Lorsqu’on passe devant la vitrine au 117 rue de Fondaudège, à Bordeaux, on est à la fois happés et intrigués par la devanture. Très forale, elle entrepose aussi différents types de boissons. Il s’agit ainsi d’un fleuriste-caviste du nom de Vert et Verre. Y sont vendus plusieurs breuvages, avec ou sans alcool, comme des fleurs fraîches et séchées, ainsi que des plantes.
La boutique, qui vient de souffler sa première bougie, a été pensée par Manon Wilmot. Celle-ci a quitté sa jeune carrière dans le marketing pour passer un CAP fleuriste et réaliser ce projet. Nous sommes allés à sa rencontre.
Un dôme de fleurs, un petit voilier au nom de « P’tit Mousse », une nuée d’oiseaux en papier coloré qui s’envole, une jungle de papier… Le décor du Lieu inspiré suscite à l’imagination. Situé au Bouscat, aux portes de Bordeaux, tout un univers a été créé et renouvelé ici afin de permettre aux enfants d’explorer leur créativité et de stimuler leur imagination, notamment grâce à des installations immersives et ludiques.
Dans cet ancien garage de 1 200 m², les enfants, jusqu’à 10 ans, peuvent courir, peindre à l’infini sur un mur dédié, dessiner, gribouiller, lire, faire de la linogravure… De nombreuses activités et ateliers sont proposés. Depuis son lancement, plus de 20 000 personnes sont déjà venues au Lieu inspiré et 92 classes ont été accueillies. À l’origine de ce projet associatif, trois femmes : Pauline Bestaven, Virginie Linxe et Marie Lozano.
Toutes les trois voulaient créer un espace d’expression artistique pour le jeune public et contribuer à cette « santé culturelle ». Qu’est-ce que cette notion ? En quoi l’art contribue au développement des enfants ? Marie, l’une des fondatrices, nous a reçus.
Pratique.
Le Lieu inspiré est ouvert les mercredis, samedis et dimanches de 10h à 18h. L’entrée est à partir de 5 euros.
À 20 minutes de Bordeaux, La Prairie Bleue fait éclore un projet floral engagé. Chloé et Sybille, voisines devenues associées, cultivent des fleurs fraîches et séchées sur deux hectares, à Ayguemorte-les-Graves. Leur aventure a démarré en 2022 avec la découverte du mouvement Slow Flower, qui encourage une culture locale, respectueuse de l’environnement et de la saisonnalité. Leur ferme fait d’ailleurs partie du collectif de la Fleur Française.
Le nom du lieu vient d’un pré couvert de fleurs bleues, les Veronica. Les premiers chardons bleus plantés renforcent ce clin d’œil poétique. Leur démarche : produire sans produits chimiques, au rythme de la nature. En mars 2024, les premières fleurs sont plantées. Aujourd’hui, La Prairie Bleue propose des bouquets porteurs de sens.
Quand on se rend dans la librairie Book Lovers, située au 21 rue Saint-James, dans le centre-ville de Bordeaux, c’est tout un univers qui s’ouvre à nous : celui de la romance, de la romantasy et de la fantasy. Le nom de l’enseigne est une référence au titre de l’un des ouvrages d’Emily Henry, autrice de romance.
Une attention particulière a également été portée à la décoration pour créer une ambiance : une spirale de livres qui tombe du ciel, une cheminée, un papier rose floral, un style « british », un mélange des “Chroniques de Bridgerton” et d’Harry Potter. Environ 5 000 références de livre sont ici rangées par sous-genre : “young adult”, “romance”, “fantasy”, “dark romance”, mais aussi de la littérature classique et queer…
Cet établissement fait partie du giron de Matthieu Saint-Denis, propriétaire et gérant des librairies BD Krazy Kat et Manga Kat. Le projet a vu le jour sous l’impulsion de Célia Le Doze, responsable de la boutique, qui a flairé ce filon. En effet, en 2023, les Français avaient acheté plus de 6 millions d’ouvrages « romance », une hausse + 106% par rapport à 2022. Pourquoi ce genre plaît-il tant ? Qu’est-ce qui le caractérise ? Direction Book Lovers pour le savoir.
Depuis sa création, en 2001 à La Rochelle par le navigateur David Beaulieu, l’association Echo-Mer lutte contre la pollution marine en combinant sensibilisation et revalorisation des déchets. Elle mène ainsi des actions pédagogiques auprès des écoles, organise des balades écocitoyennes et intervient sur les pontons et dans les ports pour informer plaisanciers, touristes et collectivités sur les effets des déchets, mégots ou hydrocarbures sur l’environnement marin.
Echo-Mer agit également de façon très concrète. Elle transforme en effet les voiles de bateau usagées en sacs, coussins ou accessoires dans des ateliers d’insertion ou en milieu carcéral. Elle collecte par ailleurs des bouchons en liège pour les transformer en isolants et revalorise des poches à huîtres usagées. L’association est également présente sur le Bassin d’Arcachon, en lien avec des structures de réinsertion et d’accompagnement du handicap.
Régulièrement, Echo-Mer organise, en Charente-Maritime, des opérations de nettoyage citoyen, appelées Épuise ton déchet ou Épuise ton mégot. En janvier 2025, 5 000 mégots ont ainsi été ramassés en deux heures à Meschers-sur-Gironde. Un geste utile quand on sait qu’un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau.
L’association propose par ailleurs une boutique associative avec des produits recyclés, fabriqués localement, comme des objets en voiles, liège ou néoprène, ou des textiles en coton bio. Echo-Mer défend ainsi une écologie locale, inclusive et accessible à tous. Elle invite chacun à devenir acteur du changement, par des gestes simples et concrets au quotidien.
Des noix du Périgord, des noisettes du Lot-et-Garonne et bientôt des amandes. Dauphin Pastoureau est un transformateur de fruits à coque bio et français. L’entreprise produit des huiles, des vinaigres, vinaigrettes et purées de fruits crus. « Nos huiles sont vierges, 100 % issues du fruit et non raffinées », précise Pascal Siegler, responsable du développement de l’entreprise. « La directrice avait une volonté farouche de se distinguer des produits traditionnels et conventionnels, d’aller dans le bio à 100 %. Faire des vinaigrettes 100 % bio, je peux vous l’assurer : c’est du sourcing, beaucoup de travail », reconnaît-il.
Mais lui-même est un bio convaincu, consommateur de bio uniquement. « C’est une conviction. On ne peut manger bon que si on cultive bon, que si les ingrédients sont bons et non dénaturés », insiste Pascal Siegler. Lui-même issu d’une famille nucicultrice a intégré l’entreprise en 2023. «!– /wp:paragraph –>
En France, 2 100 personnes ont été victimes de traite et d’exploitation des êtres humains en 2023. Cela implique la servitude domestique, l’exploitation sexuelle, le travail forcé… Ce sont ces personnes, marquées physiquement comme émotionnellement par des épreuves, que l’association Ruelle accompagne.
Ce Relais urbain d’échange et de lutte contre l’exploitation, créé en 2012 à Bordeaux, a mis en place une approche holistique pour permettre aux bénéficiaires de s’émanciper de l’auteur de leur exploitation, mais aussi de retrouver confiance et dignité. Par ailleurs, l’association sensibilise le grand public sur ces sujets. Elle propose également des formations auprès de professionnels et a un axe de recherche.
Bénédicte Laveau-Legendre, chercheuse au CNRS et membre fondatrice de Ruelle, nous explique en quoi il est important que ce genre de structures existent.
Au programme : Accouchement stressant et voyage en Guyane
Le Capitaine Arnaud Bobier est pompier professionnel. Il a 41 ans et exerce son métier depuis 25 ans. Il est marié et a 2 filles. Arnaud est chef de centre adjoint au Centre de Secours Principal (CSP) de Poitiers Saint Eloi dans la Vienne depuis le 14 février 2024. Le centre date de 2020 (après une reconstruction complète du bâtiment construit dans les années 84-85). L’effectif compte 58 sapeurs-pompiers professionnels dont une femme et 60 Sapeurs-pompiers volontaires dont 13 femmes. Les interventions les plus fréquentes sur Poitiers et sa région sont les secours à personne. Arnaud se remémore un accouchement particulièrement stressant il y a 17 ans. Il s’en souvient encore aujourd’hui. Une belle histoire à l’issue heureuse. Arnaud revient aussi pour nous sur son expérience de vie en Guyane française.
En Guyane, ce sont des caïmans et non des crocodiles.
«(BSPP) en 2002. J’y suis resté 17 ans. J’ai eu la chance de pouvoir gravir les échelons en partant de la base jusqu’à la fonction de chef de garde incendie.
Pendant ces années, j’ai été affecté en centre de secours, tour à tour en intra-muros et en banlieue parisienne sur tout l’ouest parisien où j’ai pu développer mes compétences. Entre 2015 et 2019, toujours en qualité de pompiers de Paris, je suis parti en Guyane Française pendant 4 ans sur le centre spatial guyanais. Ce fut une expérience extraordinaire où j’ai pu vivre en famille des moments magnifiques. Ce fut aussi une expérience professionnelle hors norme dans le monde du spatial.
Un engagement qui donne un vrai sens à sa vie
« Ce n’est pas évident pour quelqu’un qui ne connaît pas le monde des pompiers. On va se demander si on est à la hauteur, si on est fait pour ça. Mais aussi si on est assez fort et courageux. Aujourd’hui, on n’a pas besoin d’être un héros pour être sapeur-pompier volontaire. On va apprendre plein de gestes et de techniques. C’est avant tout un engagement citoyen. Nous avons besoin d’hommes et de femmes prêts à donner de leur temps. Mais aussi un sens à leur vie. Les plus beaux parcours commencent souvent par un simple pas. Alors, n’hésitez pas. »
Parfois, il n’est pas nécessaire de parler pour exprimer ce qu’on ressent. C’est en quelque sorte le message de l’exposition « Dire sans mot », visible à la Halle des Chartrons, à Bordeaux, tout au long du mois des fiertés.
Ce travail est avant tout un projet d’art-thérapie mené pendant plusieurs semaines au sein du Girofard – un réseau de lutte pour les droits des personnes issues de la communauté LGBTI+ (Lesbienne, Gay, Bisexuel, Transgenre, Intersexe…) et un lieu d’accueil et d’écoute. Le projet a ainsi été proposé à des personnes en procédure d’asile. Six ont répondu présent.
Ce travail, qui allie art et thérapie, s’est fait à travers des ateliers, une fois par semaine, avec Géraldine Caut, art-thérapeute, qui a mené un suivi sur les effets de ces séances sur les participants. Elle a d’ailleurs adapté les outils artistiques (gouache, encore, aquarelle, collage, etc.) en fonction des problématiques rencontrées par les bénéficiaires.
Nous avons rencontré la professionnelle dans son atelier-cabinet Yadori.
« Combien de bouses produit une vache chaque jour ? 12 ! Oui bravo, bonne réponse. » C’est par le jeu et dans la bonne humeur que Nicolas Patou et Aurore Béziers, tous deux animateurs du Bio Bus de l’Agence Bio, ont parlé d’agriculture biologique fin mai à Bordeaux. Le bus s’est installé pendant deux jours au Salon de l’Agriculture Nouvelle-Aquitaine. L’occasion pour le public de parfaire ses connaissances ou de découvrir l’agriculture biologique.
« Quand vous avez un 0 sur la coquille d’œuf, cela signifie qu’il est issu de l’agriculture biologique », a notamment expliqué Aurore Béziers aux enfants. Il a aussi été question de la saisonnalité des fruits et des légumes, des insectes, de bien-être animal, de pesticides. Mais Nicolas Patou privilégie toujours le positif. « On parle de la biodiversité plutôt que des clusters de cancers. C’est un peu “Au pays de Candy”, mais on n’est pas loin dans la ferme bio. »
Après une première édition qui avait attiré plus de 15 000 visiteurs, le Bio Tour 2025 s’étend cette année à 10 régions avec 14 arrêts au programme. « En allant à la rencontre du public, nous souhaitons démystifier le bio et le rendre accessible à tous. Le Bio Tour 2025 s’inscrit pleinement dans notre stratégie de communication collective », a rappelé Jean Verdier, président de l’Agence Bio.
Avec 353 834 hectares en agriculture biologique (certifiés ou en conversion), soit 9,2 % de la surface agricole utile (SAU) et 9 057 fermes engagées en bio, la Nouvelle-Aquitaine est la deuxième région française en nombre de fermes et en surface bio.
Née au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la Sécurité sociale est imaginée par le Conseil national de la Résistance. Cette première mondiale devient un droit universel en 1948, apparaissant dans l’article 22 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. C’est justement l’histoire de la Sécurité sociale et, plus précisément, l’histoire de l’entraide que retrace le Musée national de l’Assurance maladie, inauguré en 1989 dans le château des Lauriers à Lormont, près de Bordeaux.
Explications d’Emmanuelle Saujeon Roque, directrice du musée.
Pour aller plus loin > Histoire : la Sécurité sociale célèbre ses 80 ans d’existence



Après une tournée mondiale de plus de dix ans, dans 19 pays, qui a séduit plus de 2,5 millions de personnes, « Lascaux, l’Exposition Internationale », réplique de Lascaux 3, revient dans une nouvelle version. C’est à Cap Sciences, à Bordeaux, que le public français aura l’opportunité de la visiter du 14 juin au 31 août. Elle prendra ensuite la route de Chicago, aux États-Unis, point de départ de sa tournée mondiale.
Située au rez-de-chaussée du centre de science, l’exposition plonge dans le passé, en prenant pour point de départ la découverte de cette grotte, vieille de 23 000 ans, par quatre adolescents et leur chien, en 1940, à Montignac-Lascaux, en Dordogne. Pendant une heure et demie, le visiteur va découvrir différents modules pédagogiques interactifs. Des casques de réalité virtuelle sont également disponibles pour vivre ce moment en totale immersion.
Le moment phare de la visite a lieu dans la réplique de la Salle des Taureaux , qui offre une expérience immersive et sensorielle. «. On voyage dans l’imaginaire de nos ancêtres, qui sont des Sapiens, comme nous, et qui ont peint dans cette grotte de Lascaux. Nous nous sommes interrogés sur leur vision du monde, ce qu’ils ont voulu exprimer à travers leur peinture, en sortant des interprétations scientifiques. Nous avons pris cette petite dose de liberté. »
Au programme : Intervention émouvante et message.
Cyril est sapeur-pompier volontaire depuis Octobre 2023, 2ème classe encore dans sa formation initiale. Une fois celle-ci terminée, il sera 1ère classe. Il lui reste à ce jour 2 formations à effectuer pour finir sa formation initiale : l’une sur les opérations diverses et l’autre sur les secours routiers. Sa caserne se situe à Lamontjoie (47 310) dans le Lot-et-Garonne. Ce charmant petit village de 600 habitants se trouve à une vingtaine de kilomètres d’Agen. Cyril se confie sur son engagement récent : « J’ai décidé de rentrer chez les pompiers car je peux donner de mon temps et venir en aide aux personnes. La vie a ainsi encore plus de sens à mes yeux. »
Le saviez-vous ? Les habitants de Lamontjoie sont les montjoyards.
La caserne existe depuis 1909. Le chef de centre est également le Maire du village, Pascal Boutan. Le type d’interventions le plus courant pour le centre est le secours aux personnes.
Cyril et ses collègues réalisent entre 150 et 200 interventions par an. L’année 2024 a totalisé 166 interventions. Soit : 70% de secours aux personnes, 13% accidents sur la voie publique, 13% d’incendies et 4% en opérations diverses. Le CIS (centre d’intervention et de secours) compte 23 sapeurs-pompiers volontaires dont 2 femmes. Cyril revient pour nous sur une intervention particulièrement délicate et émouvante. Le hasard a voulu qu’il soit appelé chez le père d’un de ses amis. Il a dû gérer son stress et son émotion pour lui venir en aide et ainsi lui sauver la vie. Merci à lui et à ses collègues présents ce jour-là. Cette anecdote est encore ancrée dans la mémoire de Cyril.
Cyril travaille au sein de la Mutuelle Prévifrance.
Depuis Février dernier, Cyril est le Président de l’Amicale des sapeurs-pompiers de Lamontjoie. Il fait également partie du comité des fêtes en tant que bénévole. Cela lui permet de s’investir encore un peu plus pour la cohésion du groupe en organisant certaines manifestations. Comme les marchés de producteurs qui se tiennent tous les jeudis soirs de Juillet à début Septembre et qui réunissent jusqu’à 800 à 1000 personnes. L’Amicale organise aussi un fameux repas gaulois qui ramène 400 personnes début Août. Au programme : cuisson de sangliers à la broche et apéritif façon « potion magique ». Les visiteurs peuvent venir en costumes de gaulois ou de romains. A cette occasion, les pompiers eux aussi déguisés organisent une petite mise en scène pour amuser le public.
Le nom annonce la couleur. Quand on s’appelle Jardin littéraire de sculptures, la dimension de jardin artistique est évidente. Perdu en Dordogne, près du village de Bassillac et Auberoche, le lieu a été créé par Line Baty et Jean-Claude Sadoine. Elle travaille le tissu, lui le métal, mais il a longtemps été photographe globe-trotter et officie désormais également comme conteur.


Leur terrain de jeu ? Un terrain de 12 000 m², où plantes, légumes, arbres et arbustes s’épanouissent dans un environnement des plus naturels. Le couple y a disposé de nombreuses sculptures et installations qui illustrent des citations d’écrivains.


Et parmi tous les auteurs représentés dans ce jardin artistique, il en est un qui occupe une place à part dans le jardin, puisque c’est l’espace qui lui est dédié qui ouvre la visite. Mais aussi et surtout dans le cœur de Jean-Claude qui a découvert “l’homme aux semelles de vent” quand il avait 15 ans.
Comme lui, Jean-Claude a beaucoup voyagé – la dimension tragique en moins ! – accompagné de Line qui, sur le tard, a également exploré sa fibre créatrice. Dans son jardin, le couple ne prétend à rien d’autre que d’offrir un moment de réflexion philosophique sur le monde. On y croise Baudelaire, Kafka, Proust, Flaubert, Hugo…




Mais qu’on ne s’y trompe pas : ce jardin artistique se veut tout sauf élitiste. On peut y déambuler à loisir, avec ou sans le fascicule qui explique ce que l’on voit. C’est avant tout un lieu de liberté comme il en existe finalement assez peu sur le même modèle. Qui offre chaque année une thématique propre à s’enrichir intellectuellement.
Cette saison, vous visiterez ainsi la grande bibliothèque d’Alexandrie au rythme de la narration de Jean-Claude. Sans oublier, bien sûr, “La Parade Sauvage”, balade contée consacrée à son cher Arthur.
Le programme Femmes Entrepreneuses a été lancé en 2018 à l’initiative de Fabienne Dulac, alors directrice générale d’Orange France. Celui-ci a pour objectif de promouvoir l’entrepreneuriat féminin au sein des territoires, en mettant l’accent sur les secteurs du numérique et des technologies, où les femmes demeurent encore peu représentées. Et ce, malgré l’importance croissante du digital dans notre société et le rôle déterminant que les femmes peuvent y jouer pour bâtir le monde de demain.
Les femmes représentent en effet 28 % de la chaîne entrepreneuriale, à la campagne comme en ville.
Elles sont par ailleurs 53 % à rencontrer des difficultés à trouver un financement pour concrétiser leur projet de reprise contre 34 % chez les hommes (selon des chiffres publiés le 7 mars 2025 par le ministère de l’Économie).
Ainsi, chaque année, près de 100 femmes entrepreneures bénéficient de cet accompagnement proposé par Orange. Issues de diverses régions, elles sont soutenues à la fois par une équipe nationale et par les antennes locales de l’entreprise, assurant ainsi un suivi de proximité.
Découvrez le témoignage de deux des douze entrepreneuses soutenues par Orange : Julie Aubert et son entreprise Elda Technology et Emmanuelle Péré à la tête d’Izilist. Ainsi que le témoignage de Julien Anselme, directeur des projets innovants d’Orange pour le Grand Sud-Ouest.
Dominique Broustau, ancien rugbyman et chef d’entreprise, consacre une importante partie de son temps et de son énergie à organiser et accomplir des exploits. Son but est ainsi de contribuer au financement de la lutte contre le cancer. Son prochain défi est intitulé Traverser Vivre. Il symbolise la traversée de la maladie pour mieux la vivre et en guérir, et s’adresse autant aux malades qu’à leurs aidants.
Après, entre autres, la traversée du bassin d’Arcachon, il s’agit cette fois de parcourir à la nage les 34 kilomètres de la traversée de la Manche, mais le long de la côte landaise, en partant du gouf de Capbreton. Le Landais d’origine va ainsi nager en pleine mer et se fondre dans l’élément aquatique. Il va notamment devoir se nourrir de son énergie car le défi est physique.
Ce défit est aussi la concrétisation d’un rêve né alors qu’il était en salle de radiothérapie, allongé sur une table. Au-dessus de celle-ci est affichée une photo du bassin d’Arcachon. Sa décision est alors prise : il ne se concentre plus sur la maladie, mais sur ce rêve qu’il réalisera quelques années plus tard, une fois guéri de son cancer et de ses récidives.
Dominique Broustau est désormais engagé dans une préparation de 16 mois, jusqu’en juin 2026, en piscine et en mer. L’objectif de ce défi serra ensuite de récolter un maximum de dons. Cette collecte servira à créer et soutenir des dispositifs, des soins de support, des programmes d’accompagnement à la reconstruction mentale et physique de personnes touchées par le cancer, en amont, en cours ou post-thérapie. Les fonds serviront aussi à accompagner les malades vers le chemin de la résilience.
Dominique Broustau affirme qu’il est possible de faire face à la maladie seul, mais que ce combat se gagne en équipe. Il faut accepter, dit-il, de partager l’épreuve avec la famille et les amis. Il le démontre d’ailleurs avec les nombreuses personnes mobilisées autour de lui pour l’épauler dans sa préparation. Selon lui, tous les signes de soutien sont une source d’ondes positives qui irradient le cœur et renforcent les défenses immunitaires. Il conclut en partageant que cette thérapie peut paraître irrationnelle, mais elle est très puissante.
Tous les dons sont au profit direct de la Ligue contre le cancer.
Depuis quatre ans, se déroule, le jeudi de l’Ascension, un événement solidaire et sportif au profit de la recherche sur les sarcomes : la Course du Petit Prince. Cette année, celle-ci a donc lieu le 29 mai, toujours à la forêt du Bourgailh, à Pessac, en Gironde. Au programme, des courses et des marches pour les adultes et les enfants.

La Course du Petit Prince est une initiative de Marie et Jean-François Subilleau, parents de Corentin, décédé à la suite d’un sarcome. Ce cancer rare se développe dans lesdits tissus mous type muscles, os, cartilages, etc. Il représente 1% des cancers chez l’adulte et 15% chez l’enfant.
À l’occasion de cette nouvelle édition, écoutez cet échange croisé avec Marie Subilleau et Sabine Trouillet, maman de Chloé, décédée d’un sarcome l’an dernier.
Les dons récoltés seront reversés au programme RHU Condor.
Au programme : Chouettes retrouvailles et feu d’appartement
Julien est pompier depuis 27 ans. 7 ans comme sapeur-pompier volontaire puis 20 comme professionnel dont 16 en qualité d’officier. Sa vocation lui est venue très tôt puisqu’il était scolarisé avec des petits camarades eux-mêmes fils de pompiers pour la plupart. C’est donc tout naturellement, vers l’âge de 6-7 ans qu’il débute aux JSP (Jeunes Sapeurs-Pompiers). Julien occupe aujourd’hui la fonction de « Chef de groupement prévention ». Cela consiste à éviter la survenue de sinistres dans les établissements recevant du public (ERP). Mais aussi dans les industries et habitations ou encore à l’occasion de grands rassemblements. Cela concerne les écoles, collège, lycées, EHPAD, salles polyvalentes entre autres. Julien et ses hommes étudient la conformité des bâtiments via leurs dossiers de travaux. Puis des inspections périodiques sont assurées tous les 3 à 5 ans pour vérifier leur bonne tenue. La Prévention n’est pas le domaine réservé des pompiers . Elle s’exerce aussi via les commissions de sécurité dans lesquelles siègent les services Préfectoraux, les élus locaux, Police, Gendarmerie ou encore DDT (Direction Départementale des Territoires).
Ce que Julien apprécie le plus dans sa fonction ? La pédagogie.
Un chef de centre se doit de maintenir le potentiel opérationnel de son unité. Il gère ainsi les hommes (planning), les compétences (formation et maintien des acquis), les engins et le casernement. Les notions de délégation, de supervision mais aussi de confiance sont primordiales. Tout comme miser sur l’intelligence collective, la prise d’initiatives et la capitalisation de la ressource. L’un des aspects les plus importants pour bien commander est l’écoute active. Veiller sur ses hommes, leurs envies, leurs besoins est une preuve de respect pour eux. Julien tient beaucoup à ces notions évoquées tout en ajoutant que la bonne humeur doit aussi être de la partie. Commander seul c’est s’isoler et donc, à longue ou brève échéance, nuire aux hommes, au chef et au service.
Un des leitmotivs de Julien : ‘’Croyez en vous’’.
Julien nous raconte l’anecdote d’un feu d’appartement qui aurait pu causer d’énormes dégâts. Heureusement, grâce à l’intervention de ses hommes, la catastrophe a été maîtrisée. Il s’agit de la batterie au lithium d’une trottinette qui a pris feu. Soyez extrêmement vigilant et mettez une batterie compatible à votre engin. Une batterie non adaptée sur une trottinette par exemple peut entraîner une surchauffe. Puis une petite explosion peut provoquer un incendie. Achetez donc une batterie adaptée et faites vérifier son état périodiquement. C’est une petite contrainte comparée aux dégâts qu’une batterie endommagée ou inadaptée pourrait provoquer.
Qu’il s’agisse de feuilles, d’écorces, de fleurs ou même de bourgeons, les plantes sont, depuis toujours, des alliées santé. Elles sont d’ailleurs à la base de la plupart des médicaments d’antan et d’aujourd’hui. Elles sont par ailleurs régulièrement consommées en fin de repas dans des tisanes gorgées de plantes et fleurs diverses aux propriétés apaisantes et calmantes.

Il y a, en effet, dans les plantes, une forme de magie offerte par la nature. Ces petits cadeaux naturels, qui se mangent, se croquent, se boivent, s’infusent présentent de multiples propriétés. Les jardins, les parcs et les bois regorgent d’ailleurs de plantes comestibles peu connues, qu’il est tout à fait possible de cueillir de façon raisonnée.
C’est le métier de Morgane Peyrot. Passionnée par le vivant et autrice de plusieurs guides naturalistes, elle organise, à Bordeaux, des balades en nature. L’objectif est ainsi d’apprendre à reconnaître certaines plantes qu’il est possible de consommer quotidiennement.
Immersion et balade au parc de Mussonville, à Bègles, près de Bordeaux. Un écrin de nature de 40 hectares idéal pour découvrir quelques plantes comestibles et plus encore.
« Donner aux enfants du pouvoir sur leur corps et sur leur vie en société. » C’est ainsi qu’Alice Lamoureux résume son métier. Cette dernière est formatrice, conférencière et consultante en éducation à la vie sexuelle et intime de 0 à 12 ans, à Bordeaux. À son compte, elle a créé son site Internet Petits Corps, Super Pouvoirs.

Elle y aborde son approche et différentes thématiques : le corps et ses transformations, le consentement, les stéréotypes de genre, les relations saines et égalitaires… Celles-ci se retrouvent également dans différents ateliers à destination des enfants et de leurs parents. Elle forme par ailleurs les personnes qui travaillent au contact du jeune public.
Ces mêmes thématiques se trouvent dans le programme Evars (Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle), mis en place de la maternelle au lycée. Pourtant obligatoire, « moins de 15% des élèves bénéficient d’éducation à la sexualité », rapporte une étude de 2021 de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche.
Pourquoi l’éducation à la vie intime, sexuelle et affective est importante ? Quels sont ses bénéfices pour les enfants ? Pourquoi est-ce important d’impliquer les adultes ? Alice Lamoureux répond à nos questions.