteille qui met en avant le réemploi de bouteille. Plusieurs clubs peuvent aussi se réunir pour accompagner des projets plus larges à l’échelle nationale.

Pour créer une Cigale, il ne faut pas de compétences particulières, ni une richesse conséquente. Ce sont d’ailleurs les associations régionales des Cigales qui accompagnent à la création d’un nouveau club. Ces groupes sont composés de 5 à 20 personnes, tous âges confondus. Ainsi, pour financer les initiatives, ils mettent en commun leurs compétences et prennent le temps de connaître les projets qu’ils soutiennent.

Les cigaliers partagent également leur savoir-faire avec les porteurs de projet. Ils leur apportent un soutien moral et mettent au centre de leur collaboration l’émergence d’idées et la convivialité. Chaque cigalier a son propre réseau à travers la France. Pour Sam Collaudin, président de l’association régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes, les Cigales permettent d’être utile autour de soi tout en donnant du sens à son épargne.

Etienne Orsini et Saïd Abidi considèrent la culture comme capitale. Ils s’engagent tous les jours à promouvoir des activités différentes et l’écoute au sein de l’espace culturel Andrée Chedid, Issy-les-Moulineaux (92).

Un métier qui peut sembler ordinaire mais qui requiert des engagements locaux, une motivation et une sensibilité importante au quotidien. 

Des engagements locaux au quotidien pour tous 

“Un bon sujet, c’est un sujet qui va nous interpeler et qui va aiguiser notre curiosité. C’est également un sujet qui doit être à la fois nouveau et d’actualité. L’espace Andrée Chedid est un espace culturel, mais c’est aussi un endroit d’écoute. Pour le printemps 2023, par exemple, nous avons prévu des sessions tournées vers la philosophie, la poésie, la nature et l’écologie”, évoque Etienne Orsini, photographe et poète.

“Dans le cadre de la Semaine de la science, nous avons, par exemple, organisé plusieurs ateliers sur la thématique de l’eau. C’est un sujet qui est bien ancré dans l’actualité, principalement avec le réchauffement. C’est devenu extrêmement important d’en parler. Nous avons eu beaucoup de bons retours des familles qui ont pu venir profiter de ces ateliers avec leurs enfants”, ajoute Saïd. 

Un centre culturel tourné vers la poésie 

Saïd Abidi et Etienne Orsini organisent également tout au long du mois d’avril des ateliers de sensibilisation à la poésie et à la philosophie. Il y a eu aussi un concept intéressant pour les deux messieurs engagés dans la culture et dans l’écoute : un goûter pour enfant mais sans parents !

“Nous souhaitons combattre une autre thématique malheureusement d’actualité qui est le harcèlement. Nous avons pu nous apercevoir que les plus petits ont tendance à se rétracter lorsque les parents abordent le sujet. Ici, nos engagements locaux concentrés sur ces goûters sont justement d’ouvrir le dialogue entre eux”, indique l’organisateur.