Après 89 ans de service, l’horloge parlante tire sa révérence

C’est la fin d’une époque. Depuis ce 1er juillet, et après 89 années de bons et loyaux services, l’horloge parlante a raccroché. Retour sur ce service historique.

Podcast

Naissance de l’horloge parlante

1 - Naissance de l’horloge parlante

01:58

Ernest Eclangon, papa de l’horloge parlante

2 - Ernest Eclangon, papa de l’horloge parlante

04:13

Les voix de l’horloge parlante

3 - Les voix de l’horloge parlante

04:05

Une page de notre histoire vient de se tourner. Depuis le 1er juillet, l’horloge parlante, gérée par l’Observatoire de Paris et par les PTT – puis Orange ensuite – vient de tirer sa révérence après 89 ans de bons et loyaux services.

Le service, gratuit au début par téléphone, est devenu au fil des années accessible partout en France en composant le 3699 à 1,50 euro plus le prix d’un appel. L’horloge « faisait partie du patrimoine industriel français », selon Orange, qui a acté sa fermeture faute de rentabilité.

Des défenseurs

C’est dans les années 2000 que l’opérateur constate une baisse des appels – liée à la multiplication des sources pouvant donner l’heure comme les smartphones ou internet – le contraignant à annoncer la fermeture du service. Pourtant, sur internet, les amoureux de l’horloge parlante s’activent pour « récupérer le service » et le garder actif, peut-être sous une autre forme, pour que l’horloge parlante, outil qui a marqué l’histoire de notre pays, ne tombe pas dans l’oubli.

Si l’horloge parlante s’est définitivement tue aujourd’hui, il reste quand même cette histoire qui a marqué 90 ans de la France. Retour sur ce formidable outil français, inventé par un scientifique de l’Observatoire de Paris en 1933, Ernest Eclangon. Un service historique, puisqu’il était le premier système automatisé au monde à donner l’heure légale avec une extrême précision, comme l’explique Jean Souchay, membre de l’Observatoire de Paris.

Malgré la fermeture du service, vous pouvez encore retrouver l’heure exacte sur le site internet de l’Observatoire de Paris.