Richard Cassonet n’était pourtant pas prédestiné à soigner. Il réalise la majeure partie de sa carrière dans le monde de la publicité, du marketing. Alors, comment passe-t-on de la pub, où on conditionne les gens à consommer, à l’opposé, à s’en libérer ? Tout d’abord, grâce aux voyages à travers le monde, depuis son plus jeune âge, lors desquels il rencontre de nombreux chamanes, que ce soit en Afrique ou en Amazonie, des moines au Tibet, même si, dans un premier temps, le but recherché est de rassasier sa soif de connaissances et sa curiosité.
Peu avant ses 50 ans, cinq de ses meilleurs amis décèdent en trois mois seulement. Là, c’est la prise de conscience : “Je me suis dit : le prochain ça sera moi”, se rappelle Richard Cassonet. Peu de temps après, le thérapeute bénéficie d’un massage énergétique prodigué par une amie, alors qu’il s’apprête à subir une opération chirurgicale qu’il redoute.
Et là, c’est la révélation, une découverte. “J’ai voulu comprendre. Alors, je suis parti au Japon apprendre le reiki, le comprendre et me l’approprier complètement. Je me suis rendu compte que je pouvais aider les gens. J’ai appris l’hypnose, l’EMDR…” Enrichies d’autres techniques suivant les demandes des clients.
“Ça nous rappelle inconsciemment des choses rattachées à notre cerveau reptilien, c’est dans notre ADN”
Si Richard Cassonet travaille beaucoup en lien avec la nature, à travers la silvothérapie, l’encrage, il met en place des stratégies de soin avec de nombreux outils qui viennent accompagner ces méthodes : les gongs, les bols de cristal, les bols tibétains, les diapasons, le chant, les mantras, “tout ce qui est vibrations qui vont sortir de notre corps à travers les chants, qui vont faire vivre notre cage thoracique ; et les sons qui vont aussi, en écho, revenir. Le son des gongs, c’est surtout le son de terre, le fameux “Om” qu’on retrouve dans le yoga, ça nous rappelle inconsciemment des choses rattachées à notre cerveau reptilien, c’est dans notre ADN”, explique le professionnel.
Certaines personnes viennent consulter en hypnose pour des phobies ou pour arrêter de fumer. Mais certaines, “qui sont très bloquées, ne vont pas réagir à l’hypnose, c’est pour ça que je me sers du gong pour atteindre des états de conscience modifiée. Comme l’hypnose, mais par un moyen beaucoup plus simple. Et lorsque l’inconscient est ouvert, on peut arrêter de fumer, on arrive à sortir les phobies.”
Les bains de gong vont nettoyer toutes les cellules du corps, les mauvaises paroles, le stress, les agressions, les mauvaises pensées et paroles que l’on reçoit, qui stagnent dans le ventre. Et là, chacun va réagir différemment : “Certaines personnes vont faire des rêves, d’autres des voyages, parfois des transes, lesquelles sont des états très intéressants pour soigner. On fait partager ensuite ce que l’on a vécu, ressenti.”
Les bains de gongs sont organisés à chaque pleine Lune, “car la Lune a une incidence sur l’eau, les marées, et notre corps est fait à 70% d’eau donc on est beaucoup plus réceptif à ce moment-là”. Richard Cassonnet propose aussi des sessions plus calmes, plus douces, sortes de massages sonores, qui vont permettre aux gens de se détendre, une forme de bien-être qui va être plus soft, cette fois lors de la Lune montante, signifiant le renouveau, la renaissance.
Il est aussi possible de travailler avec le cristal. “Le cristal a un rapport avec la mémoire, ce qu’on retrouve dans les ordinateurs, les téléphones. Et là aussi, ces mémoires que l’on a en nous, dans nos cellules, vont réagir. Quand on joue avec une personne, le cristal va prendre la mémoire de cette personne. Il y a des fréquences qui vont la faire réagir.”
Elle a transformé la très difficile période du traitement de ses deux cancers du sein en un épisode de création et de lancement de son entreprise. Et cela a réussi. Pour penser à autre chose et se centrer sur ce dont elle ressentait alors le besoin (des formes, des couleurs, symboles d’énergie pour se faire du bien…)
Agnès Tardy dessine et fabrique des bijoux. Elle commence à les vendre aux copines d’abord, puis sur Internet. Et ça marche ! Son mari Éric, entrepreneur positif dans l’événementiel, choisit de la rejoindre ensuite pour l’accompagner au développement de la marque Simone à Bordeaux. Deux ans après, l’entreprise compte 10 salariés, 20 000 clientes et une communauté de followers qui explose.
La résilience et la force d’Agnès TARDY a été de créer cette marque de bijoux de belle fantaisie colorés pour transformer cette épreuve de la maladie. Elle confirme depuis son engagement en étant membre de l’association 1 % for the planet (versement de 1 % de son chiffre d’affaires à une association qui œuvre pour l’environnement ). Elle participe depuis trois ans à la lutte contre le cancer en versant la totalité des bénéfices de sa collection de bijoux roses à l’institut Bergonié. Cette année, la collection de bijoux roses comporte six bracelets roses différents pour autoriser le maximum de personnalisation.
En moyenne, près de 130 000 couples divorcent chaque année en France. Ce changement dans une vie conduit à se poser de nombreuses questions en ce qui concerne la procédure. Ayant été confrontée à un divorce compliqué, en passant par une démarche classique devant le juge, Clara Deleuze a lancé en mars 2020 On-divorce.fr.
« C’est avant tout un outil, un service d’accompagnement pour les personnes qui ont l’intention de divorcer avec la particularité qu’il se fasse à l’amiable, explique la cheffe d’entreprise. Depuis la réforme de 2017, on se rend compte que les gens sont plus à même à se mettre d’accord dans un contexte de séparation plutôt que de passer devant un tiers. »
Clara Deleuze a créé un réseau d’avocats partenaires sélectionnés pour leurs connaissances en droit de la famille, mais aussi « pour leur empathie et leur bienveillance ». Ils sont présents à Bordeaux, Paris, Marseille et Lyon. Prochainement, le cercle s’agrandira à Toulouse, Lille et Strasbourg. Le but est de couvrir un maximum de grandes villes afin que ce conseil juridique reste de proximité.
Elle souligne qu’il est important de donner le bon niveau d’informations dans ce genre situation. Et c’est ce que ce service s’emploie à faire à travers des articles, des podcasts ou en encore des foires aux questions. « Il est parfois compliqué de tout comprendre, explique la créatrice de la plateforme. On est dans un état d’urgence émotionnelle. Il ne faut pas oublier, qu’avant tout, c’est une séparation amoureuse, voire familiale. Cette situation peut altérer sur notre manière d’agir. »
Clara Deleuze conclut : « Nous, on est là pour que l’issue se passe le moins mal possible. Il faut rappeler que c’est la réalité d’un couple sur deux. On n’est pas là pour décomplexer le divorce, ce n’est pas non plus une fatalité et il y a encore plein de mariages. C’est juste que c’est un sujet de société et il faut que l’on puisse adresser un service. »
La première année “On divorce” a traité 100 divorces.
C’est une institution à Mérignac, dans la métropole bordelaise. Ecocycle est un magasin de vente de vélos d’occasion et de réparation créé en 1974 par deux frères, Christian et Michel Barbier. À l’époque enseignants, ils donnent leur démission et se lancent dans l’aventure entrepreneuriale. « Nous étions sensibles à la notion d’écologie et intéressés par le manuel », explique Christian Barbier, gérant d’Ecocyle.
« L’idée était aussi de créer une entreprise auto-gérée, sans hiérarchie de pouvoir ou de salaire avec une rotation des tâches », complète Michel Barbier. « Nous n’avions peur de rien, reconnaît-il. Nous avons lancé cette entreprise au moment où la courbe d’utilisation du vélo était au plus bas. »
Mais l’affaire marche. 45 ans plus tard, la philosophie n’a pas changé. Ecocyle ne jette pas, répare, recycle, donne une seconde vie aux vélos. « Nous réparons là où beaucoup jetteraient. Pour sauver les vélos, nous avons d’ailleurs développé des outils. Ici, c’est un peu la caverne d’Ali Baba », reconnaît Christian Barbier.
Du coup, il n’y a, ici, que des vélos d’occasion. Pas de vélos neufs, à l’exception d’un modèle de vélo cargo, ni de vélos haut de gamme.
Ecocyle emploie aujourd’hui 11 personnes dont quelques-unes en reconversion. Parmi elles, Dominique, ancienne prof de sport et esthéticienne qui aime à dire qu’elle s’occupe de l’esthétique du vélo. Quant à Christian Barbier, plus de 70 ans, il prévoit de passer le relais. Son successeur, dans l’entreprise, est déjà tout trouvé.
Mais pas question pour Christian Barbier de tout lâcher. Il pense créer, en se retirant, une association Ecocyle qui s’occuperait de ce qui n’est pas économiquement rentable mais humainement très important, comme travailler avec des pays du tiers-monde : « Je vivrais mal si je ne me rendais pas utile », conclut-il.
“L’esturgeon est un poisson qui a 200 millions d’années. C’est un dinosaure”, s’émerveille Laurent Dulau, directeur général du groupe Kaviar, premier producteur français de caviar, sous la marque Sturia, installé près de Bordeaux, qui élève des esturgeons sibériens.
Car si la tradition locale est bien là, l’esturgeon sauvage indigène dit “atlantique”, lui, est désormais protégé et totalement interdit à la pêche. Les Russes, eux aussi, se sont vu interdire la pêche de ce poisson ancestral alors en voie de disparition, mais plus tard, en 2008, tout comme pour les Iraniens, et tous les autres, après adoption d’un moratoire mondial.
“Les cartes ont alors été redistribuées entre les anciens et les nouveaux acteurs en la matière”, raconte Laurent Dulau. Aujourd’hui, le premier producteur mondial est la Chine, suivi de l’Italie, puis de la France.
L’élevage de l’esturgeon requiert une patience infinie. Obtenir une femelle poisson mature sexuellement demande, 7, 8 et jusqu’à 14 ans, pour le plus connu, le Beluga. “On récupère alors les œufs non fécondés. C’est assez simple, vous les rincez, vous les lavez, vous les salez, vous les mettez en boîte et vous avez du caviar”, explique Laurent Dulau.
Les conditions d’élevage très primordiales pour que les poissons donnent les meilleurs œufs possibles. Pour qu’ils soient le moins stressés possible, il faut avoir des densités assez faibles de population dans les fermes.
“Il y a un effet millésime comme pour le vin, c’est-à-dire qu’il y a des années qui sont propices à des productions de caviar assez exceptionnelles”
Les œufs de poisson regorgent également de vertus nutritives. “C’est un super-aliment, très riche en acides gras polyinsaturés, oméga 3, oméga 6, que les hommes ne savent pas fabriquer, en protéines, oligoéléments, ou encore l’équivalent de l’albumine.” Le caviar remonte au VIE siècle av. J.-C. “À l’époque de Sumer, on réservait les œufs de poissons et d’esturgeons aux personnes âgées ou aux jeunes”, précise Laurent Dulau.
Ce mets est principalement consommé à l’époque des fêtes, à Noël pour l’essentiel mais aussi pour Pâques. Comme les huîtres, il est produit du mois d’octobre à celui de mars. Le caviar ne se mange pas que frais, comme l’œuf de poisson est salé, on peut consommer des caviars maturés, qui ont plus de puissance gustative, donc toute l’année. “Il y a un effet millésime comme pour le vin, c’est-à-dire qu’il y a des années qui sont propices à des productions de caviar assez exceptionnelles.”
En 2013, quatre producteurs parmi les six aquitains se sont rassemblés dans l’association Caviar d’Aquitaine. Ils portent en ce moment devant l’INAO, l’Institut national de l’origine et de la qualité, l’IGP Caviar d’Aquitaine, l’Indication géographique protégée, qui sera la première et la seule IGP au monde sur le caviar. L’idée est ainsi d’imposer le caviar d’Aquitaine comme la nouvelle référence mondiale.
Arnaud Collery est un homme aux multiples facettes : grand voyageur (il a travaillé dans 30 pays différents), organisateur et animateur événementiel, chief happiness officer, conférencier et créateur de la plateforme Humanava, un outil de formation digitale aux soft skills.
La curiosité qui le caractérise le conduit à s’impliquer dans le développement personnel et à la formation aux soft skills avec un leitmotiv : celui de réaliser ses envies comme on le fait pour des objectifs, c’est-à-dire en s’en donnant les moyens.
Pour cela, Arnaud propose d’abord de travailler sa connaissance de soi pour ensuite pouvoir sortir de sa zone de confort et s’appuyer sur ses propres talents et en développant ses qualités intrinsèques.
Pour développer d’abord notre connaissance de nous-même, Arnaud suggère, par exemple, de solliciter les gens qui nous connaissent bien et de leur demander de nous exprimer les mots qui nous caractérisent. Il nous incite à utiliser également notre entourage pour nous « forcer » à oser et passer à l’action lorsque nous aurions tendance à repousser nos projets et ambitions par peur ou manque de confiance.
Pour lui, le renforcement des soft skills est la priorité à donner à tous les enseignements, du fait notamment de l’évolution constante de tous les métiers et savoir-faire. Nous allons vers un monde professionnel dans lequel l’agilité et les capacité de communication et d’adaptation seront prioritaires puis incontournables.
Arnaud Collery a écrit deux livres : « Mister Hapiness » (éditions Larousse) et « Réinventer votre vie » (idéo) – 06 45 48 27 66 – www.humanava.com
Rue Ausone, dans le centre-ville de Bordeaux, un nouveau lieu hybride a ouvert ses portes le 26 août : le Wash Bar. Plutôt atypique, cet endroit de 140 m² accueille à la fois une laverie automatique et un bar. Mike Valentino et Cyrille Méau sont à l’origine de ce projet auquel ils réfléchissent depuis un an.
« On a souhaité créer le Wash Bar pour que des inconnus puissent se rencontrer, discuter, échanger, ce qui n’est pas forcément le cas dans une laverie classique qui est aseptisée, dit en riant le premier. C’est aussi l’occasion de passer du temps à lire ou à faire autre chose, de ne pas se rendre compte que la machine tourne », ajoute le second.
Chaque détail de cet espace a été pensé. À l’entée, il y a un coin friperie avec des vêtements qui ont été donnés. Leurs ventes permettent de laver les vêtements des bénéficiaires de l’association CAIO, qui s’occupe de la réinsertion.
Juste à côté sont disposés les six machines et quatre sèche-linges qui fonctionnent avec un système d’économie d’eau et d’électricité. Des lessives bio et locales sont incluses. Aussi, les deux associés ont mis en place le système de machines suspendues. Un geste solidaire pour offrir des machines d’avance aux clients dans le besoin.
Face à ce coin laverie, il y a le bar, où sont proposés des produits locaux à déguster dans le salon composé d’objets de seconde main. L’ambiance y est cosy et chaleureuse. « On a chiné les meubles pendant un an avec Cyrille, explique Mike. On voulait que chaque pièce raconte une histoire de vie. On a fait en sorte qu’au Wash Bar, on se sente comme à la maison. Et que ce soit un lieu de bienveillance et de respect. C’était important pour nous. »
Des jeux de société, un babyfoot et une bibliothèque sont également mis à disposition de la clientèle.

Pour la suite, les deux associés souhaitent organiser des événements « intelligents » : « Je veux que quand on sort du Wash Bar on se questionne, déclare Mike. Il y aura des événements queers, des lectures, de la musique, des scènes ouvertes aux artistes…. Finalement, on veut juste amener quelque chose de positif aux gens. »
Le Wash Bar est ouvert tous les jours de 8h à 22h.

Depuis la petite maisonnette de 60 m2 jusqu’à la familiale de plus de 200 m2, pour les primo-accédants comme pour les vieux briscards de la construction, la maison recyclable est pour tout le monde.
Ariane Constructions a lancé son projet de maison “cradle to cradle”, du berceau au berceau, avec cette notion de recyclabilité des matériaux, en 2019. Un projet qui s’inscrit dans une démarche éco-responsable, avec gestion des ressources optimisée et empreinte carbone maîtrisée, qui lui a permis d’obtenir la médaille d’or au Challenge pôle habitat dans la catégorie habitat prospectif, pour la première maison individuelle de ce type en France.
Il s’agit de scruter 5 critères : faible toxicité, recyclabilité, basse consommation énergétique et bilan carbone maîtrisé, gestion de l’eau et responsabilité sociétale.
Pour ce faire, l’entreprise installe pompes à chaleur et autres plafonds chauffants, isolant recyclable à 100%, bétons contenant jusqu’à 40% de granulats recyclés, plaques de placo avec jusqu’à 30% du plâtre issu du recyclage, 20% d’entrevous, ces couches de remplissage, en composés à base de déchets plastiques recyclés…
Au final, la maison est réutilisable à 75%. “C’est à dire que le matériau doit pouvoir, en fin de vie, être recyclé comme matière première”, précise Candie Serre, directrice d’Ariane Constructions. Les deux premières maisons ont vu le jour en mars dernier à Bordeaux. Elles devraient être finalisées en décembre prochain.
Un concept qui tend à se généraliser. “Les nouvelles normes vont vers ce type de constructions”, explique Candie Serre. “On sait qu’on va devoir frapper très fort pour limiter les risques pour la planète, qui aujourd’hui est à bout de souffle. Il va falloir être responsables et éco-responsables, donc on prend juste un peu d’avance. Et de toutes manières, c’est clairement l’avenir”.
Des maisons plus saines, plus éthiques. “On a un grand rôle à jouer, on se doit d’ouvrir la marche pour ces nouveaux concepts”. Ariane Constructions plante des arbres en Amazonie pour compenser son empreinte carbone depuis 14 ans, via l’association Envol vert. Ce sont quelque 28 000 arbres plantés ces dix dernières années.
La ferme du ciel se situe dans la commune de Laruscade en Gironde, un lieu entouré de forêt où sa propriétaire en a fait une maison d’hôtes avec une cuisine 100% bio avec des saveurs du terroir de la région revisitée avec plus de légèreté. Patricia est aussi une grande connaisseuse des plantes sauvages au point de créer un bar à tisane !
Patricia, la propriétaire du lieu, fait partager aussi sa passion pour les vols en montgolfière, un moment unique et magique où on observe la nature d’en haut avec un total lâcher prise en se laissant porter par le ballon…
Un endroit, dans l’idée de se reconnecter avec la nature et apprécier son calme avec des ballades qui nous plongent vers un retour à la forêt ; propriétaire de cette forêt, Patricia se sent avant tout responsable de la biodiversité de ces 11 hectares de forêt privée qu’elle tente au maximum de protégée et à la fois de sensibiliser ses invités à travers des ateliers, des promenades guidées pour apprendre à mieux connaître la forêt, ses animaux, ses arbres et ses plantes.
Une ferme où ciel et terre se rejoignent, un havre de paix pour vivre un moment de reconnexion avec la nature et savourer son silence, parce qu’en forêt, comme nous l’explique Patricia, on se fait discret et on chuchote.
“Toutes à l’abri” est née de la demande des femmes, que les créatrices de l’association ont rencontré dans la rue lors de maraudes. Elles formulaient la nécessité d’un lieu sécurisé qui leur serait destiné. “Toutes à l’abri” met à disposition des douches, un accès à une machine à laver, un lieu repos et une distribution de produits de première nécessité, trois jours par semaine. Ces femmes sont orientées par d’autres associations, les acteurs sociaux de la ville, les assistantes sociales de secteur, le CCAS, la mairie, ou bien, elles sont abordées pendant les maraudes alimentaires organisées par l’association.
“Venir passer une journée ici et avoir la possibilité de décider de ce qu’elles vont manger, parce qu’on cuisine ensemble, de rigoler ou juste aller dans un lit pour dormir et ne pas parler, mais savoir qu’il y a des gens autour en soutien, ça leur fait du bien”, raconte Blandine Vanmeer, coordinatrice de “Toutes à l’abri. “Elles ne viennent pas forcément pour une aide administrative ou des produits d’hygiène, elles viennent chercher de la compagnie, boire un café, discuter, pas forcément parler de leurs problèmes. Ce sont ces moments de normalité qu’elles recherchent et c’est ça qu’on essaie de recréer ici”.
Des activités sont également organisées depuis un an. Des ateliers mis en place à la demande des femmes, en fonction de ce qui leur manquait, de ce dont elles avaient besoin. Une séance manucure une fois par mois, des cafés-santé avec des partenaires extérieurs, comme Médecins du monde, des sages-femmes, des dentistes pour faire de la prévention, des cours d’anglais, de couture, du yoga… En fonction de leurs envies et des bénévoles disponibles pour encadrer.
“Elles peuvent mettre leur histoire, la rue, en pause, et penser à ce moment-là à un truc chouette, se donner la possibilité de ne pas toujours être dans l’urgence, reprendre le pouvoir sur leur vie, avoir le choix de décider de ce qu’elles veulent faire, même si leurs papiers ne sont pas à jour ou qu’elles ne savent pas où elles vont dormir ce soir, prendre du temps pour elles”.
Les bénévoles sont plutôt jeunes, la moyenne d’âge est de 30-35 ans. C’est d’ailleurs cela qui a contribué à ce que l’association obtienne récemment le prix de l’Egalité. Une récompense pour leur engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes et aussi pour le fait que l’association ait été créée par des jeunes femmes. “Les filles qui viennent nous voir sont très touchées par la cause des femmes, la jeune génération notamment. Elles veulent pouvoir lui donner du temps et du soutien”. D’ailleurs, au local, les bénévoles sont exclusivement des femmes, “pour respecter cette volonté de non-mixité”.
On peut contacter “Toutes à l’abri” pour créer un projet avec elles ou leur proposer un local, ce qu’elles recherchent en urgence puisque le leur doit être détruit l’an prochain. Un nouveau lieu plus près du centre-ville, pour permettre plus de passage, et au coût moins élevé.
C’est à Bordeaux, en Gironde, qu’on découvre le métier artisan Sellier, un métier de passion que pratique Corinne Guibert où tout a commencé dès son enfance avec une attirance pour les matières. De fil en aiguilles, elle passe de la couture de textile au cuir et similicuir, jusqu’à un tournant de sa vie professionnelle où le déclic se fait et décide enfin de se lancer dans le métier d’artisan Scellier.
Un métier qui consiste à rénover ou faire du neuf pour les intérieurs de voitures, motos, bateaux, même des portes capitonnées…

Dans son atelier « Sellerie Grand ouest », de nombreuses commandes lui arrivent dans toutes sortes de domaines d’activités aussi bien l’aérospatiale que des collectionneurs d’anciennes voitures.


Corinne Guibert va plus loin dans son atelier Sellerie Grand ouest, elle se lance aussi dans la tapisserie où elle se base sur la rénovation d’assise en mousse et en crin par son apprenti, Clément, qui l’accompagne au quotidien. Un véritable métier qu’elle pratique avec passion, qui lui permet d’en vivre, mais aussi d’aller vers une sobriété heureuse.
Pour pouvoir faire ses courses à Supercoop à Bordeaux, il faut être coopérateur, comprenez propriétaire d’une part sociale et effectuer 3 heures de service toutes les 4 semaines. Ainsi, vous pouvez bénéficier de tarifs moins élevés qu’ailleurs, pour des produits biologiques au maximum, toujours locaux et/ou en circuits courts. C’est la charte Supercoop.
Les “super copains” et “super copines”, comme on les appelle ici, ont aussi un droit de regard sur les commandes, peuvent participer aux décisions. Bref, c’est chez eux en somme.
L’idée est venue d’un modèle fondé à New York dans les années 70 et importé en France en 2010, d’abord à Paris, puis dans d’autres villes comme Bordeaux et Lille et désormais dans des communes moyennes, comme Langon en Gironde.
“Les supermarchés coopératifs ont les avantages de l’Amap, Association pour le maintien d’une agriculture paysanne, via la mise en relation avec les petits producteurs et avantages d’un supermarché, où on peut trouver tous les produits de la vie quotidienne : fruits, légumes, produits d’hygiène, matériel de cuisine… ”, explique Jean-Paul Taillardas, chargé de la communication à Supercoop.
C’est le producteur qui décide, c’est lui qui fait le prix. “Notre souhait est que le producteur puisse vivre dignement de son travail. Et nous, on est fiers de participer à cela, au lien social aussi, avec le chevrier du Lot-et-Garonne qui vient avec son béret, le producteur d’huitres du Médoc. On recréé une ambiance “marché”, on renoue avec le lien humain”.
La saison des vendanges a commencé depuis quelques semaines en France. Certaines ont d’ailleurs eu quelques jours d’avance. Ce fut le cas sur le domaine viticole du Château La Louvière de près de 100 hectares, à Léognan en Gironde. Il fait partie de l’entreprise familiale « Les Vignobles André Lurton », qui rassemble six châteaux. Elle est gérée depuis trois ans par Jacques Lurton, qui est aussi président du syndicat de l’appellation Pessac-Léognan.
Les premières coupes de raisins ont été faites à la mi-août avec le Sauvignon pour une récolte de 4-5 semaines, suivront le plus tard le Cabernet Sauvignon et le Merlot. Mais alors quand savoir que c’est le bon moment de faire les vendanges ? « Dans la végétation il y a des cycles, on va dans la vigne, on prélève quelques grains de raisins que l’on presse. Et ce jus, on l’analyse, il donne une teneur en sucres et en acidité. On sait ainsi, si on s’approche de la maturité nécessaire, des bases d’un vin », explique le viticulteur.
L’ultime décision, c’est le goût
Jacques Lurton, viticulteur
Afin que le vin soit de bonne qualité, le climat est un élément fondamental, précise Jacques Lurton : « il faut une climatologie modérée, avec des nuits fraîches et de nuits chaudes. C’est plutôt le cas à Bordeaux. Mais, cette année, on a connu un phénomène de sècheresse dramatique, mais accompagné d’un phénomène de chaleur unique. Ce n’est pas bon pour la croissance d’une plante. Une vigne, pour qu’elle donne un très bon raisin, il faut qu’elle soit en stress hydrique, donc plutôt en déficit d’eau. Mais cette année on, ne pas dire que nos raisins aient l’équilibre qu’on aurait dans une excellente année comme en 2019. »
Mais il y a un moyen de remédier à ce genre de situation avec l’œnologie, mais « cette connaissance de la chimie du vin, de ses composées, nous permet de travailler ce raisin, notamment avec des levures naturelles. On va certainement arrondir les angles. Néanmoins, rien ne vaut un raisin arrivé à maturité optimum dans les meilleures conditions », souligne le président des vignobles André Lurton.
À savoir qu’il est possible de visiter le Château La Louvière et ses vignobles, et d’y déguster bien sûr du vin.
“Pendant nos pauses déjeuner, avec mes associés, quand nous étions salariés dans nos anciennes vies professionnelles, on faisait ce constat : on nous proposait uniquement des emballages à usage unique”, raconte Yann Thiélin, fondateur de BoxEaty. “En parallèle, on voyait l’essor du vrac, le retour de la consigne avec les bouteilles en verre, mais aussi les plateformes de livraison se développer. Et on se disait “ce n’est pas possible, on ne peut pas continuer comme ça, il faut proposer une solution alternative sur l’emballage alimentaire”. C’est ce qui nous a vraiment poussés à nous lancer”.
Principalement en verre, les contenants proposés par BoxEaty sont fabriqués en France, tout comme les nouveaux produits disponibles, des plastiques ABS ou PP, dit plastiques durables, qui ont une durée de vie assez longue pour être utilisés plusieurs fois. Ils sont aussi suffisamment résistants pour encaisser les coups de fourchette sans laisser de marques.
Pour bénéficier de ce service de contenants réutilisables, le principe est très simple : le client donne 4 euros de consigne au moment de prendre son plat et le ramène la fois suivante, au même endroit, ou chez l’un des partenaires du réseau. Soit il récupère ses 4 euros, soit il reprend un plat dans un contenant consigné. Il peut aussi récupérer un jeton consigne, pour faciliter le parcours du consommateur et du restaurateur, qui n’aura pas à utiliser son fond de caisse.
“Concrètement, au quotidien, on travaille sur une cause qui est forte pour nous et on s’investit à fond tous les jours pour participer à l’essor du réemploi”
Pour l’instant, BoxEaty est essentiellement présent chez les professionnels qui proposent une restauration du midi. L’entreprise s’occupe de la boucle logistique. On leur livre les contenants propres et on récupère les contenants sales. On s’engage aussi à sensibiliser les clients, sur le temps de la pause déjeuner ou via un affichage.”
Même chose dans les restaurants d’entreprise. Là, l’employé n’a qu’à scanner son badge pour être débité ou recrédité. Pour le portage, “on fait des tests avec une grosse cuisine centrale de l’agglomération bordelaise”, raconte Yann Thiélin. Objectif : trouver le contenant adapté à son utilisation, qui n’existe pas aujourd’hui sur le marché, et pouvoir standardiser le fonctionnement en le portant à grande échelle.
On est vraiment aux prémices et, au fur et à mesure de notre avancement, on identifie des nouveaux gisements, des acteurs qui utilisent des contenants à usage unique, pour qu’ils puissent le remplacer par du réemployable.” Parmi les autres objectifs : proposer cette solution dans tous les festivals de la région Nouvelle-Aquitaine dès l’année prochaine.

Ce type de démarches reste, pour l’heure, très territoriale, très localisée sur un territoire. Plusieurs projets qui visent à standardiser les contenants à une échelle plus large sont en cours. “On est très confiants sur le fait que cette pratique redeviendra la norme”, s’enthousiasme Yann Thiélin.
Prochaine étape : les livraisons. BoxEaty est en contact avec des plateformes innovantes et fait partie d’un groupe de travail, mené par le ministère de la Transition écologique, qui vise à faire évoluer les plateformes vers des pratiques plus vertueuses, dont la mise en place de contenants réemployables. “Et puis, on voit bien que les consommateurs sont en attente. On a trouvé ici plus de sens que dans nos jobs précédents parce que concrètement, au quotidien, on travaille sur une cause qui est forte pour nous et on s’investit à fond tous les jours pour participer à l’essor du réemploi”.
À 22 ans, Aurélie Delmas débarque à Paris avec sa petite valise et des rêves plein la tête. Elle vient pour un job de chargée de production dans le monde de la musique. Elle travaillera des années auprès d’Ibrahim Maalouf.
En parallèle, elle se met à l’effeuillage burlesque, au cabaret new burlesque, ce qui la mène à collaborer avec des groupes, notamment Mass Hysteria, pour lequel elle réalise une performance au Trianon de Paris, qui marque un pas dans sa carrière, une performance qui fait encore référence aujourd’hui. Cette collaboration lui ouvre alors de nombreuses portes dans le milieu. Elle tourne ensuite un clip pour Cachemire, la reprise de “La nuit je mens”, d’Alain Bashung.
Plusieurs vies qu’elle mène de front, jusqu’au burn-out : “Je n’avais plus de vie”. Elle est forcée de freiner. “C’est là que j’ai découvert la sophrologie, qui m’a permis de devenir autonome dans la gestion de mes maux, de mon anxiété, mes troubles du sommeil”, raconte-t-elle. “Et puis, juste avant le confinement, j’ai eu la bonne idée de me dire “et si c’était le moment de changer de vie ?” Et me former pour pouvoir transmettre cette méthode qui m’a permis de sortir la tête de l’eau”.
Aurélie Delmas reprend ses études à l’Institut français de la sophrologie à Paris, puis ouvre son cabinet à l’été 2021 à Bordeaux. Aujourd’hui, elle est principalement thérapeute et hypnothérapeute, même si son côté artistique ne l’a pas quittée pour autant. “À côté, je garde des shootings en tant que modèle avec, toujours, comme éthique, de travailler dans le Made in France, comme avec Flibustier, et je crée des bijoux à base de fleurs, Les fleurs de Woo“.
Un parcours qui peut paraître foisonnant et pourtant, “tout fait lien, tout fait sens. Je me nourris de différents univers qui m’enrichissent et me permettent de me retrouver. Si je ne faisais que de la thérapie, je me laisserais envahir par tout ce que je reçois de la part des patients. Le fait d’avoir différentes facettes, ça me permet de me recentrer et d’être, je pense, performante dans tout ce que je fais. J’ai trouvé un ancrage et je me sens alignée.”
Pour elle, ce qui est important, en plus de la création, c’est de pouvoir partager. “Partager les expériences, partager ce qui me fait vibrer. Quand les gens choisissent un thérapeute, on choisit pour les diplômes, pour les spécialités, mais on choisit aussi pour l’humain. Chaque personne est singulière et va pouvoir, en plus de la méthode qu’il transmet, faire passer l’ineffable, la “vibe”, qui va donner envie de continuer à pratiquer ou à venir voir la personne. Un grand tout.”
“J’accompagne en sophrologie des gens que j’ai côtoyés dans l’univers du spectacle. C’est aussi un beau lien que je fais avec ma vie d’avant”
Aujourd’hui, Aurélie Delmas accompagne des personnes en maladie longue, est spécialisée dans la gestion de la douleur, des troubles du sommeil, des troubles sexuels. Elle utilise aussi l’hypnose pour approfondir certains protocoles de sophrologie et dans l’accompagnement du sevrage tabagique.
Elle garde le lien aussi avec ce monde de la musique qu’elle a si bien connu. “J’accompagne en sophrologie des gens que j’ai côtoyés dans l’univers du spectacle. C’est aussi un beau lien que je fais avec ma vie d’avant. On peut se servir de la sophro en préparation scénique pour appréhender ses émotions, gérer son stress. Le stress, ça peut être très bénéfique, ça porte, mais il faut éviter de le transformer en trouble anxieux, en angoisse incontrôlable. Donc je trouve vraiment un sens entre mon avant et la vie que j’ai maintenant.”
À travers son activité de modèle qu’elle poursuit, elle voudrait aussi pouvoir permettre aux femmes qu’elle accompagne de travail sur la réconciliation avec leur corps.” Peu importe le physique, peu importe les expériences de vie, tu peux rayonner, tu peux être belle en t’assumant. La sophrologie c’est l’harmonie corps/esprit, c’est la gratitude envers ce corps qui te porte. À travers le travail photographique, tu peux trouver un moyen de réappréhender ton schéma corporel, te réconcilier avec et te voir d’une autre manière. J’ai la chance d’avoir pu guérir de tout ce que j’ai vécu dans mon adolescence, via le travail photographique, puis via la sophrologie.”
Chenille devenue beau papillon, Aurélie Delmas a su sublimer ce corps qui l’a tant meurtrie plus jeune. “Au collège, je portais un corset pour une scoliose, j’avais un appareil dentaire, j’étais piquée aux hormones de croissance pour grandir. J’ai vécu un harcèlement physique et moral de ma 6e à ma 4e. Puis, je me suis retrouvée avec un corps de femme. Je ne savais pas du tout comment le gérer. La photo, j’y suis arrivée par pur hasard, pendant mes études à Arles, l’ENSP, l’Ecole nationale supérieure de la photographie, qui cherchait des modèles et on m’a proposé, en m’arrêtant dans la rue, de poser. J’ai vraiment fait de la photothérapie. Je me suis réconciliée avec mon corps, je l’ai redécouvert, j’ai découvert ma féminité, ma sensualité. Dans le futur, c’est quelque chose que j’aimerais transmettre aux femmes.”
Son compte Instagram.
C’est à Sainte-Gemme, dans l’Entre-deux-Mers, que se situe le domaine viticole de Sophie Charbonnier. Amoureuse de sa terre natale, l’île de la Réunion, il y a plus d’une vingtaine d’années elle décide de se lancer avec son mari dans la production de vin bordelais bio qui se marie parfaitement avec la cuisine des îles.
Bordeaux by Rouge Métisse est un vin aux parfums des îles. Une fusion que Sophie Charbonnier aime partager à travers sa chaîne YouTube.
Sophie Charbonnier souhaite également repenser le système de la production de vin, en prônant le circuit court avec notamment la création de sa société Négoce bio Les Choix de Sophie. Le but : construire un modèle économique plus humain et plus juste pour les producteurs bio de la région.
Cette femme, passionnée par son métier de vigneronne, est engagée dans une démarche écologique pour la fabrication de son vin mais c’est aussi une de la campagne, de ses vignes et de sa terre natale l’île de la Réunion.
Tout au long de sa vie, Sophie Charbonnier a su écouter son cœur et aller au bout de son rêve afin de nous présenter un vin bio métissé produit avec amour.


“Vous êtes capables. Bien plus que ce que vous imaginez !” C’est le message que veulent faire passer Chantal Menini et Marc Zeitoun, enseignants-chercheurs en mathématiques et informatique. “On trouve dommage qu’elles se privent de débouchés importants. On n’a aucun problème à caser nos étudiants dans ces métiers, avec des niveaux de rémunération intéressants. Et on a besoin de professionnels dans ces secteurs-là”, explique l’enseignante de mathématiques.
“Une étude a montré que les start-up étaient plus rentables lorsqu’elles étaient montées, dans le domaine du numérique, par des filles, parce qu’elles étaient plus rentables”, poursuit Marc Zeitoun. Une observation qui casse l’idée que les filles sont moins capables que les garçons. D’où l’intérêt de rétablir une parité et d’avoir des profils plus variés. On manque de tous les cerveaux des filles, qui vont aller plutôt en biologie, en médecine, en sciences sociales…”
Les faits sont là. Dans toutes les formations liées à ces disciplines à l’Université de Bordeaux, les garçons sont plus nombreux, à l’exception de la licence MIASH, mathématique informatique appliquée aux sciences humaines et sociales, car, comme son nom l’indique, il y a des sciences humaines et sociales, des branches réputées plus “féminines”.
“L’idée n’est pas d’envoyer tout le monde en maths et informatique, mais bien de libérer les esprits et qu’elles fassent vraiment leurs choix, en âme et conscience”
“Au lycée, il y a déjà moins de filles que de garçons en spécialité mathématiques et encore moins en spécialité Numérique et sciences informatiques (NSI). Ça s’accentue nettement lorsqu’on bascule dans le supérieur”, note Chantal Menini.
Parmi celles qui auront choisi ces spécialités dès le lycée, un nombre non négligeable choisira ensuite, par exemple, la médecine, et plus rarement, l’informatique et les mathématiques. Trop rarement, pour ces enseignants. “L’idée n’est pas d’envoyer tout le monde en maths et informatique, mais bien de libérer les esprits et qu’elles fassent vraiment leurs choix, en âme et conscience”
Car, dès le départ, les dés sont pipés. “Selon une étude récente, cite Marc Zeitoun, les filles seraient moins poussées par leur famille à entreprendre des études dans l’informatique (33% d’entre elles, contre 60% pour les garçons)”. La proportion de filles dans ces filières serait de 20%, contre 80% de garçons. Un pourcentage similaire que l’on retrouve ensuite dans les entreprises et l’enseignement.
“Et pourtant, ce sont elles qui réussissent le mieux. Elles sont souvent en tête de leur promotion”. Les jeunes filles sont d’ailleurs plus nombreuses à faire des études supérieures (55%). Pire encore, les indicateurs locaux vont encore plus loin. “Nous avons récemment formé des profs pour la nouvelle spécialité informatique (NSI) et 95% de ces professionnels formés étaient des hommes”, raconte Marc Zeitoun. “Il n’y a pas de modèles féminins pour les jeunes filles au lycée qui leur montreraient que ce sont des disciplines pour elles”.
“Il n’y a pas de modèles féminins pour les jeunes filles au lycée qui leur montreraient que ce sont des disciplines pour elles”
D’où l’idée d’une semaine de découverte, qui s’adresse aux jeunes filles des classes de troisième et seconde, à Bordeaux. Ce sont leurs enseignants qui les informent de son existence. Elles s’inscrivent alors, sur une semaine de vacances. La prochaine est programmée lors des vacances d’hiver 2023. A priori, donc, elles ont déjà une appétence pour ces matières.
“L’idée est de leur faire rencontrer des professionnelles et des jeunes femmes en licence ou plus, qui suivent ces filières-là, qui s’éclatent dans ces carrières, les encourager à aller dans cette voie et ne pas céder aux clichés, leur montrer qu’elles peuvent y arriver, que ce n’est pas une grosse erreur de se lancer dans cette orientation. On leur montre aussi des cursus qui ne sont pas linéaires, où il y a beaucoup de changements de direction pour leur montrer que ce n’est pas figé”, explique Marc Zeitoun.
Il s’agit d’alterner des ateliers en petits groupes, et des temps de conférence et de speed meeting, où les collégiennes et lycéennes échangent avec des étudiantes qui présentent leur parcours, et avec des professionnelles. “Elles créent des liens entre elles, cela permet d’échanger, discuter, partager sur leurs craintes, leurs motivations…”, raconte Chantal Menini.
La société Viraj, créée par Mathieu Rault à Bordeaux en 2022, a pour objectif de convertir les salariés au vélo. Le concept ? Passer par les entreprises pour mettre à la disposition des salariés une flotte de vélos électriques assemblés en Vendée. Il s’agit, avant tout, de toucher les personnes qui ne circulent pas encore à vélo.
Cette création d’entreprise, c’est d’abord l’histoire d’un virage personnel. « J’occupais moi-même des fonctions commerciales et réalisais tous mes trajets en voiture, y compris les plus courts. Jusqu’au jour où j’ai essayé le vélo électrique. C’était il y a 5 ans. Depuis, je ne le quitte plus pour tous mes déplacements de moins de 12 kilomètres. »
Suite à cette expérience, Mathieu Rault a décidé de convertir son entourage, sa famille, ses amis, ses collègues et voit désormais plus grand avec la création de Viraj.
« Ce que j’adore dans le vélo, c’est la liberté de savoir combien de temps je mets pour un trajet, qu’il y ait du trafic ou non. Fini le stress ! On gagne en sérénité ! Le vélo créé également du lien dans une ville puisque les cyclistes se parlent entre eux. Nous avons tous à y gagner d’avoir une société cyclable », insiste Mathieu Rault.
Chaque semaine, dans notre journal de la culture, vous pouvez retrouver des recommandations variées, des films aux livres en passant par les séries, la musique ou les sorties.
C’est l’une des séries les plus attendues de l’année : ce vendredi 2 septembre, Amazon diffuse les premiers épisodes des « Anneaux de pouvoir », adaptée de l’univers créé par J.R.R. Tolkien, l’auteur britannique du « Seigneur des Anneaux ». Parallèlement, « House of the Dragon », autre série dérivée cette fois de « Game of Thrones », fait déjà un carton sur OCS. Preuve que l’engouement pour les séries fantasy ne se dément pas.
Envie de se réfugier dans un musée pour oublier la rentrée ? Certaines expositions prennent le pari de téléporter leurs visiteurs dans un autre monde grâce à des dispositifs immersifs qui s’appuient sur des technologies de pointe. À Bordeaux, c’est aux Bassins de lumière que ça se passe, avec une plongée dans l’architecture et les œuvres de la ville de Venise.
À Toulouse, l’espace EDF Bazacle propose un voyage hors norme dans les tableaux de Vincent Van Gogh. Quant à l’Institut du monde arabe à Paris, il permet de déambuler dans la pyramide de Khéops en réalité virtuelle.
Le plus beau film en salles ce 31 août raconte l’histoire d’une fuite. Celle d’Amin, jeune homosexuel afghan, poussé sur les routes de l’exil avec sa famille lorsque les talibans arrivent au pouvoir dans les années 1980. Aujourd’hui, il vit au Danemark et raconte son périple à Jonas Poher Rasmussen, le réalisateur de «Flee», fabuleux film d’animation dur mais lumineux.
À quoi ça tient, un tube de l’été ? Le plus souvent, une musique entraînante qui vous reste dans la tête. La preuve avec ces airs qui ont animé notre saison estivale, de Beyoncé à Lizzo en passant par le grand retour de Kate Bush.
Il y a un regain d’intérêt pour la couture, “je l’ai vraiment vu depuis que je me suis lancée”, raconte Saskia, qui donne des cours en Gironde. “La demande pour connaître et apprendre à utiliser la machine à coudre s’est développée. Auparavant, on était un petit milieu qui restait assez fermé. Maintenant, quand les gens veulent faire du loisir créatif, ils touchent à beaucoup de choses et notamment à la couture. Ils n’ont pas envie de survoler la discipline, mais de s’investir vraiment.”
Et il est bien plus facile de trouver un cours aujourd’hui qu’il y a dix ans. “Il y a quelques années, le regard qu’on avait sur la couture était très vieillissant. Quand j’étais petite, je ne trouvais pas d’atelier couture parce que c’était hyper ringard. Je ne pouvais pas dire à mes copains et mes copines que je faisais de la couture le dimanche. Quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard et que je disais que je voulais faire de la couture, on me regardait avec des grands yeux. Dans les dix dernières années, il y a vraiment eu une évolution positive”, explique Saskia.
Une pratique qui est aussi de moins en moins genrée. Dans les stages d’été de Saskia, plusieurs hommes et jeunes garçons se sont inscrits : “Je note qu’ils commencent à se sentir de plus en plus concernés. Ils ne veulent pas juste retoucher quelque chose, ils ont vraiment envie de créer leurs vêtements pour que ça leur ressemble. Aujourd’hui, on a tous tendance à consommer de la même façon. Créer par soi-même, faire ses vêtements, c’est une manière de s’affirmer, avec ses propres goûts, avec ses propres choix.”
Un loisir qui apporte beaucoup. “Tout d’abord, on est obligé de se centrer, de se concentrer sur cette tâche qu’on est en train de réaliser, du coup c’est un sas, c’est en ça que c’est apaisant, on est un peu dans cette bulle, déconnecté de tout. Et puis, bien sûr, il y a la satisfaction d’avoir réalisé quelque chose”, développe la couturière.
Après quelques expériences et créations personnelles, Saskia se consacre aujourd’hui exclusivement aux cours qu’elle prodigue à tout type de public, adultes, adolescents et même enfants, à qui elle permet de réaliser les conceptions qu’ils souhaitent, que ce soit pour l’ameublement, le prêt à porter… Elle intervient dans des associations, des entreprises, des services communaux, notamment des espaces jeunes, des magasins de tissus… “Chacune des personnes arrive avec ses projets, son niveau, et je m’adapte pour l’aider au mieux”, précise-t-elle.
“Il y a des enfants de 6/7 ans qui viennent en atelier et qui font des réalisations identiques à celles des adultes. Et puis une fois que l’on sait coudre, les possibilités sont infinies”
Tous les âges donc et tous les parcours : “Soit ils ont envie d’apprendre à utiliser une machine à coudre qui est en train de dormir dans leur placard depuis un certain temps, soit ce sont des gens qui veulent se perfectionner. Je leur suggère d’avoir un projet pour avoir un but. Même s’ils arrivent sans idée, avec l’émulsion du groupe, les projets fusent.”
Car la couture est abordable pour tous, scande Saskia. Il y a une prise en main de la machine à atteindre. Une fois ce premier palier passé, tout le monde peut coudre. “La preuve : il y a des enfants de 6/7 ans qui viennent en atelier et qui font des réalisations identiques à celles des adultes. Et puis une fois que l’on sait coudre, les possibilités sont infinies.”
Des ateliers qui permettent aussi de nouer du lien social. “Souvent, je dis que la couture est un prétexte. On rencontre beaucoup de gens, beaucoup d’histoires de vie, des gens qui ont besoin de se retrouver, et qui passent par la couture pour aider à se reconstruire. Certains sont arrivés un peu perdus, ne savaient pas trop où ils en étaient dans leur vie, ont progressé, se sont formés, ont passé des CAP, se sont mis à leur compte, se sont construits au niveau professionnel. C’est valorisant de réaliser qu’on est capable de faire des choses. Ça leur a aussi donné un coup de peps’ dans leur vie personnelle aussi”, explique la professeure de couture.
Une partie du travail très chère à Saskia, qui aime fédérer autour de ses ateliers, organiser des événements, “que les gens se rencontrent, qu’il y ait du lien, du physique, et pas que du virtuel. Pour moi, c’est important, donc je me dis que ça peut l’être pour d’autres. Transmettre, c’est mon moteur, c’est ce que j’aime le plus.”