Charles-Antoine Kouakou faisait partie des athlètes qui ont allumé la flamme olympique lors de la cérémonie d’ouverture. Il s’agit d’une première pour un athlète en situation de déficience mentale et un beau succès pour Marc Truffaut, le président de la Fédération française de sport adapté. Celle-ci s’occupe de la pratique sportive des personnes en situation de handicap mental et psychique. Au total, six athlètes représentent cette fédération. Son président se confie sur ses attentes pour ces Jeux.
Pour beaucoup d’acteurs du monde du handicap, les Jeux paralympiques sont l’occasion de mettre en avant leurs actions. C’est le cas de O.S. l’asso, qui se donne pour mission de lutter contre les préjugés. Il s’agit pour eux d’un moyen de combattre l’origine des discriminations. Leurs actions passent notamment par la création artistique. Ils ont ainsi développé un outil de prévention à toute forme de discriminations, composé de fiches thématiques permettant de déconstruire différents préjugés. Son concepteur Patrick Delpech – surnommé Préjugix, qui en est également le directeur artistique, nous le présente.
Objectif top 8 au classement et une vingtaine de médailles pour l’équipe paralympique française : un cap ambitieux, mais accessible selon le comité paralympique et sportif français (CPSF). Son directeur général, Elie Patrigeon est confiant. Les performances des athlètes ces deux dernières années ont montré que cela était possible. Il affiche la même confiance quant à l’ambiance et l’engouement pour ces Jeux paralympiques. Il espère que la compétition fera la promotion du para-sport dans toutes ces dimensions, et surtout de sa pratique au quotidien.
Il s’entraine dur depuis plusieurs années pour donner le meilleur de lui-même. Et il essaiera de décrocher une médaille lors de ces Jeux paralympiques. À 23 ans, Renaud Clerc est membre de l’équipe de France d’athlétisme et spécialiste du 1500 mètres. Renaud a déjà de beaux titres à son actif, notamment une troisième place sur 400 m aux championnats d’Europe en 2018, distance sur laquelle il détient le record de France élite. Il a également décroché une médaille de bronze aux championnats d’Europe sur 1500 m.
L’athlète est né avec une hémiplégie droite, c’est-à-dire une paralysie du côté droit du corps. À travers son parcours, il souhaite changer le regard sur les athlètes en situation de handicap, mais aussi mettre la lumière sur l’importance de la santé mentale des athlètes. Il nous raconte.
À 26 ans, Joseph Fritsch va tout faire pour décrocher une médaille paralympique. Un rêve pour ce handbiker, qui représente la France en para cyclisme. En août 2023, il a déjà été sacré champion du monde en relais avec Johan Quaile.
Licencié à l’ASF Mulhouse, Joseph est atteint d’un spina bifida, une malformation congénitale de la colonne vertébrale. Depuis sa naissance, Joseph vit donc avec une agénésie des membres inférieurs.
C’est à 7 ans qu’il a découvert cette discipline qui se pratique avec un vélo couché à trois roues, propulsé à la force des bras et des épaules. Ce sport lui apporte beaucoup au niveau personnel : l’adrénaline de la course, la sensation de vitesse et de liberté. Comment s’est-il préparé ? Quel rapport entretient-il avec le sport de haut niveau et le para cyclisme ? Il nous raconte.
Si certains athlètes sont déjà dans le vif du sujet, en pleine compétition, d’autres doivent encore attendre. C’est le cas des athlètes de paracanoë et de notre équipe de France. Ils entreront en compétition vendredi 6 septembre. Une délégation tricolore composée de quatre sportifs : Abel Aber en VL3, Nélia Barbosa en KL3, Elea Charvet en VL3 et Rémy Boullé en KL1. Abel et Eléa connaissent d’ailleurs leurs premiers jeux paralympiques. En para-canoë, il y a deux types de bateau : le kayak et la pirogue, aussi appelé Va’a. En kayak, les athlètes utilisent une pagaie double composée d’un manche et de deux pales. En pirogue, c’est une pagaie simple.
Le mouvement paralympique n’est pas aussi récent qu’on peut le croire. Il démarre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. C’est ainsi en 1948 que sont créés les « jeux hospitaliers » au sein d’un hôpital anglais, à Stoke Mandeville. Un neurologue allemand, Ludwig Guttmann, imagine alors des activités pour les patients. Il souhaite ainsi favoriser l’activité physique pour certains blessés de guerre, dont certains sont atteints à la colonne vertébrale. L’ère paralympique voit donc le jour dans un cadre médical. Le premier événement sportif se déroulera quant à lui 12 ans plus tard, à Rome.
Ce cheminement est raconté dans une exposition inédite, « Histoires paralympiques. De l’intégration sportive à l’inclusion sociale (1948-2024) ». Elle est visible jusqu’au 29 septembre au Panthéon, à Paris. Anne Marcellini, professeure de sociologie du sport et de l’activité physique adaptée à l’Université de Lausanne, en est la commissaire. Elle nous raconte l’histoire du paralympisme.
C’est au pied de la tour Eiffel, dans l’un des plus beaux sites des Jeux de Paris, que l’équipe de France de cécifoot va tenter de décrocher une médaille. Cette discipline correspond au football adapté aux personnes déficientes visuelles.
Ce sport se pratique sur un terrain de 20 mètres sur 40, bordé de barrières latérales. Les buts font quant à eux la taille des cages de hockey sur gazon (3x2m). Deux équipes de cinq joueurs s’opposent alors lors de deux périodes de 15 minutes chacune. Le ballon avec lequel les athlètes jouent est sonore. Renfermant de petits grelots, il permet ainsi aux joueurs de le repérer et de suivre sa trajectoire. Au cécifoot, seul le gardien est voyant.
L’équipe de France va tout faire pour chercher un podium face aux meilleures nations comme la Turquie, le Maroc, la Chine, l’Argentine, le Brésil, la Colombie ou encore le Japon.
Dès sa création, l’Agence nationale du sport (ANS) a placé le paralympisme au centre de ses priorités. Consciente des défis uniques auxquels font face les athlètes paralympiques, l’ANS a décidé de mettre en œuvre une série de mesures pour garantir que ces sportifs bénéficient des mêmes opportunités et soutiens que leurs homologues olympiques.
“Tout d’abord, nous avons un axe central pour les athlètes et les entraîneurs : la professionnalisation. Les athlètes paralympiques disposaient de peu de moyens. Et leurs projets étaient principalement autofinancés. En gros, on leur faisait payer leurs maillots bleu, blanc, rouge pour se qualifier pour les Jeux”, explique Arnaud Litou, manager de la performance paralympique à l’Agence nationale du sport.
L’ANS a développé une stratégie d’investissement ciblée pour soutenir le parasport français. Parmi les initiatives clés, l’augmentation des subventions et des financements pour les programmes de formation ou encore les compétitions et les stages d’entraînement des athlètes paralympiques. L’agence a également développé des programmes de formation spécialisés pour les entraîneurs, afin qu’ils puissent mieux accompagner et optimiser les performances des athlètes paralympiques. Ils encouragent aussi la recherche et l’innovation technologique pour améliorer les équipements et les méthodes d’entraînement.
L’ANS travaille avec les fédérations sportives, les associations et les collectivités locales. Celles-ci garantissent une mise en œuvre efficace de ces initiatives. “Le budget, en 2017, donné aux fédérations était de 3,1 millions d’euros pour l’ensemble des sports paralympiques en France. Aujourd’hui, les montants octroyés aux fédérations sont de l’ordre de 12 millions d’euros. Auxquels il faut ajouter un certain nombre de postes de cadres d’État, mis à disposition des fédérations pour des missions spécifiques paralympiques. On atteint donc un grand total valorisé à 16 millions d’euros”, explique Arnaud Litou.
En mettant l’accent sur le paralympisme, l’Agence nationale du sport adresse un message fort : l’inclusion et l’égalité des chances. Avec les Jeux de Paris 2024, l’ANS s’engage à soutenir une nouvelle génération d’athlètes paralympiques, tout en renforçant l’identité sportive de la France.
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Paris en fête pour les Paras. Des Champs-Élysées jusqu’à la place de la Concorde, les spectateurs sont venus en nombre pour soutenir les athlètes. Près de 50 000 en tout. Et parmi eux, 15 000 ont pu assister gratuitement au défilé des athlètes sur les Champs. Des pas de danses, des sourires et des accolades… Français comme supporters étrangers. Le défilé a trouvé comme point d’orgue un spectacle de feu place de la Concorde où se sont succédé les différents artistes et tableaux. Sans surprise, la délégation française qui a clos le défilé a déambulé sous les encouragements du public.
Lors des Jeux Paralympiques, la discipline du para-dressage est la seule à représenter les sports équestres. Et cela, depuis 1996. C’est une discipline mixte où hommes et femmes participent selon les mêmes conditions et au sein du même classement. Elle se compose de trois épreuves : le Grand Prix individuel, la reprise libre puis l’épreuve par équipes de trois cavaliers.
Selon l’importance de leur handicap, les cavaliers sont repartis en cinq grades différents. Du grade 1, le plus important, au plus léger en 5. Des juges en bord de piste leur attribuent des notes. Rencontre avec une cavalière de l’équipe de France.
T44, H1, F55… Autant de termes que vous allez rencontrer durant ces jeux. Les épreuves paralympiques comptent 10 types de handicap différents, répartis en trois catégories : déficiences physique, visuelle et cognitive. Pour garantir un maximum d’équité entre les athlètes, des catégories ont donc été créées. Une classification permet ainsi d’opposer des sportifs aux caractéristiques identiques ou équivalentes. Le nom de ces différentes classifications est composé d’une ou plusieurs lettres suivies d’un ou deux chiffres. On vous explique.
Martin Petit est influenceur. Il cumule plus de 100 000 abonnés sur les réseaux sociaux. Il se distingue par son influence en ligne, mais aussi son engagement profond pour l’inclusion et l’accessibilité des personnes handicapées. Récemment, il s’est prêté au rôle de mannequin pour la marque Jules. Il s’appuie ainsi sur cette campagne pour porter des messages importants et sensibiliser le public.
Martin Petit ne se contente pas d’utiliser sa plateforme pour promouvoir des produits ou des styles de vie. Il se concentre également sur des causes qui lui tiennent à cœur, notamment l’accessibilité. “On a tous un combat. Je pense que la vie reste un combat. Le tout est de savoir ce que l’on en fait. Moi, j’ai décidé de faire de ma vie quelque chose de plus grand que moi. Il y a encore beaucoup de travail à faire sur l’accessibilité. C’est mon combat. Parfois, je le mène avec beaucoup d’entrain et parfois avec beaucoup de résignation”, explique-t-il.
Cette citation souligne l’approche de Martin : la vie est un combat constant. Mais il s’efforce de transformer ce défi en une opportunité pour avoir un impact positif. Son engagement pour l’accessibilité n’est pas seulement une mission personnelle, mais un appel à l’action pour une société plus inclusive.
Pour Martin Petit, l’accessibilité et la visibilité des personnes handicapées sont indissociables. “Il y a quelque temps, j’étais dans une salle de sport, le coach me disait qu’il ne voyait pas beaucoup de personnes handicapées. En même temps, si le matériel n’est pas adapté, les personnes ne viennent pas… C’est un peu le serpent qui se mord la queue.”
Cette observation met en lumière un cercle vicieux. L’absence de visibilité des personnes handicapées dans certains espaces publics est souvent due à un manque d’infrastructures adaptées, ce qui les décourage à fréquenter ces lieux.
Conscient de l’impact des médias sur l’opinion publique, Martin Petit utilise diverses plateformes pour faire passer son message. “Pour sensibiliser les personnes, je tente d’assurer de la récurrence dans mes propos en passant à la radio, la télévision, de quelque manière que ce soit.”
Grâce à ses apparitions régulières dans les médias, Martin s’efforce de maintenir une conversation continue sur l’accessibilité, cherchant à toucher le plus grand nombre de personnes possible et à susciter des changements tangibles.
Martin Petit se positionne ainsi comme un véritable porte-parole pour l’inclusion, utilisant sa visibilité et sa voix pour faire avancer la cause de l’accessibilité des personnes handicapées. Sa détermination et son engagement sont un exemple de la manière dont les plateformes numériques et médiatiques peuvent être utilisées pour promouvoir des changements sociaux positifs.
Il a l’honneur de représenter la France aux Jeux paralympiques en para aviron. Alexis Sanchez est un jeune Marseillais de 25 ans. Il a découvert le para aviron lors de son passage en centre de rééducation. En 2019, ce grand sportif est amputé des deux jambes à la suite d’un accident de la route. Au bout de quelques essais, il a un coup de foudre pour cette discipline et se met alors en tête de participer aux Jeux paralympiques.
Il suit alors des entrainements intenses à Marseille, aux côtés de l’association L’Avi Sourire. Cette structure est engagée pour permettre au plus grand nombre de pratiquer l’aviron.
Alexis est aujourd’hui double champion de France sur 500 m et vice-champion de France sur 2000 m en indoor. Comment a-t-il vécu la préparation aux Jeux ? Comment fait-il pour conjuguer sa vie d’athlète avec son métier d’ingénieur ? Comment le handicap est devenu une force ? Il se confie.
Mettre en avant et promouvoir le mouvement paralympique français. Voici l’objectif de ces Jeux paralympiques de Paris. C’est en tout cas ce que soutient Marie-Amélie Le Fur, triple championne paralympique et présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF).
La sportive a notamment remporté une médaille d’or sur 100 m à Londres en 2012, une sur 400 m et une autre au saut en longueur à Rio en 2016. Ce qui lui vaut un total de neuf médailles paralympiques. Un beau palmarès complété notamment par quatre titres de championne du monde de para athlétisme.
Cette passion du sport l’a tout le temps suivie. En 2004, Marie-Amélie Le fur est victime d’un accident de scooter, à l’issue duquel elle a dû être amputée de la jambe gauche sous le genou. Pour autant, elle n’a rien abandonné et, 4 mois plus tard jour pour jour, a repris la course à pied. Pour elle, ces Jeux sont l’occasion de mettre en avant le parasport et de mettre en avant l’inclusion par le sport des personnes en situation de handicap.
Charlotte, 32 ans, partage sur ses réseaux sociaux @enzoetcharlotte son quotidien avec son frère Enzo, 23 ans, autiste sévère non verbal avec une lourde déficience intellectuelle associée. Suivie par plus de 600 000 abonnés sur TikTok, Instagram, et YouTube, elle montre leur vie de tous les jours. Elle aborde notamment les défis de l’autisme. Le compte, initialement consacré à la cuisine, s’est transformé en une plateforme de sensibilisation. C’est après une discussion avec sa mère que Charlotte a remarqué le manque de visibilité des adultes autistes dans l’espace public. Elle a alors choisi de documenter cette réalité souvent ignorée et de partager les efforts d’Enzo pour atteindre plus d’autonomie.
Lorsqu’elle partage du contenu avec sa communauté, l’influenceuse met en lumière les petites étapes des progrès d’Enzo, comme mettre la table, débarrasser le lave-vaisselle ou plier ses t-shirts. Malgré sa déficience intellectuelle, Enzo à “mentalement 2 ans et 8 mois et n’a pas conscience d’être handicapé”, explique-t-elle. Alors, ces gestes simples représentent des avancées importantes pour lui.
Charlotte déplore les termes souvent utilisés pour décrire les personnes autistes. “Je n’aime pas ces mots, ces expressions pompeuses. Enzo, il n’est pas juste atteint d’autisme, il est autiste, tout simplement. Ce sont de très jolis mots, mais ils sont bien loin de la réalité.” Elle préfère éviter les expressions comme “atteint de troubles autistiques” ou “porteur d’autisme”. Elle estime qu’à l’heure actuelle, lorsqu’un mot a une connotation négative ou est considéré comme une insulte, on préfère inventer de nouveaux mots plutôt que de rééduquer les gens sur l’emploi correct du vocabulaire. Lorsqu’elle évoque l’expression “porteur d’autisme”, elle s’agace : “C’est la meilleure ! Comme si on pouvait le poser quand on en a marre.”
Quant à l’inclusion, Charlotte adopte une approche nuancée. Elle reconnaît que la société ne peut pas répondre à tous les besoins spécifiques. Pour illustrer les difficultés à concilier les besoins de chacun, elle cite l’exemple des signaux sonores dans le métro, essentiels pour un aveugle, mais perturbants pour un autiste.
En partageant leur vie sur les réseaux sociaux, Charlotte et Enzo rendent visible une réalité souvent méconnue. Leur histoire met en avant un quotidien fait de défis et de progrès, tout en posant un regard critique sur les représentations de l’autisme.
La Fondation Visio, reconnue pour son engagement en faveur des personnes déficientes visuelles, s’associe aux Rendez-vous de l’Erdre, à Nantes et dans sa région, pour proposer une expérience sensorielle unique. Les festivaliers pourront ainsi découvrir les différentes facettes du festival grâce à un parcours spécialement conçu pour eux, mêlant médiation tactile et audiodescription.
Le programme débutera à 17 heures, avec l’arrivée majestueuse des bateaux après trois jours de navigation sur l’Erdre. Avant ce rendez-vous, les participants auront l’opportunité d’explorer tactilement certains bateaux de la flotte, exposés dans la cour de l’Hôtel du Département.
La soirée se poursuivra avec deux concerts d’exception sur la Scène nautique du festival. À 20 heures, la contrebassiste Endea Owens, figure de la scène jazz américaine, enflammera les quais. Puis, à 22 h 30, la scène accueillera Jeanne Added, artiste incontournable de la scène française, accompagnée de Bruno Ruder au piano et de deux choristes. Ce moment de musique intense clôturera cette journée dédiée à l’inclusion et à la diversité.
L’inclusion des personnes déficientes visuelles dans les événements culturels reste une priorité pour les organisateurs des Rendez-vous de l’Erdre et la Fondation Visio. Pour les amateurs de jazz ou les passionnés de navigation, cette journée promet une immersion totale dans l’univers des Rendez-vous de l’Erdre. Le samedi 31 août s’annonce comme une date mémorable pour tous les festivaliers, rendant le festival encore plus ouvert et accueillant pour tous. Une occasion unique de vivre le festival autrement !
Les concerts en audiodescription sont gratuits, mais l’inscription est obligatoire et les places limitées. Les médiateurs, formés à la technique de guidage, accompagneront les participants tout au long de cette journée. Pour réserver votre place, vous pouvez contacter les organisateurs à l’adresse suivante : [email protected] ou par téléphone au 02 51 82 38 03.
En 2021, la Fondation VISIO a eu l’idée de créer un coffret tactile de 18 planches et 3 cartes géographiques en relief. Ce coffret représente une sélection des photographies les plus emblématiques de l’exposition « Amazônia » de Sébastião Salgado.
Les planches du coffret Amazônia Touch sont réalisées avec la technique de la transcription tactile combinée à l’audiodescription. Le coffret permet ainsi aux personnes déficientes visuelles de découvrir, grâce au toucher, les photographies prises par Sébastião Salgado. Ce dernier se bat depuis de très nombreuses années avec son épouse Lélia Wanick Salgado pour défendre l’Amazonie et sa population.
Ces planches sont le fruit d’un travail collaboratif entre la Fondation VISIO et la spécialiste de la transcription tactile, Hoëlle Corvest, mais aussi du maître-graveur Christian Bessigneul et des Ateliers Créanog, expert en gravure, gaufrage et marquage à chaud. “Toutes les planches ont été produites à partir de plaques de laiton. Elles sont pressées sur un papier japonais à mémoire de forme appelé Pachika, avec une technique ancestrale d’estampage et de gravure. Ces planches sont accompagnées d’un document en braille et d’une brochure qui présente les photos et cartes sélectionnées”, explique Hoëlle. Des fichiers audiodécrits et documentés ont également été réalisés. Ceux-ci sont en accessibles gratuitement grâce à un QR Code présent sur le coffret qui renvoie vers les fichiers audios de lecture tactile.
Les témoignages de personnes déficientes visuelles sont tous positifs. Ce coffret Amazônia Touch est disponible dans toutes les librairies des éditions Taschen et sur leur site Internet au prix de 200 €.
Marie-Anne Conorgues, socio-esthéticienne indépendante, consacre sa carrière à rendre les soins esthétiques accessibles aux personnes atteintes de cancer ou en situation de handicap. Son métier va au-delà des soins de beauté traditionnels. Il s’agit en effet d’une véritable médiation corporelle visant à améliorer le bien-être de ses patients par le toucher bienveillant et un accompagnement thérapeutique adapté.
Contrairement aux esthéticiennes traditionnelles, Marie-Anne Conorgues commence chaque séance par un entretien préalable, similaire à une consultation médicale. “Nous essayons de comprendre comment aborder le corps de la personne de manière adaptée”, explique-t-elle. Cet entretien permet de créer une relation de confiance essentielle pour instaurer un climat propice à un soin corporel.
La professionnelle travaille directement avec des patients, mais elle intervient aussi auprès d’entreprises et de groupes esthétiques pour transmettre son savoir-faire. Son objectif est d’adapter les pratiques de soins aux besoins spécifiques des personnes touchées par le cancer ou le handicap. Elle insiste sur l’importance d’inclure la socio esthétique dans les parcours de santé et thérapeutiques. “Il y a évidemment le handicap et le cancer, mais aussi des gens qui font de gros burn-out”, précise-t-elle. La souffrance corporelle est souvent l’indication première pour un accompagnement en socio esthétique, qui peut se compléter par d’autres thérapies, comme la psychothérapie ou le yoga.
Malgré les bénéfices prouvés de la socio esthétique, Marie-Anne Conorgues déplore le manque de professionnels dans ce domaine. “Je regrette de ne pas voir plus de socio esthéticiennes s’installer en ville. Cela rend la socio esthétique plus difficile d’accès”, affirme-t-elle. Pour rendre ce milieu plus inclusif, il est crucial de disposer de gammes dermo-cosmétiques adaptées et d’équipements spécifiques, comme des chaises de massage assis ou des tables de massage électriques et plus larges.
Son engagement et sa passion pour la socio esthétique montrent la voie vers un avenir où les soins esthétiques seront plus inclusifs et disponibles pour tous.
Jordan Broisin, membre de l’équipe de France de ski handisport, a un parcours hors du commun. Après sept mois de rééducation intense, Jordan n’a pas seulement retrouvé une mobilité fonctionnelle. Il a rechaussé ses skis, déterminé à poursuivre sa passion. Jordan a intégré l’équipe de France ski handisport en 2015, six ans après son accident. Cette étape marque le début d’une nouvelle ère dans sa carrière sportive.
Le chemin vers le haut niveau n’a pas été sans défis. Trouver un équipement parfaitement adapté à ses besoins a été crucial pour ses performances. Jordan a collaboré avec des experts pour développer des solutions sur mesure afin de maximiser son potentiel sur les pistes. “Ça n’a pas été simple, mais j’ai été très bien entouré pour faire les meilleurs choix”, explique Jordan Broisin. Les débuts dans le para ski alpin ont été compliqués pour Jordan. La transition vers le sport adapté a nécessité une adaptation physique et mentale importante.
Aujourd’hui, malgré l’aide de ses partenaires et de l’Agence nationale du sport, Jordan ne peut toujours pas vivre correctement de sa passion. « J’ai obtenu de bons résultats lors des dernières saisons, notamment une médaille de vice-champion du monde l’année dernière en Espagne. Ces résultats me permettent d’intégrer les listes ministérielles élite mises en place par le ministère des Sports, ce qui me donne droit à des aides permettant d’aménager mon temps de travail tout en maintenant mon salaire », précise-t-il.
Son parcours, depuis son accident jusqu’à son intégration dans l’équipe de ski France Handisport, est une source d’inspiration pour tous.