Vacances : les bonnes questions à se poser avant de partir cet été

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie nous propose de nous interroger sur les bons réflexes à adopter pendant nos vacances estivales et nous aide à préparer notre valise.

Podcast

Vacances éco-responsables : inventer son voyage

1 - Vacances éco-responsables : inventer son voyage

02:20

Vacances écoresponsables : être écoresponsable, ça se prépare

2 - Vacances écoresponsables : être écoresponsable, ça se prépare

04:12

Vacances écoresponsables : limiter son impact sur l’environnement

3 - Vacances écoresponsables : limiter son impact sur l’environnement

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“L’impact numéro 1 de nos vacances, c’est le transport”, annonce sans détour Aude Andrup, coordinatrice national Tourisme à l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

“Qu’il s’agisse de celui qui nous permet de rallier notre lieu de vacances, comme de celui que nous adopterons sur place. On encourage les vacanciers à marcher au maximum, à se déplacer à vélo, en transports en commun, à prendre la navette quand il y en a”. Viennent ensuite le choix de l’hébergement et notre comportement au cours du séjour. 

A N N O N C E

Préférer les longs séjours

La première question à se poser lorsque l’on choisit une destination, c’est donc d’abord le mode de transports que l’on souhaite, que l’on est prêt à utiliser. Cela permet de délimiter un périmètre de voyage. Bien sûr, l’Ademe nous recommande de privilégier le train, le co-voiturage, voire le vélo tourisme, qui, loin d’être un mode de déplacement purement ludique, est aussi un mode de transport à part entière. Si on est amené à prendre l’avion, Aude Andrup nous conseille de préférer les longs séjours aux courts séjours, partir plus longtemps mais moins souvent, et surtout éviter les escales. 

“En France, il y a une diversité de paysages, de territoires, qui nous permettent d’être dépaysés très facilement” 

De nombreuses ressources existent pour nous aider à faire notre choix, qui recensent les destinations ou voyages plus responsables : Voyageons autrement, les guides Tao, certaines éditions du guide du Routard consacrées au tourisme durable.

L’Ademe, aussi, a préparé un petit jeu sur son site. Dans la rubrique voyage, l’agence nous présente des destinations de rêve. Lorsque l’on clique, on découvre que ces petits coins de paradis se trouvent en France, à seulement quelques kilomètres de chez nous. “On a une diversité de paysages, de territoires, qui nous permettent d’être dépaysés très facilement.” 

Le slow tourisme en plein boom

C’est en cela que notre créativité intervient pour créer un séjour hors des sentiers battus, pas forcément la plage l’été, ni la montagne l’hiver, mais un voyage sur-mesure, selon nos envies et nos aspirations. “Depuis la crise sanitaire, on ressent un besoin grandissant d’avoir un ancrage dans le territoire, de vivre des expériences et qu’elles soient réelles”, explique Aude Andrup. Les offices de tourisme et comités régionaux du tourisme l’ont bien compris et sont en train de construire ces nouvelles offres qui sont plus locales, avec des activités en lien avec les habitants, les artisans du territoire. 

“Depuis la crise sanitaire, on ressent un besoin grandissant d’avoir un ancrage dans le territoire, de vivre des expériences et qu’elles soient réelles”

Les offres de slow tourisme sont en plein boom. “On voit émerger ces propositions d’éco-tourisme, d’agri-tourisme, qui sont aussi des façons de voyager qui vont apporter ce dépaysement, cette déconnexion, auxquels on n’a pas le temps de se consacrer au quotidien.” (comme Accueil paysan., il y a aussi Chilowé, qui propose de la micro-aventure en pleine nature en France). 

Garder ses bonnes habitudes en vacances

Dans le choix de notre hébergement, des labels sont là, aussi, pour nous aider à réduire notre empreinte environnementale (éco-label européen, la Clef verte, Hôtels au naturel, Ecogîtes, gîtes Panda…) “L’hébergement va, dans le service qu’il apporte, consommer de l’eau de l’énergie. Le choix des aliments, des détergents utilisés dans l’entretien des chambres, des sanitaires, des espaces verts… Tout ça aussi est couvert par ces labels”, précise Aude Andrup. “Il y a toute cette réflexion, une dynamique autour de la gestion des déchets, du compostage, du tri.” 

En complément du travail de tous ces professionnels qui se veulent plus vertueux, il nous faut aussi apporter notre pierre à l’édifice, garder nos bonnes habitudes, économiser l’eau, l’énergie, dans l’utilisation des lumières, en essayant de limiter le recours à la climatisation ; trier nos déchets et nous renseigner sur les consignes locales en vigueur et, pourquoi pas, apporter un sac à déchets pour collecter des détritus pendant nos randonnées ?

“C’est en s’interrogeant sur la destination qu’on l’appréciera d’autant plus et qu’on ne sera pas dans une dynamique de consommation, d’une accumulation du nombre de voyages dans l’année”

Sans oublier de prendre sa gourde pour éviter l’usage des bouteilles en plastique jetables et peu soucieuses de l’environnement.  Ne pas gaspiller les aliments aussi, notamment si l’on est en formule “all inclusive” ou en pension complète, aller se resservir plusieurs fois plutôt que se servir de grosses quantités que l’on ne va pas terminer, penser aux produits locaux et de saison, au restaurant, mais aussi dans nos achats alimentaires et nos activités. 

Une approche plus qualitative

L’impact transport, c’est aussi le poids de nos valises. Quel que soit le mode de déplacement que l’on aura choisi, plus c’est lourd, plus il va y avoir de consommation d’énergie. “Une valise légère, c’est moins d’émissions carbone”, précise Aude Andrup. Lorsque l’on va préparer ses bagages, on peut, par exemple, retirer les emballages des produits, éviter les produits jetables ou polluants. Selon le pays où on va aller, il n’y aura pas forcément les filières de collecte et de tri des déchets adaptées. Tous ces écogestes sont consignés dans le fascicule de l’Ademe, Vive les vacances

“Je pense qu’on en ressortira tous gagnants. C’est en s’interrogeant sur la destination qu’on l’appréciera d’autant plus, et qu’on ne sera pas dans une dynamique de consommation, d’une accumulation du nombre de voyages dans l’année, mais vraiment dans une approche plus qualitative. Il y a un nouvel imaginaire du voyage à créer.”