Arnaud Brukhnoff, artisan d’art photographe, passionné par l’ordinaire

Ce Bordelais a obtenu ce statut en s’enregistrant à la Chambre de commerce et d’industrie. Il souhaitait plus de liberté dans l’exercice de sa profession, et nous montrer qu’il y a du beau partout.

Podcast

Arnaud Brukhnoff, l’artisan d’art photographe qui tient à sa liberté

1 - Arnaud Brukhnoff, l’artisan d’art photographe qui tient à sa liberté

02:23

Les projets photos qu’affectionne Arnaud Brukhnoff

2 - Les projets photos qu’affectionne Arnaud Brukhnoff

04:33

Arnaud Brukhnoff, l’artisan d’art photographe qui rend beau le banal

3 - Arnaud Brukhnoff, l’artisan d’art photographe qui rend beau le banal

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Ancien chef d’entreprise, puis salarié dans le e-commerce, Arnaud Brukhnoff a finalement trouvé sa voie en 2018 en devenant d’artisan d’art photographe auprès de la Chambre de commerce et d’industrie.

Sa passion pour cet art remonte à quelques années : « Mon premier appareil photo, je l’ai eu en 1998. Mais c’est vraiment quand les téléphones ont commencé à prendre des belles photos, dans les années 2010, que je me suis dit qu’il y avait un truc à faire, confie le Bordelais. On pouvait prendre des photos sur le vif, ça m’a motivé à me remettre à la photo. »

Arnaud Brukhnoff

L’artisan tient à ce statut pour plusieurs raisons : « L’auteur photographe a un champ limité dans l’art. Moi, je suis artisan, ce qui me permet de faire ce que je veux : des reportages photos pour l’immobilier, pour des entreprises dans les vignes bordelaises, pour des restaurateurs…. J’ai un champ d’action illimité. Alors qu’un auteur-photographe n’a pas tout cela. Et artisanat, j’aime ce terme, il apporte une vision noble à la profession. »

« Tout est beau »

Bien que le terrain de prédilection d’Arnaud Brukhnoff soit Bordeaux et ses alentours, n’importe quel environnement le passionne. « Tout est beau, le monde est beau, je suis amoureux du monde, de la vie et j’espère que mes photos apportent la même joie que lorsque je les prends. »

Arnaud Brukhnoff

Pour lui, le beau se trouve dans l’ordinaire, c’est ce qui l’amène à shooter. « C’est une réflexion sur le vif de choses banales que je trouve belles, explique-t-il. Je veux montrer au monde, aux gens que tout ce qui nous entoure est beau. Ça peut être une mouche sur une vitre, qui est moche mais qui avec un fond, une certaine lumière aussi peut donner une très belle photo. »

En trois ans, Arnaud Brukhnoff a auto-édité et mis en forme quatre livres photos dont « Bordeaux-Confinés 2020 ». Une partie des fonds a été reversée au CHU de Bordeaux. Le circuit court à d’ailleurs été privilégié pour sa conception.