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En France, un enfant sur 100 naîtrait autiste, selon une estimation de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). L’autisme est un trouble du développement d’origine neurologique, qui provoque une altération des interactions sociales et de la communication. Les intérêts des personnes autistes sont en effet restreints et répétitifs. Faute de pouvoir s’exprimer, ou en situation de panique, des personnes autistes sont régulièrement portées disparues.  

“Avec deux autres associations, nous avons constaté que les disparitions de personnes autistes étaient moins relayées par les médias. Les personnes lambda bénéficient en effet d’alertes police nationale beaucoup plus rapidement. Le processus est bien plus lent pour des personnes autistes”, explique Corinne Baculard de l’association niçoise Approche Globale Autisme.

Des solutions pour localiser les personnes autistes  

En décembre dernier, par exemple, Mohammed, jeune autiste de 14 ans non oralisant d’Île-de-France, a disparu pendant une vingtaine de jours avant d’être retrouvé en Suisse.  

“Une personne autiste n’est pas une personne lambda qui fugue. Elle peut être happée par le stress, les bruits, les sirènes dans la rue. Ces personnes peuvent grimper dans des trains, des bus sans se rendre compte du danger. Elles peuvent partir à des kilomètres”, explique Corinne Baculard. Pour limiter ces disparitions, Approche Globale Autisme propose des packs “sécur’autism”. Ces plaques informatives sont à coudre dans des poches, des porte-clefs sécurité ou des tee-shirts avec un numéro à contacter en cas de problème. 

Le handbiker alsacien Joseph Fritsch rêve des Jeux paralympiques de Paris, qui se tiendront cet été. À 25 ans, il va tout faire pour tenter de décrocher une qualification pour la compétition dans les prochains mois. Joseph est plutôt bien lancé. En août dernier, avec Johan Quaile, il a en effet été sacré champion du monde en relais.

Le handbiker, licencié à l’ASF Mulhouse, est atteint d’un Spina-bifida, une malformation congénitale de la colonne vertébrale. Depuis sa naissance, Joseph vit donc avec une agénésie des membres inférieurs. C’est à 7 ans qu’il découvre cette discipline qui se pratique avec un vélo couché à trois roues, propulsé à la force des bras et des épaules. À ses 9 ans, il reçoit comme cadeau le maillot du champion du monde Patrick Moyses. Cet événement marquant va confirmer sa passion pour ce sport. Débute alors un parcours fait de détermination. Joseph a notamment été sacré champion d’Europe à deux reprises.

Pour ces Jeux, l’athlète peut encore se qualifier aux épreuves individuelles du contre-la-montre et de la course en ligne. Mais également pour le relais. Il a également été médaillé de bronze au contre-la-montre, lors du dernier Mondial, ainsi que vice-champion d’Europe. Dans cette quête de qualification, le handbiker ne compte pas ses heures. Il s’entraîne jusqu’à 22 heures par semaine, en plus des stages avec l’équipe de France. Grâce à un contrat d’insertion professionnelle, il peut ainsi aménager ses horaires de travail et bénéficier d’assouplissement.  

Chaque jour, il roule près de trois heures. Ces volumes peuvent doubler le week-end.  
Ce sport lui apporte beaucoup au niveau personnel : l’adrénaline de la course, la sensation de vitesse et de liberté. Cette discipline lui permet également un rapport particulier à la nature.

Handigmatic. C’est le nom de l’escape game proposé par l’antenne strasbourgeoise de l’association APF France handicap. En 45 minutes d’énigmes, l’objectif est de sensibiliser au quotidien des personnes en situation de handicap et aux questions y sont liées. Créé en 2018, ce jeu s’adresse au plus grand nombre, particulièrement aux établissements scolaires et aux entreprises.

Le dispositif peut se jouer en équipe de quatre, six et jusqu’à 15 joueurs. Il amène les joueurs au cœur d’une affaire policière. Différents challenges permettent alors de traiter les thématiques liées au handicap. Les énigmes permettent aussi de découvrir la lecture labiale ou le braille. L’objectif est aussi de mettre en situation les participants avec un fauteuil roulant, par exemple, ou des lunettes spécifiques simulant un glaucome. L’escape game permet, entre autres, d’aborder les enjeux de l’accès à l’emploi et de briser les peurs qui entourent l’embauche de personnes en situation de handicap. Les questions d’adaptation des conditions de travail sont aussi abordées.

Cette expérience unique dans la région est suivie d’une heure d’échange avec des personnes en situation de handicap et des spécialistes. Le dispositif peut par ailleurs se déployer sous tente, se jouer sur table ou en ligne. Le but est ici de représenter les personnes en situation de handicap et leur garantir une meilleure insertion dans la société. Une philosophie que porte l’association partout en France depuis plus de 90 ans.  

Mehdi Menjoz a été enseignant d’EPS dans un hôpital de région parisienne avec des enfants malades et en situation de handicap, pendant trois ans. Il a également été responsable de séjour pour des adultes handicapés.

Ses expériences professionnelles l’ont poussé à créer une association permettant aux enfants de sortir des hôpitaux pour vivre leurs rêves.

Un premier voyage en Corse avec Nour

En avril 2018, le Corsica Adaptation a permis d’écrire la première page de l’Association TEP’S. Après huit mois de préparation à l’hôpital, Nour et son professeur d’EPS Mehdi ont ainsi pris la direction de la Corse pour vivre une aventure unique : 21 jours pour réaliser le tour de l’île de beauté en pirogue, fauteuil et vélo adapté avec des épreuves sur la route pour faire vivre le rêve de Nour qui est de participer à un “Koh-Lanta”. 

“On est toujours accompagné par les bénévoles de l’association. Il y avait dans ce cas un infirmier pour s’occuper de Nour afin de l’aider pour les gestes de la vie quotidienne. Ce sont des enfants malades et handicapés, ça nécessite donc une grande et longue organisation”, explique Mehdi Menjoz, fondateur de l’association.

Mehdi et Nour en Corse pour un premier séjour.
Mehdi Menjoz, association TEP’S

En 2021, un deuxième séjour a été organisé en Islande avec Capucine et Gabriel. Ces frère et sœur ont tous les deux la maladie des os de verre. Cette fois-ci, ils sont partis pour 41 jours d’aventure avec les bénévoles de TEP’S. Le thème était alors l’émission “Pékin Express”. “C’était un sacré challenge. Déjà, par rapport à leur maladie. On savait qu’on n’avait pas le droit à l’erreur. À tout moment, l’aventure pouvait se terminer si l’un ou l’autre se faisaient une fracture. On a vraiment profité de l’instant présent finalement.” 

La montée du volcan Yasur au Vanuatu avec TEP’S

L’équipe de TEP’S a vu les choses en grand avec un troisième voyage en 2023. Les bénévoles se sont envolés pour la Nouvelle-Calédonie pendant un mois et demi avec Erwan, atteint lui aussi de la maladie des os de verre et en fauteuil roulant. Le thème de ce voyage était l’émission “Rendez-vous en terre inconnue”.

Erwan et toute l’équipe de TEP’S sont notamment montés en haut du volcan Yazur, au Vanuatu. “C’était un des plus beaux moments que j’ai vécu. On s’est fait la promesse de vivre une aventure ensemble. Je vois Erwan regarder le volcan qui explose devant nous. On se regarde et je me dis que je suis fière d’avoir tenu les promesses faites à ces enfants”, raconte Mehdi Menjoz. 

“Nous avons acquis des lecteurs Victor. Ils sont accessibles aux personnes malvoyantes, mais aussi à toutes les personnes qui seraient empêchées de lire à cause d’un handicap. Ces boîtiers fonctionnent avec des CD qui permettent de découvrir la lecture à voix haute”, explique Catherine Cauderlier, la directrice de la médiathèque de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne).

Ces CD spécifiques sont appelés Daisy. Ils permettent d’arrêter et de reprendre la lecture à n’importe quel moment, de ralentir la diction, ou encore de moduler la voix en la rendant plus grave ou plus aigüe. 

Une cinquantaine de romans disponibles  

La médiathèque accueille tous les lundis du mois l’association Valentin Hauy, qui agit pour les malvoyants et les malentendants. Une personne bénévole leur fait la lecture. “Nous possédons une cinquantaine de CD Daisy qui sont empruntables. Les livres disponibles sont des romans de l’actualité littéraire, comme Valérie Perrin ou Amélie Nothomb. Notre objectif est de doubler le nombre de ces romans.”

Les personnes intéressées doivent présenter une preuve de handicap. La médiathèque possède quatre lecteurs Victor. 

Bonjour à tous et bonjour à moi-même ! Je suis Jeanne et je suis porteuse de trisomie 21. J’adore partager mes pensées et mes passions avec vous sur AirZen Radio. Aujourd’hui, je vais vous parler de plusieurs sujets qui me tiennent à cœur. Je vous présente donc “Le Cœur de Jeanne“.

“Harry Potter”, par exemple. Je l’ai vu beaucoup de fois et je l’ai lu très souvent. Je suis une grande fan de ses aventures. J’étais obligée de vous en parler. Je vais vous parler aussi de poésie. La poésie, pour moi, c’est de réciter devant tout le monde. C’est donc beaucoup de stress, mais je sais que ce n’est pas que ça. C’est aussi quelque chose de très beau et qui permet de s’évader. Comme la peinture celtique. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais je suis sûre que vous en avez déjà vu si vous avez visité une grotte. Et si vous ne connaissez pas, je serai très contente de vous l’avoir fait découvrir !

Et je vais vous parler d’amour. Pour moi, l’amour, c’est très compliqué. Parce que je suis porteuse de handicap, mais pas seulement. De toute façon, vous connaissez quelqu’un pour qui c’est simple, l’amour ? Je vais vous parler du FALC. Ça veut dire “Facile à Lire et à Comprendre”. C’est pour mieux comprendre l’info pour les personnes souffrant de handicap. 

Il n’y a pas beaucoup de personnes comme moi qui travaillent dans une radio. J’ai eu un petit peu de chance. Ou peut-être que j’étais au bon endroit au bon moment ? Je vous en parle aussi. Mais il n’y a pas que le travail dans la vie, il y a aussi les loisirs. Moi, j’adore le hip-hop. J’aime aussi aider les autres, c’est pour ça que je voulais aussi vous parler des Restos du Coeur.

Bonne écoute, et rêvons tous ensemble !

Il a pour ambition de devenir champion de natation. Et, pourquoi pas, de participer aux Jeux paralympiques de Paris dans quelques mois et d’y briller. À 24 ans, Pierre Rabine, originaire de la région nantaise, s’entraîne dur chaque jour pour atteindre son objectif. Au total, il passe 20 heures par semaine dans l’eau. Il ne se prédestinait pourtant à la natation.

Un dramatique accident du travail, survenu le 11 avril 2018, a bouleversé sa vie. Il avait 19 ans et travaillait sur un chantier en tant qu’intérimaire. Une grue proche de lui a heurté des câbles à haute tension. Pierre a été touché par l’arc électrique qui s’est créé. Il a alors été traversé par une tension électrique de 63 000 volts. Très gravement brûlé, il a été plongé deux semaines dans le coma. La gravité de ses blessures a rendu obligatoire l’amputation de ses quatre membres. À son réveil, Pierre a rapidement décidé de voir le verre à moitié plein, d’aller de l’avant, heureux d’être encore en vie.

Donner de l’espoir

C’est en centre de rééducation qu’il s’est fixé pour objectif de devenir sportif de haut niveau. C’est aussi à ce moment que s’est produit le coup de foudre pour la natation qu’il a commencé à pratiquer avec une kinésithérapeute. Plus d’un an après son accident, il a débuté la natation très sérieusement et a rapidement gravi les échelons de la natation française. Il a ainsi réalisé de belles performances lors de compétitions régionales et nationales. Mais a raté de quelques centièmes une sélection en équipe de France de natation en 2022.

Aujourd’hui, il s’entraîne six jours sur sept au club de La Roche-sur-Yon. Au travers de son parcours, le nageur souhaite mettre en avant la résilience, donner de l’espoir et mettre en avant le handicap. Et s’il ne réussit pas à se qualifier pour les JO de Paris, il promet être là en 2028 à Los Angeles.  

« Vous ne serez plus handicapé pour trouver une place de parking ! » Le slogan est accrocheur. Et c’est justement l’un des objectifs de VIP (Very Important Parking). Cette application a été lancée, fin janvier 2024, par l’aventurier quadri-amputé Philippe Croizon et de son associé Thierry Garot. L’idée est ici de permettre aux personnes handicapées, et plus largement aux personnes à mobilité réduite (PMR), de trouver des places de stationnement réservées partout en France.

La France compte 12 millions de personnes à mobilité réduite et 11 millions d’aidants. En matière de stationnement, la loi prévoit 2% de places de parking réservées aux PMR. Mais en réalité, sur le terrain, cette règle n’est pas toujours respectée.

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C’est justement pour aider la communauté des 500 000 détenteurs de la Carte Mobilité Stationnement (CMS) que le duo a lancé son application. Celle-ci est disponible en téléchargement sur Play Store et Apple Store. Les utilisateurs de VIP seront ainsi orientés vers les places réservées aux PMR les plus proches de leur destination finale. Mais l’outil ne s’arrête pas qu’aux places de parking. En effet, l’objectif est de couvrir et de cartographier, répertorier tous les lieux accessibles aux PMR. Du restaurant en passant par les toilettes publiques jusqu’aux plages…

Pour le moment, plus de 500 000 places et lieux réservés aux PMR ont déjà été recensés dans l’application. VIP repose par ailleurs sur l’entraide de la communauté. Sur le même modèle que Waze, chaque utilisateur peut ainsi faire part de ses observations : nouveau lieu, lieu qui n’existe plus ou qui serait mal identifié…

Pour aller plus loin > Blue Parking, l’application qui recense toutes les places PMR

En 1915, à Détroit, aux États-Unis, Allen S.Browne, chef d’entreprise, et Joseph C. Prance, tailleur, décident de créer le Kiwanis. Ce collectif original se base sur la fraternité et la solidarité envers les plus pauvres. Ce club service s’est ainsi rapidement tourné vers les enfants en difficulté. Arrivé en France en 1965, le Kiwanis rassemble aujourd’hui 3700 membres du District France-Monaco, répartis en 220 clubs.

Chaque membre prend part au bon fonctionnement du club et participe régulièrement aux actions mises en place par le club. Geneviève Donet-Monteagut est gouverneure et est fière aujourd’hui de faire partie de cette aventure. Selon elle, cette organisation internationale apporte un sens à ses actions et elle n’hésite pas à en parler autour d’elle.

Construire un monde meilleur pour les enfants avec Kiwanis
Kiwanis District France – Monaco

Geneviève revient d’ailleurs sur les nombreuses actions organisées en faveur des enfants malades, en situation de handicap ou encore en difficulté. Pour elle, il est nécessaire de leur apporter un peu de soutien matériel et moral pour leur assurer un monde meilleur. Ces actions évoluent au sein des clubs et, parfois, des événements rassemblent plusieurs clubs qui mettent à disposition leurs compétences. Par exemple, avec l’association Rêves de Gosse, les clubs Kiwanis permettent à des enfants de vivre une expérience aéronautique inoubliable.

Les Kiwaniens et les Kiwaniennes sont chargés d’organiser ces rencontres et ainsi apporter des moments de joie dans la vie de ces enfants. Pour Geneviève, le Kiwanis s’appuie sur une grande convivialité entre ses membres, assurant ainsi des manifestations réussies.

Cela fait presque 30 ans qu’une infirmière a créé l’association Docteur Clown en région Auvergne Rhône-Alpes. “Mireille Imbaud s’est rendu compte qu’en amusant les enfants durant les soins, ces derniers se passaient beaucoup mieux. Les enfants avaient plus le moral. Elle a donc décidé d’introduire un clown auprès d’elle à l’hôpital et a créé cette association régionale qui, aujourd’hui, compte 18 clowns”, explique Gilles Rosetti, responsable de la branche de Villefranche-sur-Saône (Rhône).  

Les clowns se rendent chaque semaine dans les principaux hôpitaux de la région. Ils effectuent une réunion d’une demi-heure avec les médecins afin de savoir comment agir au mieux face aux enfants hospitalisés, selon leur maladie. “En période de soins importants, comme les piqûres ou les prélèvements de moelle osseuse, les médecins appellent souvent les clowns. Ils doivent connaître la maladie de l’enfant, car certains ne peuvent pas être touchés. Ils s’adaptent à chaque pathologie.”  

En néonatologie, les clowns apaisent les nouveau-nés 

“C’est assez surprenant, mais les médecins ont constaté que quand il y avait les clowns auprès des enfants prématurés, en couveuse, les enfants étaient moins stressés. Les clowns jouent des musiques douces et les soignants constatent de véritables améliorations lorsque les infirmières manipulent les bébés.” Selon Gilles Rosetti, les capacités pulmonaires des bébés s’améliorent également lorsque les clowns jouent de la musique douce auprès d’eux.  

L’association organise différents événements pour financer les clowns, qui sont des intermittents du spectacle. Plus d’information ici

Les troubles DYS touchent environ 6 à 8% de la population, dont les enfants qui ont d’importantes difficultés à l’école. Ces troubles affectent les capacités cognitives des personnes atteintes et principalement la lecture et l’écriture. Pour ces enfants, la période des devoirs est donc synonyme de stress et de pleurs. De nombreuses familles cherchent donc des solutions pour simplifier leur quotidien. 

Antoine Auzimour est dyslexique et, avec son ami Baptiste Brejon, ils ont décidé de créer Glaaster. “Cette intelligence artificielle est une plateforme sur laquelle les enfants vont pouvoir envoyer leurs devoirs en prenant une photo ou en déposant un document. On travaille avec un centre de recherche lyonnais en neuropsychologie, pour venir trouver la bonne adaptation graphique de ce document. On vient adapter le document à chaque enfant. Ça peut être un changement de consonne ou de police ou alors espacer les lignes et les lettres. Chaque enfant se retrouve alors avec un document transformé, qui facilite la lecture”, explique Antoine Auzimour, cofondateur de Glaaster.

Glaaster, l'intelligence artificielle qui aide les enfants dyslexiques
Glaaster

En plus d’aider à la lecture et d’améliorer la compréhension, Glaaster stimule la motivation des enfants en introduisant l’univers du jeu autour des devoirs. Des défis et des récompenses permettent aussi de transformer la corvée en moment plus ludique. L’application permet aussi de redonner confiance à ces enfants qui sont souvent fâchés avec les devoirs. Ces derniers peuvent ainsi retrouver un climat rassurant. 

La plateforme Glaaster fonctionne en modèle SaaS, avec des abonnements de durées différentes. L’engagement permet par ailleurs d’obtenir une réduction du coût mensuel. Trois mois d’engagement minimum sont aussi requis pour pouvoir mesurer les premiers résultats de l’IA. 

Mardi 9 janvier, ces deux anciens étudiants lyonnais ont participé au Consumer Electronics Show de Las Vegas, le plus grand salon mondial dédié à la technologie. Ils y ont présenté leur plateforme d’aide aux devoirs pour ainsi se faire connaître dans le monde entier. 

Cliquez ici pour plus d’informations sur la dyslexie, la dyscalculie et les troubles dys…

Stéphane Krause est un nageur pas comme les autres. Ce qu’il aime le plus, ce sont les nages extrêmes lors de tempêtes, de fortes houles, dans des zones à risques, au pied des falaises. Il nage en solitaire, mais aime partager la beauté des sites et des éléments sur les réseaux sociaux. Bien souvent, Stéphane Krause brave les interdits. En amont, ce sportif de haut niveau s’adonne à une préparation intense et assure au mieux sa sécurité.

“Régulièrement, quelqu’un me suit pour capturer ces images en mer. J’ai un partenaire qui trace mon chemin en direct via une plateforme privée. C’est bien utile, car il est très facile de me perdre de vue. À l’œil nu, je ne représente qu’un tout petit point dans l’océan déchaîné”, détaille Stéphane Krause.  

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Nager dans une houle de six mètres de haut 

Depuis son tour du Mont-Saint-Michel à la nage, en avril 2023, le Breton s’est lancé d’autres défis. Parmi eux, une nage lors de la tempête Ciaran, en novembre 2023. “Cela faisait dix ans qu’on n’avait pas connu une tempête si forte en Bretagne. C’était fort en émotions et en stress. J’ai nagé un jeudi matin, au cœur de la tempête. J’ai nagé sur la grande plage de Quiberon, avec une houle de six mètres et d’énormes déferlantes. J’ai parcouru 2,5 kilomètres dans ce chaos.” De nombreux messages d’alertes et d’arrêtés préfectoraux empêchaient l’accès à l’eau à cette période. L’occasion de rappeler que le comportement de Stéphane Krause n’est à reproduire en aucun cas.

“Nous devons mériter notre vie et nous émerveiller au quotidien” 

En juin dernier, Stéphane Krause a également emmené nager Ludovic Maugé, un homme atteint d’un lymphome rare dû à une exposition récurrente au glyphosate.

“Ludovic m’a contacté sur les réseaux et m’a parlé de sa maladie. Il m’a expliqué que mes vidéos lui permettaient de s’évader de sa chambre d’hôpital et lui faisaient le plus grand bien. Je l’ai invité à venir me voir lors d’une nage extrême sur la pointe nord de la presqu’île de Quiberon. Je lui ai proposé de faire une nage avec moi. C’était une aventure géniale, car il n’avait pas nagé depuis des années. Cet homme traverse des moments terribles avec le sourire et une force extraordinaire. Pour ces gens-là, je me dis qu’il faut mériter la vie qu’on a la chance d’avoir et agir, découvrir, s’émerveiller au quotidien.”  

En 1969, la première Porte Ouverte de France ouvre à Lyon dans le 2ᵉ arrondissement. La Porte Ouverte est un lieu chaleureux qui accueille des personnes venues parler de leurs problèmes de façon anonyme. Ce lieu met en avant l’écoute, la rencontre et l’échange. Chacun est libre de parler de ce qu’il souhaite et reste à l’abri de tout jugement. Plusieurs Portes Ouvertes ont ensuite ouvert à travers la France pour contrer la solitude grandissante dans la société. Quelques années plus tard, en 1990, la Porte Ouverte de Lyon s’installe dans le métro, à la station Bellecour. Rebaptisée Écoute Lyon Bellecour en 2023, l’association accueille chaque jour des anonymes de tout horizon, sans distinction d’âge, de sexe ou de religion.

Une pause d’écoute active avec Ecoute Lyon Bellecour
Les locaux d’Ecoute Lyon Bellecour (anciennement La Porte Ouverte) /
crédit : Ecoute Lyon Bellecour

Philippe Delorme est bénévole à Écoute Lyon Bellecour et participe au conseil d’administration de l’association. Il offre une oreille attentive depuis plusieurs années et s’adapte à chaque écouté. Les bénévoles de l’association sont ainsi formés à l’écoute rogérienne, pensée par le psychologue américain Carl Rogers. L’écoute attentive et active reste anonyme et laïque. Aucun jugement ou diagnostic ne sont émis lors de ces rendez-vous. Philippe rappelle d’ailleurs qu’ils ne sont ni des psychologues, ni des médecins. En libérant la parole, les bénévoles incitent les écoutés à prendre conscience de leurs affects. Ainsi, chacun peut trouver les ressources en lui grâce à la parole et mettre en place des solutions concrètes. Pour Philippe, ce lieu reste indispensable à Lyon en permettant à tous de prendre une pause dans un quotidien effréné.

Depuis 1852 et ce tous les 8 décembre, les Lyonnais et les Lyonnaises ont l’habitude d’allumer des petites bougies, appelées des lumignons. À la tombée de la nuit, la ville s’illumine et les curieux du monde entier viennent vivre une expérience lumineuse inédite. La Fête des Lumières est désormais une tradition bien ancrée dans le cœur des habitants. En 2023, l’événement qui s’est déroulé du 7 au 10 décembre, a accueilli plus de 2 millions de visiteurs.

Lyon : Une Fête des Lumières inclusive et à hauteur d’enfants
“All the trees” de Joanie Lemercier / Muriel Chaulet

À travers la ville, ces visiteurs ont pu admirer 32 œuvres lumières, toutes pensées par des artistes passionnés. Cette Fête des Lumières est ainsi l’occasion de faire société dans la joie et dans l’émerveillement. Audrey Henocque est la 1ʳᵉ adjointe au maire en charge des finances, de la commande publique et des grands événements. Pour elle, cette fête met en avant le partage de moments hors du temps. Les lumières offrent un voyage suspendu et un nouveau regard sur la ville.

Lyon : Une Fête des Lumières inclusive et à hauteur d’enfants
“Rose family” de Philippe Katerine / Muriel Chaulet

Une Fête des Lumières solidaire, hospitalière et inclusive

La Fête des Lumières se veut être aussi un événement solidaire. Avec l’opération “Les lumignons du cœur“, ce sont plus de 96 000 euros qui ont été récoltés au profit de la recherche sur le cancer au Centre Léon Bérard. Audrey rappelle également la volonté des équipes d’organiser un spectacle à hauteur d’enfants. Avec des horaires adaptés, les installations au Parc Sergent Blandan ont conquis les petits et les grands. Ils ont pu profiter d’un spectacle immersif et interactif pour plonger au cœur de l’expérience.

Lyon : Une Fête des Lumières inclusive et à hauteur d’enfants
Les bénévoles accueillant les personnes en situation de handicap lors de la Fête des Lumières 2023 / Muriel Chaulet
Lyon : Une Fête des Lumières inclusive et à hauteur d’enfants
Les gilets vibrants devant l’oeuvre “Ceux du fleuve” / Inclusiv’Events

L’édition de 2023 a par ailleurs réaffirmé sa volonté de rendre accessibles les œuvres lumineuses. Ce sont 900 personnes en situation de handicap qui ont pu profiter du spectacle grâce à des dispositifs adaptés. Rui Pereira est directeur de l’entreprise de l’économie sociale et solidaire Inclusiv’Events. Cette entreprise travaille sur l’accessibilité dans l’espace public et notamment, lors de grands événements comme la Fête des Lumières. Tout au long du week-end, des bénévoles ont proposé différents services aux personnes en situation de handicap. Des fauteuils roulants ou des gilets vibrants ont été mis à disposition. Ces publics ont aussi pu profiter d’œuvres lumineuses en audiodescription. Pour Rui, il est nécessaire de rendre ces fêtes ouvertes à tout le monde afin que la société devienne de plus en plus inclusive.

Dans ses peintures, il représente des animaux multicolores. Des portraits de stars, de grands acteurs ou des personnages de dessins animés, toujours exécutés avec précision. Marty Livana vit à Saint-Brieuc, en Bretagne, et peint depuis 2014. Il est par ailleurs malvoyant depuis son enfance. “Je vis très bien avec au quotidien”, glisse le Breton. “Ma basse vision m’empêche tout de même de conduire à 0,5 près à chaque œil. Mais pour faire simple, je vois bien de près. De loin, c’est un peu plus compliqué.”

Passionné par les voitures, Marty voulait devenir designer automobile. Un projet auquel il a dû renoncer à cause de sa basse vision.  

Une peinture d’un lion réalisée en “black pop”. Crédit Marty Livana

“En soi, j’ai toujours voulu être dans l’art. Déjà petit, je dessinais encore et encore. Après ce premier projet de designer, j’ai suivi des études culinaires dans le Sud-Ouest. J’ai enchaîné les petits boulots, mais j’ai été contraint d’arrêter la cuisine en 2016 à cause de ma vue qui continuait de baisser. Je me suis cherché un temps, puis j’ai commencé à peindre en 2014, grâce à un ami dans le milieu.”

Marty Livana a exposé pour la première fois en 2019. Un point de départ vers sa nouvelle carrière. 

Une rencontre avec Didier Drogba 

“J’ai créé mon propre style, que j’ai intitulé le black pop. C’est un style de peinture réalisé à partir de couleurs très vives et très contrastées, avec une forte présence de noir. C’est inspiré du style pop art de Warhol”, précise l’artiste. Pour ses œuvres en black pop, Marty Livana recouvre une toile de peinture noire, puis effectue une esquisse de son dessin au crayon blanc. Au fur et à mesure que la forme apparaît, il remplit le dessin de couleurs vives.

Depuis le début de sa carrière artistique, Marty a fait de belles rencontres. “J’ai peint une œuvre pour une asso pour une petite fille qui avait une oreille en moins, et qui devait se faire opérer aux États-Unis. Cette opération coûtait 100 000 euros. J’ai donc, en lien avec le club de foot du Mans, réalisé une œuvre représentant Didier Drogba. Comme c’est une légende du club, il est venu et a signé ma toile. C’était un très beau moment.” 

Mère célibataire de deux enfants, Tiffany Mazars déborde d’énergie. Elle met cette joie de vivre au service du handicap invisible. Au travers de son parcours, elle souhaite sensibiliser le maximum de personnes à ce sujet qui concerne près de 9 millions de personnes en France. En effet, Tiffany est atteinte de fibromyalgie, une maladie chronique qui provoque des douleurs chroniques articulaires et musculaires.

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Elle est également atteinte d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), un trouble du neurodéveloppement. Tiffany a par ailleurs été confrontée au harcèlement scolaire, à des alertes AVC ou encore au burn out. Autant de thématiques qu’elle veut aborder pour libérer la parole des personnes concernées par le handicap. Originaire de la région rennaise, elle a ainsi créé son entreprise de consulting en 2020 et a co-fondé l’association Move as Possible en 2023.

Avec cette structure, Tiffany souhaite prôner le mouvement contre les douleurs chroniques. C’est également en tant que conférencière qu’elle souhaite participer à la recherche de solutions. Son activité sur les réseaux sociaux permet par ailleurs de diffuser son message. Constatant la difficulté d’embauche des personnes en situation de handicap, elle s’est fait connaître en recrutant son patron au travers d’une annonce diffusée sur Leboncoin. En 2020, elle a aussi repris le tube « Oui ou Non » d’Angèle pour trouver un emploi après avoir été licencié à cause du Covid.

En portant le handicap invisible dans son discours, Tiffany souhaite montrer qu’il faut « oser choisir sa vie afin de vivre pleinement ». Elle travaille actuellement sur un projet de livre pour évoquer son parcours et continuer de porter son message. 

Se relaxer en écoutant de la musique, le tout allongé sur des chaises longues, oui, ça existe. À Cenon (Gironde), au Rocher de Palmer, se niche une petite salle qui voit entrer et sortir des visiteurs venus se détendre au plus près des mélodies du monde. Patrick Labesse, initialement journaliste de profession, anime des siestes musicales gratuitement pour le plus grand plaisir des personnes franchissant sa porte. “Il y a des retraités, des adolescents, des personnes en situation de handicap, tout le monde se croise ici”, explique-t-il. 

Détente, découverte et discussion  

La pièce où se cache ce concept est plongée dans la pénombre, les lumières sont tamisées et les chaises longues colorées donnent vie au lieu. Sur ces chaises se trouvent des habitués “qui ont leur propre coussin et leurs pantoufles ici”, rit Patrick Labesse. “Les gens papotent entre eux, ils m’interpellent aussi pendant la sieste musicale afin de partager des anecdotes. Certains viennent plus occasionnellement, “comme les personnes avec une déficience mentale, et quand ils assistent aux siestes musicales, ils sont apaisés”, confie-t-il. Les gens qui entrent ici cherchent à “titiller leur curiosité”, ajoute le mélomane.

“Éveil et sensibilisation aux cultures du monde”   

Les siestes musicales sont des écoutes de musiques collectives et pédagogiques. Pendant 1h30 et 3 fois par semaine à partir de 15 heures, plusieurs musiques s’enchaînent. Ici, tous les styles de musique se valent : “il m’est arrivé de faire une sieste musicale sur le hip-hop, mais je suis allé chercher ce hip-hop en Amérique latine ou en Afrique, il faut que le style musical porte des bribes de culture d’un pays en particulier”, raconte Patrick. Il aime ajouter des éléments de contexte sur les artistes et les albums. Patrick peut autant diffuser de la musique classique, que du hip-hop en passant par le jazz du monde entier. Ce n’est pas seulement s’asseoir et écouter de la musique aléatoirement que les gens recherchent, mais plutôt de partager un “moment d’éveil et une sensibilisation aux cultures du monde”, selon Patrick Labesse.  

Par ailleurs, chaque sieste musicale a son propre thème. Ils peuvent dépendre de la saison ou être à l’image d’une célébration comme la journée de la femme ou celle de la francophonie. Pour Patrick Labesse, trouver des thèmes divers et les bonnes chansons à diffuser est un “vrai exercice, mais c’est aussi un jeu”.

À savoir, la plupart de ces siestes musicales sont à retrouver en podcast sur le site du Rocher de Palmer et bientôt sur Spotify.

À l’occasion de la Journée internationale du handicap, le 1ᵉʳ décembre, le Muséum de Bordeaux, sciences et nature a dévoilé un nouveau dispositif d’accessibilité : un sac sensoriel. Il porte le nom de sac FACIL pour Facilite, Accompagne, Calme, Implique et Libère. Cet objet a été pensé pour des personnes ayant des troubles autistiques et de l’attention. À l’intérieur se trouvent différents objets apaisants et réconfortants. Cette démarche a été initiée par Lucie Nardin. Responsable du pôle médiation du musée, elle a collaboré avec une stagiaire, Laetitia, pour travailler sur l’accessibilité.

 « Au départ, on a mis en place des temps calmes, le samedi, de 13 à 14 heures, pour les personnes qui ont une hypersensibilité sensorielle, dit-elle. Les lumières sont alors tamisées. Et on baisse peu les sons ambiants. Les médiateurs font aussi une médiation plus zen, en chuchotant. Mais tout le monde ne peut pas venir sur ce créneau-là. On s’est donc dit qu’on devait aller plus loin. » D’où l’idée de ce nouveau dispositif.

Photo Jennifer Biabatantou/AirZen Radio

Un sac pour chaque besoin

Le visiteur compose ce sac avec un les médiateurs scientifiques du site en fonction de ses besoins. Puis, il le retourne à la fin de la visite. « On a des aides auditives avec les casques antibruit et des boules Quiès pour renforcer le tout. Il y a aussi aide visuelle, avec des loupes et une paire de jumelles. Cela peut permettre de lire certains cartels sur lesquels les écritures sont petites pour certains. Il y a par ailleurs des lunettes solaires pour atténuer la luminosité. Ensuite, des aides tactiles, comme des balles et des dés anti-stress. Il y a des personnes qui ont besoin de toucher, de ressentir les choses pour se canaliser, pour se concentrer et puis pour s’apaiser… », énumère Lucie Nardin, de façon non exhaustive. Des objets de proprioception, pour les personnes rencontrant des difficultés avec les notions de temps et d’espace, sont aussi proposés.

Un accueil inclusif

Lucie Nardin, responsable du pôle médiation du Muséum. Photo Jennifer Biabatantou/AirZen Radio

Au total, une douzaine d’objets sont mis à disposition du public. Sans oublier des aides pour communiquer ses besoins et son état émotionnel à son accompagnant ou aux salariés du musée. Celles-ci consistent en deux fiches. Sur la première figure un indicateur d’émotions allant de « à l’aise » à « en colère ». Sur la deuxième, les besoins tels qu’aller aux toilettes, avoir un objet pour se calmer, aller dans un endroit calme….

« Le but était de trouver un dispositif qui puisse être utilisé par les personnes hypersensibles et les personnes qui ont des troubles autistiques. Parce qu’on cherche à les faire venir et à ce qu’elles se sentent accueillies au sein du Muséum. Mais finalement ce dispositif s’adresse à un plus large public. »

Par la suite, le Muséum de Bordeaux, sciences et nature, va étudier le profil des publics qui utilise ce sac FACIL, et les objets choisis, dans le but d’améliorer son dispositif,

À 23 ans, Karim Tataï est diagnostiqué autiste. Sa mère, Rita, se voit alors conseiller de le placer dans un centre spécialisé. Mais elle refuse catégoriquement et se lance dans un combat pour offrir à son fils un monde dans lequel il aura sa place. Une vie pleine d’expériences et de rencontres débute pour qu’il puisse s’insérer dans la société comme tout le monde.

Créatrice de costumes, Rita va alors amener Karim dans son monde artistique et de création. Elle l’encourage à prendre des photos en l’accompagnant dans les rues de Strasbourg, l’appareil en bandoulière. Il embrasse cette activité à 37 ans avec passion et ne l’a pas quittée depuis. Karim partage ses clichés sur son blog et ses réseaux sociaux. Rita et son fils ont également écrit un livre, « Moi Karim, je suis photographe » (éditions un Bout de chemin), dans lequel elle raconte son combat pour faire une place pour son fils et son autisme dans la société. Ses propos sont d’ailleurs illustrés avec les photos de Karim.  

Sa démarche créative va encore plus loin. L’année dernière, Karim, toujours soutenu par sa maman, était à l’affiche d’un documentaire qui lui est consacré, « Karim, à notre insu ». Sa réalisatrice, Françoise Schöller, marquée par sa rencontre avec Rita et Karim, a choisi de retracer cette belle histoire. Plus globalement, le combat de Rita est de faire connaître l’autisme et le handicap en général, mais aussi de sensibiliser aux symptômes et aux difficultés rencontrées par les personnes porteuses. 

Lors d’un recrutement, 85% des employeurs affirment que la maîtrise du français est une compétence essentielle pour leurs équipes. Depuis 2008, le projet Voltaire propose un outil de remise à niveau en expression écrite et orale. Cette ressource pédagogique s’adresse aux établissements d’enseignement, aux employeurs et à toute personne souhaitant faire des progrès en français. Cependant, les publics vulnérables n’ont pas facilement accès à cet outil. Pour répondre à cette problématique, la Fondation Voltaire a vu le jour en 2019 à Lyon.

Charles-Henry de la Londe est le président de cette fondation et a toujours été un amoureux des mots. Avec cette structure, il met en avant la maîtrise du français pour favoriser l’égalité des chances. Prendre le pouvoir sur les mots permet en effet à chacun de s’émanciper et d’accomplir son destin. Une mauvaise expression écrite ou orale peut en effet rapidement devenir stigmatisante et rendre vulnérable.

La Fondation Voltaire promeut la maîtrise de la langue française
La dictée pour tous avec la Fondation Voltaire
La Fondation Voltaire promeut la maîtrise de la langue française
La dictée pour tous avec la Fondation Voltaire

Charles-Henry rappelle par ailleurs que la maîtrise du français est une compétence indispensable dans notre société. Cependant, en fonction du contexte éducatif, familial ou culturel, certains publics n’ont pas accès à ce savoir. Que ce soit les personnes en situation de handicap, les habitants de pays francophones en développement, les personnes condamnées ou encore les jeunes des quartiers défavorisés, chacune peuvent rencontrer des difficultés à s’exprimer aisément.

Grâce au mécénat et à la philanthropie, la Fondation Voltaire veut permettre à ces publics de faire des progrès en langue française. Elle soutient pour ce faire des associations et actions à travers le monde et fournit des ressources pédagogiques ou encore des outils numériques. Par exemple, la Fondation a développé avec l’organisme de formation lyonnais AEFS les Signes de Voltaire pour apprendre facilement la langue des signes française. Cette application rend accessible l’apprentissage de cette langue pour lutter contre l’isolement de la communauté sourde et malentendante.