En Europe, la loi impose que toute personne en situation de handicap puisse suivre une scolarité adaptée à ses besoins. Au cœur de ce défi, l’école Saint-Joseph de Segré, dans le Maine-et-Loire, se distingue par son dispositif Ulis (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) en école primaire.
Michel Gautelier, enseignant spécialisé au sein du dispositif, accompagne chaque année douze enfants âgés de 7 à 11 ans, répartis du CP au CM2. “Chaque élève a des besoins particuliers en maths et en lecture. Je ne fais pas une séance de maths classique. Ils suivent les séances à leur rythme. On peut modifier leur emploi du temps pour s’adapter aux besoins de chaque enfant“, explique-t-il. Cette approche personnalisée permet d’offrir un programme scolaire évolutif, en adéquation avec les spécificités de chacun.
Au-delà des fondamentaux tels que l’étude de la langue et les mathématiques, Michel Gautelier insiste sur l’importance de la socialisation pour ces enfants. Ce qui va être intéressant pour eux, c’est d’être bien intégrés dans le sport, l’art plastique ou les sciences. Parfois, il y a de grosses surprises”, confie-t-il. Cette inclusion favorise non seulement l’apprentissage, mais aussi l’épanouissement personnel des élèves.
Le dispositif Ulis ne repose pas uniquement sur les épaules des enseignants. C’est avant tout le fruit d’un travail d’équipe. Celui du corps pédagogique et des associations qui gravitent autour de l’école.
Vivre ensemble n’est pas toujours facile et peut créer des frictions. “Il y a forcément des frictions, mais il y a aussi une vraie nécessité de vivre ensemble. Ça peut être compliqué, parfois. Mais quand vous les voyez vivre au sein de l’école qui a l’habitude d’accueillir ces élèves un peu particuliers, on voit que tout ce petit monde forme un clan assez fort”, observe Michel Gautelier.
Père d’une fille en situation de handicap, Michel Gautelier comprend les défis auxquels ces enfants et leur famille sont confrontés. “Pour bien accompagner ces enfants, la gestion des émotions doit être au centre de tout. On est naturellement humain. Notre compassion doit être redistribuée autrement. Il faut avoir une attitude professionnelle et ne pas se laisser dépasser par nos émotions personnelles. On peut les vivre, mais il faut savoir les réguler”, conclut-il.
Le dispositif Ulis de l’école Saint-Joseph est une illustration de l’inclusion scolaire en action.
Michel est non-voyant, certes. Mais il est bien d’autres choses. Le quinquagénaire, croisé lors de la journée de sensibilisation au handicap visuel à Talence, en Gironde, a une vie bien remplie. Marié depuis 21 ans, Michel travaille comme serveur dans le restaurant Dans le noir, au Radisson Blu, à Bordeaux. Ce restaurant propose une expérience culinaire dans l’obscurité totale, permettant aux clients de mieux comprendre le quotidien des personnes déficientes visuelles.
Son temps libre est bien rempli. Il est en effet secrétaire d’un club de rugby local et grand amateur de sport. Sa passion principale ? La course à pied, avec un record impressionnant de 3 h 10 au marathon. Il a d’ailleurs participé à 38 marathons dans des villes emblématiques comme New York, Paris, Berlin et Amsterdam. Pour accomplir ces courses, il doit être accompagné d’un guide, chargé de réaliser le parcours à ses côtés de façon à ce qu’il puisse, au mieux, appréhender le terrain.
Le sportif souligne l’importance de la symbiose entre le coureur non-voyant et son guide. Un lien sans lequel il ne pourrait pas accomplir ces exploits. “L’objectif est de ne faire qu’un avec le guide, c’est la base parce que sans eux, je reste à la maison ! […] N’importe qui ne s’improvise pas guide”, raconte-t-il.
Pour cela, il les forme au sein de l’association Urban Runners, une association avec laquelle il s’entraîne régulièrement. Il enseigne ainsi l’importance “de prévenir les obstacles, tels que les dos d’âne ou les côtes”, pour assurer une expérience sécurisée et agréable au non-voyant.
“J’ai une autre corde à mon arc”, raconte-t-il d’un ton rieur. C’est le cas de le dire ! Ce touche-à-tout est en effet également champion de France de tir à l’arc non-voyant. Pour viser la cible, il a ainsi mis au point un stratagème ingénieux qui repose sur le toucher, le positionnement du corps et la complicité d’une tierce personne pour l’aider à se situer.
Il affirme avoir “compensé” son handicap en développant une très bonne ouïe. À distance, il est ainsi capable de percevoir et de reconnaître les sons lui permettant de mieux se situer dans son environnement.
Il nous livre enfin son conseil pour aborder une personne malvoyante. “Si vous proposez votre aide à une personne déficiente visuelle, il faut la laisser faire, ce n’est pas à vous de la toucher.”
Depuis l’été 2024, les enfants lyonnais peuvent profiter de contes au sein du parc de la Tête d’Or. Imaginés par le studio créatif lyonnais Le Contraire de Moustache, ces contes sont géolocalisés et gratuits. Pascal Hostachy est le fondateur du Contraire de Moustache. Avec ce studio, il crée des formats originaux et des dispositifs exclusifs.

Dans cette nouvelle aventure auditive, Pascal souhaite s’adresser aux enfants de 3 à 10 ans ainsi qu’aux parents. Munies de l’application Spotsyde, les familles peuvent alors déambuler dans le parc. En se positionnant à proximité immédiate d’un lieu précis, elles découvrent ainsi des histoires inédites sur la faune et la flore du parc. Pour Pascal, cette promenade à travers le parc permet de le parcourir autrement. Les contes s’apparentent même à une récompense !
Ces histoires gratuites à partager en famille sont au nombre de huit et regorgent de créativité. Que ce soit le singe au cadeau merveilleux, la girafe qui vendrait des cravates ou encore Gina, la tortue sans maison, ces contes sont racontés par des comédiens professionnels. Pour Pascal, ces temps de partage sont aussi l’occasion pour les parents d’aborder des sujets de société. Par exemple, dans “La plante carnivore qui chassait les ours” il est question d’indépendance et de liberté.
Enfin, le fondateur avait à cœur de rendre ces histoires accessibles à tous les publics. Il a ainsi mis en place une version inclusive en langue des signes française. Adaptées aux enfants sourds ou malentendants, ces versions concernent certains contes et Pascal espère ainsi développer cette offre sur ces prochaines créations audios.
Le point de départ de ce projet est une histoire de famille. Au moment des faits, Alix, le petit garçon de Stéphanie Gâteau, est âgé de 6 ans. Il rêve d’aller, comme tous les garçons de son âge, au marché de Noël avec sa mère. Mais entre les graviers, les poubelles, les trottoirs et les voitures mal garées, l’enfant rencontre de grandes difficultés à pousser sa mère dans son fauteuil roulant.
“Pour me déplacer en fauteuil, j’utilise toujours l’application Waze. Au milieu de ce marché, mon fils m’a alors dit cette phrase : c’est simple, maman, il suffit de faire un Waze pour les personnes en fauteuil roulant. À la place des gendarmes, on met les obstacles et les poubelles”, raconte avec humour Stéphanie Gâteau. Les mots de l’enfant feront donc germer une idée dans la tête de Stéphanie Gâteau. C’est le début de Handiroad.
L’ambition de Handiroad est simple : rendre le monde accessible à tous. “Chacun a pu se rendre compte, pendant le confinement, à quel point l’absence de mobilité et l’isolement étaient compliqués à vivre”, raconte l’entrepreneuse. Aujourd’hui, elle estime qu’une personne sur deux peut être touchée par le handicap de manière ponctuelle ou définitive tout au long de sa vie. “La cible de Handiroad représente plus de 25 millions de personnes en France. Trois fois l’Île-de-France !”, image-t-elle avec humour.
Ce chiffre comprend les personnes à mobilité réduite, les personnes en situation de handicap, mais aussi les personnes âgées, les personnes malades, ainsi que les parents avec une poussette. Ce chiffre comprend également les aidants de ces personnes et, enfin, les enfants et adolescents vivant avec un parent en situation de handicap. Ces derniers n’entrent pas dans les statistiques d’aidants.
Les mots d’ordre de cette application : mobilité, accessibilité et sécurité. L’application est actuellement en développement. Accompagnée par ses équipes, l’entrepreneuse ambitionne de sortir une première version d’ici 2025.
Depuis 2002, Handicap.fr est le 1er média d’informations en ligne sur tous les sujets liés au handicap et à l’autonomie des personnes handicapées. C’est aussi une équipe de personnes engagées qui mettent leurs énergies et leurs différences au service d’un objectif, celui d’une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans la société.
Cette interview a été réalisée en partenariat avec le média impact.info. Vous pouvez retrouver son contenu en intégralité, ici.
Ce média a été fondé par Impact Partners et AirZen Radio, afin de mettre en lumière la parole de celles et ceux qui veulent faire bouger les lignes au sein de leur entreprise… mais pas que !
Rendez-vous sur impact.info pour découvrir tous les nombreux témoignages.
La genèse de cette journée de sensibilisation au handicap visuel est avant tout une histoire d’amitié entre Sylvain Charron, passionné de course à pied, et Michel Le Besnerais, marathonien et non-voyant. Les deux hommes se sont rencontrés lors des courses organisées par l’association Urban Runners. “Je voulais lui rendre hommage et sensibiliser les gens en leur expliquant comment interagir avec une personne déficiente visuelle”; raconte Sylvain.
Pour ce 6 juillet 2024, des tentes blanches ont été installées dans le parc Peixotto, à Talence, près de Bordeaux. Le public a pu s’essayer à différentes activités. Au programme : ateliers sensoriels pour le toucher et l’odorat, découverte du monde multimédia destiné aux personnes non-voyantes, initiation au braille ou encore découverte des chiens guides d’aveugles.
Les organisateurs ont aussi proposé au public une course “spéciale”. Pour la réaliser, il n’était aucunement nécessaire d’être un grand sporti. Il fallait avant tout accepter d’avoir “une confiance aveugle” en son partenaire. Le principe : un masque sur les yeux du guidé et, du côté du guideur, tout se passe à la voix et dans la précision de ses indications. Pour créer une connexion entre les deux personnes, une corde est attachée au doigt de chacun.
Une journée placée sous le signe de la rencontre et de la pédagogie. Nombreux sont les participants à s’être prêtés au jeu. Enfants et adultes ont pu tester les activités. Un groupe d’éducateurs et de jeunes adolescents étaient par ailleurs présents. “Je trouve ça intéressant de pouvoir se mettre dans la peau d’une personne aveugle,” raconte Bessem, éducateur dans un Centre Social et Familial (CSF) à Sainte-Eulalie, en Gironde.
Pour Agnès, bénévole et déficiente visuelle, “il est important que le monde du handicap soit mieux reconnu. Aujourd’hui, cela peut toucher tout le monde, surtout avec la population vieillissante. Pour ma part, je suis déficiente visuelle depuis la naissance. J’ai évolué dans le monde des non-voyants. Je travaille avec des non-voyants et, pourtant, j’ai dû m’intégrer dans le monde des valides. Des journées de sensibilisation comme aujourd’hui permettent de toucher les adultes et les enfants. Si j’ai réussi à sensibiliser deux personnes aujourd’hui, c’est gagné !”
À travers diverses activités et une course symbolique, cette journée a permis aux participants de mieux comprendre et appréhender les défis quotidiens des personnes déficientes visuelles et à renforcer la compréhension et l’inclusion au sein de la société.
Pour la deuxième année consécutive, l’association Humanlab Saint-Pierre a organisé son Fabrikarium à Palavas-les-Flots, près de Montpellier. Pendant trois jours, cet événement collaboratif et solidaire a permis de rapprocher différentes disciplines pour trouver des solutions innovantes. Selon Benoît Sijobert, ce rendez-vous a pour objectif de répondre aux besoins quotidiens d’enfants en situation de handicap grâce à la réalisation de prototypes fonctionnels.
Le Fabrikarium a ainsi réuni des professionnels de la France entière avec des profils et des compétences variées. Que ce soient des ingénieurs, des soignants, des chercheurs ou des parents autodidactes, tous se sont investis pour une même cause, dans un temps imparti.


Cette année, les besoins exprimés par les enfants en situation de handicap ont donné du fil à retordre aux quatre équipes pluridisciplinaires. Par exemple, le Projet A’Grip a permis à Rime, atteinte d’une paralysie cérébrale, de se déplacer plus facilement avec son déambulateur. Les “makers” ont en effet développé un outil capable de détecter l’absence de la main gauche de Rime sur son cadre de marche et ainsi de lui rappeler de la poser dessus.
Grâce au projet BallLance, Antoine, souffrant de myopathie, peut quant à lui aujourd’hui jouer à la balle avec son chien d’assistance. Ces prototypes vont être améliorés dans les prochains mois. Benoît rappelle d’ailleurs que chaque solution reste documentée et accessible à d’autres enfants.

Depuis 2002, Handicap.fr est le 1er média d’informations en ligne sur tous les sujets liés au handicap et à l’autonomie des personnes handicapées. C’est aussi une équipe de personnes engagées qui mettent leurs énergies et leurs différences au service d’un objectif, celui d’une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans la société.
Chaque année, le festival “out l’monde dehors met l’été et la culture à l’honneur à travers toute la ville de Lyon. Créé en 2002 par la ville de Lyon, cet événement est né de la volonté de rendre la culture accessible à tous, y compris à celles et ceux qui ne partent pas en vacances. C’est pourquoi, durant tous les mois de juillet et d’août, les habitants peuvent profiter de rendez-vous gratuits et à proximité de chez eux.
Cette année, 180 événements ont été imaginés pour ravir les festivaliers. Ces spectacles et rencontres pluridisciplinaires tentent ainsi de s’adresser à un large public. Tous les quartiers pourront donc profiter de projections de films, d’initiations artistiques ou encore de représentations théâtrales.


Violaine Etienne est chargée de projets événements culturels à la ville de Lyon. Pour elle, il est important de s’adresser à toutes les catégories d’âges. Pour les plus jeunes, de nombreuses animations, comme la lecture de contes, ont été programmées dans plusieurs arrondissements. Ces événements artistiques et culturels sont portés, pour la plupart, par des artistes locaux.
Violaine rappelle d’ailleurs l’engagement de la ville à soutenir la scène artistique émergente. Elle revient également sur la volonté du festival de progresser en matière d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Un FALC, c’est-à-dire un texte qui permet de lire et de comprendre facilement, est ainsi mis à disposition de ces publics. Du 2 juillet au 25 août 2024, le festival “Tout l’monde dehors” compte bien célébrer l’été dignement.

Sous l’impulsion de son fondateur, Olivier Couder, le Théâtre du Cristal, à Paris, s’est donné pour mission de rendre le théâtre accessible aux personnes en situation de handicap. Cette vision inclusive est au cœur de toutes les activités de la compagnie. Conscient des barrières auxquelles ces personnes peuvent faire face, il a souhaité créer un environnement où elles peuvent, non seulement s’exprimer artistiquement, mais aussi être reconnues pour leur talent.
“En 1989, j’étais intermittent du spectacle. Je cherchais à arrondir mes fins de mois. J’ai répondu à une proposition d’intervenir dans un foyer pour personnes en situation de handicap. Je ne connaissais pas du tout le handicap. J’ai senti un véritable engouement. Il y a un certain nombre de choses qui sont tout à fait passionnantes dans la façon dont elles abordent le théâtre. Et c’est ça qui m’a fasciné à l’époque”, explique Olivier Couder.
Le Théâtre du Cristal propose une formation théâtrale spécifiquement adaptée aux besoins des comédiens en situation de handicap. Les ateliers et stages proposés par la compagnie sont conçus pour développer les compétences artistiques des participants. Les formations incluent des techniques de jeu, de la mise en scène et des aspects techniques du théâtre. Elles permettent aux comédiens d’acquérir une expérience complète et professionnelle. Les méthodes pédagogiques du Théâtre du Cristal favorisent ainsi l’expression personnelle et artistique de chaque individu. “Le Théâtre du Cristal m’a vraiment apporté confiance en moi. Je suis arrivé en 2017 et je peux dire qu’aujourd’hui, je suis un comédien”, confie Eli, comédien au Théâtre du Cristal.
En faisant tomber les barrières, le Théâtre du Cristal prouve que l’art peut être un puissant levier de changement social.
Créée en 1971, la Fédération française du sport adapté (FFSA) a pour objectif d’organiser et développer la pratique du sport des personnes en situation de handicap mental et psychique. Plus de 1300 clubs accueillent 65 000 licenciés et 150 000 pratiquants. Des sportifs de tous âges, enfants, adolescents, adultes et séniors s’y retrouvent. Ces sportifs présentent une déficience intellectuelle légère, moyenne, profonde ou des troubles psychiques. Le sport adapté concerne également des personnes polyhandicapées, touchées par des handicaps sensoriels et physiques.
Deux fédérations sportives sont délégataires du sport handicap en France. Outre la FFSA, la Fédération française handisport s’occupe de la pratique sportive des personnes handicapées moteur ou sensoriel.
La FFSA a reçu, en 1977, la délégation du ministère des Sports pour coordonner ses activités physiques. La fédération a de nombreux objectifs sociaux comme permettre une meilleure intégration sociale, maintenir une bonne santé grâce au sport ou encore développer les capacités de chacun à travers la pratique sportive. Marie-Paule Fernez est la directrice technique nationale. Pour elle, de nombreux progrès sont encore à faire pour aller vers un système avec plus d’équité.
Marie-Anne Conorgues est socio-esthéticienne, depuis plus de 20 ans. Après son BTS, elle entre au CHU de Limoges. Aujourd’hui, elle est socio-esthéticienne indépendante. Ses accompagnements sont centrés sur la prise en considération des troubles de l’image et du bien-être auprès des personnes dans le secteur sanitaire et médico-social. Elle exerce auprès des personnes atteintes de cancer, mais aussi d’un public en situation de handicap.
Pour la professionnelle, le métier de socio-esthéticienne est à distinguer de celui d’une esthéticienne. “La socio-esthétique rentre dans le cadre de la médiation corporelle. La socio-esthéticienne va exercer le même type de soins, mais elle ne va pas l’utiliser dans une finalité purement esthétique et dans le cadre d’une prestation de service. Elle va plutôt l’employer dans le cadre d’un accompagnement thérapeutique”, explique-t-elle.
Ces deux milieux, à la fois si proches et pourtant si différents, possède chacun leur vocabulaire. Pour un institut de beauté traditionnelle, on parlera de clientèle. Lorsqu’il s’agit de socio-esthétique, on emploiera le terme de patientèle.
Pour s’adapter à chacun de ses patients, Marie-Anne Conorgues considère que son métier doit s’axer autour de trois notions clés : l’écoute active, une relation basée sur l’aide et un toucher bienveillant.
Pour prodiguer des soins, elle utilise le terme de “relation maternante”. “Dans les soins que l’on propose, il y a une dimension très maternante et non pas infantilisante. La socio-esthéticienne, par ce soin corporel, va provoquer un sentiment d’enveloppement et d’individuation, telle une caresse maternelle. J’aime dire que, en tant que socio-esthéticienne, je suis une forme de couveuse.”
Son approche bienveillante prouve que la beauté peut être une thérapie, en apportant réconfort et estime de soi. À travers son engagement, elle ouvre la voie à une nouvelle vision de l’esthétique, profondément humaine et thérapeutique.
Quand les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) se racontent par le toucher, ça donne Olymp’Touch. Cet ouvrage se présente comme un coffret bleu, dans lequel sont rangés 12 planches en gaufrage. Il a été réalisé par l’atelier Créanog, qui porte le projet.
Cette technique d’impression avec du relief permet une expérience immersive. Cela permet notamment aux personnes ayant une déficience visuelle de percevoir cet événement mondial, qui accueillera plus de 15 millions de personnes dans Paris et dans sa métropole. S’y retrouvent les emblèmes des JOP, le relais de la flamme, la cérémonie d’ouverture à Paris et quelques disciplines comme le judo, le plongeon, ou encore l’équitation.
C’est à voir, à toucher, à colorier « et pourquoi pas à encadrer », dit en riant Hoëlle Corvest. Experte en image tactile, elle a participé à la réalisation d’”Olymp’Touch”. C’est pendant son enfance qu’elle a perdu la vue. Puis, durant trente ans, elle a travaillé à l’accessibilité inclusive pour les expositions et les éditions à la Cité des sciences et au Palais de la découverte.
Désormais à la retraite, elle œuvre à faire vivre et connaitre les éditions en relief à voir et à toucher aux personnes avec un handicap visuel. Il s’agit de rendre la culture plus accessible. «.

Par ailleurs, avec cet ouvrage Olymp’Touch, la volonté est de faire ressentir des émotions à travers le toucher. “Les postures des corps et les membres sont bien représentés. Il y a la présence de muscles et des articulations. C’est grâce à un papier japonais qui permet d’aller chercher l’exactitude avec des gravures. Tous les reliefs sont faits en creux, avec une machine, puis affinés à la main. Le papier est ensuite mis sous une presse de 500 tonnes pour obtenir ce résultat”, décrit Hoëlle. Dans ce livre, il y a peu de braille. Un choix délibéré pour qu’il soit le plus inclusif et que tous les publics se sentent concernés.
Ainsi, donner à sentir, à percevoir à travers les mains l’histoire des Jeux olympiques et paralympiques est une action presque militante. « C’est interdit de toucher dans les musées, dans tous les lieux de culture. Même dans les commerces, on enferme tout sous emballage, parce qu’il faut ranger, préserver. Résultat, on se retrouve à ne rien toucher. C’est uniquement de la communication visuelle. Puis, aujourd’hui, il y a une démultiplication, voire une orgie d’informations de formes diverses sur des écrans tactiles, mais il n’y a rien à toucher, tout est lisse. Pourtant, le toucher permet d’être autonomie, en relation avec soi et ce qui nous entoure », déclare l’experte en images tactiles.
À savoir, Olymp’Touch est lauréat de l’Olympiade culturelle de Paris 2024. Au dos de l’ouvrage, publié aux éditions du patrimoine, se trouve un QR Code. Il donne accès à des informations pour chaque planche.
Quand Richard Bionic entre dans une pièce, on découvre un regard plein de malice et une belle énergie solaire. Pourtant, cet habitant des Hauts-de-Seine a bien failli perdre sa joie de vivre lorsqu’il a fait le choix, en 2017, de se faire amputer d’une de ses jambes. Ce choix difficile, il a dû s’y résoudre six ans après son accident de la circulation causé par un tiers, avec délit de fuite.
“Psychologiquement, ça a été extrêmement difficile. Plusieurs de mes opérations ont échoué. Je devais retourner en centre de rééducation à chaque fois pour, à nouveau, apprendre à marcher. Alors, j’ai pris la décision d’amputer toute la jambe… Mais j’ai très mal vécu ce handicap. J’ai fait une grosse dépression, alors que je suis de nature joyeuse et très positive”, détaille-t-il.
En 2019, Richard a commencé à parler de son quotidien sur les réseaux sociaux. Au départ, juste pour ses amis sur Facebook. “Il me fallait un journal intime. C’était le meilleur moyen de m’accepter. Alors, j’ai posté une ou deux photos pour annoncer à mes proches ma décision. Cela a provoqué des échanges, des discussions. Et, peu à peu, j’ai repris confiance en moi. Je ressortais à nouveau dehors. Je me mettais en short. Ça a été un long processus, mais très libérateur”, explique-t-il.
@bionic_sneakers ‼️PART 2 : DANS QUOI JE ME SUIS EMBARQUÉ ? ‼️ . . @Ottobock 💙 . . . . . . . #ottobock #ottobockfrance #PassionForParalympics #WeEmpowerPeople #ampute #amputee #amputeelife #handicap #bionic #randonnée #hautesalpes #montagne #neige #depassementdesoi ♬ Solas X Interstellar – Gabriel Albuquerqüe
Désormais, Richard Bionic cumule des centaines de milliers d’abonnés sur les réseaux. Il partage en vidéo ses difficultés pour prendre les transports en commun à Paris, ainsi que ses voyages en Côte d’Ivoire, le pays de ses origines, où il se rend pour parler aux enfants de son handicap. Richard partage également ses exploits sportifs, ses randonnées (une activité très éprouvante avec une prothèse), son goût pour les vêtements.
Originaire du Taillan-Médoc, en Gironde, Lou Méchiche, 18 ans, a déjà un beau palmarès à son actif. Cette parasurfeuse est devenue en 2023 championne du monde en équipe avec l’équipe de France, puis médaillée de bronze en individuel. La même année, elle a obtenu l’or aux championnats du monde et d’Europe de la Parasurf League. C’est une détermination sans faille qui habite la sportive de haut niveau malvoyante, comme le prouve son parcours.
À deux ans et demi, le corps médical détecte à Lou une tumeur cérébrale qui va entrainer sa déficience visuelle. Des séances de chimiothérapie, cinq jours sur sept, s’en sont suivies jusqu’à ses 7 ans. « Sur le moment, ça allait. Étant jeune, je pensais que tout le monde avait son jour de chimio. Quand je me suis rendu compte que tout le monde n’était pas concerné, j’ai trouvé ça injuste, et ça a été très dur. Aujourd’hui, cette expérience m’a donné de la force. »
Il aura fallu parcourir du chemin avant que l’athlète accepte son handicap et ait une bonne estime d’elle-même. En effet, les années de la primaire au collège ont été une période difficile. « Je me disais que les moments qui étaient censés être les meilleurs de ma vie étaient gâchés. Puis, j’ai été victime de harcèlement scolaire à cause de mon handicap. Au-delà de ne pas aimer mon handicap, je ne m’aimais pas en tant que personne. Je me renfermais. Je ne pensais pas qu’un jour, je serais fière de moi, et que je pourrais dire : “Ouais, j’ai un handicap, mais j’ai réussi à accomplir tout cela”. En ça, Pita, mon chien-guide, m’a aidée moralement à aller mieux. »
C’est à ses 14 ans que la Fondation Frédéric Gaillanne lui offre cet animal. C’est une évidence pour Lou d’avoir un chien-guide. « J’ai plus confiance en les animaux qu’envers les humains. J’avais du mal avec la canne. Je me sentais seule avec mon handicap face aux autres. » Suite à cette rencontre avec celui qui allait devenir son compagnon de vie, elle a remarqué que les interactions sociales ont évolué vers le positif. « Maintenant, les gens osent venir me voir pour parler de Pita. Puis, naturellement, on parle de mon handicap sans tabou. C’est ça que j’apprécie. Parce que je n’avais pas ça avec la canne. Elle fait peur et éloigne les gens. »
Si dans les coups durs, la parasurfeuse a pu compter sur sa famille et Pita, le surf est bien sûr un refuge. Elle s’entraîne deux à trois fois par semaine avec son coach et binôme Dorian Lafitte. « Je me suis lancé parce que j’ai vu mon grand frère aller à l’eau. Il me disait que c’était un sport incroyable et j’ai essayé. C’est vraiment la sensation de liberté la plus pure. Tous mes problèmes se noient au fond de l’eau. Et je ne suis plus que Lou, une surfeuse avec un petit truc en plus. » Celle qui a aussi été porteuse de la flamme olympique, accompagnée de Pita, se bat pour une reconnaissance du parasurf aux Jeux paralympiques.
La Girondine partage par ailleurs son parcours et son histoire lors de rencontres avec des élèves de maternelle, dans les écoles de commerce et même dans les Ehpad. Elle y diffuse des messages d’optimisme, d’acceptation de soi, de résilience : « Je veux montrer à tout le monde qu’il n’y pas de limites. Et que les seules personnes qui les posent, c’est nous-même. Votre différence n’est pas une faiblesse, mais une force. Et apprenez les différences des autres, parce que c’est une richesse, et ça va vous faire grandir », conclut-elle.
Aussi, pour pouvoir continuer à pratiquer son sport à haut niveau, Lou Méchiche est à la recherche de financement.
Louis Roubaud pense, dors et vit musique. Auteur, compositeur et interprète, il a été victime, il y a vingt ans, d’un accident vasculaire cérébral. Il a été plongé dans le coma plusieurs mois. Cette épreuve a bouleversé pour toujours la vie de l’artiste. “J’ai eu beaucoup de mal à accepter mon handicap. Aujourd’hui, je vois le bon côté des choses. Je suis en vie et j’ai plein de projet.”
L’artiste est affirmatif : “la musique l’a beaucoup aidé”. Pour lui, la musique est avant tout une histoire de famille. Sa grand-mère lui a appris à jouer de l’orge, puis il a réalisé seul son premier morceau à 11 ans. Il ne garde qu’un seul souvenir des semaines de coma qui suivront son AVC : “ J’ai vu mon grand-père. Il m’a pris la main et m’a aidé à aller dans le bon sens. Quand je me suis réveillé, c’est la seule chose dont je me rappelais.” En hommage à son aïeul, il a emprunté son identité pour en faire son nom d’artiste : Louis Roubaud est alors devenu Louis Barcellini Jr.
Son style est très éclectique. Il écrit, compose et réalise seul ses musiques. Il s’est déjà produit dans plusieurs villes du sud de la France, notamment à Marseille. Ce jour-là, il a joué devant plus de 3000 personnes. “L’un des plus beaux moments de ma vie“, raconte-t-il avec émotion.
L’artiste est un grand sentimental. Son morceau “Amour éternel” est, selon lui, sa plus belle composition. “Je commence et je termine souvent mes spectacles par ce titre-là.”
Aujourd’hui, Louis Barcellini Jr souhaite aller plus loin. Il a notamment monté le projet “globetrotter”. “Pour faire vivre ma musique, j’aimerai associer mes compositions à des grandes villes du monde pour faire voyager les gens autrement”. Pour cela, il a écrit un spectacle vivant. Décor, danseuses professionnelles, l’artiste voix grand !
Soutenu par des associations, il s’est déjà produit dans plusieurs villes de Provence. “C’était très prometteur”, raconte-t-il fièrement. Aujourd’hui, il est à la recherche d’un producteur pour viser plus haut et plus loin.
Audrey, 32 ans, toulousaine, est la preuve que le handicap n’est pas un frein. À la naissance, la jeune femme est touchée par une maladie non étiquetée. Aujourd’hui, elle est artiste peintre, modèle photo, plus connue sous le pseudo de Audreytheartist sur Instagram.
Ses activités se concentrent principalement entre son art et ses interventions pour sensibiliser les lycéens sur la place qu’occupent les femmes handicapées dans la société. Entre engagements et poésies, entre convictions et légèreté, Audrey rassemble à elle seule une grande palette de personnalités. Une petite voix, mais aussi un caractère bien affirmé !

En 2021, elle décide de prendre place derrière l’objectif. Parfois dénudée et toujours avec beaucoup de délicatesse, elle pose avec aisance. “Je suis très à l’aise dans mon corps. J’ai un rapport très sain à mon image et je l’utilise aussi comme un levier pour sensibiliser les gens. Je ne rentre dans aucune case. J’ai tout de suite été une unité. Une seule personne avec mon corps”, raconte-t-elle.
En 2015, son ami et artiste peintre Jordi Labanda lui affirme que ” son corps sera sa plus belle œuvre d’art”. Grêce à la photographie, Audrey prend conscience de la puissance de son image et de ce qu’elle véhicule. Elle est, durant ses shooting photos, une œuvre d’art à elle toute seule. Une toile vivante.
Son travail est par ailleurs libre d’interprétation “Une fois qu’une œuvre, une peinture, un livre a été produit, l’interprétation appartient à celui qui la découvre”, affirme-t-elle.
Petite, Audrey est inspirée par Charles-Xavier dans les films “X-Men”. “C’était mon seul repère. Quelqu’un de cool, qui avait aussi des super-pouvoirs et qui était un leader !” s’amuse-t-elle. Malgré tout, le handicap “n’est pas le sujet de sa vie. Et comme le dit la jeune Toulousaine : “Si les gens s’arrêtent à mon handicap, ce n’est pas mon problème”.
Dans le futur, elle espère que son travail et sa signature graphique seront identifiables dans le monde entier. Une volonté ambitieuse, à l’image de la jeune femme.
Tout est parti d’une histoire personnelle, explique Frédéric Malmezac, à l’origine de ce projet un peu fou de réplique de la Dame de fer parisienne. En effet, la première version de cette tour Eiffel date de 2017. Plus exactement de son mariage. À l’époque, son épouse, parisienne, a un peu le mal de la capitale. Il décide donc par amour de reproduire celle-ci dans son jardin. L’idée aurait pu s’arrêter là. Pourtant, ce menuisier ébéniste de métier a décidé, 6 ans plus tard, de relancer son projet.
Cette fois, il souhaite l’ouvrir au public. Et surtout l’exposer à l’occasion des JO de Paris 2024. Il décide alors de réaliser son projet baptisé A Majuscule en duo. Il invite à cette occasion Sylvain Bouchard à venir lui prêter main forte. Et le chantier est colossal : réaliser une tour Eiffel de 16 mètres de haut en bois. Côté dimensions : 6,50 m de largeur au sol et 900 kilos. Il a ainsi fallu quelque 825 morceaux de bois assemblés avec 5 400 vis pour donner vie à la réplique de la Dame de fer.
Mettre en valeur le patrimoine français, promouvoir l’écologie et l’inclusion des personnes en situation de handicap, ou transmettre son savoir… Ce sont là quelques missions et valeurs portées par le duo et ce projet. Sylvain étant en fauteuil, les deux hommes veulent notamment prouver que même avec un handicap on peut accomplir de grandes choses.
Ce projet A Majuscule c’est un symbole d’Amour, explique Frédéric. Mais c’est aussi un symbole d’écologie à travers le réemploi. En effet, le bois utilisé est du bois réemployé pour la construction de la tour. Un symbole donc de nouveaux Jeux plus verts, espère Frédéric. L’inclusion, la créativité, le lien social et la démarche locale font aussi de ce projet une aventure humaine à échelle XXL, ajoute Sylvain.
Ce projet a coûté un peu d’argent. Notamment pour faire certifier la réplique de la tour Eiffel. Pour pouvoir rentrer dans leurs frais, le duo a besoin d’un coup de pouce et surtout de quelques euros. Ils ont pour ce faire lancé une cagnotte en ligne.
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“Accompagner les malades, renseigner, créer du lien et rompre l’isolement des personnes atteintes de fibromyalgie.” Tels sont les mots d’ordre de l’association FAN (Fibromyalgie Association Normandie).
Ce syndrome invalidant touche aujourd’hui plus d’un million de personnes en France. Entre douleurs diffuses, fatigue intense, troubles du sommeil et brouillard cognitif, vivre avec cette pathologie est un défi quotidien, parfois incompris, souvent ignoré par le corps médical.

“Certains médecins sont, ce que l’on appelle “fibro sceptiques“”, déplore Armelle, ergothérapeute à l’association. “Les personnes touchées par la fibromyalgie sont complètement perdues, car, parfois, les médecins n’y croient pas ou ne connaissent pas. Alors, on laisse les gens avec leurs douleurs et c’est très compliqué à vivre pour eux”, explique Hélène, présidente de l’association. Selon elle, ce n’est pas la dépression qui cause la fibromyalgie, mais la fibromyalgie qui engendre de la dépression.
Le témoignage émouvant de Sylvie, adhérente de l’association, vient confirmer les propos d’Hélène. “Le jour où l’on m’a diagnostiquée atteinte de fibromyalgie, on m’a dit que je ne m’en sortirai pas et que j’aurai des douleurs toute ma vie. Puis, on m’a demandé de sortir du cabinet médical.”
Pour continuer à être actif, Fibromyalgie Association Normandie propose un large choix d’activités à ses adhérents. Parmi elles, du tricot, du crochet, de la broderie, des jeux de société, de l’art thérapie, mais aussi de la marche nordique adaptée. Une bouffée d’air pour ses participants.
Du 25 mai au 1ᵉʳ juin se déroulait la troisième édition de l’IBSA Blind Football World Grand Prix à Schiltigheim, dans le Bas-Rhin. Un tournoi majeur de cécifoot. La discipline correspond à la pratique du football pour les personnes déficientes visuelles. Les huit meilleures nations s’y sont affrontées. La France était présente aux côtés du Brésil, de la Turquie, de la Thaïlande ou encore de la Chine. L’occasion de découvrir ce sport impressionnant.
Le cécifoot se pratique sur un terrain de 20 mètres sur 40, bordé de barrières latérales. Les buts font la taille des cages de hockey sur gazon (3x2m). Deux équipes de cinq joueurs s’opposent alors lors de deux périodes de 15 minutes chacune. Le ballon avec lequel les athlètes jouent est sonore. Renfermant de petits grelots, il permet ainsi aux joueurs de le repérer et de suivre sa trajectoire.

Au cécifoot, seul le gardien est voyant. Il joue d’ailleurs un rôle important dans le placement et l’orientation des joueurs de champs. Notamment en phase défensive. À l’inverse, en phase offensive, les équipes sont aidées de guides placés derrière les buts adverses.
Ce tournoi était une répétition générale avant celui des Jeux paralympiques de Paris. La France y affrontera alors la Turquie, le Maroc, la Chine, l’Argentine, le Brésil, la Colombie ou encore le Japon.
Vincent Munier est photographe animalier depuis son plus jeune âge. Avec son père, photographe et naturaliste, il se rendait régulièrement en forêt pour capter les images de la nature. Rapidement, il a développé une sensibilité pour ses lieux magiques. Avec son travail, il tente de sensibiliser le grand public à la préservation de la nature. Un thème cher au Musée des Confluences, à Lyon, qui cherchait également à initier les Lyonnais et les Lyonnaises à la photographie.
Avec Vincent Munier, le musée a ainsi imaginé une exposition pour apprécier la richesse méconnue de la beauté de la nature. L’exposition “En Forêt avec Vincent Munier” est ainsi une invitation à redécouvrir ces lieux indispensables à notre survie.

Christian Sermet est responsable du service des expositions au sein du Musée des Confluences. Pour lui, cette visite s’apparente à un véritable voyage immersif à travers les forêts françaises. Grâce à la scénographie, le visiteur est tout de suite happé par l’ambiance feutrée et mystérieuse du lieu.
La déambulation commence ainsi parmi des images réalisées à l’aube et au crépuscule. Les bêtes sont alors moins farouches et s’offrent pleinement à l’objectif de Vincent Munier. S’ensuit un film poétique où seules les voix de la forêt dictent le quotidien des animaux. Ce film a d’ailleurs permis au photographe de se renouveler et d’ainsi transmettre les vibrations du monde du vivant. Avec cette exposition, Vincent Munier nous apprend à observer la nature et prendre le temps de la respecter et de la préserver.
