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William Theviot a été diagnostiqué à 20 ans d’un autiste de haut niveau, aussi appelé le syndrome d’autisme Asperger. Aujourd’hui âgée de 29 ans, ce Mérignacais (Gironde), pianiste professionnel, parcourt la France et le monde pour faire des récitals. Il utilise sa créativité, ses déplacements pour diffuser des messages d’inclusivité. “Je me bats pour qu’il y ait plus de représentativité dans les médias. Qu’on voit davantage de personnes avec de l’autisme, pas des représentants tout indiqués, avec des discours bateaux et convenus. Plutôt celles et ceux qui ont du vécu et des choses à transmettre. Je regrette que les médias n’aient pas ce réflexe de donner la parole aux autistes.” 

William Theviot a d’ailleurs pu exprimer lors d’un concert-conférence. Il a été invité au ministère de la Culture à l’occasion de la semaine pour les personnes handicapées, du 14 au 22 novembre 2022. Seulement 0,8% des personnes en situation de handicap sont en effet représentés à la télévision. C’est ce qui ressort du rapport annuel de l’Arcom, (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique).

Un autre regard sur l’autisme

Par ailleurs, le pianiste évoque aussi la façon dont les personnes autistes sont représentées dans les médias : certaines fois comme des “bêtes de foires”. Notamment, lorsque l’on aborde leurs souffrances. “C’est souvent fait sur un plan spectaculaire, avec des cris, des choses qui vont susciter l’effroi dans les chaumières, déplore-t-il. Sinon, sur le côté “extraordinaire” on va montrer des profils qui savent réciter les décimales de Pi, ou qui ont une mémorisation “surnaturelle”. Ça ne fait pas avancer la cause.”  

William Theviot souhaite aussi que l’accès aux pratiques artistiques et culturelles soient facilité. “Je trouve qu’on les oriente souvent vers les métiers de manutentionnaire, manuel, comme si on n’avait que faire de choses qui pourraient être transcendantes pour leur épanouissement.” 

Dans l’avenir, le pianiste girondin souhaite réaliser un film pour mettre ces personnes sous le feu des projecteurs.

Afin de répondre aux nouvelles façons de consommer, l’association Lina (Les librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine) a lancé une application éponyme pour faciliter l’achat d’ouvrages. « Nous avons constaté que notre site marchand était utilisé majoritairement sur le téléphone portable. On s’est dit qu’il fallait mettre en place une application gratuite pour être plus efficaces et simplifier l’utilisation », explique Cécile Borry, la présidente de l’association.  

Avec l’application Lina, il est possible, grâce à la géolocalisation, de savoir dans quelle librairie près de chez soi un livre est disponible. Ainsi, le consommateur peut effectuer sa réservation en ligne. Aussi, il est possible de créer sa liste de coups de cœur, ceux des libraires et se renseigner sur les animations et l’actualité de ces lieux de culture. 110 librairies de la région sont inscrites.

Créer du lien avec son libraire

Par ailleurs, cette plateforme mobile est un moyen pour le libraire de créer du lien avec sa clientèle. « L’idée, c’est d’inciter les gens à venir fréquenter les librairies, déclare Cécile Borry, aussi dirigeante de la librairie Georges, dans la métropole bordelaise. C’est agréable de venir échanger, de discuter avec son libraire. C’est ce qui fait la richesse de notre métier. On peut d’ailleurs, aussi, nous considérer comme des acteurs culturels à part entière. On fait également vivre des cœurs de ville et village. Il se passe beaucoup d’événements. »

Parmi la clientèle de ces librairies indépendantes Nelly, qui vent car « le choix de livres proposé est diversifié et intéressant. Il y a des maisons d’éditions qu’on ne connaît pas. Le personnel est serviable et l’accueil pour les jeunes est top ». De son côté, Antoine fait ce choix « pour favoriser les commerces de proximité ». Il admet avoir “cédé au début à la facilité d’Amazon”. Mais, il s’est rendu compte de l’impact que ça pouvait avoir et, très rapidement, a fait marche arrière.

Depuis sa sortie, l’application Lina a été téléchargée plus de 500 fois.

Nicolas Thyébaut, Thomas Cervetti et Basile Gentil ont permis à l’industrie du surf d’opérer un virage. Le secteur n’avait pas vraiment évolué depuis 60 ans. Ils ont ainsi développé des planches et accessoires biosourcés avec leur entreprise, Nomad’s surfing. Et œuvrent désormais dans la préservation des océans.

“On nous prenait souvent pour une association, raconte Thomas Cervetti. On a commencé par des dépollutions où on échangeait avec des acteurs associatifs, des écoles. On a commencé à être sollicités pour parler de tel ou tel sujet. On s’est dit ok mais il faut structurer tout ça alors on s’est formé, notamment à la fresque océane.”

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La fresque océane sont des ateliers de trois heures, déclinables selon les sensibilités et les intérêts du public. Les animateurs peuvent aussi faire le lien avec les activités de l’entreprise, s’ils interviennent en milieu professionnel. Ils abordent les questions de réchauffement climatique, de surpêche ou de pollution plastique, via les activités marines, offshore ou les transports de containers. Une partie plus ludique de cette sensibilisation à la préservation des océans est possible avec des casques de réalité virtuelle grâce auxquels on peut surfer ou faire du canoé en Arctique, au contact des manchots et des orques.

Il y en a pour tous les goûts et tous les publics. L’idée étant de faire réfléchir les participants de manière collaborative et participative au travers d’une centaine de cartes sur les apports que nous offre l’océan mais aussi toutes les menaces auxquelles il fait face. 

Préservation des océans : la sobriété reste le maître-mot

Un autre volet de ces ateliers porte sur l’économie circulaire et le recyclage du plastique. Des machines issues du concept néerlandais Precious plastic sont utilisées, dont le concept a été mis en open source, donc disponible partout dans le monde et par tous. Thomas et ses acolytes partent de plastiques post-consommation, pouvant provenir d’une dépollution et fournis par l’hôte, qui vont être broyés, transformés en copeaux, sous les yeux de l’audience, fondus puis ensuite injectés dans un moule pour en faire un nouvel objet qui va servir dans l’atelier. “Tout cela permet d’illustrer le fait que nos plastiques, nos déchets ne sont pas une tare, mais ont de la valeur, qu’on peut leur donner une seconde vie, d’où l’importance du recyclage”, précise Thomas Cervetti.  

Seulement, le recyclage n’est pas non plus la recette miracle. “Beaucoup de gens pensent tout bien faire. Mais en fonction des centres de tri, de leur capacité, des machines qu’ils ont, tout n’est pas aussi simple. On en vient vite au fait que même si c’est recyclé, ça a toujours un impact. Le recyclage, c’est aussi de la consommation, ça a un impact en termes d’énergie, d’impact et d’eau. Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas. La sobriété reste le maître-mot et c’est souvent l’idée finale qu’on a, nous, dans nos ateliers.”

Un impact à travers les enfants

Des ateliers pendant lesquels les enfants sont très actifs et impliqués. Nomad’s surfing travaille souvent avec l’association la Water family qui intervient justement beaucoup dans les écoles, laquelle se concentre sur les enfants parce que ce seront les futurs consommateurs mais c’est aussi parce que c’est à travers eux qu’on peut insuffler de nouvelles habitudes dans les foyers. “Sensibiliser les adultes, ça prend plus de temps. Quand on a ses habitudes à 30/40 ans, on est moins à même de changer. En revanche, quand ce sont nos enfants qui nous le demandent, on voit ça d’un autre œil. On dit souvent qu’on n’hérite pas la planète de nos ancêtres mais qu’on l’emprunte à nos enfants.” 

Thomas, Basile et Nicolas organisent des ateliers partout en France et pour tous les publics, il suffit de les contacter. 

“On développe des systèmes de traction de navires par kite, des cerfs-volants en réalité. Un peu comme le kitesurf mais pour les bateaux”, explique Yves Parlier, navigateur et désormais président de Beyond the sea. Aujourd’hui, la société équipe des petits navires de 4 à 25 mètres. Elle travaille aussi sur des embarcations de très grande taille. “On essaie de rendre la traction par kite la plus facile possible, la plus performante et la plus sûre.” 

L’homme utilise le vent depuis 50 000 ans. Sapiens a colonisé les îles par le vent. “On le voit très bien parce que les îles qui sont difficilement atteignables par la voile sont restées non colonisées pendant très longtemps.”

En l’espace de 100 ans pourtant, le pétrole a balayé le vent et l’a remplacé par des moteurs polluants. “Donc, pour moi, les moteurs à pétrole c’est une petite parenthèse dans l’histoire de la navigation. En revanche, pendant cette période où on a consommé du pétrole, on a énormément progressé sur l’utilisation du vent. Grâce à la compétition, grâce au sponsoring, grâce à l’industrie nautique et la plaisance. Aujourd’hui, on n’a aucun problème pour tracter, propulser des bateaux de 200 000 tonnes. Ce n’est qu’une question de transferts de technologies. C’est ce à quoi l’équipe de Beyond the sea s’attelle. On est très confiants sur l’avenir pour faire un transport maritime durable”, s’enthousiasme Yves Parlier. 

Un constat qui appelle à l’action

Toute sa vie, le navigateur a parcouru le globe. “Quand on fait le tour du monde, on se rend compte que la Terre ne va pas bien. Qu’on consomme des énergies fossiles qui ne vont pas durer dans le temps puisqu’on les épuise. Et je me suis demandé comment ça se faisait que les bateaux à moteur n’utilisaient pas le vent quand il était là.” Avec son équipe, il a réfléchi à une solution hybride pour ne rien changer sur les bateaux à moteur actuels… mais pour qu’ils puissent avoir un kite quand il y a du vent et qu’ils ainsi réduire leur consommation d’énergie. “On a regardé toutes les solutions propulsion par le vent et le kite nous a paru la solution de loin la plus favorable”, explique Yves Parlier. 

Le kite est le moteur le plus léger qui soit, le plus puissant, avec un carburant qui est gratuit, qui est le vent. En mer, celui-ci est très souvent présent. Et le kite vole en altitude, donc il attrape un vent plus fort, plus orienté. Il présente un autre avantage par rapport à un système de voile classique : celui de ne pas nécessiter tout un système de mats, de poulies. Le liberty kite peut s’installer sur n’importe quel bateau à moteur en 10 minutes. Beyond the sea propose également des formations aux marins et plaisanciers pour maîtriser rapidement son matériel. 

Cette technologie sera présentée à bord du Seakite, un catamaran démonstrateur qui va prendre le large en février pour un tour du monde qui va le mener en direction de l’Espagne, du Portugal, du Maroc, de la Mauritanie, du Sénégal, du Cap-Vert, des Antilles, des États-Unis, où l’équipe est attendue à l’ONU à New-York, puis du Québec. Retour par Londres et l’Organisation maritime internationale, puis la Bretagne, avec une arrivée prévue en septembre à Arcachon.  

Une autonomie infinie

Le Seakite n’est pas un inconnu. Le bateau a été entièrement imaginé par une équipe de jeunes architectes grâce à l’aide de la Région Nouvelle-Aquitaine dans les années 2000. Au sec depuis 2006, après avoir battu deux records du monde de distance parcourue, il est remis à l’eau pour tester ces systèmes dans les années à venir. Le kite sera sa propulsion principale, mais bénéficiera d’une propulsion secondaire électrique, laquelle va pouvoir s’inverser et créer de l’électricité, une technologie innovante mise au point par la société ADV propulse à Bordeaux.

Des panneaux solaires seront aussi disponibles quand le bateau sera au port. À noter aussi l’apport d’Herma énergies, de la Teste-de-Buch (33), qui a mis au point un système pour gérer toutes les sources et dépenses d’énergie à bord, ainsi que son stockage. 

Un système sans commune mesure avec ce qui existe aujourd’hui. “Avec notre équipement, on dépasse très largement l’autonomie d’un moteur diese, explique Yves Parlier. Pour traverser l’Atlantique, il faut embarquer des quantités de gazole très importantes. Les réservoirs ne suffisent pas en général. Il faut alors embarquer des bidons supplémentaires. Là, on a la possibilité de naviguer de manière infinie et on n’a jamais besoin de faire le plein d’essence en arrivant au port. Ça va permettre aux bateaux de traverser l’Atlantique en étant parfaitement autonomes.”

Lucien, 24 ans, pratique le vélo de route et le VTT, en loisirs et de façon très régulière. Mais un jour, les douleurs apparaissent. « Des douleurs au genou, au dos, parfois aux cervicales. » Il réalise plusieurs études posturales, mais sans succès. « Les douleurs revenaient. » Direction finalement le Medical Stadium de Mérignac, près de Bordeaux, pour une étude auprès de Simon Recoules, biomécanicien en analyse du mouvement, spécialisé en cyclisme.

« Après un changement de selle, des ajustements et l’utilisation de semelles orthopédiques, cela va beaucoup mieux », reconnaît-il à l’issue de sa deuxième séance en décembre 2022. « Cela permet de pratiquer avec encore de plaisir », savoure-t-il. « On agit sur le bien-être, l’optimisation de performance, la prévention de blessure ou pour réduire une blessure mécanique », précise Simon Recoules.

Pour chaque patient, le scénario est rôdé : « Une phase de questionnement de 10 minutes permet de connaître la personne d’un point de vue corporel. Ensuite, je réalise un bilan postural clinique. Certains vélotafeurs parcourent 10 à 15 kilomètres par jour. Cumulés sur la semaine, cela fait beaucoup de kilomètres, ce qui peut provoquer des pathologies au niveau des genoux, des lombaires, des cervicales.  », explique Simon Recoules.

Un cabinet équipé de caméras 3D

Puis, c’est le passage à la phase pratique dans un environnement très technologique, un cabinet 4.0 avec des caméras 3D. Le cycliste est recouvert de marqueurs sur des reliefs osseux. « Nous reconstituons le squelette, qui est enregistré dans un logiciel. À partir de là, on analyse le mouvement. Un rapport établit avec beaucoup de précisions comment le cycliste fonctionne pendant qu’il pédale. » Les ajustements peuvent alors commencer. 

Il existe peu de cabinets avec ce type de matériel en France. « Deux, je dirais. On a voulu démocratiser un système normalement dédié à la recherche scientifique ou au sport de très haut niveau. Nous sommes ouverts aux cyclistes professionnels, amateurs, débutants, aux vélotafeurs ou aux randonneurs », insiste Simon Recoules qui explique s’être lui-même blessé à vélo. « Cette expérience personnelle m’a amené à beaucoup étudier ce qui se faisait dans le monde pour analyser un mouvement global et le mettre en application derrière. »

Le but ? Trouver du bien-être

Le but de ce type d’étude ? « Trouver du bien-être en pédalant, avoir la capacité de faire quelques kilomètres sans avoir la moindre gêne tant au niveau de l’assise, des mains que des pieds. À vélo, il y a trois points clés : les pieds, les mains et la selle. Si l’un des trois ne va pas bien, il peut y avoir des répercussions sur les autres », explique Simon Recoules. 

Lui-même pratique le cyclisme. « Dans mon esprit, pour être légitime dans le conseil, il faut pouvoir le pratiquer, le mettre en application. Je suis passé par un peu toutes les disciplines de vélo pour comprendre le besoin du patient. Je me suis même mis au triathlon pour comprendre l’impact d’un enchainement vélo/course à pied. » C’est ce que l’on appelle un métier passion. 

En Gironde, les carrières de pierre se sont multipliées au XIXe siècle. Dans le courant du XXe siècle, certaines se sont converties en champignonnières avec plusieurs centaines de salariés. La concurrence internationale va brutalement réduire leur nombre passant de 2000 à 200 dans les années 1990. Celle de Lugasson, dans l’Entre-deux-Mers, a ce passé mais surtout un nouvel avenir depuis 2019.

C’est une histoire d’amitié qui va permettre la reprise. Emilian et Yannis travaillaient dans l’aide humanitaire. Ensemble, ils vont lancer les Champis de l’Antre-Deux-Mers dans cette carrière. Nicolas complète depuis peu leur équipe. Exit les champignons de Paris. Bonjour aux shiitakés et pleurotes. Surtout, place à une production de champignons bio.

Une production de septembre à mai

« La production sur paille est régulière, avec une cueillette quotidienne, raconte Yannis Maugé. La saison de production dure de septembre à mai. » La culture sur bûche, que les associés développent actuellement avec le shiitaké, permettra aussi une production au printemps et une à l’automne.

La vente sur les marchés et le système d’Amap rendent viable économiquement cette production. L’enjeu est aussi de respecter les chauves-souris qui avaient élu domicile dans la carrière. Les Champis de l’Antre-Deux-Mers se vivent comme un relais de la vie locale, avec un dépôt-vente, et aussi l’organisation de concerts et ateliers en été.

Conseils cuisine pour champignons bio

Le premier de ces deux champignons a des arômes forts, avec un goût proche du cèpe. Le second est plus fin, avec des odeurs rappelant l’humus ou la forêt.

Tous les deux ont des apports nutritionnels. « On parle beaucoup des bienfaits du shiitaké, notamment à travers des recherches dans la lutte contre certains cancers », explique Yannis Maugé.

Le cogérant a d’ailleurs quelques idées de recettes. Pour le pleurote, il fait d’abord revenir à la poêle des échalotes avant de compléter avec les champignons qu’il fait bien dore.r Après les avoir remués, il déglace avec de la sauce soja.

Pour le shiitaké, il propose un velouté en faisant revenir le champignon avec du sésame. En parallèle, il prépare un bouillon complété par une pomme de terre. Une fois les pleurotes et sésames ajoutés, il mixe et déguste.

Fin décembre, une nouvelle plateforme a vu le jour en Nouvelle-Aquitaine : SOSkiné. Il s’agit d’un site d’urgence créé pour désengorger les urgences pédiatriques en cette période d’épidémie de bronchiolite du nourrisson.

Il permet d’aider les parents à trouver un kinésithérapeute respiratoire pédiatrique près de chez eux, en semaine, pour assurer la surveillance et la prise en charge des nourrissons. Plus de 550 spécialistes y sont déjà inscrits. Ce nouveau dispositif vient en complément du site bronchiolite.org qui permet de trouver un kiné pour les gardes les week-ends et jours fériés.

Un dispositif nécessaire

SOSkiné est née de la mobilisation des kinés néo-aquitains, des réseaux de Bronchiolites de la région, soutenus par l’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine.

Il était nécessaire de mettre ce dispositif en place car « le nombre de cas de bronchiolite est historique cet hiver. On n’avait pas vu ces chiffres depuis 10 ans, explique Marik Fetouh. Il est kinésithérapeute et directeur du Réseau de santé respiratoire de Nouvelle-Aquitaine, AquiRespi. Ça impacte le fonctionnement des hôpitaux. En plus, il y a les épidémies de Covid-19 et de grippe. Il faut savoir que ces deux maladies respiratoires donnent chez le nourrisson des symptômes de bronchiolite. Il y a donc un préjudice important pour le nourrisson et le fonctionnement des hôpitaux pédiatriques. »

Les symptômes de la bronchiolite

Le pic épidémique en Nouvelle-Aquitaine a été atteint fin novembre avec 34% de passages aux urgences chez les moins de 2 ans pour bronchiolite, selon Santé publique France. Mais alors, comment reconnaître les symptômes ? « Ça commence par une grosse rhinopharyngite. L’enfant tousse, il va avoir du mal à respirer, à s’alimenter. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à aller voir un médecin, car jusqu’à six mois, le nourrisson est assez fragile. Le signe de gravité, c’est quand il refuse de manger, qu’il est fatigué et qu’il respire lentement », explique Marik Fetouh.

Dans ces situations les kinésithérapeutes sont d’une grande aide parce qu’ils sont formés à la surveillance des nourrissons et à l’évolution potentiellement négative. « On est aussi là pour faire de l’éducation auprès des familles, notamment pour la désobstruction du nez, mais aussi concernant les mesures hygiéno-diététiques, détaille le directeur d’AquiRespi. C’est-à-dire donner à manger en moindre quantité et plus souvent pour que ça ne pèse pas sur l’estomac. Il faut aussi surélever le matelas pour dormir et ne pas exposer l’enfant à la fumée de cigarette. »

Limiter la circulation du virus

Si nécessaire, il peut y a des manœuvres d’effectuées sur le corps du nourrisson et désencombrer les voies respiratoires, l’aider à expirer plus profondément.

Par ailleurs, Marik Fetouh conseille, pour limiter la transmission de ce virus, de se faire vacciner contre le Covid-19, la grippe, d’aérer sa maison, de porter un masque en cas de rhume, de se laver les mains.

Le CHU de Bordeaux a dévoilé les résultats préliminaires de l’étude nationale Cynocov, visant à déterminer la valeur prédictive du chien par rapport au test PCR dans le cadre du dépistage du Covid-19. Quatre binômes bénévoles composés d’un chien et de son maître ont été sélectionnés.

Les animaux ont reniflé des cotons préalablement imbibés de la sueur des personnes testées. Et le résultat est édifiant. Les chiens sont parvenus à identifier 95% des personnes positives au Covid-19. Ces résultats sont bien supérieurs à ceux des tests en laboratoire ou pharmacie.

Des chiens détecteurs de Covid-19 : des résultats encourageants

Le programme de l’École nationale vétérinaire d’Alfort, dont fait partie l’équipe bordelaise, avait déjà commencé à s’intéresser aux cancers colorectaux, à la détection des hypoglycémies dans le cadre du diabète, aux anticipations des crises d’épilepsie. “On savait que les chiens pouvaient rendre un précieux service dans le cadre de la détection olfactive des maladies et affections de longue durée. On a commencé à avoir quelques indices sur les infections nosocomiales”, raconte le docteur Thierry Pistone, praticien hospitalier, infectiologue au CHU de Bordeaux.

Alors, le professeur Grandjean, en 2020 pendant le premier confinement, s’est posé la question de la détection de la Covid par les chiens en région parisienne. Les résultats sont encourageants. Le CHU de Bordeaux monte donc une étude associée à son programme. En 2022, l’équipe se concentre sur des brigades de chiens bénévoles, dans l’idée qu’elles pourraient être déployées plus facilement que des chiens de pompiers ou de gendarmes qui sont déjà affectés à d’autres missions. 

Détecter l’infection avant le test positif

CHU Bordeaux

Le principe est simple. Il suffit de frotter un coton sur sa nuque ou sous son aisselle. Les cotons ainsi imbibés vont ensuite être présentés aux chiens dans des pots encastrés dans un dispositif. Les chiens sont très rapides dans leur détection. Il leur suffit de 20 secondes pour tester 10 échantillons. Ils vont ensuite marquer les échantillons positifs selon des codes déterminés en amont.

Plus de 400 participants testés positifs au Covid-19 depuis le printemps 2021 se sont prêtés au jeu. Les échantillons portent sur trois variants principaux. À chaque fois, les chiens semblent aussi performants. “On a des arguments qui commencent à s’étoffer sur le fait que les chiens sembleraient marquer l’infection avant que la PCR ne soit positive”, précise le Dr Pistone. 

Les applications seraient multiples. Par exemple, proposer le déploiement de deux chiens sur une mission de dépistage dans une école ou un Ehpad. Mais également dans des situations où les soins invasifs sont plus compliqués. Aux aéroports, pour des évènements sportifs ou festifs. “Cela pourrait permettre de se rendre compte s’il y a un cluster et ainsi prendre des mesures pour ensuite compléter la recherche si nécessaire avec un PCR.” 

Appréhender la santé de manière globale

Ça nous permet, en tant que professionnels de santé humaine, d’appliquer les préceptes d’un concept qui commence à prendre le dessus en santé globale, c’est le concept d’une seule santé. On ne peut être efficace en santé publique que si l’on fait intervenir tous les acteurs de la santé, humaine et animale, de l’environnement, biologistes, épidémiologistes, écologistes. Au début du Covid, on a oublié la santé animale alors que les vétérinaires avaient déjà une connaissance très poussée des coronavirus. Ils avaient déjà développé des vaccins pour les animaux, avaient des tests PCR. On aurait gagné un temps énorme en termes de réponse opérationnelle en santé humaine.”

Aujourd’hui, c’est chose faite. Le Conseil scientifique a intégré un vétérinaire un an après le début de la pandémie.

Faire du soutien scolaire et des animations dans un orphelinat au Togo, participer à la préservation des tortues au Costa Rica, des éléphants en Thaïlande ou des singes en Équateur dans un sanctuaire qui recueille les animaux sauvés du braconnage, ou encore participer à des projets de reforestation à Bornéo. Les vacances proposées par Mahalo voyage ne sont assurément pas communes !

Des vacances utiles sur le terrain, utiles aussi aux associations qui portent ces initiatives, puisqu’une somme est systématiquement reversée à ces petites structures partenaires pour les aider dans leur fonctionnement et leurs projets. Et utile en partageant son expérience à son retour, en sensibilisant son entourage.

Le but est de permettre à un maximum de personnes d’aller aider partout dans le monde, mais aussi en France, à un tarif le plus raisonné possible, de rendre accessible les chantiers humanitaires sur des petites durées, à partir de 10/15 jours. “Je connais beaucoup de gens qui veulent aider mais qui ne savent pas comment faire. Mon objectif, c’est d’aider ces personnes à aider”, résume Lisa Gauss, fondatrice et gérante de Mahalo voyage. Une aventure, plus qu’un voyage qui prend tout son sens.

C’est justement la recherche de sens qui a poussé Lisa Gauss à délaisser son poste de cheffe de projet en logistique industrielle, pour lequel elle a œuvré une dizaine d’années. Un jour, elle lit un article sur le voyage solidaire et ça l’inspire. “J’ai eu cette idée de créer des voyages d’action solidaire, d’apporter cette dimension “action” en plus, et c’est ce qui m’a convaincue de changer de voie et de me lancer. Ça regroupait toutes mes aspirations : le fait de proposer des voyages authentiques, d’agir pour une cause, d’avoir une utilité qui me dépasse via ma profession et qui a un impact dans le monde. Le fait également de pouvoir voyager et de rencontrer plein de personnes hyper intéressantes.”

Car, comme beaucoup d’entre nous, Lisa Gauss voyageait auparavant de manière très classique, dans des hôtels confortables. Mais une dimension manquait pourtant. “Pour moi, c’était trop fictif, il me manquait de l’authenticité. Et c’est aussi ce que je suis allée chercher avec Mahalo. Le besoin d’authenticité de voir les choses telles qu’elles sont, de toucher les problématiques du doigt plutôt que de rester dans un voyage très superficiel où on ne voit pas la réalité, où on ne se rend pas compte de la culture du pays.

Des voyages qui transforment

Des voyages d’action solidaire d’où on revient changé, explique-t-elle. Où on passe du temps avec les habitants, où la dimension humaine est primordiale, où on visite des endroits reculés que les autres voyageurs ne voient, ne soupçonnent même pas. “En fait, c’est une expérience plutôt qu’un voyage lambda.” 

Elle souhaite rendre ces missions le plus accessibles possible. Pas besoin d’avoir des compétences particulières, peut-être à part maîtriser l’anglais ou l’espagnol selon la destination. Et si l’on veut mettre à profit des compétences spécifiques, il suffit de le demander et celles-ci peuvent être utilisées lors d’un chantier sur-mesure. Il y a toutefois des conditions d’âge pour certaines destinations, d’autres sont accessibles aux adolescents, d’autres encore aux familles.

On peut aussi se rendre utile en France, par exemple dans les Alpes ou les Pyrénées, en participant au soin des animaux sauvages, dans un centre qui recueille des bêtes malades ou blessées. En Dordogne, aussi, on peut partir pour un séjour nature où on pourra prendre soin des animaux de la ferme et entretenir un potager en permaculture. Et tout simplement profiter en détente et en nature. 

Au moins deux nouvelles destinations sont proposées chaque année. Il est possible de partir avec un groupe déjà constitué, ou de rejoindre des voyageurs déjà inscrits. Il suffit de se rendre sur le site de Mahalo voyage et de choisir une destination, selon ses envies d’action solidaire et ses rêves d’évasion, de découverte et de partage.

Le tout nouveau vélo de VUF Bikes est en démonstration cette semaine au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, le plus grand salon mondial consacré à l’innovation technologique. Il s’agit d’un triporteur électrique équipé du moteur Valeo Cyclee, récompensé d’un « Innovation Award ».

« C’est un moteur surpuissant, un peu le mouton à 5 pattes que l’on attendait tous sur le marché du vélo, notamment du vélo cargo. Nous sommes très heureux d’être la monture de ce nouveau moteur », assure Thomas Chenut, président fondateur de VUF Bikes. L’entreprise conçoit et assemble des vélos cargos à assistance électrique à destination des professionnels urbains. 

Made in France 

Le fabricant, basé près de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, exposera son vélo sur le stand du constructeur automobile français Valeo.

« L’idée ? Montrer que nous avons du Made in France. Avec Valeo, 90 % de la valeur du vélo sera réalisée en France. C’est une belle prouesse ! En ce qui nous concerne, nous cherchons sur le CES à gagner cette vitrine au niveau européen. En 2023, nous allons commencer à attaquer le développement à l’international avec une petite dizaine de pays. » 

Un marché en plein boom

Le nouveau vélo VUF équipé d'un moteur Valeo.
Le nouveau vélo VUF équipé d’un moteur Valeo. Photo VUF Bikes.

Tout a commencé en 2014. « Aucun vélo ne correspondait aux besoins du marché du professionnel urbain. Nous avons donc dressé le portrait robot du vélo cargo idéal pour le professionnel urbain et l’aventure a démarré. » VUF qui commercialise ses vélos depuis 2018 compte près d’un millier d’exemplaires en circulation en France. Elle propose trois gammes de vélos cargos. Le nouveau vélo sera, lui, disponible au cours du premier trimestre 2023.

« Aujourd’hui, VUF est une entreprise qui voit l’avenir plutôt en rose, reconnaît Thomas Chenut. Le gros boom, nous l’avons vécu avec le Covid. Depuis 2020, nous avons multiplié notre chiffre d’affaires par 9 et nous sommes passés de 2 à 25 salariés. Autant d’indicateurs qui montrent que le marché est en plein boom. Notre courbe de croissance est alignée sur celle du e-commerce », précise-t-il. Mais le fabricant de vélos VUF cible aussi d’autres marchés : celui des collectivités, des centres de loisirs ou des campings. 

Un vélo pour remplacer le véhicule utilitaire

Son ambition ? Devenir une véritable alternative au véhicule utilitaire. « Avec le dernier vélo, nous arrivons justement avec une solution complète qui s’adapte à tous les besoins des professionnels urbains quels que soient les cas d’usage », explique Thomas Chenut. 

L’eau est le fil rouge de la vie d’Ombline Romanson. “L’énergie de la nature m’a appelée, d’abord par celle de l’eau”, raconte-t-elle. “J’ai été navigatrice pendant une vingtaine d’années. La voie des mers et des océans m’a permis de devenir réalisatrice de documentaires, après avoir commencé dans la presse nautique.” Elle navigue alors sur les fleuves en Afrique, puis une dizaine d’années sur l’Amazone.

Une expérience qui la met en contact avec un autre mode de vie, de pensée, de soins, avec tous les remèdes naturels qu’on peut trouver là-bas : “Une pharmacopée extraordinaire quand on sait l’utiliser de manière naturelle, en respectant la nature, notre propre nature et celle qui nous entoure.”

Une évidence avec la naissance de ses filles

La naturopathie est donc arrivée de manière très naturelle dans la vie d’Ombline, même si un élément déclencheur va la faire basculer pour de bon.” J’avais des problématiques d’infertilité. Sur le papier, je ne devrais pas être maman, mais j’ai deux petites filles de 5 et 7 ans aujourd’hui. Je peux dire maintenant qu’elles sont la preuve vivante de l’efficacité de la médecine douce. Par la voie de la naturopathie, j’ai encouragé mes forces vitales.

Une voie dont elle a fait sa spécialité. Elle accompagne désormais de nombreux couples en naturopathie embryonnaire, en lien avec les troubles de la fertilité. L’idéal serait de travailler sur son jardin écologique, même sans avoir à rencontrer une problématique. La petite graine que l’on sème, c’est bien de la travailler avant la conception, quel que soit son projet, problématique de fertilité ou pas.” 

Ombline Romanson

Semer des graines, c’est un peu le travail du petit colibri qui, aussi infime soit-il, finit par créer des vrais grands changements. “On dit que ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves. En étant sur l’eau, on s’en rend bien compte. C’est agréable de pouvoir accompagner des gens sur l’eau en cabinet et voir la transformation opérer en eux et autour d’eux.”

Avec des séances de naturopathie sur l’eau, qui peuvent comporter des massages, de la réflexologie, des soins énergétiques, l’effet bien-être est amplifié. C’est un peu le même principe que les bains de forêt, décrit-elle. La présence toute proche de l’élément fait baisser les trois marqueurs du stress : le cortisol, l’adrénaline et la pression artérielle. “Le fleuve agit comme un catalyseur. Les bienfaits sont quintuplés. L’énergie de l’eau est extrêmement ressourçante, calmante, apaisante, et on laisse un peu ses bagages à terre, tout ce qui est pesanteur. Les gens qui ressortent d’une séance n’ont pas du tout le même visage qu’à leur arrivée, et on sent qu’ils repartent avec une bulle de bien-être durable.” 

La vie est un éternel apprentissage

Dans sa pratique, Ombline Romanson ne s’attache pas au symptôme, qui est juste l’arbre qui cache la forêt, dit-elle. Elle va plutôt travailler sur ce grand terrain qu’est la personne, au travers de l’alimentation, des pratiques manuelles : massages, réflexologie, phyto-minéralogie, exercices physiques, pneumologie, énergétique, hydrologie, tout ce qui est magnétologie et, bien sûr, le psycho-émotionnel, en intégrant les trois aspects, à la fois physique, émotionnel et énergétique, “puisque rien n’est dissocié. Chaque personne qui entre dans mon cabinet, c’est une nouvelle planète à découvrir. Donc, on joue avec toute cette diversité, c’est ça qui est extraordinaire ! Je ne m’ennuie jamais et la vie est un éternel apprentissage”.

Il s’agit de savoir accompagner en utilisant cette énergie de guérison que l’autre peut aussi avoir. C’est un travail en duo. “C’est vraiment l’idée de semer des graines pour que ça vienne germer de manière complètement durable. Il suffit d’observer la nature pour comprendre qu’on y est totalement relié. Et qu’on a aussi notre propre biotope à travailler, comme dans une forêt. C’est toute la richesse de l’être humain. On est tous différents et on doit apprendre à composer avec ça pour être au top de son bien-être.” 

Amine a 24 ans et vit à Bordeaux, dans le quartier des Aubiers, où il travaille avec les jeunes en tant qu’éducateur. Au moment où nous le contactons, il marche depuis 37 jours, et se trouve dans la région de Grenade, au sud de l’Espagne. Son défi : relier Bordeaux et Tanger à pied, au profit des orphelinats marocains.

Allier le sport et le social

Il a eu cette idée en septembre 2022. Un mois plus tard, avec ses baskets et son grand cœur comme seule arme, il prend la route. Si le jeune homme se décrit comme sportif, il avoue aussi avoir sous-estimé la rigueur imposée par la marche à pied… “30 km quotidien : le premier jour, j’ai fini par en pleurer. C’était très dur”, se rappelle-t-il.

Mais s’il a renfilé ses chaussures le lendemain, c’est grâce à la cause qu’il défend : apporter de l’aide à l’orphelinat de Beni Mellal, la ville de son père au Maroc.

Un défi humanitaire

Le temps de son trajet, de Bordeaux à Tanger à pied, Amine a ouvert une cagnotte sur Cotiz-Up. “L’argent servira à l’achat de matière premières, des vêtements, du matériel administratif…” explique le jeune Bordelais.

Suivi sur les réseaux sociaux, sa cagnotte a été très relayée et a dépassé les espérances d’Amine : “On va finalement pouvoir aider trois orphelinats supplémentaires au Maroc.” Une quinzaine de jour plus tard, à son arrivée au Maroc, la cagnotte atteignait finalement la somme de 10 000 euros.

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Arrivé le 19 novembre à Tanger, Amine n’exclut pas la possibilité de se lancer dans d’autres défis sportifs et humanitaires… À suivre !

C’est au 144 avenue de l’Argonne à Mérignac, en Gironde, que se situe le premier centre de formation en France de Médecins sans Frontières. Il se nomme le Centre Jacques Pinel.

Cette ONG d’aide humanitaire médicale intervient et est intervenue dans 74 pays du monde en situation de guerre, de conflit, de précarité, auprès de populations vulnérables.

Faciliter la coordination

« On a cinq centres opérationnels en Europe, explique Mélissa Blum, la responsable du site. Médecins Sans Frontières a cette volonté très forte de toujours faire monter en compétences ses équipes, aussi bien sur le terrain qu’au siège. »  Le centre de formation est implanté sur le site MSF logistique. C’est une plus-value pour la responsable car « on a un accès direct aux matériels médicaux et techniques qui sont envoyés sur le terrain. Tout part d’ici ».

Le centre Jacques Pinel fait une surface de plus de 10 000 m² alloués. Il se compose de quatre bâtiments, dont un dédié à la formation plénière, avec un réfectoire qui peut accueillir jusqu’au 80 personnes. Un autre peut héberger 70 salariés. Ces derniers viennent du monde entier pour suivre les formations. Elles durent entre cinq jours et deux semaines. Les salariés sont par ailleurs pris en charge pendant leur séjour.

Une préparation en amont

Un troisième bâtiment est quant à lui dédié aux formations logistiques : télécommunication, mécanique, énergie, eau, hygiène et assainissement. Dans ce dernier cas, Mélissa Blum explique que « les personnes s’essaient à la chlorification de l’eau. Car parfois, quand on arrive sur un terrain, il n’y a pas de sources d’eau potable. Il y a donc toute une procédure à suivre pour ensuite pouvoir fournir un hôpital ou des bénéficiaires. On fait donc des simulations de ce qu’on l’on peut retrouver sur place. »

Depuis l’ouverture du centre, plus de 600 salariés de l’association sont venus s’y former.

Une quarantaine de photographes se sont mobilisés lors d’une expo-vente baptisée : “Bienvenue Photographie”, au profit de l’ONG SOS Méditerranée. Cette dernière fait des patrouilles et du sauvetage en mer auprès des réfugiés à l’aide de son bateau-ambulance l’”Ocean Viking”.

L’événement a été organisé par le collectif Bienvenue, à Bordeaux, du 26 novembre au 4 décembre. Près de 1200 visiteurs ont ainsi déambulé dans la salle capitulaire de la cour Mably pour admirer la quarantaine de photos exposée.

Une expo éclectique

« Il n’y a pas eu de sélection. On a lancé un appel et des photographes nous ont spontanément offert des tirages, explique Eric Chevance, le cofondateur du collectif. Ce n’est donc pas une exposition thématique. Chaque photographe a son projet, son propre esthétisme. Il y a des couleurs, du noir et blanc, des petits et grands formats. La cheville ouvrière, c’est Christophe Goussard, photographe qui a activé son réseau pour aider à financer ce bateau. »

SOS Méditerranée a fait savoir qu’une journée de navigation coûte 14 000 euros. Elle peut d’ailleurs compter sur le soutien financier et technique de Médecins du monde et d’Action contre la faim, de mécènes, de partenaires et des dons.

L’art au service de l’humanitaire

C’est pourquoi, afin d’aider cette ONG, a été créé le collectif Bienvenue, en 2017, à Bordeaux. « Nous sommes un groupe d’amis, tous des acteurs culturels, qui s’est mobilisé pour collecter des fonds. On s’est demandé comment on pouvait agir, explique Éric Chevance. Ensemble, on a décidé d’organiser une série de manifestations artistiques et culturelles. » Au-delà de ça, l’objectif de l’association bordelaise est d’informer, de sensibiliser le public sur la question de l’accueil des réfugiés, et de changer le regard sur eux.

À ce jour, 22 œuvres ont été vendues. Une vingtaine sont toujours disponibles à la vente sur le site internet de l’association jusqu’au 31 décembre.

Ma Belle ferme d’Antan a été fondé à Saint-Louis-de-Montferrand, en Gironde, par Adji Maroya.

Une ferme qu’il a voulue à son image, et dans le respect de la nature avec une production en agriculture biologique basée sur les techniques de la permaculture. Cette technique se fonde sur l’observation d’un écosystème naturel et des cycles en les imitant et ainsi éviter l’utilisation aux pesticides et autres produits chimiques.

Adji a pour volonté d’aller dans le sens du vivant et de proposer des fruits et légumes de saison, naturels et donc de qualité. L’idée pour Ma Belle ferme d’antan est d’apporter dans nos assiettes le vrai goût des produits frais.

Ma belle ferme d’antan
Ma belle ferme d’antan

L’idée est ici d’apporter de la qualité dans les fruits et légumes mais aussi d’aller vers une économie locale. Ma Belle ferme d’antan ne fait appel à aucun intermédiaire. Elle a également mis en place un service à domicile et des partenariats avec d’autres producteurs pour élargir son choix de produits tel que du miel, avec un horticulteur de la région.

Cette ferme est devenue une passion pour Adji, dans laquelle il souhaite continuer de prendre soin de ses récoltes en respectant les saisons, ses animaux et la nature.

Une belle ferme d’antan avec des légumes et des fruits récoltées et cultivées avec amour par le « blackfarmer », surnom qu’Adji utilise avec humour sur les réseaux sociaux et qui lui a été donné par ses amis.  

Adji développe sa ferme bio, entourée de sa famille et son équipe au quotidien.

Reine Cargo, c’est le nom d’un tiers-lieu dédié au vélo à Bordeaux. Implanté dans une ancienne menuiserie de 300 m², il propose des vélos cargos à la vente, dispose d’un atelier pour la réparation de tous types de vélos et a ouvert un café-vélo en septembre dernier.

Mais d’autres briques vont s’ajouter. Une cantine du midi verra le jour en 2023. Le lieu accueillera également des artisans du vélo

Un lieu de vie et de culture

L’idée, à travers ce tiers-lieu, est de proposer des solutions de mobilité douce en alternative aux véhicules thermiques, pour les professionnels comme les particuliers, d’agréger les différentes communautés du vélo mais aussi d’organiser des événements culturels liés au vélo ou non. « Nous essayons de faire venir des gens pour d’autres raisons qu’un vélo en panne, pour des raisons plus positives, pour se rencontrer », explique Nico Pulcrano, co-fondateur de Reine Cargo. 

«. Et c’est un peu ce que nous voulons faire à Reine Cargo. Nous adorons le vélo, c’est le ciment de ce lieu, mais si cela peut permettre à certains de faire du yoga ou de la belote, par exemple, pourquoi pas », confie Manu Cier, responsable du café-vélo.

Quand le cargo remplace la voiture en ville

Du côté du vélo, l’atelier Reine Cargo est spécialisé dans les cargos et les remorques. « Ce type de vélo est une vraie réponse à l’engorgement d’une ville comme Bordeaux. Parfois, le vélo ne suffit pas. L’avènement du vélo électrique associé au cargo a permis de remplacer la voiture sur de nombreux usages en ville. Or, à Bordeaux, il n’y avait pas grand-chose pour trouver des références de vélo cargo ou pour faire entretenir son cargo. Il s’agissait de pallier ces manques », explique Nico Pulcrano.

Biberonné au Tour de France pendant sa jeunesse, il utilise désormais le vélo au quotidien. Quant à Manu, il aime le vélo de route et découvrir des coins ruraux à vélo. « Chaque personne qui travaille à Reine Cargo à une façon différente de faire du vélo. C’est très sympa », reconnaît Manu.

Pompière, cuisinier, écrivaine… Pour certains c’est clair très tôt. Mais l’orientation professionnelle ne sonne pas comme une évidence pour tout le monde. Delphine Lacaille a créé il y a 5 ans Colombus Camp, une colonie de vacances « exploratrice ». Durant ces séjours en Gironde, elle accompagne les adolescents de 12 à 17 ans dans la découverte de métiers et la connaissance de soi.

« L’orientation professionnelle, ça peut être good vibes ! » explique la fondatrice. Elle cherche à sortir cette question du cadre scolaire et familial, pour l’aborder avec un autre regard. « C’est un sujet qui stresse 86% des jeunes. L’avenir, ça ne devrait pas être stressant », ajoute-t-elle.

Une colonie de vacances à la pédagogie spécifique

Pour épauler les jeunes, Delphine Lacaille a mis en place trois leviers complémentaires : « Les clefs pour soi » sont des ateliers d’introspection et de développement personnel, pour mieux se connaître et se comprendre. « Bienvenue en coulisses » aide les adolescents à aller à la rencontre de professionnels de différents secteurs chaque jour, pour en apprendre plus sur leur métier et leur mode de vie. Enfin, « le vivre ensemble » développe les compétences humaines, les fameuses « soft skills ».

Colombus Camp est agréée « colonie apprenante » par le ministère de Sports. Les séjours sont ainsi éligibles aux aides de l’État et des collectivités territoriales. Ces séjours qui accompagnent les jeunes dans leur orientation professionnelle peuvent donc être financées à 100% pour certains jeunes.

© Colombus Camp

“Je retrouve ici beaucoup l’énergie de l’Amazonie”, raconte Ombline Romanson, naturopathe, réflexologue et fondatrice de Naturaflo. Avant de larguer les amarres à quelques mètres du pont de Pierre, à Bordeaux, elle a eu plusieurs vies, et notamment celle de navigatrice, lors de laquelle elle est sortie des sentiers battus, comme elle se plaît à le rappeler.

Elle n’a pas simplement sillonné les mers et les océans, mais elle a eu des expériences plus aventurières, sur les fleuves et notamment l’Amazone, le long duquel elle a vécu pendant 10 ans. Elle a aussi été réalisatrice de documentaires orientés nature, culture et environnement, pour des chaines comme Arte et Planète. “Avant, je diffusais, maintenant j’infuse”, s’amuse-t-elle.

De l’Amazone à la Garonne

Et cette Garonne en amont de Bordeaux présente de nombreuses similitudes avec l’Amazone. D’abord, l’eau y est marron, boueuse. La nature ensuite est très luxuriante. Un paysage très sauvage, dépaysant. Il n’est pas nécessaire de partir bien loin de la ville pour s’imaginer en Amérique du Sud. “On est en plus relié à l’énergie de l’Amazone d’une certaine manière, à l’embouchure de la Gironde, puisque le Gulf Stream démarre là-bas, passe par les glaces dans le nord et arrive chez nous. On peut vraiment dire qu’on est relié par les courants océaniques et nous, on suit ce courant-là, de reliance à la nature et à sa propre nature”, poétise Ombline Romanson.

Sur leur péniche, Ombline et Yann proposent des croisières de deux heures. “Ça nous a paru évident de travailler avec le bateau et l’énergie de l’eau. Avec une péniche, il y a un côté slow down, ralentir pour mieux avancer ensuite”. Des croisières avec des sorties à thème : relaxation, massage, yoga, et un jacuzzi à l’avant du bateau. On effectue une navigation lente vers la nature. On découvre les carrelets, ces petits cabanons de pêcheurs sur pilotis, avec leurs filets, certains modernes, d’autres plus rustiques, on passe par des petits bras de fleuve où la nature est sauvage, on entend les oiseaux et les bruits de l’eau.

Un voyage aussi intérieur

“On fonctionne avec les marées”, explique Yann Romanson, le capitaine du bateau. “On va vers la nature avec la marée haute et on redescend avec la marée descendante. La Garonne est très large et très vivante. Avec ses marées, ses reflets changeants. On assiste à des couchers de soleil magnifiques. On ne se sent pas étriqués ou coincés, on est au contraire ouverts à 360 degrés sur l’extérieur”. “C’est la nature qui s’impose à nous et pas l’inverse”, ajoute Ombline.

Une évasion pour un voyage extérieur mais aussi intérieur. “On laisse un peu ses bagages à quai”, poursuit-elle. “Les gens qui naviguent avec nous repartent avec une véritable bulle de bien-être durable. Ils ont l’impression de s’échapper pendant deux heures. Ce qu’on propose est différent à chaque fois, on s’adapte au groupe qui est présent. C’est un espace très ouvert et c’est ce que nous cultivons avant tout. Les gens suivent complétement le courant du fleuve, dans tous les sens du terme. Et beaucoup de Bordelais ne connaissent pas leur fleuve. Donc c’est une découverte à tous les niveaux.”

Alice Hachet et Camille Syren présentent un spectacle original entre rire et formation. L’une est clown contemporain, l’autre est psychologue. Sur scène, elles nous expliquent comment mieux nous connaître et comprendre nos émotions. Cela dans l’objectif de savoir mieux agir et travailler ensemble.

Elles déclinent aussi le contenu de leur spectacle lors de stages de formation en entreprise. Le but : que chacun, quel que soit son terrain de jeu, puisse de mieux en mieux être à sa place. Autant personnellement et professionnellement. Et pour que les collectifs auxquels nous participons continuent de s’inventer en laissant de la place à tous, Alice Hachet et Camille Syren préparent également la prochaine parution d’un livre. Il portera le même titre que le spectacle : « La gymnastique du saumon ou l’art de se réinventer » !

Passer de la sensation à l’action

Leurs messages et propositions de transformations passent donc par une analogie entre nos attitudes et celles du saumon. Ce poisson a les mêmes besoins fondamentaux que nous (respirer, manger, être reconnu, aimé, etc.). Il dispose aussi de capacités d’orientation et d’innovation pour se maintenir vivant et dépasser tous les obstacles en remontant les courants. L’humain est doté aussi d’un tableau de bord le plus high tech que la nature ait jamais inventé : ses émotions… Encore faut-il, comme le saumon, savoir les interpréter et les utiliser plutôt que les subir !

L’intention de Camille et Alice est de rendre accessible à tous, de façon simple et pragmatique, cette gymnastique émotionnelle complexe mais essentielle. Et ainsi, apprendre à passer de nos sensations à la justesse d’action. Les deux artistes résument parfois ainsi : « En bref, la RSE appliquée à soi-même ! »

Camille Syren est psychologue D.E. et consultante en agence événementiel à Paris. Elle est aussi thérapeute et coach de dirigeants à Bordeaux depuis 2005. Enfin, elle a la casquette d’animatrice de grands événements, intervenante sur notre antenne et conférencière. Elle anime un club APM de dirigeants et est ambassadrice de la Fondation Apprentis d’Auteuil.

Alice Hachet est co-fondatrice de la compagnie Le théâtre du Chapeau, à Bordeaux. Elle explore depuis 30 ans les différentes facettes du jeu de clown contemporain. De tournées en festival et d’interventions en entreprises au développement de son école, elle invite chacun à inventer sa réalité pour une transformation durable et intégrative.  

À Bègles, en Gironde, l’entreprise solidaire d’utilité sociale HelloAsso poursuit son ascension. Créée en 2009 par Léa Thomassin, la plateforme a bouclé en novembre une levée de fonds de 15 millions d’euros auprès de son partenaire historique, Le Crédit Mutuel Maine-Anjou Basse-Normandie.

« HelloAsso est une plateforme qui aide les associations à se développer, notamment en collectant les paiements et en gagnant en visibilité. Notre site web offre des outils qu’elles vont pouvoir utiliser. Avec cette collecte, on va pouvoir renforcer notre impact et mieux accompagner les structures », explique Charlie Tronche. Il est le directeur marketing, communication et partenariats de l’entreprise.

Générosité

Depuis sa création, la plateforme a vu passer plus de 215 000 associations qui ont pu récolter plus de 500 millions d’euros. Elles sont sportives, culturelles, caritatives, environnementales etc… Ces structures utilisent HelloAsso pour des adhésions, des billets pour des événements, comme boutique entre autres.

Le modèle économique, « qui est à l’équilibre », assure Charlie, repose sur la générosité des gens. « Au moment du paiement, ils peuvent nous soutenir. Il n’y a pas de commission. Généralement, un peu plus d’une personne sur deux nous soutient », dit-il.

Solidarité

Par ailleurs, aux vues de la longévité d’HelloAsso, ce modèle fonctionne. Preuve que la solidarité est encore bien présente, ce dont le directeur marketing, communication et partenariats n’a jamais douté.

« Il est évident qu’elle n’est pas morte. La période de crise sanitaire et la guerre en Ukraine nous ont fait prendre conscience qu’on est bien plus solidaires et connectés les uns aux autres qu’on veut nous le laisser penser. On vit dans une époque dans laquelle on n’a jamais eu autant besoin de se rendre utile et la technologie a une responsabilité là-dedans. »

D’ici à 2026, HelloAsso souhaite accompagner 500 000 associations.