Les Paruraux, ces Parisiens qui s’installent de l’autre côté du périph

Les Paruraux ont « le cul entre deux chaises », ils travaillent à Paris et vivent à la campagne. Moitié Parisiens, moitié ruraux, ouvrez l’abécédaire de Marion Kremp et Michael Prigent.

Podcast

« On est bien à la campagne ! » Les Paruraux, avec Marion Kremp

1 - « On est bien à la campagne ! » Les Paruraux, avec Marion Kremp

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Marion Kremp et Michael Prigent réconcilient ville et campagne

2 - Marion Kremp et Michael Prigent réconcilient ville et campagne

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Ecologie, argent… Qui sont ces trentenaires qui quittent Paris ?

3 - Ecologie, argent… Qui sont ces trentenaires qui quittent Paris ?

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Vous en connaissez probablement autour de vous : ils habitent à la campagne mais travaillent à Paris. Et bien ils ont désormais un nom : les Paruraux, moitié Parisiens, moitié ruraux.

Avec humour, Marion Kremp et Michael Prigent présentent un abécédaire de 100 mots clés pour aider les citadins à s’installer à la campagne, intitulé « Les Paruraux » et publié aux éditions Hachette.

« On déménage pour s’intégrer »

« On joue avec les clichés pour démontrer qu’on n’a pas besoin d’opposer la ville et la campagne parce qu’on est beaucoup à avoir les deux, explique la co-autrice. On ne vient pas s’installer avec nos gros sabots, on déménage pour s’intégrer, manger local et avoir une meilleure qualité de vie » tout en gardant un brin de l’animation parisienne et profiter des verres en terrasse après le boulot.

« Les Paruraux, néologisme créé en 2021 pour désigner ces Parisiens qui ont « osé » franchir le périph, enjamber la petite couronne et s’installer à la campagne.. À la carte ! », c’est ainsi que sont définisces néo ruraux dans cet abécédaire.

Plusieurs raisons poussent les Parisiens à partir, « la prise de conscience écologique, l’envie de vivre plus lentement, de fuir le consumérisme mais surtout l’augmentation du cout de la vie », explique la co-autrice Marion Kremp. Le coût du foncier à Paris et sa grande couronne compromettant l’achat d’un coin de jardin, il faut donc aller plus loin.

Un foncier plus accessible

Les Paruraux, ces parisiens qui s’installent de l’autre côté du périph
Marion Kremp et Michael Prigent

La technique, vous la connaissez, on trace un cercle autour de notre lieu de travail et on l’élargit jusqu’à avoir des prix abordables. L’Île-de-France, ou même les départements limitrophes comme l’Eure-et-Loir, sont très plébiscités notamment depuis le premier confinement. Le mètre carré est en moyenne à 11 226 euros pour un appartement parisien contre 1 709 euros du mètre carré en Eure-et-Loir (pour une maison, évidemment), peut-on lire dans ce livre.

L’envie de respirer, d’avoir un potager ou même des poules, voilà peut-être les premiers symptômes de la crise du trentenaire parisien qui souhaite s’installer et faire attention à son bien-être.

« Les Paruraux, moitié parisiens moitié ruraux », de Marion Kremp et Michael Prigent, Hachette éditions, 15 €.