Agriculture bio : aider les cerisiers et ses fruits très recherchés

Pour les enfants (et les plus grands), si la cerise a beau être délicieuse, elle n’en reste pas moins énervante par son noyau sur lequel on se casse les dents. Pour l’agriculteur, c’est pareil. Patrick Augier a beau l’adorer, il la trouve capricieuse.

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Pour que la bio vive, il faut diversifier nos recettes de cuisine

1 - Pour que la bio vive, il faut diversifier nos recettes de cuisine

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Cerises : celles qu’il faut éviter, celles qu’il faut privilégier

2 - Cerises : celles qu’il faut éviter, celles qu’il faut privilégier

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La cerise : une production à aider

3 - La cerise : une production à aider

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Depuis la reprise de la ferme familiale en 1996, Patrick Augier n’a pas arrêté de produire ses cerises dans le Luberon, près d’Apt. Une production qui est “capricieuse” assure-t-il. Certes, les cerises aiment le terrain du Vaucluse, mais ne supportent pas les coups de gel ni les pluies du printemps. Plus généralement, elles n’aiment pas les changements de température brusques.

A N N O N C E

Surtout, leur fragilité depuis 10 ans vient de leur ennemi numéro 1 : la mouche drosophile. “C’est une des raisons qui explique que 80% des vergers ont disparu dans la dernière dizaine d’années. Qu’ils soient en bio ou conventionnel, les cerisiers disparaissent”, déplore l’agriculture.

Adapté au terroir

Seule la pose d’un filet spécial a prouvé son efficacité pour empêcher la mouche de détruire les récoltes. Malgré ces difficultés, Patrick Augier continue de produire des cerises. Il va même plus loin : “C’est un fruit adapté à notre terroir, assez recherché par la clientèle. J’ai reconverti les vergers avec des nouveaux petits arbres adaptables pour supporter la pose d’un filet.”

Surtout, cette solution s’associe parfaitement avec une production en agriculture biologique qu’il plébiscite : “Quand c’est pas en bio, on met des insecticides pénétrants et très violents. Une cerise qui n’est pas bio, il ne faudrait pas la consommer. C’est difficile de dire ça. Un produit qui est pénétrant reste dans le fruit et, année après année, on en ingère.”

En bas du frigo

Une fois le label bio vérifié, Patrick Augier voit plusieurs critères de qualité et de fraîcheur : le pédoncule de la cerise doit rester attaché au fruit et être vert, le fruit doit, quant à lui, être brillant et bien rouge. Une fois acheté, le mieux est de les manger rapidement mais surtout ne pas les laisser dans la chaleur ambiante des maisons. “Il faut les garder au bas du frigo, à 6-10 degrés”, précise le paysan.

Il ajoute que “la cerise une fois cueillie à maturité n’évolue plus. Ce n’est pas comme une tomate, un melon, une pomme. Ça fait partie des caprices de la cerise. Elle n’évolue plus en terme de maturité.”