Tourisme : Slowbreak nous encourage à visiter local et écoresponsable

La plateforme promeut une offre de voyage plus respectueuse de l’environnement et de l’humain, mais avec une dimension mystère : on découvre sa destination 30 minutes avant le départ !

Podcast

Slowbreak : une destination mystère

1 - Slowbreak : une destination mystère

01:59

Slowbreak : des valeurs environnementales

2 - Slowbreak : des valeurs environnementales

03:35

Slowbreak : la madeleine de Proust de l’enfance

3 - Slowbreak : la madeleine de Proust de l’enfance

07:30

Slowbreak propose des week-ends à destination mystère en France et en train. “L’idée, c’est de découvrir une destination à laquelle on n’aurait pas forcément pensé, sans s’occuper de l’organisation mais en sachant que le séjour sera personnalisé en fonction de nos envies, de nos contraintes et des endroits que nous avons déjà visités précédemment”, explique Mathilde Léger, CEO de Slowbreak.

Nous pouvons tenter l’aventure en seulement quelques clics et un peu de courage. On trouve sur le site un formulaire de réservation dans lequel on indique les dates de départ souhaitées, avec qui nous voulons mettre les voiles, nos préférences d’hébergement, les activités que l’on souhaite pratiquer, et Slowbreak va ensuite rechercher dans sa liste d’une trentaine de destinations la plus adaptée à nos attentes.

Le voyage commence avant le départ

C’est seulement deux jours avant le départ que l’on nous indique la gare dans laquelle le périple va commencer et la météo prévue sur place, pour qu’on puisse préparer nos affaires tranquillement. Il faudra être un peu plus patient pour connaître la destination, révélée une fois arrivé en gare. C’est seulement à ce moment-là que l’on reçoit ses billets de train et un guide digital avec toutes les informations nécessaires à notre séjour et des recommandations d’activités en plus, de restaurants, de quartiers intéresants à visiter. 

“Les clients viennent pour être surpris, raconte Mathilde Léger. Ce mystère, c’est vraiment l’aventure, et le voyage débute avant même d’être parti, quand on en discute autour de soi et qu’il y a tout un jeu qui peut se faire autour de la devinette, de la destination. Les voyageurs viennent découvrir quelque chose de nouveau, qu’ils n’auraient pas forcément choisi tout seuls mais qui va quand même les dépayser.”

Amiens, Dijon, Laon… ne sont pas des propositions que l’on retrouve sur les sites de voyage traditionnels, mais qui n’ont pas moins à offrir pour autant. “Les clients vont se rendre compte qu’elles sont à l’opposé de l’image négative qu’ils pouvaient peut-être en avoir.” 

Changer de vision sur le voyage

“Une dimension très importante de notre offre, notre mission, c’est de promouvoir une offre de voyage plus respectueuse de l’environnement et de l’humain”, précise la fondatrice de Slowbreak. “Ça passe par un voyage plus local et un mode de transport propre, le train. En France, ce n’est pas encore un réflexe de voyager très local, c’est pour ça qu’on a ajouté la dimension mystère, pour recréer cette sensation aventure du voyage.” 

Malgré une récente remise en question globale liée au Covid, il y a encore un autre enjeu du tourisme durable à prendre en compte, celui de la répartition des flux de voyageurs. On ne peut pas aller tous au même endroit. “On incite les gens à faire de même quand ils vont voyager et organiser eux-mêmes leurs week-ends, c’est-à-dire d’avoir cette idée en tête, de rechercher des destinations qui ne sont pas ultra-touristiques. Pour éviter de participer au tourisme de masse, plutôt de se diriger vers des endroits moins connus mais aussi chouettes. Finalement, de changer de vision, commencer à ouvrir les yeux et être un peu plus conscients du monde qui nous entoure.”