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Bordeaux fête le podcast revient les 5 et 6 avril avec une seconde édition à l’Hôtel de ville de Bordeaux, place Pey-Berland. AirZen Radio est partenaire de cet événement gratuit, créé par Bordeaux Podcast. Cette association rassemble plusieurs passionnés de ce mode diffusion et a pour objectif de soutenir la création de podcasts dans la région bordelaise et le Sud-Ouest.

« J’ai cocréé cet événement avec Guillaume Commagnac, qui a le podcast “Open start-up”. On se disait : c’est chouette qu’il y ait des événements à Paris. Mais on trouvait qu’il y avait de plus en plus de personnes intéressées par le podcast, ici, à Bordeaux et en région. On s’est donc dit pourquoi pas les regrouper et proposer des tables rondes, des conférences pour apporter du contenu là-dessus », raconte Théo Robache, créateur du podcast “Le Pompon”.

Tables rondes, conférences, ateliers, enregistrements en live… Pour cette nouvelle édition, une programmation très riche et diversifiée est prévue, avec différente thématique : « Empreinte carbone et podcast », « Pitch ton podcast », « Les différents modèles de monétisation »…  Une dizaine d’intervenants et intervenantes seront au rendez-vous, dont Jules Lavie (“Code source”, “Le Parisien”) Sarah Koskeviec et Nina Pareja (“Transfert”), Laura Pironnet (“CosaVostra”), Jean Berthelot de La Glétais (“Podcastine”). 1 500 personnes sont attendues.

La place du podcast

Le podcasteur a en outre pu constater au fil de ses pérégrinations, notamment en Nouvelle-Aquitaine, l’augmentation du nombre de personnes qui se lancent dans ce secteur. « C’est une chose facile à créer un podcast. Il faut quand même avoir du bon matériel, mais ce n’est pas hyper onéreux pour une entreprise. Les gens sont assez curieux, ils ont aussi envie de se connecter. »

Par ailleurs, l’ACPM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias), qui contrôle notamment la diffusion des podcasts, révèle qu’il y a eu 306 millions de téléchargements de 842 podcasts en 2023. Soit une hausse de 9% par rapport à l’année précédente. Pourquoi le podcast plaît tant ? « Il y a de plus en plus d’auditrices et d’auditeurs, parce qu’on dit souvent que le podcast est un média de l’intime et de l’immersion, répond Théo Robache. Clémentine Sarlat, qui a créé le podcast “La Matrescence”, que j’avais reçue au tout début du “Pompon”, disait que le podcast est un luxe. Parce que c’est du temps long, on prend le temps. Et je pense que tout le monde maintenant apprécie ça, d’aller dans le fond des sujets. »

Un anniversaire en grande pompe. L’Orangeade, association bordelaise organisatrice d’événements culturels et artistiques, célèbre ses 10 ans, place des Quinconces, plus grande place d’Europe, les 5,6,7 avril. Un événement qui s’annonce pluridisciplinaire, à destination des enfants, mais aussi des adultes.

Louise Lequertier, codirigeante de L’Orangeade. Photo Jennifer Biabatantou/AirZen Radio

« On ne voulait pas seulement exploiter cette place en mode soirées et fêtes. Année des Jeux olympiques oblige, on s’est donc dit qu’on allait faire une partie autour du sport, explique Louise Lequertier, codirigeante de la structure. Samedi et dimanche, il va y avoir des initiations et des démonstrations de cinq sports olympiques urbains, comme le BMX, le skate et le breakdance. Puis, en soirée, sur les trois jours, le mode sera un peu plus festif, avec des artistes internationaux. À cette musique, s’ajouteront des spectacles et des performances de cirque et de danse On a envie de faire vivre une soirée un peu spectaculaire et hors du commun. »

Inclusion, mixité et égalité

Par ailleurs, L’Orangeade a construit son événement autour de différents engagements comme la défense de l’inclusion, de la mixité et de l’égalité. « C’est un beau programme, dit Louise en souriant. Ces trois notions sont très importantes pour nous. D’autant plus dans des milieux festifs, où on n’a pas du tout envie de ressentir de la discrimination. On a envie de proposer un lieu de lâcher-prise, de liberté dans lequel les gens se sentent en sécurité, acceptés tels qu’ils sont. Je ne dis pas qu’on est irréprochables là-dessus. Mais, en tout cas, on essaye au maximum d’avoir des programmations mixtes, avec des artistes de diverses origines et, évidemment, des styles de musique différents. »

© Miléna Delorme

Écoresponsabilité

Par ailleurs, tous les membres du bureau de L’Orangeade ont suivi une formation contre les violences sexistes et sexuelles en milieu festif. L’association fait ainsi signer à chaque personne qui travaille avec elle – bénévoles, artistes… – une charte qui l’engage à respecter les valeurs de l’association.  

L’écoresponsabilité est aussi un point sur lequel L’Orangeade prête une attention particulière. Elle travaille pour ce faire avec le collectif Cmd+O. Celui-ci rassemble des architectes bordelais qui réemploient des matériaux pour réaliser des scénographies. Aremacs (Association pour le respect de l’environnement lors des manifestations culturelles et sportives) s’occupe, quant à elle, de la collecte et du tri des déchets. «. On travaille dans un périmètre proche de Bordeaux. »

Pratique.
Village festif : vendredi et samedi de 18 heures à minuit – payant. Dimanche de 15 à 20 heures – gratuit.

Village sportif : samedi & dimanche de 12 à 18 heures – gratuit.

Olympiades : samedi de 14 à 17 heures – sur inscription.

Tournoi de pétanque : de 14 à 18 heures – sur inscription.

Si la part de marché du vélo classique est en net recul, c’est tout l’inverse pour celle de l’électrique qui ne cesse de grimper. Et pour cause, avec un vélo musculaire, on estime qu’une personne va se déplacer dans un périmètre de 5 à 6 km en moyenne autour de son domicile pour se rendre au travail. Avec un vélo électrique, les distances s’étendent à 10, voire 15 km, soit quelque 30 à 40 minutes de transport, sans efforts.

L’électrique, petite révolution dans le monde de l’écomobilité, permet aux sportifs, mais surtout à ceux qui ne le sont pas, qui ont peur d’une côte un peu raide sur leur trajet ou qui n’ont pas de douche ou de vestiaire à l’arrivée, de prendre plus facilement le vélo pour se rendre au travail.

Bee.Cycle l’a bien compris et a été l’une des premières sociétés à s’engouffrer dans l’aventure du leasing de vélos en entreprise en France. C’était en 2019. “C’était quelque chose qui me parlait, qui existait et était déjà assez développé chez nos voisins, en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, en Angleterre”, raconte Jean-Christophe Melaye, président de la société Bee.Cycle. Sans compter sur l’arrivée du plan vélo 2019 et, avec lui, des mesures d’incitations gouvernementales, lesquelles ont changé la donne pour les récalcitrants.

Un programme à la carte

Avec le leasing, chaque entreprise va chercher à résoudre des problématiques qui lui sont personnelles. Certaines équipent leurs collaborateurs de vélo lorsque le stationnement manque à proximité, parce que le secteur est mal desservi par les transports en commun ou encore parce que le parking est trop petit et qu’il faut limiter le nombre de véhicules. D’autres souhaitent avant tout inciter leurs collaborateurs à bouger plus ou les alléger du stress des embouteillages avant même la journée commencée. D’autres encore s’engagent pour un meilleur bilan carbone ou cherchent à attirer de jeunes talents très sensibles aux questions environnementales.

Notre philosophie est de dire qu’on ne va pas révolutionner le monde, mais que l’on va y aller petit à petit, même en commençant avec un seul vélo, explique Jean-Christophe Melaye. Un seul collaborateur peut avoir négocié une contribution vélo dans son contrat de travail. Cela nous permet d’entrer dans l’entreprise, de montrer que ça marche et que ça ne coûte pas très cher. Et ensuite, peut-être que l’on aura l’opportunité d’en signer d’autres.”

Une acquisition plus accessible

Pour Bee.Cycle, les entreprises sont la clé. Leur engagement change tout en matière de prix d’acquisition d’équipement. “Les collaborateurs n’ont pas forcément les moyens. Et on ne raisonne pas de la même manière si l’on doit débourser 2000 euros d’un coup ou sortir 20 euros par mois.” 

Outre le vélo en lui-même, Bee.Cycle propose un catalogue quasiment illimité de services, car la société s’appuie sur des prestataires. Ainsi, l’entreprise qui souhaite sauter le pas peut demander une formation, de tester des vélos, des stages de remise en selle, des entraînements sur simulateurs, des installations de parkings à vélo, d’arceaux, de locaux spécifiques liés à l’utilisation des bicyclettes. “On peut faire du sur mesure, ce n’est qu’une question de volonté.” 

Une volonté gouvernementale, métropolitaine, municipale également. “Si on veut inciter un collaborateur à prendre son vélo, il faut qu’il y ait des infrastructures. C’est là où on a aussi besoin du gouvernement et des villes pour qu’elles continuent à équiper les communes, que ce soit d’infrastructures de sécurité aussi bien que d’infrastructures routières.” La sécurité des déplacements et la présence d’équipements cyclables dignes de ce nom restent les leviers principaux pour se lancer. 

Le meilleur exemple en la matière reste encore les Pays-Bas, qui ont réalisé un net virage dans les années 1980, soutenus par une puissante volonté politique pour sortir du “tout voiture”, au moment de la crise pétrolière. Pari qui, on ne peut plus en douter aujourd’hui, a porté ses fruits.

Sortir de son conditionnement

“Une fois qu’on a goûté au vélo en ville, on ne fait pas marche arrière, s’enthousiasme Jean-Christophe Melaye. On maîtrise son temps, on sait où se garer. Aujourd’hui, 50% des distances de 1 km se font en voiture. En 2022, ce sont 800 000 vélos en leasing qui circulaient en Allemagne, contre 12 000 en France à la même période. Donc on est encore au début. On a été biberonné à la voiture, c’est culturel. Ça va être long, mais on va y arriver !”

Autre avantage avec le vélo de fonction, c’est que, contrairement à la voiture du même nom, il n’y a pas de calculs d’avantages en nature. On peut donc l’utiliser pour emmener nos enfants à l’école, faire nos courses ou partir en week-end et en vacances, en avoir une utilisation personnelle donc. On peut s’équiper d’un VTT ou d’un long tail, d’un cargo ou d’un long john, tout dépend si l’entreprise laisse le choix ou non aux collaborateurs du type de vélo qu’il pourra acquérir. Un bon plan. En passant par l’entreprise, laquelle est incitée par le gouvernement via une récupération fiscale, la répartition entre ce que paye l’employeur, l’État et le collaborateur permet de s’équiper dans la limite de 30 euros par mois maximum, réparations et entretien compris. Plus aucune raison de ne pas se rendre au travail à vélo !

Des œufs, des poules, des cloches, des lapins, des poissons au chocolat noir ou au lait enrubannés. La vitrine de la Maison Saunion est bien garnie pour Pâques. Située 53 Cours Georges Clemenceau, à Bordeaux, cette chocolaterie fondée en 1893 est aujourd’hui gérée par Thierry Lalet. Il est la quatrième génération de maître chocolatier-confiseur.

Photo Jennifer Biabatantou/AirZen Radio

« Pour nous, Pâques est la deuxième forte période de l’année. Noël représente à peu près 50% de notre chiffre d’affaires. Pâques va représenter 15% à 20% de l’activité sur une année. C’est donc un événement important, explique l’artisan. Mais à la différence de Noël, là, tout est autour du chocolat avec les moulages, les bonbons de chocolat… » Au total, l’artisan utilise entre 1t et 1,5 t de chocolat pour cette fête.

C’est dans l’immeuble voisin à la boutique que se trouve le laboratoire, réparti sur deux étages. L’équipe, composée de sept personnes, est divisée entre les différents postes de production. Si, l’an dernier, elle a travaillé sur le thème du mouton, cette année, et Pâques tombant le 1ᵉʳ avril, le jour des farces, « on s’est dit qu’on allait jouer sur le côté marin, dit en souriant Thierry Lalet. On a créé le piranha, qui est plus rigolo qu’effrayant. Il est bien garni parce que le but, ce n’est pas d’avoir que le moulage, c’est que quand le client va le découvrir, il va vouloir le casser ou croquer dedans. Pâques a un côté un peu féérique et enfantin. On est tous contents, peu importe l’âge, d’avoir une poule, un œuf ou un poisson à partager ».

Sophie, employée chez Saunion depuis 30 ans, garnit manuellement les petits oeufs. Photo Jennifer Biabatantou/AirZen Radio

Un savoir-faire préservé

Photo Maison Saunion

D’ailleurs, la chocolaterie Saunion a obtenu le label d’État Entreprise du patrimoine vivant, « mis en place pour distinguer des entreprises françaises, artisanales et industrielles au savoir-faire rare et d’exception ». En effet, concevoir certains produits va nécessiter une certaine technicité, notamment la spécialité de la maison, le Gallien de Bordeaux, ou encore les petits œufs. « On a une technique un peu ancienne, voire ancestrale, qui consiste à prendre des demi-coques qu’on garnit avec un couteau, qui ressemble à un couteau à beurre, soit de pâte d’amandes, de praliné ou de ganache. On les colle l’une contre l’autre. Puis, ça part en pliage manuel. C’est l’équipe du magasin qui va les plier. » 20 000 œufs sont ainsi conçus et garnis rien que pour Pâques.

Mais le produit star de l’établissement Saunion est un œuf vidé, nettoyé, rempli de praliné. Au-dessus, se trouve une tête de cochon en amandes. « Ça marche aussi bien chez les grands que les petits. C’est rigolo ! » s’en amuse Thierry.

Selon le syndicat du chocolat, chaque foyer français consomme en moyenne 13 kg de chocolat par an.

Elle donne de l’espoir aux viticulteurs qui ont testé sa solution. L’entreprise Immunrise Biocontrol, créée en 2016 près de Bordeaux, identifie et développe des solutions puisées dans la nature pour assurer la protection des cultures. « D’où l’intérêt de protéger notre environnement qui recèle de beaucoup de solutions pour demain », souligne Laurent de Crasto, directeur général d’Immunrise Biocontrol.

À ce stade, la société a mis au point un produit de biocontrôle à partir d’une microalgue pour prévenir les maladies telles que le mildiou. Il a été testé sur des vignes en Gironde, dans le vignoble de Cognac et en Champagne. 

Ses avantages ?

« Ce produit peut être une bonne alternative aux produits chimiques, mais aussi au cuivre, sachant que les quantités utilisables par hectare se réduisent chaque année. Il va donc falloir un produit qui prenne le relais et vienne en renfort pour réduire les quantités d’intrants chimiques. Notre produit est aussi naturel, biodégradable. Il ne laisse pas de résidu. Enfin, il y a un effet ciseau du produit qui a un effet contre la maladie sans impacter l’environnement et la santé des consommateurs. Ces produits de biocontrôle doivent être développés », explique Laurent de Crasto. 

Reste toutefois à faire homologuer le produit pour le commercialiser. L’entreprise vise désormais 2028/2029. Trop long ? Des voix se sont élevées, notamment celle d’Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine et du député Frédéric Zgainski. 

Une autre option consisterait à ce que la France donne des autorisations de mise sur le marché provisoires sous réserve que le dossier soit construit et validé. « Ce système préexistait il y a une vingtaine d’années », explique Laurent de Crasto qui a récemment écrit en ce sens à Emmanuel Macron. « Cela permettrait de gagner trois ou quatre ans qu’il faudrait, de toute façon, à l’Europe pour homologuer le produit. » Immunise Biocontrol réfléchit parallèlement à lancer d’autres homologations pour d’autres parties du monde.

La Fédération SOS GLOBI rassemble une vingtaine d’associations de patients atteints de drépanocytose et de la thalassémie. Chaque personne qui préside une antenne de la fédération est soit, elle-même malade, soit membre de la famille d’un malade. En 2018, Maryannick Lepetit, atteinte de la drépanocytose, s’est lancée et a fondé l’antenne locale de SOS GLOBI de Nouvelle-Aquitaine.

Maryannick Lepetit, présidente et fondatrice de l’antenne Nouvelle-Aquitaine de SOS GLOBI. Photo AirZen Radio

AirZen Radio. Qu’est-ce que la drépanocytose et la thalassémie ?

Maryannick Lepetit. La drépanocytose est une maladie génétique qui touche l’hémoglobine, la protéine qui transporte l’oxygène dans tous les organes. Et la thalassémie est une déficience de l’hémoglobine, aussi, donc une déficience de la fabrication de l’hémoglobine.

Le patient drépanocytaire fabrique son hémoglobine mais l’hémolyse, la destruction de son hémoglobine, provoque une anémie chronique. Tandis que le patient qui a la thalassémie ne fabrique pas suffisamment d’hémoglobine pour avoir une action au niveau du transport de l’hémoglobine.

Ce sont donc deux maladies bien distinctes ?

Oui. Il y a la thalassémie, qui est transfusion dépendante. Et la drépanocytose, qui n’est pas forcément transfusion dépendante. C’est-à-dire que toutes les six semaines, le patient qui a la thalassémie est obligé d’aller se faire transfuser un certain nombre d’unités de sang pour avoir une vie à peu près normale. Mais pour le patient atteint de drépanocytose, c’est davantage la déformation de son hémoglobine qui lui provoque des crises. La douleur est alors importante, difficilement descriptible. C’est plus important qu’une fracture, bien souvent, il ressent aussi une importante fatigue et souffre d’un manque d’hydratation. Et donc d’une chute de l’hémoglobine bien souvent. Cela peut être une crise en discontinue, provoquer des hospitalisations, et conduire à une transfusion.

En ce qui concerne la drépanocytose, j’ai cru comprendre que c’est à cause de la forme des globules rouges que cela posait problème ?

Oui, ils sont en forme de faucille, comme un haricot. Normalement, l’hémoglobine est ronde, elle peut donc glisser dans les capillaires, les petits vaisseaux, tranquillement. Elle se bouscule dans les capillaires . Mais avec sa forme de faucille, elle se bloque dans les capillaires, ce qui provoque l’hypoxie, donc le manque d’oxygène au niveau des organes. Et on appelle ça une crise vaso-occlusive.

En quoi ces maladies ont des répercussions sur le quotidien des patients ?

Je suis tout le temps fatiguée. Tout le monde est fatigué, mais le malade est plutôt épuisé. On parle d’asthénie. C’est une fatigue chronique qui empêche les activités. Par exemple, pratiquer du sport ou préparer un long voyage devient problématique. Il faut des temps de repos. Personnellement, je ne travaille plus parce que je ne peux plus avoir le même rythme que qu’une personne normale. Et ça a un impact social puisque si vous êtes hospitalisé, par exemple, trois fois dans le mois, la paie va diminuer. Donc, vous avez moins d’argent, moins de possibilité pour vous faire plaisir.

Du coup, ça nous isole aussi des autres et des interactions. Parce que quand la personne se sent fatiguée et que vous lui demandez si elle veut sortir, celle-ci va vous dire qu’elle est trop fatiguée. Si elle sort quand même, elle va le payer par une crise ou de la fatigue le lendemain ou les jours suivants. Aussi, tout le monde ne comprend pas cette maladie. On peut se sentir incompris.

Combien de personnes sont concernées par la thalassémie et la drépanocytose ? Il est difficile de trouver des chiffres récents…

C’est vrai que c’est une énigme. On ne comprend pas pourquoi les chiffres ne sont pas arrêtés. C’est peut-être dû à ce dépistage qui n’était pas systématique jusqu’à présent. On espère que maintenant, on va avoir des chiffres un peu plus précis. Grâce au travail acharné des associations, nous avons en effet obtenu auprès de la Haute Autorité de Santé que le dépistage soit systématique pour tous les nouveaux-nés. Avant, le dépistage était fait selon les origines ethniques. Il y avait cette idée que les personnes d’origines afro-caribéennes étaient plus sujettes à la drépanocytose. Donc beaucoup de malades passaient entre les mailles du filet.

De façon générale, comment SOS GLOBI agit pour aider les patients à mieux vivre avec leur maladie ?

Il faut savoir que la fédération est la seule association qui sensibilise sur ces deux pathologies. Nous faisons donc des campagnes de sensibilisation tous les ans, en septembre. Il ya = aussi des webinaires, séminaires où des professionnels viennent expliquer la maladie, les avancées des traitements. Nous travaillons également avec des laboratoires pharmaceutiques qui nous aident. On peut par ailleurs compter sur le soutien du centre de référence du CHU de Bordeaux.

En parallèle, nous organisons des ateliers pour sensibiliser les personnes avec des thèmes différents, comme le sport adapté. Comment prendre ses médicaments ? Que faire quand on a de la fièvre ? Les personnes qui participent à ces ateliers peuvent donner leur ressenti et aussi avoir des conseils d’un professionnel.

Quels traitements existent ?

Il n’y en a pas beaucoup. Mais, il y a l’hydroxycarbamide, qui stabilise le patient (utilisé en prévention de complications de crises vaso-occlusives, NDLR). En revanche, tous les malades n’y ont pas accès. Peut-être parce qu’ils n’ont pas l’habitude de prendre des traitements. Il faut sensibiliser les personnes à se faire soigner. Sinon, le seul traitement curatif, qui soigne la maladie pour l’instant, c’est la greffe de moelle osseuse. Dans ce cas-là, il faut avoir en compatibilité avec un frère, une sœur, un père ou une mère. Tous les malades ne peuvent donc pas bénéficier de ce traitement.

Qu’en est-il du don du sang ?

Le don de sang est très très important. Parce que, quand il y a une crise vaso-occlusive, il faut tout de suite réoxygéner, redonner et faire remonter le taux d’hémoglobine. Les patients qui ont la drépanocytose sont consommateurs de sang et en ont besoin régulièrement. Il y a aussi des malades qui se soignent avec des transfusions régulières. On enlève alors un peu de sang malade et on rajoute du sang un normal pour que le malade puisse avoir une activité à peu près normale.

Sinon, on attend avec impatience la thérapie génique. En gros, on va chercher un gène déficient, on le transforme et on injecte un nouveau gène dans l’organisme. La technique a été mise en avant précocement pour la thalassémie. Nous espérons donc que cette thérapie génique sera mise en avant aussi pour la drépanocytose. C’est un véritable espoir de guérison pour les malades.

Tutiac est une cave coopérative qui réunit 500 viticulteurs depuis 50 ans. « C’est la plus jeune coopérative de Gironde, mais la plus importante en matière de volume et de viticulteurs engagés », avance Stéphane Héraud, viticulteur et président des Vignerons de Tutiac. Ses adhérents apportent donc leurs raisins qui sont vinifiés dans une unité de production commune. 

De son côté, Vignobles Gabriel & Co, né à la fin des années 1990, est un collectif d’une trentaine de vignerons réunis sur la rive droite de la Garonne. « Ils sont maitres de leurs vignes, jusqu’à la mise en bouteille. Nous leur apportons de la visibilité, une force commerciale », explique Pauline Réaud, responsable marketing et communication aux Vignobles Gabriel & Co.

Un engagement environnemental

Si les modèles sont différents, ces deux collectifs sont moteurs en matière d’engagement environnemental. « Chez Tutiac, nous sommes engagés dans l’agroécologie. Plus de 25 % de nos surfaces sont bio, soit 1200 hectares sur 5400. Tous nos viticulteurs sont agréés agriculture agro-environnementale de niveau 4. Beaucoup sont certifiés pour plusieurs raisons. D’abord, pour la protection de nos viticulteurs eux-mêmes, de leurs salariés et de leur famille. C’est aussi la réponse à une demande des consommateurs qui sont en attente de plus en plus de vignobles et de boissons biologiques. »

Tutiac teste, expérimente aussi. « Nous avons planté des cépages sur une centaine d’hectares qui ne nécessitent quasiment plus de traitement. » La cave coopérative est également partenaire d’Immunrise Biocontrol. Cette entreprise girondine est spécialisée dans le développement de produits de biocontrôle à partir de micro-organismes marins, en l’occurrence des micros-algues pour lutter contre le mildiou.

« Le volet environnemental est un cheval de bataille. 66 % de nos vins sont en agriculture biologique ou en conversion », explique, pour sa part, Pauline Réaud, qui ajoute que Vignobles Gabriel est certifié en commerce équitable. Le collectif est par ailleurs labellisé Fair for Life.

L’importance du collectif 

Dans les deux cas, les structures soulignent l’importance du collectif. « Nous incitons la filière viticole et plus largement agricole à développer des modèles d’entraide, où l’échange l’humain est au centre », explique Pauline Réaud. « Vignobles Gabriel peut être une réponse à la crise du milieu agricole. Nous avons en effet cette notion de juste rémunération du producteur qui est une problématique très importante. Nous espérons que ce modèle tendra à se développer. Et que le partage des richesses sera mieux réparti à l’avenir dans la filière. » 

« La transition vers l’agriculture biologique peut faire peur. En effet, cela implique de mettre en jeu sa production, son volume de production. Le fait d’être 500 et d’avoir des précurseurs dans cette transformation fait que le voisin suit, le copain suit, le collègue suit. C’est comme ça que nous sommes passés de 120 hectares bio, il y a 5 ans, à 1 200 aujourd’hui », témoigne de son côté Stéphane Héraud. 

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Sur AirZen Radio, nous aimons, raconter les belles histoires et mettre en lumière les savoir-faire français. Ils sont d’ailleurs source d’inspiration chez celles et ceux qui veulent parfois changer de voie professionnelle et se tourner vers l’artisanat pour renouer avec des valeurs authentiques. Fabriquer des objets qui traverseront le temps est l’un des objectifs des associés de la Marque Mona.

Installée près de Bordeaux, cette entreprise dessine et assemble des montres depuis 2012. “Chez MONA, l’ambivalence est reine, mais nous sommes guidés par une conviction inébranlable : les choses ont une âme. Nous considérons que chaque objet renferme en lui une histoire, un savoir-faire, des promesses qui se transmettent d’une génération à la suivante”, expliquent les dirigeants de Mona Watches.

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Pour sortir sa prochaine collection, l’entreprise s’est tournée vers le financement participatif. L’envie est ainsi de tisser du lien avec les clients et de les impliquer dans le processus de fabrication.

« On a eu le souhait sur cette collection d’apporter notre savoir-faire, notre touche personnelle. Nous produisons donc intégralement nos cadrans dans notre atelier à Bordeaux. Ça donne un aspect plus artisanal et unique à chaque montre », explique Nicolas.

La marque travaille avec des horlogers de Bordeaux qui s’occupent de monter les montres.

Gaël Lavaud, le fondateur de Gazelle Tech, est parti d’un constat simple : “On a à peu près 1,2 personne dans un véhicule qui fait 1,5 tonne en moyenne. Donc, on dépense notre énergie à déplacer une voiture et pas un passager”, explique-t-il. Toute la logique a donc été de travailler sur l’allégement du véhicule, à commencer par sa pièce maitresse, le châssis, qui représente un poids non négligeable sur un véhicule électrique. L’idée ingénieuse de Gazelle Tech est d’avoir développé une technologie de châssis entièrement en matériau composite, qui permet d’alléger drastiquement le véhicule.

Si l’on sait faire léger depuis très longtemps – rappelons que la 2CV pesait quelque 550kg, sans oublier les voiturettes actuelles –, la sécurité n’est plus forcément au rendez-vous. Gazelle Tech propose ainsi d’allier confort, sécurité et légèreté, avec une voiture qui va par ailleurs consommer 40% d’énergie en moins pour se déplacer et donc nécessiter 40% d’énergie en moins à fabriquer. 

Assemblée localement

Gaël Lavaud, fondateur de Gazelle Tech.

Autre simplification, celle de l’assemblage du véhicule. Au lieu d’avoir 200 à 300 pièces en acier embouti destinées à constituer le châssis, la Gazelle Phoenix, le premier modèle de Gazelle Tech, présente simplement 10 pièces qui s’assemblent n’importe où et sans outils en une heure. Un gros Lego.

“Au lieu de fabriquer nos véhicules dans une giga factory, et d’avoir ensuite d’avoir un système logistique qui va transporter les voitures à travers le monde pour les livrer aux clients et dépenser beaucoup d’énergie, on a mis au point un système de production à base de micro-usines que l’on va franchiser auprès de partenaires qui assembleront les véhicules, et qui seront ensuite chargées de les vendre localement. Donc ça permet en plus de recréer de l’activité économique sur l’ensemble du territoire”, précise Gaël Lavaud.  

Une voiture qui n’a rien à envier à ses concurrentes électriques, bien au contraire, puisqu’elle consomme même moins : 10kWh aux 100km contre 15 à 17kWh, selon Gazelle Tech. C’est un véhicule avec cinq vraies places qui roule jusqu’à 110 km/h, ce qui permet d’emprunter l’ensemble des voies de transport à notre disposition – rocades, autoroutes ou périphériques -, tout à fait en phase avec un usage périurbain. 

“L’un des risques, quand on développe une innovation, c’est qu’elle ne soit pas adoptée”, poursuit Gaël Lavaud. “On a vraiment mis le focus sur développer un véhicule comme celui que vous avez déjà à la maison, mais qui va être beaucoup plus vertueux pour l’environnement.”

Réparable par soi-même

Et d’une simplicité à la portée de tous. Dans une logique de redonner du pouvoir au consommateur et de ne pas le rendre dépendant de concessionnaires ou autres, Gazelle Tech a fait en sorte que toutes les informations de l’ordinateur de bord puissent remonter directement sur l’afficheur du véhicule avec des messages simples, clairs, et l’ambition, à terme, de développer des tutoriels qui permettront de faire soi-même l’entretien de notre véhicule si on le souhaite. Avec l’option, toujours, de pouvoir se rendre dans la micro-usine près de chez soi. Car ces micro-usines ont plusieurs fonctions : assembler les véhicules, mais également servir de points de vente et de points de maintenance.

Gaël Lavaud et sa Gazelle Phoenix dans son atelier de Blanquefort, Gironde.

Ce véhicule attire déjà l’attention des collectivités territoriales, qui voient en lui une démarche vertueuse, qui soutient l’emploi dans les territoires et s’insère très bien dans la stratégie de réduction de leur impact au quotidien. Une innovation qui n’intéresse pas qu’en France puisqu’une quarantaine de demandes de micro-usines ont déjà été formulées sur quatre continents.

Un prix accessible

Avec une logique d’accessibilité à 20 000 euros hors aides de l’État, Gazelle Tech fait aussi le pari du prix, qui pourrait être réduit avec le bonus écologique. Reste à être homologué, ce qui devrait être le cas cette année.

“L’idée est de faire renaître une industrie automobile qui est aujourd’hui en perdition, d’où le nom de Phoenix. On produit de moins en moins de véhicules en France, l’idée est donc de donner une nouvelle jeunesse, une nouvelle vie et un nouvel élan à notre industrie auto avec un modèle industriel plus vertueux et totalement relocalisé.” Gazelle Tech espère pouvoir mettre la Gazelle Phoenix à notre disposition entre 2025 et 2026.

« L’idée était de trouver le moyen de revenir aux sources. De s’approvisionner en direct, de requestionner l’approvisionnement des produits dans un restaurant, de travailler en local et de sourcer des produits de grande qualité. » Mounir Creanza est l’un des trois fondateurs du restaurant Casa Gaïa à Bordeaux. Ce restaurant est labelisé bio à 75%. « Pas plus à cause du poisson et de la pêche. Nous travaillons avec des artisans pêcheurs. C’est du poisson sauvage qui ne peut pas être labellisé », explique Mounir Creanza.

Pour lui, la question du label est toutefois secondaire. « Nous travaillons avec des agriculteurs qui se posent des questions sur le type de semence qu’ils utilisent, le type d’agriculture qu’ils font. Et très franchement, la plupart des agriculteurs qui travaillent selon notre charte travaillent en bio. En revanche, ce n’est pas ce que l’on met en avant. Nous mettons en avant le local, la qualité des produits et le sourcing en direct. L’idée est de mettre la question alimentaire au centre de la table et l’origine des produits, de retrouver un cycle un peu plus vertueux, naturel. » 

Un triple engagement 

En matière d’organisation, « travailler en direct avec les producteurs est un vrai défi », reconnaît Mounir Creanza. Les fondateurs ont fait un gros travail de sourcing sur tout le territoire en amont de l’ouverture du restaurant. « Cela nous a permis de nous connecter à des filières, à des réseaux, de mieux comprendre comment sont produits les fruits et légumes selon les terroirs. Ensuite, nous avons essayé de trouver des solutions logistiques pour faire venir ces produits jusqu’au restaurant au centre de Bordeaux. Pour certains, nous faisons de la mutualisation. Pour d’autres, nous travaillons avec des lieux d’Amap dans la métropole. » 

C’est un engagement. « Un engagement écologique d’abord, assure Mounir Creanza. Nous travaillons avec une agriculture artisanale, paysanne. Il y a aussi un engagement économique. Tout l’argent qui transite dans notre restaurant profite à des petites agricultures. Ensuite, il y a un engagement peut-être un peu politique autour de toutes les relations humaines et sociales, au-delà de l’économie en elle-même. »

En plus du restaurant, qui propose des formules du midi en semaine à 18,50 euros (entrée/plat ou plat/dessert), les co-fondateurs ont créé l’entreprise Vivants en mars 2023. Il s’agissait de mettre toute la cuisine de Casa Gaïa dans des plats en bocaux pasteurisés avec une conservation plus longue. « Casa Gaïa est une expérience in situ avec un service. Vivants nous permet de transporter notre cuisine un peu partout. »

Lionel Matias est à la tête d’A2M Proximétal, une entreprise qui fait référence dans la conception et la construction de bâtiments industriels, collectifs ou agricoles. Il préside dans la région Nouvelle-Aquitaine le syndicat professionnel UIMM (Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie). C’est le syndicat des entreprises des secteurs de l’aéronautique, du spatial, de la défense, des filières bois et énergie, etc. Dans ces secteurs d’activités, la région Nouvelle-Aquitaine est la troisième région économique de France. C’est un tissu de PMI et d’ETI où les besoins de recrutement sont importants.

Pour rebooster l’attractivité de ses métiers, l’UIMM Nouvelle-Aquitaine a innové dans leur promotion en utilisant des codes de communication positive. Cela en opposition à une communication défensive fondée sur la chasse aux représentations (Ce n’est plus ce que c’était, c’est pas si sale, etc.).

Une plateforme digitale moderne

Forindustrie est une aventure digitale interactive. Elle présente un monde imaginaire incarnant et mettant en valeur les apports positifs de l’industrie pour la société. À destination des collégiens, lycéens, étudiants et demandeurs d’emplois, elle a été ouverte à tous sur l’ensemble du territoire national. Elle a permis d’ouvrir virtuellement les usines et de montrer les gens qui y travaillent. Également de voir ce qu’ils font concrètement grâce à de nombreuses vidéos de présentation. La puissance de l’outil et sa résonance avec les codes des jeux vidéo et des jeunes générations ont fait le reste !

La plateforme présente également l’avantage de parler le même langage que les jeunes. Ce qui est apparu plus que judicieux pour susciter des vocations chez les jeunes filles et jeunes garçons. 

Des métiers d’avenir

Lionel Matias explique que l’Industrie est riche de métiers d’excellence et d’avenir. Il se félicite des retours positifs et enthousiastes suite à cette opération. Elle sera d’ailleurs reconduite et élargie à d’autres régions fin 2024. Montrer l’utilité de l’industrie et son lien étroit avec les grands enjeux de la planète est selon lui essentiel. Il témoigne des PMI et ETI régionales où les notions de proximité et de sens du travail trouvent toutes leurs dimensions.

Par exemple, à l’UIMM Gironde-Landes, 80% des entreprises adhérentes ont moins de 50 salariés. Lionel Matias souhaite ainsi renforcer les synergies pour favoriser une croissance économique durable tout en préservant la biodiversité. L’industrie, rappelle-t-il, a déjà réduit sensiblement son empreinte carbone.

Lionel Matias
Président de l’UIMM Nouvelle-Aquitaine
A2M PROXIMETAL
Tél 05 57 94 06 40 – Port. 06 64 16 73 00
[email protected]

Les informations liées à l’actualité ne sont pas toujours roses et peuvent jouer sur le moral. Avec ce format 100% positif, qui paraît tous les jours, on essaie de vous donner le sourire en vous informant.

Bordeaux, ville la plus écoresponsable de France

Bordeaux, Grenoble et Lyon se trouvent sur le podium des villes françaises ayant le mode de consommation le plus responsable, d’après une enquête de Too Good To Go, Blablacar et Leboncoin. La Nouvelle-Aquitaine est par ailleurs la région la mieux classée, avec 12 villes citées dans ce classement.

Des nouvelles pièces de monnaie en circulation

De nouvelles pièces de 10, 20 et 50 centimes, avec le visage de Simone Veil, Joséphine Baker ou encore Marie Curie, vont faire leur apparition d’ici cet été. Ces trois personnalités, qui ont marqué l’histoire de France, sont également présentes au Panthéon. C’est la première fois depuis le passage à l’euro que la France change l’apparence de ces pièces jaunes.

Un master inédit proposé à Angers

L’université d’Angers va lancer, dès la rentrée prochaine, un master inédit en France dédié à l’enfance et la jeunesse. Cette formation hybride sera répartie entre présentiel et à distance. Les étudiants seront ainsi formés aux enjeux de la jeunesse comme l’aménagement du territoire, la culture ou les transports.

Des chevaux de Przewalski réintroduits au Kazakhstan

Huit chevaux de Przewalski vont être réintroduits au Kazakhstan. Les zoos de Prague et de Berlin ont en effet prévu d’envoyer, à partir de juin, au moins 40 animaux minimum, dans la région d’Altyn Dala, dans les cinq prochaines années. Les chevaux de Przewalski sont passés proche de l’extinction ces dernières années, mais ont été sauvés grâce à des programmes de reproduction réalisés partout dans le monde.

Deux plages françaises parmi les plus belles du monde

Deux plages françaises apparaissent dans le classement des plus belles plages du monde établi par la revue spécialisée “Condé Nast Traveller”. La dune du Pilat, en Gironde, figure ainsi en septième position et l’atoll de Fakarava, en Polynésie française, à la 13ᵉ place.

La troisième édition du WOW festival se déroule cette année du 5 au 10 mars à Bordeaux. Ce festival pluridisciplinaire est tissé autour du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes. Sa créatrice, l’artiste plasticienne Daisy Turner, a souhaité créer un événement sur les femmes et les minorités de genre.

« On a besoin d’avoir une journée clé dans l’année pour marquer le coup. Mais parler d’égalité, c’est toute l’année, c’est pour ça que la programmation dure six jours. C’est important de donner la parole à tout le monde, tout le temps. Cet événement nous donne la chance d’aller dans la rue, de discuter, de dire ce qui ne va pas, qu’on a toujours besoin de progrès. Je pense qu’on a besoin de ce moment clé pour se réunir », développe-t-elle.

Inclusivité

Affiche WOW festival

Par ailleurs, l’aspect inclusif est également important pour le WOW festival, d’où l’importance de mettre en avant les minorités de genre. « C’est un mot parapluie pour parler des personnes trans, non-binaires, de personnes qui ne se trouvent pas du tout dans ce système de genre. Ce sont aussi des personnes qui subissent les mêmes problèmes que les femmes depuis toujours. Il y a des différences entre nous, peut-être visuellement, mais celles-là ne veulent pas dire qu’on ne vit pas la même chose. Notamment le racisme », explique-t-elle.

« On parle aussi de minorités, de genre, en matière d’accessibilité, mais aussi de personnes malentendantes. Finalement, de toutes les minorités. Le but est qu’on lutte ensemble pour d’être libre et d’être qui on veut être », ajoute Giulia Palhares, assistante communication de l’événement.

L’art, vecteur de messages

Lord de ces cinq jours, différentes formes d’art seront visibles pour sensibiliser, informer, échanger sur ces thématiques. Du stand-up, des arts visuels, des rencontres et dédicaces avec Emma Clit, Blanche Sabbah ou encore Lou Trotignon, mais aussi des conférences sont ainsi au programme. Certains événements se font d’ailleurs en présence d’une interprète LSF (langue des signes française), notamment le concert de Mathilde.

Mais aussi au village des ateliers, qui se tiendra au Marché des Douves, dans le quartier Saint-Michel, notamment pour appréhender les codes du langage inclusif ou encore en savoir plus sur le périnée. Des expositions sont aussi à découvrir, donc celle du collectif artistique, originaire de Metz, les Ourses, qui dévoile « Animales ». L’objectif est de mettre en avant le côté féminin du monde animal. À voir également, les œuvres d’Elisa Dano, graphiste et illustratrice. Sans oublier la présence de la Bibliothèque queer et genre, une association itinérante. La structure propose des moments d’échange et de lecture. Plusieurs partenaires associatifs sont aussi présents.

Le WOW festival rassemble environ 2000 personnes et mobilise 40 bénévoles.

Alors que la loi Egalim impose un minimum de 20% de produits bio dans les cantines, le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (Sivu) de Bordeaux-Mérignac est déjà à 57%. Il est donc possible de s’y mettre. Mais comment ? «;Après, c’est un travail de longue haleine du Sivu qui travaille avec les producteurs pour structurer les filières et qu’ils puissent répondre à nos appels d’offres. En l’occurrence, pour qu’ils puissent répondre à nos besoins quantitatifs, il faut qu’ils se regroupent. »

Delphine Jamet, présidente du Sivu de Bordeaux-Mérignac.
Mairie de Bordeaux

« La commande publique constitue un levier énorme », insiste Delphine Jamet. Les deux collectivités (Villes de Bordeaux et de Mérignac) dépensent plus de 6 millions d’euros en produits bio pour le Sivu. «. »

Bio, local et équitable

Au-delà de son engagement en faveur des produits bio et locaux, le Sivu a reçu fin 2023 le prix spécial du jury des Trophées Fairtile pour une commande publique équitable. 13% des produits sont en effet équitables et bio dans les cantines. « Ce qui est intéressant, c’est qu’il s’agit majoritairement d’un commerce équitable nord-nord, c’est-à-dire que c’est du commerce équitable français. Et on paie à un juste prix les producteurs », précise Delphine Jamet.

Le Sivu de Bordeaux-Mérignac, qui détient le label Ecocert en cuisine de niveau 2, vise par ailleurs le niveau 3 d’ici 2027/2028. Cet échelon supérieur implique en particulier un minimum 60 % de bio par an, 12 composantes bio et locales par mois et quatre ingrédients bio équitables, enfin, plus de 80 % de cuisine à partir de produits bruts ou peu transformés.

Reste encore un gros chantier pour le Sivu, qui s’équipe actuellement en bac inox pour répondre à l’obligation fixée par la loi Egalim d’en finir avec les contenants en plastique en 2025. « On a le sentiment de ne pas aller assez vite, assez loin parfois. Mais, au final, ce que je retiens c’est qu’entre 2020 et 2023, nous avons pratiquement doublé le pourcentage de bio dans les cantines, que le passage à l’inox est long, mais qu’il fallait ce temps-là. Nous arrivons aujourd’hui au bout du chemin et c’est plutôt positif. Je suis heureuse de participer à cette transition », témoigne Delphine Jamet.

« Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée. » Ces mots sont les premiers prononcés par l’Abbé Pierre, sur les ondes de Radio Luxembourg, le 1ᵉʳ février 1954, à la suite de différents drames liée à la crise du mal logement. Ce discours devenu célèbre entraînera un élan de générosité de la part de la population. C’est pourquoi, à l’occasion de cet anniversaire, la communauté d’Emmaüs de Parempuyre, Emmaüs Connect, Le Relais Gironde et la Fondation Abbé Pierre se sont réunis, mi-février, dans le centre-ville de Bordeaux pour sensibiliser le public et rappeler à quoi il est important de soutenir cette cause.

Par ailleurs, le 29ᵉ rapport de la Fondation Abbé Pierre sur l’état du mal-logement en France 2024 recense 330 000 personnes sans domicile. Soit trois fois plus qu’il y a 10 ans. Plus de 9 millions de personnes vivraient aussi sous le seuil de pauvreté, d’après l’étude. « La problématique est toujours la même. C’est qu’il y a des personnes qui ne peuvent pas se loger. À la communauté d’Emmaüs, par exemple, 350 personnes ont tapé à la porte. Mais nous n’avons pas pu les loger faute de place. C’est devenu un problème assez récurrent d’année en année. On voit qu’il y a encore plus de gens qui n’arrivent pas à être hébergés », constate Nasser Bendella, directeur adjoint la communauté d’Emmaüs de Parempuyre.

Informer le public

Par ailleurs, ce rassemblement, était aussi l’occasion de faire connaître les missions de l’association, présente à l’internationale. « Les gens ont une idée assez particulière d’Emmaüs. Ils pensent au magasin, au bric-à-brac, mais pas à ce qu’il se passe en coulisses. Les gens ne sont pas forcément au courant que c’est surtout un lieu d’hébergement, un lieu de vie, de travail », précise-t-il.

En effet, il y a les compagnons, qui sont des travailleurs solidaires du mouvement Emmaüs. Ils font tourner la grosse machine d’Emmaüs à travers la France. « Ils sont protégés par un statut assez particulier. Il permet à ces personnes de travailler, d’autres hébergés, d’avoir une allocation et surtout d’être à l’abri. »

Nasser lui-même a été dans cette situation. C’était, il y a 10 ans. « Je suis arrivé, j’étais complètement désarçonné, un peu perdu. J’étais dans une condition particulière. J’ai pu travailler et ça m’a beaucoup aidé. Ça m’a donné un sens. » Actuellement, il y a 50 compagnons et compagnonnes, des enfants à la communauté d’Emmaüs de Parempuyre. Ils restent, en moyenne, entre deux et trois ans. « Le temps de se refaire, de trouver son chemin, une formation, un emploi, un appartement à l’extérieur. Il y a un processus d’accompagnement qui est destiné aux compagnons pour les aider. Mais tant qu’ils n’ont pas la possibilité et l’envie de partir, ils resteront toujours. C’est l’accueil inconditionnel. »

Alors, afin de faire perdurer le mouvement Emmaüs et ses actions, le directeur adjoint la communauté d’Emmaüs à Parempuyre interpelle : « Aidez-nous à aider. On a besoin de nos donateurs et de nos clients, ainsi que de bénévoles. On a besoin qu’on parle de nous. »

Les informations liées à l’actualité ne sont pas toujours roses et peuvent jouer sur le moral. Avec ce format 100% positif, qui paraît tous les jours, on essaie de vous donner le sourire en vous informant.

La consommation de gaz au plus bas

La consommation de gaz est au plus bas depuis une trentaine d’années en France, a annoncé le gestionnaire du réseau de transport de gaz GRTgaz. Cette tendance est notamment encouragée par les changements de comportement des consommateurs liés à la transition énergétique.

Charles Caudrelier a bouclé son tour du monde

Charles Caudrelier a franchi ce mardi la ligne d’arrivée de l’Arkéa Ultim Challenge, à Brest. Il devient ainsi le premier vainqueur de cette course autour du monde en trimaran et en solitaire, après avoir parcouru 50 000 kilomètres en 50 jours. Le navigateur avait déjà remporté la Route du Rhum il y a 2 ans. Son premier poursuivant, Thomas Coville, devrait quant à lui arriver en fin de semaine dans le Finistère.

Un soutien financier pour les agriculteurs en difficulté

Des mesures pour soutenir les agriculteurs en difficulté ont été dévoilées ce lundi lors d’une réunion avec les banques françaises, depuis le Salon de l’agriculture. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a ainsi précisé que les agriculteurs pourront bénéficier de différés de paiement et de prêts à taux préférentiel, de 0 à 2,5% pour les professionnels en très grande difficulté de trésorerie.

JO : des mesures pour concilier compétition et vie de famille

L’organisation des Jeux olympiques de Paris veut permettre aux athlètes de voir leurs enfants pendant la compétition. Le CNOSF a ainsi annoncé que des chambres seront louées pour permettre à certains d’entre eux de dormir avec leur enfant, comme le demandait notamment Clarisse Agbegnenou. Un espace famille de 100 m² sera également réservé aux parents et aux enfants au village olympique.

Le Guide Michelin publie ses bons plans

Le Guide Michelin a publié lundi une sélection de 56 restaurants “bons plans. Gourmandes et soignées à prix abordables”, ces adresses décorées d’un BIB Gourmand ne dépassent pas les 40 euros pour un repas complet, sans boisson. La Bretagne se démarque avec 10 nouveaux restaurants, suivie des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine. Le Guide Michelin doit décerner ses nouvelles étoiles dans trois semaines.

Pollution sonore et de l’air, ondes, pesticides, additifs, perturbateurs endocriniens… Nombreux sont les facteurs environnementaux ayant un impact sur la santé. D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 25 % des pathologies chroniques dans le monde peuvent être attribuées à des facteurs environnementaux et comportementaux. 

Justement, pour réduire l’exposition à ces éléments, Fabienne Béjoint, infirmière, s’est spécialisée en santé environnementale. Elle accompagne ses patients, pendant trois à cinq séances, et à l’aide de différents outils (la nutrition fonctionnelle, la phytothérapie, la réflexologie plantaire…).

AirZen Radio. Qu’est-ce que signifie être spécialisée en santé environnementale ?

Fabienne Béjoint. Mon boulot consiste à travailler sur les liens entre la santé et l’environnement, les environnements globalement. C’est donc un travail de prévention, de sensibilisation, d’éducation à la santé par le biais de cette notion de santé environnementale. Je travaille avec des particuliers, oui, mais également avec des professionnels de santé. Mais là, il y aura davantage un axe formation sensibilisation.

Quelles sont les raisons qui poussent vos patients à venir consulter ?

Il y a ce qu’on appelle des périodes de vulnérabilité. Ça peut aussi bien concerner des personnes qui ont envisagé de concevoir un enfant, des personnes enceintes, des jeunes enfants. On parle de la période des 1000 jours qui va de la conception de l’enfant jusqu’à ses deux ans. Il y a également l’adolescence, qui est une période de forte vulnérabilité aux facteurs environnementaux. Ça peut aussi être des personnes qui sont simplement dans une démarche de prévention pour avoir une santé durable. Il y a également des personnes qui ont déjà des problématiques de santé, des maladies chroniques, auto-immunes. Ça peut être aussi après des cancers, avec une envie de travailler sur son mode de vie, son hygiène de vie et son environnement globalement.

Comment se déroule une consultation ?

Je propose un questionnaire de santé environnementale, qui a pour but d’identifier les expositions principales de la personne. À partir de ça, et des besoins qui ont été identifiés, je vais pouvoir proposer des pistes d’actions concrètes, à moindre coût, et qui sont faciles à appliquer au quotidien. Ça peut donc être chez soi, mais aussi sur son lieu de travail, de loisirs.

Parfois, les personnes viennent aussi avec des questions précises. Je vais donc axer plus précisément mes séances là-dessus. Je pense, par exemple, à une jeune maman qui a son petit, qui a des questions sur les jouets. Mais l’idée, d’abord, est de répondre à ce bilan environnemental en premier.

Quelles sont les questions que vous leur posez ?

Elles sont diverses. On peut donc poser la question du lieu de vie. Les polluants sont différents, qu’on soit en milieu citadin, près d’un axe routier très fréquenté ou d’une zone industrielle. Si la personne vit à la campagne, on va voir s’il y a des vignes, quel traitement conventionnel est appliqué.

Cela concerne également l’alimentation. C’est un gros facteur d’impact sur notre santé. On identifie donc s’il y a des aliments ultra-transformés, si la personne a un régime alimentaire spécifique. Mais on va aussi regarder les produits ménagers qui sont utilisés, les cosmétiques, le sommeil, l’hygiène de vie, l’activité physique. Je m’appuie sur les réponses et sur ce qui est déjà mis en place pour soutenir et valoriser ce qui est positif, et prodiguer des conseils.

Qu’est-ce qui pose problèmes avec ces différents polluants et les perturbateurs endocriniens ?

Dans l’environnement, il y a de nombreux polluants, dont certains chimiques. Et parmi eux, on va retrouver des perturbateurs endocriniens. Ce sont des composés qui vont venir brouiller la bonne communication du système hormonal. Ils vont agir de façon un peu similaire à nos hormones naturelles, en prenant leur place ou en déclenchant des réactions à la place des hormones naturelles. Notre système hormonal est prévu pour fonctionner avec des dosages très précis. Les perturbateurs endocriniens mettent donc vraiment le bazar dans notre façon de traiter notre corps.

Qu’est-ce que tout ça peut causer comme problème ?

Il peut y avoir des problématiques de fertilité, hormonales, neurologiques ou encore métaboliques, ou d’obésité. Il faut comprendre que les expositions aux perturbateurs endocriniens sont cruciales lors de périodes de vulnérabilité. On axe donc beaucoup notre discours de prévention sur la période des 1000 jours. On sait que les impacts précoces chez le fœtus, dans le ventre de sa mère, mais aussi chez le jeune enfant, jusqu’à 2 ans, peuvent ensuite donner lieu à des problématiques de santé qui ne sont pas forcément visibles immédiatement. Elles peuvent apparaître plusieurs années après. On fait le lien également avec les problématiques de maladies chroniques. L’OMS parle d’épidémie de maladies chroniques aujourd’hui.

Il y a des parents qui sont quand même mieux informés aujourd’hui. Mais beaucoup de fausses idées peuvent encore circuler. Et puis, on observe des petites choses qui sont à réajuster. L’idée est vraiment de préserver la santé des générations futures. Je les accompagne d’une façon non culpabilisante. Je ne suis pas là pour être “anxiogène”. L’idée est de valoriser ce qui est déjà fait. En général, il y a énormément de choses bien de faire, il faut optimiser, soutenir et aider à passer à l’action.

Est-ce qu’à partir du moment où on a entamé la démarche d’apporter des modifications à son environnement, même « tardivement », on peut avoir des résultats ?

 Ou, il n’est jamais trop tard. Il faut savoir qu’à partir du moment où on enlève un polluant, c’est déjà une chance de plus de préserver sa santé. On part également avec un bagage génétique. Celui qu’on reçoit du patrimoine de nos parents. Finalement, on a la capacité de le modifier, en agissant sur notre environnement. C’est ce qu’on appelle l’épigénétique. On a cette faculté de réduire au silence, peut-être, des choses qui pourraient s’activer, se déclencher si on se mettait en contact de ces polluants.

Quels conseils pourriez-vous nous partager ?

Finalement, aérer chez soi, ça reste très concret, très pratique. Dix minutes le matin, le soir, quel que soit le temps, peu importe la période de l’année. Il faut aérer toutes les pièces de la maison, afin de faire des courants d’air. Il y a en effet plus de pollution en intérieur qu’en extérieur. J’insiste aussi sur les ustensiles de cuisine. Il faut, si possible, remplacer au fur et à mesure tout ce qui contient un revêtement antiadhésif (qui libère des polluants chimiques, NDLR) par de l’inox 18.10 ou de la fonte naturelle.

En matière d’exposition cutanée, de cosmétiques, il y a des labels qui sont aujourd’hui un peu plus connus. Pour l’alimentation, certaines personnes vont faire aussi le choix du fait maison. Des produits assez bruts et naturels.

L’idée de la Metstation vient de Metpark, la régie métropolitaine de stationnement de Bordeaux Métropole, spécialisée dans le stationnement automobile. Mais les usages évoluent. Le vélo et la trottinette occupent désormais plus d’espaces dans les villes et les déplacements en véhicule à quatre roues reculent.

“Le parking n’est plus cette boite de béton qui renferme de la ferraille, comme on l’a construit pendant 50 ans”, explique Nicolas Andreotti, directeur général de Metpark. “Demain, le parking devra s’adapter aux nouveaux moyens de locomotion.” La première Metstation, inaugurée le 14 février dernier dans le centre-ville de Bordeaux, va pouvoir accueillir de la mobilité douce, certes, mais s’adapte aussi à l’électromobilité. Mille cinq-cents bornes électriques seront installés dans les parkings de la ville d’ici deux ans. Mais les parkings du futur devront aussi proposer d’autres services : des espaces de vie et à vivre.

Ainsi, les abonnés pourront y venir récupérer leur panier de fruits et légumes. Nicolas Andreotti est également impatient de proposer ponctuellement des évènements culturels dans ces lieux qui restaient, jusqu’à peu, le dernier endroit où on aurait pu imaginer un évènement récréatif.

Kits réparation et recharges batterie à disposition

La Metstation n’a en effet rien à voir avec l’idée que l’on peut se faire d’un parking. Relookés avec des teintes claires, les murs sont désormais plus lumineux et les espaces plus chaleureux grâce à des baies vitrées venues remplacer les cloisons opaques préexistantes.

Cet endroit spacieux permet d’accueillir tous les moyens de locomotion qui ne sont pas carbonés : vélos, vélos cargos, handy bikes, trottinettes. À l’intérieur, des dizaines de casiers permettent de ranger son poncho, son casque, son matériel vélo. Dans certains d’entre eux, des prises électriques permettent de recharger sa batterie. Les cyclistes pourront également bénéficier gratuitement de kits pour regonfler, réparer. À disposition, aussi, un distributeur de pièces détachées pour vélos, un guidage à la place pour indiquer les endroits libres où stationner, ou encore un showroom, un espace de démonstration pour les professionnels de la mobilité qui aimeraient exposer leurs nouveaux outils et matériels. 

La création de ce nouvel espace a nécessité la suppression de 28 places réservées jusqu’ici aux voitures, transformées en 250 places mobilités douces : un peu moins de 200 pour les vélos, une trentaine pour des vélo cargos, 7 pour les handybikes et une vingtaine pour les trottinettes. 

Anticiper les usages à venir

“Un pari qui n’en est pas un, puisqu’on ne fait que suivre les évolutions de la société”, explique Nicolas Andreotti. En effet, au niveau national et à Bordeaux, les parkings perdent chaque année entre deux et trois points de fréquentation. Toutes les grandes agglomérations encouragent leurs habitants à se déplacer en mobilités douces, à pied ou en transports en commun. Par conséquent, le taux de motorisation et le taux d’emploi des quatre roues baissent, et donc la fréquentation des parkings. Ce qui veut dire davantage de disponibilités pour d’autres usages. Aujourd’hui, 8% des déplacements sont effectués à vélo dans la métropole bordelaise. L’objectif est qu’ils atteignent 18% en 2030. Il faut bien penser, dès à présent, les structures pour accueillir ces vélos. 

Autre problématique, déjà d’actualité, celle du stationnement sur la voirie et des arceaux vélo pris d’assaut dans l’hypercentre. Sans oublier celle de la sécurité, avec des équipements de plus en plus coûteux à mettre à l’abri. La Metstation, c’est la promesse d’un local complètement sécurisé avec contrôle d’accès et vidéoprotection, auquel les cyclistes ne pourront pas accéder sans carte, badge ou QR Code. Avec un abonnement de 45 euros annuels, ils pourront accéder aux 17 locaux vélos de la Métropole. Lesquels ont vocation à se transformer les uns après les autres en Metstation. Objectif : mettre à disposition 3000 places de mobilité douce dans les deux prochaines années. 

Cette réalisation a été effectuée avec une association bien connue des cyclistes bordelais, Vélo-cité, qui œuvre à la mobilité vélo. “On les a associés dès le départ, de manière à ce qu’ils puissent réfléchir avec nous aux candidats pour la maîtrise d’œuvre et ils nous ont suivis tout au long de la procédure jusqu’à faire partie du jury de sélection”, insiste le directeur général de Metpark. C’est Olivier Oslislo du cabinet More Architecture qui a été retenu pour créer cette première Metstation de France. “C’est très important de travailler avec des cyclistes qui, au quotidien, connaissent leurs besoins.”

Cette première station nouvelle génération va aussi permettre, dans les mois qui viennent, de procéder aux ajustements éventuels. “Avec son ouverture, on va peut-être s’apercevoir qu’on a été trop ambitieux sur certains points et pas assez sur d’autres. Elle va donc nous servir de galop d’essai, ce qui va nous permettre d’ajuster par rapport aux besoins des utilisateurs pour les prochaines stations.”

Deux autres Metstation sont en cours de création dans l’agglomération bordelaise. L’une sera achevée d’ici l’été, l’autre avant la fin de l’année 2024.

Après un master en droit de la vigne et du vin et un stage de fin d’études au cours duquel il a fabriqué une machine pour faire des essais bières et bois, Jocelyn Chazel a décidé se professionnaliser dans la bière. Il a fondé avec Mathilde Relet, sa compagne, une brasserie artisanale baptisée Effet Papillon à Mérignac, près de Bordeaux.

Leur leitmotiv ? Proposer des bières originales et équilibrées dans des gammes permanentes et éphémères. « Nous avons deux éphémères par mois pour lesquelles on se laisse la possibilité d’aller plus loin sur les styles », explique Jocelyn Chazel. La brasserie propose également une gamme de bières vieillies en barrique. Une manière de se différencier. 

Les bières permanentes et éphémères sont certifiées bio. « La priorité, au départ, était de lancer l’entreprise, de sortir les bières. Mais nous avons senti la nécessité d’aller sur le bio, non pas parce que le marché était porteur, mais parce que le moment était propice dans la chronologie de la brasserie. Nous ne voulions pas y aller trop tard pour prendre de suite les bonnes habitudes. »

Les autres engagements 

Bio, mais aussi le plus possible local. En matière d’approvisionnement, Effet Papillon a commencé, début 2023, à brasser avec des malts provenant de la Malterie de l’Ouest, en Charente-Maritime. « Nous ne pouvons malheureusement plus passer par eux. La réalité économique nous rattrape », regrette Jocelyn Chazel qui a dû faire des arbitrages. « En revanche, nous restons sur une matière première bio. En dehors de ça, nous utilisons du houblon du Lot-et-Garonne. »

Les dirigeants essaient aussi d’être raisonnés dans leur façon de consommer. « Que ce soit de l’énergie, nos consommables, nos emballages », précise Jocelyn Chazel. Les drêches, les résidus de céréales à l’issue du processus de fabrication de la bière sont ainsi récupérées par l’Élevage Monchany, un agriculteur local situé à Saint-Médard-en-Jalles à 5 minutes de la brasserie Effet Papillon. Elles servent alors de complément alimentaire pour les bovins de l’élevage.

« Nous n’allons pas résoudre le réchauffement climatique en consommant bio, mais tout me semble lié : la façon dont on consomme, on achète, comment on est efficient dans nos procédés. À notre petite échelle, cela ne nous semble plus jouable de faire autrement », conclut Jocelyn Chazel.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Isabelle Calkins est la fondatrice de différents programmes de formation dédié à la puissance de la parole, aux clés du succès véritable et au besoin de s’accomplir. Elle donne des conférences sur la prise de parole en public et sur la générosité. Sa conviction est que la parole est aussi un condensé de notre être, comme l’est notre corps, notre voix, notre regard.

En travaillant sur la parole, on accède à notre représentation du monde, à notre histoire, nos émotions. On peut alors desserrer et libérer les nœuds, les peurs, les croyances. Cela, pour nous permettre de prendre notre juste place et contribuer pleinement au monde.

Générosité et individualité

Le monde du travail et les événements de la vie privée ou en société nous poussent de plus en plus souvent à prendre la parole devant un public. Cette capacité relève rarement du don inné. C’est le plus souvent le fruit d’un travail progressif alliant développement personnel et conseils techniques.

Isabelle Calkins explique que les méthodes classiques peuvent s’avérer décevantes. Elles présentent l’inconvénient d’obtenir un résultat « formaté », où chacun ressemble à son voisin quand il s’exprime. Elle incite donc à un accompagnement personnalisé. Cette démarche permet à chaque participant de prendre en compte ses dispositions personnelles du moment, son contexte et son objectif de façon à faire émerger avec générosité sa personnalité et sa singularité.

Générosité et leadership

Sa méthode intègre, bien sûr, des outils techniques qui, au-delà de la capacité à la prise de parole, influent sur l’impact et l’image des participants. Isabelle aide à libérer les peurs et les croyances pour parvenir à manifester son plein potentiel de leadership. Et là aussi, avec générosité !  

Isabelle est l’auteure de deux ouvrages « Prenez la parole, prenez votre place » et « Réussissez vos visioconférences » aux éditions De Boeck.

Isabelle Calkins
Conférencière – accompagnante leaders – auteure
https://www.IsabelleCalkins.com
+ 33 (0)6 08 51 07 59