Avant de refermer le livre des vacances et d’ouvrir celui de la rentrée, laissez voyager votre imagination à travers les mots des autres. Mais quel livre choisir ? Un conseil : laissez-vous porter par l’avis des libraires.
Mélanie Moulinier en a fait sa profession en ouvrant une librairie en Gironde récemment : « J’étais bibliothécaire, mais devenir propriétaire d’un livre c’est se l’approprier, donc oui, quand on peut le garder, on se l’approprie… C’est magique d’avoir plein de mots chez soi. Et une œuvre peut changer la vie de quelqu’un. »
Mélanie Moulinier en est convaincue : les lecteurs ont besoin de partager ce qu’ils lisent. Quand les écrits marquent, on vient en discuter avec le libraire, on partage des auteurs, des histoires et tout cela se transmet. L’envie de partager, de ressentir, de voyager et de rencontrer de nouveaux personnages est si contagieuse. « Un livre qui m’a beaucoup marqué récemment c’est “Un océan, deux mers, trois continents” de Wilfried N’Sondé. C’est celui que j’ai le mieux vendu car j’en parlais avec beaucoup d’émotions. »
On s’attache à un livre autant qu’à un doudou, et l’avantage c’est que lire sur papier réduit notre stress et stimule notre imagination.
C’était encore de la science-fiction il y a seulement quelques années : voir un joint de bouilloire, un mécanisme de portail automatique ou un verrou de fenêtre se modéliser, devant nos yeux, en seulement quelques minutes ou quelques heures. La technologie de l’impression 3D est en pleine ébullition. Démocratisée en 2005 avec la levée des brevets, elle se réinvente chaque jour. Parmi les technologies en développement, les impressions holographiques.
Aujourd’hui, une dizaine de techniques existent, de la résine au filament, certaines étant plus complexes que d’autres. Mais surtout, on peut désormais imprimer chez soi, en 3 dimensions.
Les machines sont plus accessibles, les formations pas si longues ni difficiles. Infill Conseil, par exemple, en propose en Gironde. En une semaine seulement, on apprend à modéliser et à manier une imprimante 3D. “Pas besoin d’être ingénieur”, explique Steven Laurent, le fondateur de l’entreprise.
Aucune limite au niveau des formes, des matières, de l’imagination. Certains particuliers produisent des décors d’aquarium, d’autres des pièces pour leur voiture, de la décoration, des tableaux, des boutons spécifiques pour la couture… Tout est possible.

L’impression 3D est aussi le meilleur moyen de lutter contre l’obsolescence programmée. Tout, ou presque, est imprimable. D’autant plus que, depuis 2021, les fabricants de téléphones portables ou d’électroménager ont l’obligation de fournir les fichiers 3D des pièces qu’ils ne produisent plus. À terme, cela pourrait concerner d’autres secteurs.
En plus, les matières utilisées dans l’impression 3D sont beaucoup plus respectueuses de l’environnement : de la fécule de maïs ou de pomme de terre, de la peau de raisin pour la couleur ou la texture, des coquilles d’huîtres ou de moules, des bouteilles plastiques récupérées dans la mer…
Dans un futur proche, les pièces d’impression pourraient simplement être versées dans notre bac à compost domestique. Sans compter que l’on peut également broyer, faire fondre nos anciens objets imprimés pour leur donner une nouvelle vie. Une technologie qui n’a pas fini de nous surprendre.
Nous rapprocher de la nature, nous réapproprier le savoir en matière de plantes, nous sommes de plus en plus nombreux à le rechercher. Au fil des années, l’herboristerie Herbéo, à Bordeaux, a fait évoluer ses ateliers en formations, de quelques heures à plusieurs jours, dans les domaines de la phytothérapie et de l’aromathérapie.
“Parce qu’on a de plus en plus à dire. Et aussi, parce que les gens ont de plus en plus envie d’entendre et de comprendre, d’apprendre”, explique Edith Petitet, formatrice en phytothérapie, aromathérapie et cosmétiques naturels. “Il y a encore trois ou quatre ans, c’était une envie. Aujourd’hui, c’est devenu un besoin. Les gens ont soif de comprendre. Quand nous enseignons, on est très attaché à ce qu’ils n’apprennent non pas une somme de connaissances, mais soient capables de se débrouiller pour apprendre eux-mêmes. On essaie de leur inculquer, en première intention, une démarche.”
>>> Retrouvez la collection des Huiles essentielles avec François Petitet
Comment continuer d’apprendre demain ? Qu’est-ce qu’une propriété ? Une indication, une contre-indication ? Si l’on fait une macération huileuse, comment l’utiliser ? Une macération hydroalcoolique ? Il s’agira aussi d’avoir un esprit beaucoup plus critique lorsqu’on ira sur internet ou à travers les réseaux sociaux.
Pour autant, “il ne s’agit pas de prendre un bol d’une tisane de plantes antioxydantes une fois de temps en temps, explique Edith Petitet. Si l’on en mange au quotidien, c’est encore mieux.” Par exemple, ce midi-là, elle a préparé à ses stagiaires un taboulé de brocoli, une plante parmi les plus protectrices contre le cancer. Ils vont ensuite, ensemble, découper des plantes médicinales, qu’ils vont venir ajouter au plat. “Nous allons les consommer à tire préventif et d’apport des molécules dont nous avons besoin.”
“Il ne faut pas attendre le dernier moment pour se traiter avec des plantes médicinales. On peut, tous les jours, les consommer à des doses infra-thérapeutiques. Et encore, plus simplement, c’est prendre soin de soi au quotidien. Au lieu de boire deux cafés le matin, se faire une bonne tisane, avec un demi-litre de tisane abaissée de plantes fraiches, c’est l’arôme du jardin qui entre en soi”. Le but : tout mettre en œuvre pour mieux se porter de manière générale.
Les thématiques des ateliers et formations suivent les saisons. Au printemps et en été, les problématiques de poids sont souvent abordées, ou de préparation de la peau au soleil, de lutte contre la repousse du poil après l’épilation… En hiver, le rhume, la toux vont être au centre de nos préoccupations. “On fait généralement des ateliers de deux heures, on crée des phyto-remèdes contre les rhinites saisonnières, par exemple. Les stagiaires vont repartir avec la compréhension de ce qu’est une rhinite, comment la traiter et avec trois produits qu’ils ont réalisés : une tisane, une préparation à base d’aromathérapie, une huile essentielle, une poudre de plante ou une solution pour nettoyer le nez.
Au-delà du faire soi-même, d’optimiser son balcon, ou de pouvoir se préparer quelques décoctions au cas où, ils sont nombreux à se tester, à l’occasion de ces formations, afin de savoir s’ils se lanceront plus sérieusement, professionnellement, dans ce domaine. “Il faudrait trois ou quatre vies pour tout maîtriser, remarque l’une des stagiaires du jour. C’est passionnant de se dire que l’on n’a jamais fini d’apprendre.”
Alors journaliste, Laetitia Rouchet est amenée à réaliser un reportage dans une école. Elle finit par intervenir pour un projet d’éducation aux médias, et c’est la révélation. “J’ai adoré ! J’avais vraiment cette sensation d’être plus utile auprès des enfants, de leur impulser cette envie de chercher, d’analyser, d’être force de proposition, de commencer déjà à être un petit citoyen.”
Elle passe son concours, commence sa nouvelle carrière dans une école en Réseau d’éducation prioritaire – REP+ – où elle reste dix ans. “J’ai pu expérimenter un fonctionnement de classe autonome, partir du besoin des enfants. Dans ce type d’école, on ne peut pas être dans un fonctionnement transmissif avec le professeur qui déverse son savoir et l’enfant qui est un vase qui reçoit. Par exemple, j’avais un élève de 8 ans qui ne savait toujours pas lire, et qui ne voulait pas apprendre. Il adorait Ronaldinho, le footballeur. J’ai acheté le journal “L’Équipe” et je lui ai demandé : tu veux savoir ce qui est écrit sur ton footballeur préféré ? Et il a appris à lire comme ça, sur le journal “L’Équipe”.”
En devenant ensuite maman, elle continue de s’intéresser à tous ces sujets et notamment à celui de la gestion des émotions. “Avec l’arrivée de l’éducation positive et des réseaux sociaux, je remarquais chez les parents d’élèves une très grande frustration à ne pas réussir, parfois, avec leurs enfants. On est tous humains et puis, que signifie réussir avec un enfant ? Mais je sentais une chape de plomb, des familles qui n’osaient pas dire que ça n’allait pas, que ça criait à la maison.”
“C’est un véritable cheminement professionnel et humain, une envie de partager des outils, des pistes de réflexion”
Il y a quatre ans, elle devient alors directrice d’école maternelle et ressent le besoin d’ouvrir sa classe aux parents, “pour qu’ils se sentent décomplexés, qu’ils puissent poser leurs questions.” Elle monte un projet avec les enseignants, les parents et les personnels municipaux, où des pistes pédagogiques qu’elle suit en classe sont explorées. Elle est ensuite approchée pour former des Atsem, agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles. “C’est un véritable cheminement professionnel et humain, une envie de partager des outils, des pistes de réflexion.” Educap+ est né.
Laetitia Rouchet propose désormais des ateliers sur des thèmes aussi variés que Comment faire pour que son enfant soit autonome ? Comment gérer les conflits sans crier ni punir ? Comment mettre son enfant dans un environnement épanouissant pour lui donner confiance et estime de soi ? Et aborde des outils en communication non violente.
Dans les petits groupes qu’elle met en place, l’échange entre les participants est important, l’interaction, le fait expérimenter, pour qu’il y ait une meilleure prise de conscience. On peut la suivre sur sa page Facebook Educap+, où elle transmet des articles et partage également ce qu’elle crée avec les enfants.
“J’utilise souvent le parallèle du minigolf pour expliquer ce qu’est le footgolf aux gens qui ne connaissent pas, qui n’ont même jamais joué au golf”, raconte Nicolas Caillé, directeur de Sud-Ouest footgolf. “En revanche, tout le monde a déjà fait du minigolf. Eh bien c’est pareil, ça se joue en 9 ou 18 trous, avec une carte de score.”
Seule différence, pas de balle mais un ballon de foot. Il faut donc mettre le ballon dans les trous, en moins de coups possibles. Le tout, sur un parcours de golf, pas sur le green, mais dans l’herbe plus haute, légèrement à côté, du moins pour ceux qui se sont équipés, de plus en plus nombreux.
Venu de Hollande, le footgolf gagne du terrain en France et dans le monde. Une manière, à l’origine, de démocratiser le golf, réputé élitiste. “Ce sont deux mondes assez opposés, mais ça a justement permis de créer quelque chose de différent, de nouveau, de montrer que le monde du golf n’est pas si fermé que ça”, explique Nicolas Caillé.
“Passé 30 ans, pour des questions de physique, de blessure, de vie de famille, de travail, on va moins jouer au foot. Les personnes issues du milieu du football vont retrouver dans le footgolf ce contact sympa avec le ballon, autant que le côté challenge. Pas besoin de puissance ni de physique, il s’agit plutôt de précision. Comme au golf, la réflexion, la vision des lignes et des pentes pour savoir comment le ballon va se comporter, le mental, sont primordiaux, ce qui fait que ce sport-là ne va pas spécialement favoriser les footeux. Il convient à beaucoup de monde et c’est l’un des rares sports qui soit complètement mixte”, précise Nicolas Caillé. Femmes, enfants, seniors, sportifs en situation de handicap jouent ensemble, sur le même parcours.
Autre différence avec le foot : la tenue. On est quand même sur un parcours de golf ! Pour se faire accepter, au début, le dress code était assez strict : chaussettes à carreaux montantes, bermuda, polo, pull jacquard. “Aujourd’hui, ça s’est libéré”. Tout est permis, dans la limite du bon goût, sauf une tenue de footballeur, d’autant plus que les crampons sont interdits sur un green.
Un sport où l’on s’amuse, mais qui, pour ceux qui veulent aller plus loin, devient aussi plus cadré : une Fédération française depuis 2020, un championnat de France, d’Europe, des coupes du monde, donc la prochaine aura lieu aux États-Unis. “Pour ceux qui cherchent la compétition, il y a de quoi se régaler. Il commence à y avoir du très bon niveau. Dans le monde du footgolf aujourd’hui, quatre joueurs sont professionnels, c’est-à-dire qu’ils en vivent, un en Angleterre, deux en Argentine et un en France.”

Un sport qui a aussi profité à beaucoup de femmes qui voulaient le pratiquer. “Le monde du foot reste encore assez misogyne et macho, et le footgolf, c’est une porte ouverte pour les féminines, qui sont de plus en plus nombreuses à venir essayer et à intégrer le championnat.”
“Des valeurs de partage, de respect, d’honnêteté, qui viennent du monde du golf. Quand il se joue en individuel, il y a ce soutien, cette propension à s’encourager, même lorsqu’il s’agit de son adversaire. Et en équipe, il y a cette cohésion, cette entraide, qu’on a un peu piochée dans le foot, qu’on va retrouver sur les parcours de footgolf”, s’émerveille Nicolas Caillé. À essayer près de chez vous cet été !
Parce que l’eau potable dans les toilettes n’est pas concevable pour certains, la Fumainerie a été la première en France, il y a 3 ans déjà, à se lancer dans l’installation gratuite de toilettes sèches chez des volontaires de l’agglomération bordelaise. Une ou deux fois par semaine, l’association vient récolter les bacs en triporteur, dont le contenu deviendra du bio-stimulant pour les plantes.
Johnny Hardy, membre de la collégiale de la Fumainerie, s’est lui-même équipé de toilettes sèches il y a 5 ans. Il estime son économie à 10 m³, soit 10 000 litres d’eau potable par an et par personne.
La Fumainerie se développe aussi dans d’autres villes, dont Paris, où des toilettes sèches sont en cours d’installation dans des immeubles en construction. Plusieurs crèches bordelaises en sont déjà équipées, ainsi qu’une école primaire, depuis 4 ans.
L’expérimentation doit prendre fin en septembre prochain et, selon Johnny Hardy, les 40 familles qui se sont jetées à l’eau ne souhaiteraient pour rien au monde revenir en arrière. Plus d’une centaine sont sur liste d’attente. L’association espère poursuivre son travail et être aidée financièrement par les pouvoirs publics pour équiper encore plus de foyers.
Faute de circuit de recyclage, 32 tonnes de combinaisons de surf en néoprène sont jetées chaque année en France. Elles finiront soit brûlées, soit enfouies.
Alors, comment les réutiliser, leur donner une seconde vie et éviter ce gaspillage ? Le néoprène possède de nombreuses propriétés : il est résistant, assure une bonne protection, est waterproof, des qualités idéales pour la protection des clubs de golf.
Les anciennes combis sont collectées en France, par la Twirl Golf Company, auprès de particuliers et de professionnels partenaires qui désirent s’en séparer. Elles sont nettoyées et découpées pour bâtir la structure des couvre-bois
Ensuite, les pièces de néoprène sont doublées avec un tissu recyclé imprimé pour apporter le style Twirl Club dans le sac des golfeurs. Le design est volontairement décalé, coloré, à la croisée des codes du surf et du golf. Il existe trois types de couvre-chef : driver bois, fairway et hybride. Chacun disponible en trois coloris : bleu, orange et vert. Chaque combinaison étant différente, vous trouverez à l’intérieur des motifs et des couleurs qui rendent chaque modèle unique.
Le tout est assemblé à Bordeaux, dans un atelier qui emploie des personnes en situation de handicap, avec qui la structure a tissé des liens solides. Même les chutes de production sont envoyées à des partenaires qui s’occupent de leur revalorisation, dans une logique zéro déchet.
Alors, si vous avez des combis usagées dont vous voulez vous défaire, ne les jetez pas et prenez contact avec la Twirl Golf Company. Un dernier détail, twirl en anglais veut dire rotation ou tournoiement. Comme Matthieu, son créateur, est dans une logique d’économie circulaire pour laisser le minimum d’impact environnemental, il s’est dit que c’était un choix d’identité de marque plutôt raccord.
Le Département de la Gironde a eu l’idée de réutiliser les coquilles de ces huîtres, qui sont consommées en masse dans la région, notamment au moment des fêtes de fin d’année et des célébrations locales estivales : 200 000 tonnes d’huîtres par an pour être précis. Une manne pour le réemploi.
“Beaucoup de gens se sont aperçus de l’utilité de ces coquilles”, raconte Jean Galand, conseiller départemental et vice-président du Département de la Gironde en charge des mobilités et des infrastructures. “Il y a une diversification de la valorisation de ces déchets, qui va de leur réutilisation dans les produits cosmétiques jusqu’à leur intégration dans l’alimentation animale, en passant par la fertilisation des terres.” Et, dans le prolongement, le comblement des carrières souterraines.
“La coquille d’huître, c’est du carbonate de calcium, donc du calcaire, explique Jean Galand. Elle présente les mêmes composantes que le calcaire lorsque l’on fait du ciment. Ça va donner un coulis adapté au colmatage des carrières souterraines.” Une première expérimentation dans une petite carrière du département a donné de bons résultats, qui ont encouragé la suite des opérations.
Ces coquilles, il faut d’abord les récupérer. C’est ainsi qu’un partenariat a été mis en place avec une association, mais aussi les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon. Des points de collecte ont été mis en place. D’autant que certains ostréiculteurs ont parfois des huîtres inadaptées à la vente ou échappées des parcs, qui sont ainsi récupérées.
“Elle présente les mêmes composantes que le calcaire lorsque l’on fait du ciment”
Ce sont ensuite des concasseurs qui interviennent, vont venir broyer, pulvériser ces coquilles. Le rendu sera plus ou moins fin selon l’utilisation que l’on va en faire : du plus fin pour l’alimentation animale, jusqu’au plus grossier pour le comblement des carrières.
Ensuite, il faut rajouter de l’eau. Et la Leyre, la rivière toute proche, doit être draguée, comme tous les cours d’eau, de manière récurrente pour permettre le passage des embarcations de tourisme, des canoës… Une opération qui présente donc des avantages à tous les niveaux.
La pose de ce ciment est impressionnante. Jean Galand a pu y assister : “Des forages sont réalisés dans le sol. On stabilise avec des planches et on vient injecter ce coulis à base de coquilles d’huîtres, avec une petite fenêtre pour surveiller ce remplissage.” A Lugasson, où le Département déploie la méthode à plus grande échelle, le cubage est assez important : 3000 m³ doivent être comblés.
“C’est tout un tas de paramètres qui sont pris en compte pour pouvoir satisfaire un besoin, avec un moyen parmi les plus écologiques et économiques”
Au total, 25 kilomètres de routes départementales sont concernés. Avec, en priorité, un travail sur les portions qui apparaissent plus fragiles, selon les rapports réguliers des experts, pour assurer la sécurité des automobilistes. Ces carrières ne seront pas comblées en totalité. Les autres parties sont utilisées par des producteurs de champignons, d’endives… tout ce qui peut vivre et croître dans des endroits sombres et humides : “Toute une économie souterraine, mais bien réelle”.
Une pratique vertueuse en circuit court de valorisation des déchets. “C’est tout un tas de paramètres qui sont pris en compte pour pouvoir satisfaire un besoin, avec un moyen parmi les plus écologiques et économiques”, et le début d’une belle filière, nécessaire, de réemploi de ces coquilles d’huîtres dont on ne sait que faire dans nos assiettes, mais qui peuvent faire des merveilles.
En 20 ans, l’Université Hommes-Entreprises est devenue LA référence des décideurs qui s’interrogent sur la question du sens. Sa 28e édition, placée sous le signe de « l’audace », propose à nouveau un programme de conférences exceptionnelles, qui seront données les 24 et 25 août, au château Smith Haut Lafitte, à Martillac, près de Bordeaux.
Cette année, pour la première fois, il sera possible de suivre ces conférences n’importe où dans le monde, en visio. Et si toutes les places pour se rendre physiquement à l’université ont déjà été vendues, il est encore possible de s‘inscrire pour y participer en ligne.

Aurait-on construit la Tour Eiffel en suivant le principe de précaution qui prévaut aujourd’hui (comme nous l’a encore montré la dernière crise sanitaire) ? Comment conjuguer sécurité et innovation ? Peut-on répondre aux nombreux défis climatique, économique, social, tout en retrouvant le chemin de l’audace ? Autant de questions auxquelles répondront les intervenants pendant deux jours.
Pendant ces deux jours, dix intervenants prestigieux prendront la parole autour du thème de l’audace, parmi lesquels le journaliste Franz-Olivier Giesbert, le PDG de la Camif Emery Jacquillat, l’athlète Marie-Amélie Le Fur, l’économiste Philippe Dessertine ou encore Vincent Lindon.
Acteur et réalisateur engagé, ce dernier représentera l’association bordelaise Un Rien C’est Tout, qui agit concrètement pour le droit et la dignité, l’enfance, la santé et l’environnement, et à laquelle sera versée une partie des bénéfices de cet événement.
L’université Hommes-Entreprises, dont est partenaire AirZen Radio, est organisée par le CECA, spécialiste en communication et formation.
Pratique.
Toutes les places physiques ont d’ores et déjà été vendues, mais l’inscription à la version digitale, elle, est encore discponible et donne accès à 100 % des conférences en direct ou en replay durant trois mois.
Pour s’inscrire, cliquez ici.
Téléchargez le programme ici.
rCéramiste de formation à l’œil artistique aiguisé, Jacques Lubet est depuis toujours passionné de nature. Et si son Jardin du Fond de l’Or reflète parfaitement cela, il est aussi le produit d’un double héritage familial. En effet, sa mère était une amoureuse des fleurs. Et son père, lui, adorait les voyages.



Et dans son jardin en pente (plus ou moins) douce, on trouve en effet d’abord de la couleur. Celle des arbres monumentaux au feuillage persistant. Mais aussi celles, spectaculaires, des canas ou des camassias. Ces derniers résistent à la chaleur grâce au petit ruisseau qui irrigue la partie centrale du jardin. Ce qui lui donne un petit air de jungle tropicale ! Mais même sur ses 8000 m², Jacques ne cherche pas l’accumulation à tout prix. « Je marche au feeling ! confie-il. Il faut surtout que ça me plaise. »


Il faut aussi que cela soit évocateur des nombreux voyages qu’il a effectués avec Babeth, son épouse. En se promenant chez lui, on passe ainsi de la Chine au Mexique, via la Nouvelle-Zélande ou l’Amérique du Nord. Cette variété d’ambiances permet aux visiteurs de ne pas se sentir “écrasés” par le nombre conséquent des végétaux. Et de voyager loin sans empreinte carbone !
L’initiative, lancée en 2019, est renouvelée pour la quatrième année consécutive. 36 brebis sont en itinérance, depuis fin mars et pour six mois, dans le parc des Coteaux, dans la métropole bordelaise. Le troupeau entretient les espaces verts. Il se déplace d’un parc à un autre avec des allers-retours d’une ville à une autre, toujours guidé par Suzanne Lefort, bergère urbaine.
« Le contexte urbain est particulier. Nous prenons parfois la rocade, c’est pour dire », reconnaît-elle. Mais Suzanne Lefort sait rassurer les brebis qu’elle connaît par cœur. « C’est comme une classe d’enfants. Je m’en occupe à l’année, je comprends leur caractère, je sais qui est Pauline ou Joachim. »
Et la bergère ne s’ennuie jamais : « Même sous la pluie ou les grosses chaleurs, il y a toujours des choses à faire, à anticiper, et je suis dans la nature, c’est apaisant. »
Au-delà de l’entretien des espaces verts via l’éco-pâturage, le projet, lancé par le Grand Projet des Villes (GPV) Rive Droite – groupement d’intérêt public des villes de Bassens, Lormont, Cenon, Floirac et de Bordeaux Métropole – vise aussi la préservation d’une race en voie d’extinction, en l’occurrence la brebis landaise. C’est ainsi le Conservatoire des Races d’Aquitaine qui met le troupeau à la disposition du GPV.
L’objectif est également de sensibiliser les publics à la biodiversité et de créer du lien social. Une quarantaine d’animations sont prévues cette saison.
En juillet dernier, en Gironde, plus de 20 000 hectares de végétation sont partis en fumée. Malgré des dégâts matériels, les incendies n’ont fait aucune victime. Un bilan que l’on doit aux 1 300 pompiers déployés sur place durant 10 jours, et qui ont lutté sans relâche pour contenir, fixer, et surtout éteindre les feux.
Depuis, les initiatives se multiplient localement pour rendre hommage aux soldats du feu et leur dire simplement merci. Sur la presqu’ile du Cap Ferret, par exemple, Tiffany David a décidé de s’impliquer avec sa marque de vêtements trente-trois. Elle propose de reverser une partie de ses ventes de t-shirt au profit des pompiers du département. Pour l’occasion, elle a sorti en série limitée de deux t-shirt, qu’elle customise et fabrique de manière artisanale.
De leur côté, Rachel Tocheport et Gaëlle Barrabes ont décidé de lancer des autocollants, un moyen, expliquent-elles, de soutenir et surtout de remercier les pompiers qui ont lutté sans relâche pendant ces dix jours pour sauver au maximum les vies et les biens.



Audrey Fasquel a elle aussi lancé son propre autocollant, un sticker qu’elle a créé avec une amie Sandra Ladoire et la graphiste Anne Tuffnell. La magie des réseaux sociaux a fait le reste. Nicolas et Laurence Charrier, sinistrés et également patrons de l’entreprise Fluores Enseignes, proposent d’imprimer les autocollants. Plus de 15 000 sont déjà sortis et ont été déposés bénévolement dans les commerces de la région et les mairies.
Fiona Jacquet s’active entre des fleurs séchées bien alignées contre un mur, un plan de table aux allures de carte au trésor et des globes terrestres sépia comme devaient avoir les grands aventuriers des siècles passés. Demain, c’est le grand jour pour un couple qui va se dire oui sur le thème des Merveilles du monde. Tout doit être prêt.
Il est 16 heures ce vendredi et Fiona est encore en train de découper des lettres autocollantes qui seront apposées sur des panneaux qui indiqueront les différentes activités du lendemain, photobooth, livre d’or… Et c’est comme ça tous les week-ends pendant l’été. Sans compter les événements d’entreprise pour lesquels elle intervient également, via sa société le Grenier de mon coeur. Le dernier en date : sur le sommet de la dune du Pyla. Fatiguant, mais merveilleux, raconte-t-elle.

Les mariages sont de retour cette année ! Beaucoup d’amoureux ont fini par réussir à trouver un créneau pour célébrer le plus beau jour de leur vie, à l’issue d’une série de reports successifs, en raison de la pandémie. “On a quand même réussi à organiser des mariages pendant toute cette période. On est passé à travers les mailles du filet, en respectant les règles qui évoluaient en permanence”, se rappelle Fiona. Mais aujourd’hui, retardataires et engagés de plus courte durée se retrouvent à réserver domaines et salles des fêtes. “La saison est full”, résume-t-elle.
“Même ceux qui font preuve d’audace dans leurs souhaits finissent par revenir vers des thèmes plus basiques”
Hormis quelques annulations de dernière minute, des plans de table qui changent comme les facettes d’une boule de disco au fur et à mesure des désistements pour cause de test positif au Covid-19, la fête bat son plein : “Je n’ai vraiment pas l’impression que les gens se limitent.”
“La semaine dernière, j’ai aidé une prestataire fleuriste sur un mariage à 500 personnes. Mais globalement, on invite moins de monde que dans les années 90 ou 2000. La plupart rassemblent entre 80 et 100 invités. On sélectionne. C’est vraiment le cercle plus restreint, des très proches. On n’invite plus les vagues connaissances de la famille.”
En ce qui concerne la décoration, la tendance évolue lentement. Les modes restent plusieurs années. Sachez-le, si vous voulez être dans le style vanté sur Pinterest, en ce moment, c’est bohème, terra cota, “nude”, monochrome, pastel, avec une subsistance du champêtre. Et des fleurs séchées en centre de table. “Même ceux qui font preuve d’audace dans leurs souhaits finissent par revenir vers des thèmes plus basiques”, explique la décoratrice en événementiel.

Des fleurs séchées, en tout cas, c’est pratique en cas de fortes chaleurs. Elles sont moins périssables et réutilisables. Une préoccupation de plus en plus répandue chez les futurs mariés, qui s’inquiètent régulièrement de la réutilisation des éléments utilisés. “Moi, je ne jette rien, précise Fiona. Pratiquement tous les décorateurs réutilisent les objets, en les agrémentant différemment la fois suivante.”
Un travail de titan, sans cesse renouvelé, mais qui ravit Fiona Jacquet : “J’ai voulu faire de la décoration éphémère. Ça me passionne. Quoi de mieux que le mariage pour cela ? Ces décors impressionnants, grandioses, extrêmes, époustouflants, à des échelles extraordinaires, que l’on ne pourrait pas se permettre dans le quotidien. Ça participe au souvenir de ce moment magique.”
C’est encore l’été, mais la rentrée commence tout doucement à nous occuper l’esprit. Et pour ce moment de l’année, certains ont pour habitude de refaire leur garde-robe pour faire bonne impression en revenant de vacances. En matière de mode, Morgane Catteau s’y connaît plutôt très bien.
Direction Biarritz pour la rencontrer. Il y a trois ans, cette ancienne couturière chez Chanel pendant 14 ans a décidé de tout quitter pour prendre son envol. À 33 ans, elle quitte alors sa vie parisienne, son appartement et s’installe à Biarritz. Elle y ouvre en juillet 2020 un atelier-boutique baptisé Venitz. Elle récupère ici des tissus non utilisés par les grandes maisons de couture pour en faire des pièces uniques et originales.
Une nouvelle vie professionnelle au centre de laquelle elle voulait ancrer une démarche écoresponsable. Car ce qu’elle aime dans son métier, c’est avant tout récupérer des tissus bruts, un peu abimés puis les transformer pour les sublimer et en faire quelque chose de luxueux. Car selon elle, rien ne se perd, tout se transforme et surtout tout se réutilise.
Shéhérazade Boyer-Tami est danse-thérapeute. La danse-thérapie fait partie des arts thérapies reconnus par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme un soin à part entière.

Formée à la sophrologie et à la psychosomatique, Shéhérazade Boyer-Tami a créé dans le cadre d’une seconde vie professionnelle il y a 11 ans l’association La Danse des femmes. Elle défend le droit à la danse pour tous et décline cette méthode de développement personnel par des actions dansées en individuel et en collectif dans les entreprises.
Pour faire de la prévention, Shéhérazade a créé une formation pour les spécialistes de la relation d’aide et pour les professeurs de danse. L’objectif est d’intégrer le mouvement dans les accompagnements psychologues et de coaching et d’investir les émotions du corps face à la maladie, la perte d’emploi, le burn-out, etc.
Du point de vue curatif, elle accompagne des personnes touchées par des maladies graves comme le cancer depuis 10 ans. Elle anime notamment un atelier hebdomadaire au profit des patients de L’institut Rafaël.
Du côté des entreprises, ses accompagnements de danse-thérapie influent directement sur la cohésion d’équipe, la confiance, l’esprit collectif et les relations. Le caractère socialisant et régulateur de la danse en font un outil de transformation individuelle et collective puissant qui a fait ses preuves : levier de synergie, de créativité et de performance, la danse est une proposition pour répondre aux enjeux que les entreprises ont à relever. Parmi ceux-ci, le sujet de la place du capital humain dans les organisations et de l’importance des liens qui nous relient.
06 16 70 51 94
Dans le centre-ville de Bordeaux, aux allées de Tourny, un lieu inédit en France a ouvert ses portes en juin : le Wine Beer Spa. Cet endroit, dédié au bien-être, propose de vivre une expérience insolite avec des bains au vin mais aussi à la bière, mais ce concept existe déjà en Alsace.

C’est Sylvie Kebbal qui a créé ce lieu, après un séjour à Prague : « J’ai testé le bain de bière, c’est une tradition chez eux. Et je suis tombée amoureuse du concept. Étant à Bordeaux, ville internationale du vin, ça m’a paru logique de l’intégrer », explique-t-elle.
Pour arriver jusqu’à ce lieu, il faut emprunter un ascenseur qui nous amène au sous-sol d’un immeuble bordelais du XVIIe siècle. Dès qu’on arrive, on découvre un endroit intimiste, aménagé dans une ancienne cave qui servait d’entrepôt pour des papiers d’une banque. Au total, il y a trois salles qui peuvent accueillir entre une et six personnes.
Le moment de détente, accompagné d’une dégustation de vin et de fromages, dure 30 minutes. Les bains sont ici chauffés à 40 °C pour ouvrir les pores. Pour celui au vin, « il y a de la peau et des pépins de raisins, puisque c’est là où il y a le plus de polyphénols. C’est un antioxydant, et ça joue sur le vieillissement de la peau. Aussi, le raisin est un des fruits qui a le plus de vitamine E. C’est bon pour la peau, ça la rend douce et lisse », détaille la créatrice du Wine Beer Spa.

Pour les bains de bière, « on travaille avec le houblon, le malte, l’orge, précise Sylvie Kebbal. C’est aussi un antioxydant, mais il faut savoir que dans l’orge il y a des molécules de collagène. Ça joue sur les maladies de peau comme que le psoriasis, l’eczéma, les érythèmes et l’élasticité. » Pour ce concept, l’entrepreneuse a collaboré avec une entreprise française qui travaille avec l’agroalimentaire et avec des pharmacies.
Une fois le moment terminé, les clients sont invités à se relaxer sur de la paille pour vivre jusqu’au bout une expérience sensorielle.
Finalement, « l’idée du Wine Beer Spa, c’est d’allier bien-être et convivialité », conclut Sylvie.
C’est à Bordeaux que nous avons rencontré Klara. Âgée de 17 ans, la Girondine a déjà un beau CV dans la musique. Rien que l’année dernière, elle a publié son album « Je m’envole », écrit par Michel Rostaing, et représenté la France au grand concours mondial de Sanremo Junior, en Italie. Klara Madison se voit probablement déjà en haut de l’affiche et elle aurait toutes les raisons d’y croire.
C’est à 4 ans qu’elle tient son premier micro : « Mes parents avaient un restaurant karaoké », explique-t-elle. C’est alors tout naturellement qu’elle commence à pousser la chansonnette. Et Clara a une belle voix ! Les « Votre fille devrait faire “The Voice” » ou encore « Elle chante vraiment très bien la petite Clara » installent un rêve dans la tête de la petite fille : et si je devenais chanteuse ?


A 9 ans, elle publie sa première reprise sur internet : “Je vole” de Louane. La petite brune à frange séduit les internautes et les commentaires la conforte dans son rêve. Les étoiles dans les yeux, elle continue à chanter tout en veillant à ce que cela reste une passion. Avec le recul, aujourd’hui, elle explique : « Quand je n’ai pas envie de chanter ou d’écrire, je ne me force pas, la musique c’est ma vie mais je ne veux pas me sentir forcée ».
Soutenue par sa famille et ses proches, Klara Madison grandit au rythme de Clara. « Je commence à écrire mes chansons majoritairement en anglais et je parle de ce que je vis, les questionnements qu’on peut avoir à 17 ans, l’absence de mon père… J’espère sortir un deuxième album avec mes chansons, on verra bien », confie la jeune artiste.
La tête sur les épaules, la Girondine s’implique quand même dans ses études. Bonne élève, elle s’apprête à entrer en terminale et a choisi un baccalauréat à dominante scientifique. Si aucune opportunité concrète dans la musique ne se présente à elle, elle sera médecin.
Pour découvrir la jeune artiste, rendez-vous sur Spotify, Deezer ou Apple Podcast, sur Facebook et Instagram.
Avec sa jeune marque biarrote Kaldo, c’est une toute histoire familiale que Mélanie Marticorena partage avec les consommateurs. La néo-entrepreneuse a décidé de revisiter un objet vintage, très symbolique, qui représente pour elle des souvenirs heureux : le cale-dos de plage. « Il fait partie de ma vie depuis ma plus tendre enfance, quand je passais mes journées à la plage, » confie-t-elle.

C’est en faisant de longues balades au bord de l’eau que l’idée de revisiter cet accessoire de plage vintage lui est venue à l’esprit. « Je constatais que le matériel de plage n’évoluait pas beaucoup. On restait sur des produits bas de gamme, avec des matières pas très cohérentes pour l’endroit. Et j’avais cette envie de repenser le cale-dos, qui était un peu tombé en disgrâce à cause de cette image un peu ringarde avec sa structure en métal qui rouillait, ou la toile qui commençait à miter au bout de quelque temps. » La quarantaine passée, elle décide de retourner à Biarritz pour concrétiser son projet.

L’ancienne directrice commerciale s’est emparée de cet objet dérivé du pliant du pêcheur. Elle a tenu à proposer un produit de qualité 100% français. Les deux structures sont en bois de pin des Landes sourcé qui s’emboitent, la toile est amovible et peut résister à l’humidité et au sable. « Une fois la découpe du bois faite, il y a un travail de finition qui se réalise à la main, comme la couture. Un travail effectué entre les Landes, le Pays basque et le Béarn », détaille-t-elle. Il existe une cinquantaine de modèles, que l’on peut personnaliser, composés de tissus de créateurs principalement basques avec Tissage de Luz ou Artiga des Landes.

Avec Kaldo, Mélanie Marticorena propose aussi tout un concept autour de l’art de la plage : « J’ai gardé cette culture de la plage. Pour moi, c’est comme l’extension d’une pièce de maison où il faut être bien installé, parce que quand on décidait d’y aller, on y déjeunait, faisait la sieste, lisait, jouait aux cartes, faisait des barbecues jusqu’au coucher du soleil. »
« Pour moi, le cale-dos de plage c’est comme une petite madeleine de Proust, des souvenirs d’enfance heureux que j’avais envie d’honorer en le mettant à l’honneur », conclut-elle.
On le constate depuis déjà quelques années en France : notre quotidien est davantage confronté à des catastrophes naturelles comme les inondations ou les grands feux de forêt. En témoignent les derniers rapports qui montrent que l’été 2022 est d’ors et déjà celui qui a connu les incendies les plus importants en Europe.
89% des incendies sont d’origine humaine. Aussi, la prudence est de rigueur, mais il n’y a pas que cela. Il y a quelques années, les barbecues, feux de camp et les habitudes que l’on avait lors des vacances étaient peut-être moins dangereux qu’aujourd’hui. Pourquoi ? Si le risque d’incendie a toujours été présent, les feux sont de moins en moins faciles à contrôler. L’été, par exemple, il y a davantage d’épisodes de canicule, plus de vent et moins de pluie. Les forêts, massifs, écrins de verdure sont plus secs qu’avant, et ce, partout en France.

Voilà pourquoi les pompiers se retrouvent en difficulté pour contrôler les feux, comme ce fut le cas en Gironde ou en Bretagne, mi-juillet. Certaines régions ne sont aujourd’hui pas préparées face à une situation qui pourrait devenir la norme, que ce soit dans le Var, sur la Côte d’Azur, mais aussi chez nos amis de Grande-Bretagne.
D’abord, sur le long terme, en prenant conscience de notre impact sur la planète et tenter le réduire. Mais quand on se retrouve dans l’urgence, et que l’on habite dans une zone à risque, concrètement, que fait-on ? À La Teste-de-Buch, commune girondine touchée par des incendies de grande ampleur mi-juillet, l’action de Véronique va peut-être vous inspirer.
Cette dernière s’est portée bénévole dès qu’elle a pu pour aider les vacanciers et les locaux sommés d’évacuer face à l’avancée des flammes. « Tout ce qui s’est mis en place, c’est incroyable… Les pompiers, les policiers, la mairie, les infirmiers, les médecins et les gens qui proposaient des hébergements. On avait de l’eau à profusion, des dons, une mamie est même venue apporter des couches pour les séniors qui en avaient besoin ! »
« J’ai pris ma fille, mon chat, des croquettes, de l’eau, mon piano et mes disques durs. On pense à ce qui est sentimental, au cas où, et on espère revenir vite »
Aux côtés de la Croix Rouge, elle était aussi là pour écouter et apporter des réponses : « Les vacanciers se demandaient quand ils allaient pouvoir récupérer leurs affaires, je leur disais de rentrer, qu’ils seraient mieux chez eux, que des vêtements ce n’était que du matériel et qu’ils avaient le principal, témoigne-t-elle. Parfois, il suffit simplement d’accorder du temps et c’est déjà beaucoup pour ces personnes. »
Une expérience qui l’a aidée à gérer son propre départ quand les fumées sont arrivées à son domicile. « J’ai pris ma fille, mon chat, des croquettes, de l’eau, mon piano et mes disques durs. On pense à ce qui est sentimental, au cas où, et on espère revenir vite. ». C’est un coup de fil tombé à temps qui lui a permis de trouver une solution car selon Véronique, « quand on doit partir, on n’ose pas demander de l’aide, on a peur de déranger. Heureusement, on m’en a proposé, je n’ai eu qu’à accepter, c’était plus facile dans ce sens ». Une solidarité entre amis qui rend tout plus simple. La solidarité et l’humanité, voilà peut-être ce qui nous définit. Ce constat, nous le faisons à chaque fois que nous sommes confrontés à une urgence.
D’un point de vue environnement, en plus des initiatives locales, le président Emmanuel Macron a annoncé, le 20 juillet, lancer un plan de replantation de la forêt girondine. Pour limiter les risques d’incendie, les spécialistes réfléchissent notamment à diversifier les essences pour limiter la propagation du feu, tous les arbres n’ayant pas la même résistance aux flammes.
Les numéros utiles :
Pompiers : 18
Police : 17
Samu : 15
Numéro unique en union européenne : 112
Lorsque l’on visite Bordeaux et ses points d’intérêt, faire un pas de côté dans ses quartiers populaires ou communes limitrophes n’est pas forcément notre réflexe premier. Et pourtant, Lormont, Floirac, Cenon, et certains quartiers bordelais loin des projecteurs, regorgent de surprises et d’initiatives associatives et culturelles remarquables.
“C’est ce que l’on veut mettre en valeur”, insiste Zoé Michaud, qui assiste la chargée de communication culturelle à l’Alternative urbaine, qui propose huit balades hors des sentiers battus. “Le but, c’est de faire changer le regard des gens qui habitent dans la métropole bordelaise ou qui sont en vacances, sur des quartiers qui sont méconnus.”

C’est aussi une forme innovante de tremplin vers l’emploi. Les guides, appelés “éclaireurs urbains”, la plupart du temps chômeurs de longue durée, sont formés pendant près d’un an via l’association. Au programme : travail avec des comédiens, visites avec un guide professionnel, simulations d’entretiens d’embauche… Car se former, c’est se réinsérer dans un parcours professionnel, mais c’est aussi reprendre confiance en soi et en ses capacités, mettre en valeur ses qualités.
60% d’entre eux trouvent un travail ou une formation qualifiante à l’issue de leur mission d’éclaireur urbain. “On a beaucoup de retours, raconte Zoé Michaud. Ça fait vraiment chaud au cœur, quand on voit les gens en situation de grande vulnérabilité retrouver ensuite la joie de vivre, avec le retour à l’emploi. C’est vraiment la consécration de leur formation. C’est pour ça qu’on continue.”
Ce samedi, c’est Neli Ivanova qui guide le petit groupe qui a choisi la balade de Lormont, sur les hauteurs de Bordeaux. Elle vient de Bulgarie mais vit dans la commune depuis cinq ans. “J’ai appris beaucoup de choses en faisant les balades, j’ai entraîné mon français. Je suis de nature très timide mais, maintenant, je me sens plus à l’aise, j’ai plus confiance en moi. Désormais, quand je marche dans la rue, je regarde les bâtiments, j’essaie de deviner quand ils ont été construits. Avant, je n’y prêtais pas attention. Quand je ne peux pas répondre à une question, je fais des recherches pour la fois suivante. Quand j’ai des commentaires positifs sur le site, ça me fait plaisir. Je suis contente.”

Neli insuffle une jolie énergie. Les promeneurs du jour l’écoutent religieusement, s’étonnent, posent aussi des questions, saluent son savoir et son parcours. Certains habitent la commune, mais l’ont découverte autrement ce jour-là. D’autres viennent de plus loin, comme cette dame qui a fait une heure de route et dont c’est la quatrième balade avec l’Alternative urbaine. “C’est toujours aussi enrichissant et ça permet de découvrir des endroits de manière très étonnante et de participer à un projet social. Par exemple, si on n’est pas au courant qu’il y a un chemin sous le pont d’Aquitaine, on n’y va pas. C’est mieux avec un guide.”
Elle ne tarit pas d’éloge sur Neli : “Elle est charmante. C’est très agréable. À refaire et à encourager vivement ! J’encourage les gens à venir découvrir les balades. Vous pouvez leur faire entièrement confiance !”