Et si vous vous mettiez à la Slow Cosmétique ?

Inspirée du mouvement Slow Food apparu dans les années 80, l’association internationale Slow Cosmétique a été créée en 2012 par Julien Kaibeck. On en parle avec Constance Sycinski, coordinatrice de cette structure.

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Et si vous vous mettiez à la Slow Cosmétique ?

1 - Et si vous vous mettiez à la Slow Cosmétique ?

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La Slow Cosmétique pour une consommation plus responsable

2 - La Slow Cosmétique pour une consommation plus responsable

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Les critères du label Slow Cosmétique

3 - Les critères du label Slow Cosmétique

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Le mouvement Slow Cosmétique est né d’un livre « Adopter la Slow Cosmétique », publié en 2012. Il a été écrit par le cosméticien et aromathérapeute Julien Kaibeck. Le but est  de revenir à une consommation plus simple et plus responsable des produits de la salle de bain (déodorant, shampoing, dentifrice, parfum, gel douche, maquillage etc…)  

Constance Sycinski, la coordinatrice de l’association, explique aussi que « Slow Cosmétique a été créée en réaction à des excès observés dans les années 2010. On a noté des incohérences [dans l’industrie de la cosmétique] comme avec le greenwashing pour faire croire aux consommateurs que quelque chose est « vert et écolo » alors que non. Ou encore « le zapping cosmétique », c’est-à-dire qu’on fait croire que comme c’est un produit récent, c’est mieux alors il faut qu’on l’achète, ou comme il y a un brevet c’est plus efficace. Du coup, on est dans une espèce de frénésie de consommation où il faut constamment changer pour être dans le coup. »  

Des méthodes qui sont « dommageables, se désole Constance Sycinski, parce que ça fait du mal à notre confiance en nous et au niveau budgétaire parce que ça nous oblige à dépenser toujours plus or, il est possible de consommer autrement. À la fois pour se sentir mieux en prenant soin de sa peau et en étant dans la bienveillance ». En outre, lors d’une enquête menée en mars 2020 par l’institut de sondage Ifop et la marque de cosmétique Laboté, il en est ressorti que quatre tonnes de crèmes cosmétiques sont jetées par jour en France.  

Pour lutter contre ce gaspillage l’association Slow Cosmétique recommande : "d’utiliser des produits simples, naturels, les plus nobles dans le sens, issus de la nature, pas trop transformés et vendus de façon raisonnable et raisonnée. Ce sont les produits les plus bruts qui seront les chouchous de la Slow Cosmétique comme les différentes huiles essentielles ou encore les beurres. " Les objectifs du mouvement sont aussi de promouvoir les structures familiales, valoriser l’artisanat.  

Ces produits sont d’ailleurs à retrouver sur la marketplace partenaire où y sont recensée plus de 300 marques labelisées Slow Cosmétique, installées dans 14 pays, principalement francophones.