À l’hôpital Necker-Enfants Malades, l’association Rêve de Cinéma offre des projections de films aux enfants hospitalisés. Alors moi, Jeanne, reporter d’Air Zen, j’ai décidé de vous le faire entendre de l’intérieur !
Sandrine Ranaivosata, responsable de l’association, m’explique : “Nous apportons des films à l’affiche dans les hôpitaux pédiatriques et d’autres établissements pour les publics empêchés.
Cette initiative permet de rapprocher le cinéma des enfants, leur offrant des moments de détente et de joie.”
Depuis plus de 20 ans, Rêve de Cinéma s’engage à divertir les enfants et à leur apporter du bonheur. Grâce à un matériel professionnel, les projections sont de qualité !
Sandrine souligne l’importance de ces projections : “Je vis le film au travers des réactions des enfants, c’est une expérience unique.
Cela crée des liens et favorise le partage d’émotions entre les petits et leurs familles”.
Salut, c’est Jeanne ! Et il paraît qu’on récemment eu (encore) un nouveau premier ministre. Moi, je vote…mais j’avoue que je n’y comprends plus grand chose. Il faut dire que les politiques ne font aucun effort pour vraiment parler aux gens. Je ne veux pas faire de généralités mais… il n’y en a pas beaucoup qui ont l’air de nous prendre en compte, nous, les personnes en situation de handicap.
Si j’étais présidente, j’instaurerai des discours en FALC ! Le Facile A Lire et à Comprendre. Cela permettrait de ne pas nous exclure. Mais je suis sûre que ça faciliterait la tâche de plein de gens, pas juste les personnes en situation de handicap.
Alors je jette une bouteille à la mer. Si vous pouviez la faire passer à M. Lecornu, ça serait très gentil. En attendant, vous pouvez écouter mes autres confidences en vous abonnant à la collection “Le cœur de Jeanne”, sur les plateformes de podcasts. Ou en suivant mon compte instagram.
Chaque année, durant le dernier week-end de septembre, la Fédération française des Associations des Chiens guides d’aveugles (FFAC) organise la Journée des Chiens Guides.
Cette journée est l’occasion de mieux comprendre la déficience visuelle et ses enjeux.
À travers 14 centres d’éducation français, le grand public pourra ainsi découvrir le rôle essentiel du chien guide. Ils pourront également comprendre la chaîne de solidarité qui rend possible toutes ces actions.
Au quotidien, le chien guide a pour mission de briser l’isolement et de faciliter les déplacements.

Ce dimanche 28 septembre, des personnes en situation de handicap, des familles et des curieux ont ainsi rendez-vous au sein de l’Association de Chiens Guides d’Aveugles de Lyon et du Centre-Est. Située à Misérieux dans l’Ain, l’association propose une journée d’immersion dans l’univers de ces compagnons de vie.
Des démonstrations et des ateliers de sensibilisation viendront alors rythmer le programme. Et pour celles et ceux qui sont intéressés pour devenir famille d’accueil, il sera par ailleurs possible de retrouver toutes les informations nécessaires.
Salut c’est Jeanne ! Je vous ai déjà parlé d’Yves ? Il m’accompagne une à deux fois par semaine dans mon travail à AirZen Radio. On réfléchit ensemble aux sujets, on va sur le terrain, il m’aide à bien m’organiser dans mes enregistrements et mes réunions… C’est que, le travail, c’est peut être facile pour vous mais pour moi cela peut être difficile à suivre.
Comme moi, plusieurs dizaines de jeunes porteurs de trisomie 21 sont accompagnés par son association, Access Job, dans leur milieu professionnel. Et chaque mercredi, Access Job propose aussi des sorties culturelles, pour que les jeunes se rencontrent.
J’ai donc pu participer à une projection de cinéma ! J’étais au Grand Rex, la classe non ? On a regardé le film “Karaté Kid”. Et j’ai adoré. Mais avant, j’ai tendu mon micro à plusieurs de mes amies. Pour l’écouter, il suffit de cliquer sur la petite capsule sonore en haut de l’article.
“Il y a des personnes qui sont en fauteuil et qui doivent utiliser une sonde pour aller aux toilettes. Sur leur fauteuil, elles ne peuvent pas se soulever beaucoup pour retirer leur pantalon. Il faut des ouvertures très longues au niveau de la braguette. C’est ce type de vêtements que nous devons inventer”, explique Laurie Thébault, déléguée générale du Labo Indigo.
Cette association pense des pièces uniques, adaptées au handicap, qu’elle développe avec des créateurs de modes alsaciens. Chaque vêtement doit aussi correspondre au goût de la personne qui va le porter.
“Nous avons aussi conçu une veste avec des soufflets dans le dos. Cette coupe en accordéon permet d’écarter le tissu pour éviter une pression des membres de la personne. Cela facilite également l’enfilage d’une veste, par exemple. Et si la personne est en fauteuil, on doit réfléchir à des coupes courtes au niveau des vestes pour éviter un pli disgracieux.”
Chaque année, Labo Indigo organise son défilé de mode “pour tous”. Le dernier, intitulé “Magnétique”, s’est tenu à Ostwald en mai dernier et a permis à des personnes porteuses de handicap d’être sublimées et de défiler sur scène.
L’association contribue aussi à une nouvelle formation professionnelle en un an sur la mode adaptée, au lycée Jean Rostand à Strasbourg.
Les échecs ont toujours fait partie de la vie de Mathieu Dufort. En juin dernier, ce professeur de maths de Cherbourg, dans la Manche, est devenu champion de France des joueurs d’échecs présentant un handicap visuel.
Mais ce titre n’était pas le premier. Mathieu est en effet déjà champion de France 2023 et vice-champion 2024. Plus jeune, il a également participé aux championnats de France et a même décroché le titre de champion de France des lycées. Devenu progressivement non-voyant, Mathieu s’apprête désormais à réintégrer les compétitions valides. Il nous raconte.
Du 11 mai au 11 juillet derniers, Adrien Charle a parcouru la France sur son vélo. Son objectif : rencontrer les acteurs de terrain engagés autour de l’autisme.
En tout, il a avalé 3 200 km pour échanger et donner la parole à celles et ceux qui y sont confrontés et mettre en avant les initiatives. Familles, aidants, professionnelles… son voyage l’a conduit aux côtés des différents acteurs liés aux troubles du spectre de l’autisme (TSA). Sur son chemin, Adrien a également organisé des ateliers de sensibilisation auprès du grand public.
Avec ses grands yeux expressifs et son allure de petit compagnon mobile, Buddy n’est pas qu’un simple gadget. Conçu par la start-up française Blue Frog Robotics, ce robot social a été imaginé pour susciter l’empathie et instaurer une relation de confiance avec les enfants. Dans les Instituts médico-éducatifs (IME), il devient un médiateur émotionnel, un outil pédagogique et parfois même un déclencheur de parole.
Les enfants avec troubles du spectre de l’autisme (TSA) sont souvent sensibles aux routines, aux interactions simples et aux environnements prévisibles. Buddy, lui, parle de façon lente, répétitive, sans ironie ni sous-entendu. Il peut poser des questions, raconter des histoires, proposer des jeux. Cette stabilité comportementale rassure les enfants, qui s’engagent alors plus facilement dans la communication.
À travers des applications développées en collaboration avec des professionnels de l’autisme, Buddy propose des exercices adaptés. Par exemple, il aide à reconnaître les émotions grâce à des visages et des mises en situation. Il fait également travailler la motricité et la concentration à travers la musique.
Enfin, des modules personnalisables permettent aux éducateurs de s’adapter à chaque enfant. Lors des séances, les enfants apprennent à nommer ce qu’ils ressentent, à interagir avec le robot puis, petit à petit, avec leurs camarades ou les adultes.
À l’IME de Neuilly-sur-Seine (92), Buddy a ainsi été intégré dans plusieurs groupes d’enfants âgés de 6 à 12 ans. L’équipe éducative y voit une véritable opportunité : certains enfants jusque-là non verbaux ont commencé à exprimer des mots en interagissant avec le robot. Pour d’autres, c’est la régularité des séances avec Buddy qui apporte un repère, un moment attendu dans la semaine. Loin de remplacer les éducateurs, Buddy enrichit ainsi l’équipe et devient un outil complémentaire de médiation.
Buddy ne se contente pas d’animer des ateliers. Il peut aussi rappeler les routines du quotidien, aider à exprimer un besoin ou proposer un moment calme. En encourageant l’autonomie dans un cadre bienveillant, il participe à un objectif plus large : accompagner les enfants dans leur développement tout en respectant leur rythme et leurs particularités.
Face aux résultats prometteurs, plusieurs IME souhaitent désormais se doter de leur propre robot Buddy. Des expérimentations sont d’ailleurs en cours dans d’autres établissements d’Île-de-France et partout en France. Si les financements suivent, Buddy pourrait devenir un outil plus largement déployé dans les structures éducatives spécialisées.
Mattys Lentini, 18 ans, travaille au sein de la fromagerie marseillaise Kalou. Début juin, il a décroché le titre de meilleur apprenti de France dans la catégorie crémier-fromager. Une grande fierté pour le jeune homme atteint de dyslexie sévère.
Mattys est ainsi devenu le premier travailleur en situation de handicap à obtenir ce titre tant convoité. Un message d’espoir qu’il souhaite transmettre.
Johann Culianez et Guillaume Pertuisel se sont connus grâce à leurs filles, scolarisées dans la même école. Tous les deux ont brutalement été confrontés au handicap et, face à ces expériences de vie, ils ont décidé de monter ensemble l’association Kulmine.

À travers cette nouvelle aventure, les deux amis souhaitent repousser les limites du handicap à l’occasion de défis sportifs. Ainsi, Johann et Guillaume veulent prouver qu’il est possible de réaliser ses rêves malgré un handicap.
Pour concrétiser cet engagement, les deux amis se lancent dans un défi inédit : emmener Yohann, tétraplégique, au sommet du Mont Blanc à l’aide d’une joëlette, un fauteuil tout terrain. Cet exploit permettra de diffuser un message d’espoir à destination de toutes les personnes en situation de handicap.
De nombreux obstacles attendent l’épique de Kulmine lors de cette ascension. Cependant, pour Yoann et Guillaume, la résilience, la cohésion ainsi que l’altruisme seront les clefs pour rendre l’impossible accessible.
Depuis 2002, Handicap.fr est le 1er média d’informations en ligne sur tous les sujets liés au handicap et à l’autonomie des personnes handicapées. C’est aussi une équipe de personnes engagées qui mettent leurs énergies et leurs différences au service d’un objectif, celui d’une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans la société.
La Philharmonie s’adapte à son public et notamment aux personnes sourdes et malentendantes. L’espace parisien propose à ces dernières non seulement des boucles magnétiques, mais aussi des gilets vibrants qui retranscrivent les basses du concert en vibrations corporelles.
Des concerts “chansignés” en langue des signes française (LSF) sont aussi programmés environ trois fois par saison. Enfin, les fameux concerts Relax offrent un espace de détente, permettant de vocaliser librement ou de boire un verre sans gêner les autres.
“Cela passe par la formation des équipes, qu’il s’agisse de l’accueil, de la billetterie, ou de la médiation”, souligne Helen Lamotte, responsable du pôle accessibilité. Selon elle, on ne peut pas parler d’inclusion si les personnes en face de vous ne savent pas comment accueillir, écouter, adapter leur posture.
Des sessions sont par ailleurs organisées avec des associations spécialisées pour sensibiliser aux différents types de handicap – moteur, cognitif, sensoriel, psychique – et transmettre une culture de l’attention.
L’exposition “Disco” est ainsi conçue pour offrir une expérience immersive aux personnes aveugles ou malvoyantes. Des dispositifs tactiles permettent alors de découvrir les formes et textures des objets, tandis que des descriptions audios détaillées racontent l’histoire et l’ambiance de l’exposition. Des parcours sonores et des vibrations complètent le dispositif pour faire « ressentir » la musique autrement.
Depuis 2002, Handicap.fr est le 1er média d’informations en ligne sur tous les sujets liés au handicap et à l’autonomie des personnes handicapées. C’est aussi une équipe de personnes engagées qui mettent leurs énergies et leurs différences au service d’un objectif, celui d’une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans la société.
Lors des Jeux paralympiques de Paris, le grand public a pu découvrir des athlètes de haut niveau déterminés à dépasser leur handicap. Cette mise en lumière a été une très bonne chose selon la réalisatrice Sandrine Brotons. C’est pourquoi, à son tour, elle a voulu valoriser celles et ceux qui ont un parcours exceptionnel.
Dans sa série documentaire “Zoom”, Sandrine s’est tournée vers ces athlètes en situation de handicap en se concentrant sur l’humain avant tout. Pour elle, il était important de prouver que ces hommes et ces femmes ne se définissent pas essentiellement par leur handicap.
Dans sa série “Zoom”, la réalisatrice s’est complètement immergée dans le quotidien de ces athlètes de haut niveau. Chaque épisode est un portrait inspirant d’une personnalité forte à l’histoire de vie inédite. Entre les entraînements et les moments de vie, Sandrine n’a pas non plus hésité à montrer les difficultés rencontrées. Le manque de financement, les études, le travail à côté des entraînements sont ainsi des réalités distillées au fil des épisodes.
Cette série, qui comporte deux saisons, est à retrouver sur Cortex Média TV et TV5 Monde.
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Du 2 au 4 juin derniers se tenait la 7ᵉ édition de l’Handisport Open Paris. Cette compétition est devenue une incontournable du circuit mondial handisport. Le stade Charlety accueillait pour l’occasion l’élite du para-athlétisme international. Plus de 400 athlètes étaient ainsi réunis, représentant près de 60 nations. L’occasion de faire un point sur l’héritage des Jeux de Paris.
Les acteurs du parasport ressentent-ils les effets bénéfiques du succès de cet événement et un héritage ? Rencontre avec Gaël Rivière, président de la Fédération Française Handisport, et Guy Ontanon, manager de la performance du para-athlétisme français. Mais aussi avec Antoine Praud, para-athlète spécialiste du 1500 mètres, médaillé aux Jeux de Paris.
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Aveugle de naissance, auteur, ancien homme politique, conférencier, enseignant, ingénieur, Hamou Bouakkaz est un homme aux multiples casquettes qui se bat pour plus d’inclusion des personnes en situation de handicap dans le monde professionnel. En 2023, le taux de chômage de ce public était de 12% en France, alors que celui de l’ensemble de la population active s’établissait à 7%.
L’ancien homme politique est désormais à la direction de Lemon Adds, qui propose des formations pour sensibiliser les entreprises au handicap au travail, promouvoir la diversité et ainsi briser les préjugés que les employeurs peuvent avoir. Ces formations se composent de huit modules de 15 à 30 minutes.
Quel est le contenu de cette formation ? À quel point est-elle impactante ? Pourquoi Hamou Bouakkaz a fait de l’inclusion en entreprise son cheval de bataille ? Il apporte des éléments de réponse lors de notre échange.
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César Lafont, 11 ans, et sa mère Marine Dufour se sont lancés dans un beau défi. Ensemble, ils vont parcourir 1 500 km, entre mai et juillet, en suivant le chemin de Compostelle. Pour ce périple à pied, ils partiront de Haute-Loire jusqu’en Espagne en passant par différentes régions, comme la Dordogne.
L’objectif de l’aventure est de souligner les difficultés rencontrées par César dans son quotidien. Notamment les barrières du handicap pour sa scolarisation. Car César souffre de paralysie cérébrale et d’autisme depuis sa naissance. Ce défi est aussi un moyen, pour le fils et sa mère, de partager de beaux moments et d’alerter les pouvoirs publics sur le handicap et le manque de moyens alloués. Marine a d’ailleurs créé en ce sens l’association César marche avec vous.
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En partenariat avec la Fondation VISIO, l’exposition “Disco, I’m coming out’, visible à la Philharmonie de Paris, propose une expérience inclusive qui plonge les participants dans l’univers vibrant du disco.
L’exposition retrace ainsi l’histoire de ce mouvement révolutionnaire à travers une sélection d’archives audiovisuelles riche, mais aussi de photographies, de costumes, d’instruments et d’œuvres d’art.
Un parcours spécifique en audiodescription a par ailleurs été conçu. Celui-ci permet aux visiteurs déficients visuels de s’immerger totalement dans l’histoire du disco. Le dispositif se compose ainsi de plusieurs outils pensés pour enrichir la visite. Un visioguide propose par exemple une description détaillée des œuvres emblématiques.
Cinq planches tactiles reproduisant en relief des pièces majeures de l’exposition sont également disponibles. Celles-ci permettent aux visiteurs de ressentir les formes, les textures et les volumes des objets iconiques du mouvement disco. Enfin, un livret en braille et en gros caractères, conçu pour rendre l’information accessible et comprendre les œuvres et l’histoire du disco, est distribué.
Afin d’approfondir cette expérience, la Philharmonie de Paris propose des visites tactiles animées par des conférenciers spécialisés. Ces sessions offrent au visiteur l’opportunité de manipuler des reproductions en relief d’objets emblématiques du disco, d’explorer les matières et les formes caractéristiques de ce mouvement. Une véritable invitation à sentir le rythme et l’énergie du mouvement à travers le toucher. Ces visites interactives sont limitées à des groupes de 15 personnes, permettant une approche personnalisée et immersive. Le programme vise ainsi à rendre la culture accessible, tout en respectant les spécificités des différents publics.
« L’accès à la culture pour les personnes déficientes visuelles est un enjeu essentiel. Grâce à des dispositifs innovants et immersifs, nous permettons aux personnes aveugles ou malvoyantes de s’approprier pleinement le patrimoine culturel. L’exposition « Disco, I’m coming out » est un bel exemple de collaboration réussie entre les acteurs culturels et les experts de l’accessibilité. », explique Pascale Humbert, directrice de la Fondation VISIO.
Près de 1,7 million de personnes sont atteintes d’un trouble de la vision, en France, dont environ 207 000 sont aveugles ou profondément malvoyantes. Il est donc impératif de développer des solutions pour permettre à ces dernières de découvrir et d’interagir avec le patrimoine culturel.
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L’idée de L’Extratypik est née d’une expérience douloureuse vécue par Siham avec son enfant, porteur de handicap. Face aux difficultés rencontrées lors des visites chez le coiffeur – bruits, lumières vives, gestes brusques –, elle a décidé de créer un espace adapté.
« J’ai créé L’Extratypik parce que je ne trouvais aucun lieu où mon propre enfant pouvait se faire coiffer sans stress. J’ai voulu inventer ce qui n’existait pas encore », explique-t-elle.
L’Extratypik se présente sous la forme d’un camion aménagé en salon de coiffure mobile. Il a été conçu en collaboration avec des professionnels du handicap et des spécialistes en socio-coiffure.

Ce salon itinérant se déplace auprès des familles, des associations et des structures spécialisées, offrant des prestations sur mesure. Il dispose ainsi de renforçateurs pour encourager les comportements positifs et d’un minuteur pour structurer les temps de coupe, mais également d’un mur d’images pour faciliter la communication. Les miroirs peuvent également être cachés pour limiter la surcharge émotionnelle.
Il y a par ailleurs une tablette pour aider les enfants non-verbaux et du matériel silencieux qui évite les bruits anxiogènes. Chaque détail a ainsi été pensé pour créer un environnement serein et inclusif, où chaque enfant peut se sentir en sécurité.
Consciente que certains enfants peuvent avoir besoin de temps pour s’adapter, Siham propose des visites blanches. « Ces rendez-vous de 30 minutes sont dédiés à la désensibilisation de la personne, pour la préparer à son premier rendez-vous coiffure. » Ces séances permettent à l’enfant de se familiariser avec l’environnement, le coiffeur et le matériel, sans obligation de coupe, réduisant ainsi l’anxiété et favorisant une expérience positive lors des futures visites.
Pour découvrir davantage sur L’Extratypik, prendre rendez-vous ou soutenir cette initiative, rendez-vous sur leur site Internet : www.lextratypik.com.
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Deux millions. C’est le nombre de personnes, en France, qui rencontrent des difficultés au quotidien pour s’habiller, par perte d’autonomie ou suit à un handicap temporaire ou permanent. La difficulté d’enfiler un vêtement est un problème trop souvent ignoré dans notre société. Mais, bonne nouvelle, trois amies ont trouvé la solution pour faire face à ce problème : l’adaptelier.
Ainsi, dans le nord de la France, elles transforment les vêtements ordinaires en habits ergonomiques et adaptés. Le tout sur mesure et en consrevant le style et l’identité des personnes. Objectif pour le trio ? Associer mode et inclusion.
Pour faire adapter ses vêtements, partout en France, rendez-vous sur le site de l’adaptelier pour connaître la procédure à suivre. Celle-ci permet de choisir les adaptations à réaliser, mais aussi les pièces de mercerie (aimant, scratch, pression ou encore zip).






Les professionnels du médico-social et souhaitant s’engager dans la qualité de vie au travail de leurs collaborateurs peuvent contacter l’adaptelier au 07 57 02 20 72 ou par mail [email protected] pour avoir davantage d’informations.
Pour aller plus loin > Autour du Tissu : pour une mode plus accessible et responsable
Delphine est aide-soignante et, sur son temps libre, elle a pris l’habitude de coudre. Une activité qui lui vient de sa grand-mère. Un jour, elle décide de lier l’utile à l’agréable en cousant pour répondre aux besoins des patients de l’hôpital. Très vite, elle se rend compte de la demande grandissante et crée l’association Les Cousettes Solidaires.
Aujourd’hui, avec l’aide d’une équipe de bénévoles motivées, elle confectionne des habits et des accessoires pour répondre aux besoins des personnes hospitalisées ou en situation de handicap.

Delphine utilise régulièrement des tissus issus de l’hôpital pour leur donner une seconde vie. Grâce à la boutique, les cousettes récupèrent également des dons pour acheter le matériel nécessaire et se lancer dans de nouveaux projets.
Avec cette association, sa fondatrice espère également offrir la possibilité aux bénévoles de pratiquer la couture thérapie tout en se sentant utile. Elle espère ainsi propager un esprit de solidarité et de transmission.
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De nombreux trajets peuvent poser problème aux personnes non-voyantes, malvoyantes ou en situation de handicap. De simples balades ou rendez-vous administratifs peuvent en effet être semés d’obstacles.
C’est pour cela que l’association APF France handicap Bas-Rhin et la Fondation Raoul-Clainchard ont créé un bracelet intelligent à destination de ces publics. Cet accessoire permettrait ainsi de gagner en autonomie lors des déplacements. Trente-cinq bracelets sont pour l’heure à l’essai en Alsace et Moselle.
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