Avant d’être un jardin pédagogique, le jardin de Céline Durel a été sa planche de salut. Après des années de métro-boulot-dodo en région parisienne, l’ancienne gérante de spa a dit stop. Marre du stress lié au travail et à la course à la rentabilité. Frustration de ne pas pouvoir profiter de la vie. Besoin d’autre chose : de simplicité, de sens. Un retour aux sources, dans la région bordelaise, et un jardin plus tard, tout va tout de suite beaucoup mieux !


Car l’amour du jardinage – et de la nature en général – a toujours été présent chez Céline. Sa découverte de la permaculture et une visite « coup de foudre » dans le potager en carré de Saint-Jean-de-Beauregard ont fait le reste. Au départ, elle n’avait jamais pensé faire de son jardin un jardin pédagogique.


Mais le goût de la transmission s’est ajouté au plaisir de mettre les mains dans la terre. C’est ainsi que La Pelle du Jardin a vu le jour. Tout à la fois un blog où elle partage ses impressions, ses réflexions, ses conseils de culture au jardin ou de cuisine. Ainsi qu’un lieu où l’on pratique le jardinage avec les enfants. Et, pour les adultes, des ateliers orientés « green attitude ».


Et quand le potager lâche ses habits de jardin pédagogique, il redevient le jardin de Céline. Qui ne cesse de s’y émerveiller. Elle confesse même y passer plus de temps que dans son jardin d’agrément et de le trouver tout aussi beau et relaxant.
Il faut dire que les carrés offrent tous des formes et des couleurs aussi belles qu’apaisantes. Et la promesse, en saison, de manger des choses on ne peut plus saines. La vie parisienne est bien loin et ce n’est pas Céline qui va s’en plaindre !
“Nous nous sentons soutenus par cet élan d’humanité”, a remercié la famille de Dominique Bernard, ce jeudi, à l’issue de ses obsèques à Arras. Les proches de l’enseignant assassiné par un terroriste vendredi ont tenu à remercier toutes les personnes qui se sont rassemblées à travers la France, qui ont prié. Le professeur de lettres a par ailleurs été nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume
Le journaliste franco-afghan Mortaza Behboudi a été libéré. “Il est fatigué, mais il est soulagé”, a déclaré ce jeudi le directeur général de l’ONG Reporters sans frontières. Accusé d’espionnage, il était détenu depuis le mois de janvier en Afghanistan. Les juges de Kaboul l’ont ainsi acquitté de toutes les charges qui pesaient contre lui. Il va rentrer en France “dans les prochains jours, vraisemblablement d’ici la fin de la semaine” d’après Reporters sans frontières.
L’Égypte autorise l’entrée à Gaza d’une vingtaine de camions d’aide humanitaire, via le poste-frontière de Rafah. Israël donne également son feu vert et n’empêchera pas à l’aide humanitaire d’être acheminée depuis l’Égypte tant qu’il s’agit de nourriture, d’eau et de médicaments pour la population civile dans le sud de la bande de Gaza.
Le Comité international de la Croix-Rouge a également fait savoir “qu’un convoi transportant 60 tonnes d’aide, y compris du matériel médical d’urgence, a été mobilisé pour Gaza”.
La SNCF a présenté mercredi son train du futur. Ce train à batteries sera expérimenté dans cinq régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie) dès décembre 2024. Celui-ci viendra rejoindre les rames alimentées en biocarburant, les trains à hydrogène et les trains hybrides qui doivent permettre à la SNCF de sortir du diesel en 2030 et de parvenir à son objectif de zéro émission nette de carbone en 2050.
Le prix Sakharov du Parlement européen a été remis ce jeudi à Mahsa Amini et au mouvement des femmes en Iran. Mahsa Amini est décédée il y a un an à 22 ans, après son arrestation par la police des mœurs qui lui reprochait d’avoir enfreint le code vestimentaire strict imposé aux femmes. Sa mort a provoqué un vaste mouvement de contestation en Iran, dont “Femmes, Vie, Liberté” est le slogan emblématique. Le prix Sakharov est la plus haute distinction de l’Union européenne pour les droits humains.
Éducatrice spécialisée en Gironde, Marie Espias a fondé en 2020 son association de médiation par l’animal, Medeina. Elle a développé sa passion pour les animaux durant son enfance. « J’ai pu mesurer l’impact qu’ils pouvaient avoir tout au long de ma vie, dit-elle. Il faut savoir que ma maman est atteinte d’une maladie de la rétine qui est en train de la rendre aveugle. Durant l’adolescence, je me suis rendu compte à quel point les animaux l’ont aidée à faire face à cette phase compliquée. Ils étaient sa motivation pour se lever. »
Au départ itinérante, sa structure se déplaçait principalement dans les établissements médico-sociaux, à la rencontre de publics dits fragilisés par un handicap (psychique, moteur, sensoriel) ou par d’autres problématiques. Puis, en début d’année, une ferme refuge thérapeutique, de 3 000 m² a ouvert à Eysines, près de Bordeaux. Une quarantaine d’animaux médiateurs y résident. Tous sont issus de sauvetage. Dans ce nouvel espace, créée avec Nina Lafon, une bénévole, des séances de médiation par l’animale peuvent désormais avoir lieu.
En se lançant dans ce projet, la fondatrice de Medeina avait conscience des questionnements sur le fait d’intégrer des animaux dans l’exercice du travail. « Le secteur de la protection animale peut parfois avoir une image un peu négative de notre métier. Nous, on connaît par cœur nos animaux. On les voit tous les jours, le week-end et les jours fériés. À leur regard, à leur démarche, on sait quand ça ne va pas. Si l’animal ne veut pas aller en séance, on ne le force pas. Par exemple, pour les lapins, on pose la caisse de transport pour voir qui accepte de venir. »
Aussi, l’éducatrice spécialisée explique qu’avec Nina, elles s’attardent à parler constamment aux animaux, notamment avant les séances de médiation. « On est convaincues qu’ils comprennent. C’est primordial pour leur bien-être. S’ils ne vont pas bien, qu’ils sont obligés, qu’ils sont stressés, ça va se ressentir, et ils ne feront pas l’objet d’apaisement. » D’ailleurs, dans le but de contribuer au bon développement des pensionnaires de la ferme, des aménagements spacieux ont été créés. « On fait en sorte qu’ils aient la meilleure vie possible au vu de leur passé », précise Marie Espias.
Parmi les projets de l’association Medeina, il y a notamment la volonté de devenir un refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et ainsi proposer des journées de sensibilisation à la biodiversité.
En Gironde, à Mérignac, Adrien Mazeau et Basile Goussard se sont associés dans l’idée d’agir de façon positive sur le réchauffement climatique.
« La plus grosse problématique de notre siècle est qu’il y a trop de carbone dans l’atmosphère. Donc il faut qu’on arrête d’en émettre pour ne pas faire augmenter la concentration en CO2 dans l’atmosphère », explique Adrien. Le fruit de leur collaboration a donné naissance à la start-up NetCarbon en 2022.
Les entrepreneurs proposent de mesurer et de stocker le carbone sur les parcelles de terre grâce à des logiciels de mesure. « De base, elles sont complexes, elles sont coûteuses, ce qui empêche la plupart des acteurs d’accéder à ces solutions. C’est là-dessus qu’on a travaillé, en partenariat avec des laboratoires de recherche pour mettre en place un algorithme de mesure du stockage de carbone. Il est uniquement basé sur des données satellites », déclare le cofondateur de la société. Cette solution est donc mise à disposition des différents acteurs, dont la plupart sont issus du monde agricole.
Une fois les mesures du CO2 effectuées, la start-up NetCarbon conseille ses clients sur la mise en place de nouvelles pratiques agroécologiques. « Ça consiste à planter des haies, des arbres, introduire des cultures intermédiaires. Finalement, de ramener davantage de végétation dans leurs champs. Ce qui va permettre de stocker plus de carbone, dit Adrien Mazeau. Plus il y aura de végétation, plus longtemps le sol sera couvert, plus il y aura de stockage carbone. »
Par ailleurs, cette solution s’adapte à chaque situation. Par exemple, pour les zones viticoles, il est possible d’enherber les vignes. Ça signifie qu’au lieu de laisser le sol nu, entre les rampes de vignes, on apporte une végétation supplémentaire. Soit en laissant la végétation naturelle se développer, soit en semant une végétation spécifique pour nourrir le sol et stocker plus de carbone.
Par la suite, Adrien et Basile peuvent constater, grâce à leur logiciel, l’effet de ces nouvelles bonnes pratiques. Ainsi, « pour chaque tonne de carbone stocké, un agriculteur va générer ce qu’on appelle un crédit carbone, qui va pouvoir être vendu [sur le marché du carbone, NDLR] à des entreprises, à des acteurs privés qui souhaitent s’engager dans une démarche de compensation de leurs émissions. N’importe quelle entreprise qui s’est engagée dans une démarche de réduction de ses émissions de CO2 peut s’engager ». Cette somme permettra alors de financer des projets.
Quand la question du greenwashing est posée, Adrien Mazeau répond : « L’objectif est justement de ne pas aller dans cette trajectoire-là. Au contraire, le but est de nous adresser à toutes les entreprises dont le premier pilier est de réduire au maximum leurs émissions de CO2. Et, plutôt, se dire d’avoir un impact positif sur la partie des émissions qu’on ne peut pas réduire, les émissions incompressibles. »
Ce jeudi matin sur le parvis de la mairie de quartier de Caudéran, quartier résidentiel de Bordeaux très emprunté pour rejoindre le centre depuis les extérieurs de la ville, des membres de l’association Vélo-Cité – qui œuvre depuis 1980 à la pratique du vélo en ville –, riverains et élu, se sont donné rendez-vous pour deux heures de déambulation dans les rues du quartier. Objectif : dresser un diagnostic partagé, à l’issue duquel, compte-rendu et photos à l’appui, ils travailleront de concert à la résolution des problèmes qu’ils auront pointés.
Le trajet a été sélectionné en fonction de points d’intérêt : nouveaux aménagements cyclistes à tester, travaux problématiques, rupture du schéma de circulation cycliste, difficultés de partage de la chaussée avec les voitures, stationnement sauvage automobile qui rompt les bandes cyclables.

Henri et Vincent habitent le secteur. Ils ont trouvé l’appel pertinent. Ils comptent ainsi participer à faire remonter les remarques de ceux qui connaissent le terrain et rencontrent les difficultés quotidiennement. Ils proposent des espaces protégés pour chacun des usagers, qui ne seraient pas partagés entre piétons, cyclistes et automobilistes, pour plus d’efficacité et de sécurité, ou encore des couloirs spécifiques pour mettre en sûreté les enfants. La sécurité, et notamment celle des plus vulnérables, est particulièrement évoquée pendant ces deux heures de balade.
“Beaucoup de choses ont déjà été mises en place, mais nous sommes encore loin d’avoir les éléments de sécurité suffisants pour que les enfants puissent se rendre à l’école ou au collège en toute sérénité”, explique Philippe Sainvet, vice-président de Vélo-Cité. “Ce qui est important, c’est de penser les aménagements cyclables, non pas pour les cyclistes qui roulent déjà, car s’ils le font c’est qu’ils acceptent de rouler dans ces conditions-là, mais pour les gens qui sont plus vulnérables, les enfants ou les personnes âgées. C’est un principe de la mobilité en général. C’est l’offre qui crée la demande. Si vous avez des aménagements, vous aurez plus de cyclistes. Et si vous augmentez la largeur des voies pour les voitures, vous aurez plus de voitures.”
Un système bien intégré par la métropole bordelaise, qui compte passer d’une part modale du vélo de 8% en 2018 à 18% en 2030. “Mais pour cela, il faut mettre les moyens. Nos remarques sont prises en compte, on le voit bien, mais il faut être un peu l’aiguillon pour faire en sorte que cela aille plus vite et que ce soit plus qualitatif.”

Benoit Boutinon, secrétaire général de la mairie de quartier de Caudéran, ne perd pas une miette des échanges. “Constater avec d’autres personnes, ça a l’intérêt de partager le diagnostic. Mais cela rentrera ou non dans un plan d’aménagement qui dépend de la Métropole, qui étudiera ce qui pourra être fait ou non, en raison des caractéristiques de la route, des caractéristiques d’usage et du budget.”
Rien n’est encore fait, même si les uns et les autres notent que “l’évolution est notable et que les aménagements cyclables fleurissent, ce qu’on ne peut que remarquer et encourager”, souligne un riverain. Gauthier, lui, est venu en tant que bénévole de l’association, mais aussi usager. “Ça me permet de mieux connaitre ce qu’est une Cyclo-patrouille et pouvoir la reproduire chez moi, dans un autre quartier de la métropole.” D’autres Cyclo-patrouilles devraient être organisées dans les prochaines semaines.
Nombreuses sont les références en matière de vin et il est facile de s’y perdre. Alors, afin d’aiguiller le consommateur dans sa recherche, William Massie a créé en 2019 le site de ventes de vin en ligne : La Palette, le vin entre nous. Pour son entreprise, « il déniche des pépites un peu partout en France ».
Ce Bordelais de 32 ans baigne depuis son enfance dans le monde vinicole. Son père était lui-même vigneron et œnologue. Il a ainsi eu la volonté de rester dans ce milieu en y multipliant les expériences et en montant sa cave.
Avec sa plateforme, il a pour volonté de mettre en lumière les vins de vignerons et vigneronnes passionnés qu’on ne voit pas ailleurs ou très peu. Son site propose une sélection d’une centaine de références – rouge, blanc, rosé, bio ou non –, vendues entre 8 et 16 euros. Sur la page de chaque produit, le consommateur a également accès à un descriptif complet : fiche technique, un mot sur son histoire, la description du vin au niveau de l’œil, du nez et du palais, des conseils gustatifs et ses distinctions. La Palette s’adresse à un large public pour rendre accessible le milieu du vin « qui peut faire parfois un peu peur avec ses termes techniques », reconnaît William.
Par ailleurs, avant de proposer les bouteilles dans sa cave à vin en ligne, le fondateur du site effectue un travail de sélection. Il se rend donc avec des échantillons dans un Laboratoire Oeonoconseil. « J’y rencontre des œnologues qui conseillent beaucoup de propriétés. On regarde si le rapport/qualité prix est bon, si le produit est représentatif du terroir, s’il y a des défauts, etc. Ils m’aident beaucoup parce que sont des experts qui dégustent toute l’année et qui ont un palais plus développé que le mien. C’est un gage de qualité pour moi », déclare-t-il.
William Massie propose également des deux fois par an des ateliers dégustation dans sa cave à Saucats (Gironde) et souhaite aussi développer ce concept chez les particuliers.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Ils se posent en tant que Gardiens et Gardiennes de la Garonne. Des associations pour la protection et la défense des droits de ce fleuve, telles que Darwin Climax Coalitions, Sepanso Gironde, France Libertés Gironde, Fondation Danielle Mitterrand et Wild Legal ont lancé une pétition mi-septembre. Le but étant de demander aux pouvoirs publics et aux entreprises d’agir pour la protection de ce milieu naturel. Dans cette démarche, ils sont aussi accompagnés d’élus et de citoyens. À peine une semaine après son lancement sur la plateforme Change.org, plus de 15 000 signatures ont été recueillies.
« La Garonne c’est un joyau, c’est un fleuve historique. C’est aussi un fleuve de cœur auquel sont attachés ses habitants, de l’Espagne jusqu’à son estuaire en France, explique Marine Calmet, coprésidente de Wild Legal. Cette association de juristes agit pour la reconnaissance des droits fondamentaux de la nature. Nous avons envie de proposer un texte qui permet de penser une nouvelle relation au fleuve ainsi que d’autres outils juridiques. Et ainsi pouvoir protéger des grands projets qui le menacent aujourd’hui ou des atteintes qu’il a connues par le passé. »
Ce collectif pour la protection de la nature souhaite connaître la même issue qu’en Équateur. « Un pays précurseur en la matière. En 2008, il a inscrit les droits de la nature dans sa Constitution », rappelle Marine Calmet. Aussi, récemment en Europe, l’Espagne a été le premier État à reconnaître les droits d’un écosystème aquatique : la Mar Menor. Il s’agit d’une lagune qui se situe dans le sud-est de la péninsule ibérique. L’an dernier, elle a obtenu le statut de personnalité juridique. « C’est pour ça que la Garonne, pour nous, est aussi un fleuve pilote, dit-elle. Partout dans le monde, des mouvements tendent à faire reconnaître des droits à des forêts, des fleuves, de divers écosystèmes pour protéger leurs droits à l’intégrité, leurs droits à l’eau, leur droit à la vie et faire en sorte de retrouver un équilibre entre nous et la nature. »
Mais qu’implique cette reconnaissance ? « Il ne s’agit pas de donner les mêmes droits que les humains à des animaux ou à des espèces végétales. Mais de repenser leurs droits fondamentaux à travers leurs bons besoins essentiels. Comme évoluer dans un environnement sain comme nous, d’avoir un accès à l’eau, à un air non pollué, un sol viable. En fait, il faut comprendre que les entités naturelles avec lesquelles nous vivons sur cette planète ont le droit de vivre dans un milieu qui est propre », conclut la coprésidente de Wild Legal.
« On veut bien concurrencer Amazon en Europe… mais pas tous seuls ! » Le message est lancé. Les fondateurs de la marketplace Europazon sont à la recherche de partenaires et d’investisseurs pour accroitre la croissance de leur plateforme. Après un lancement retardé d’un an, la plateforme est disponible depuis mi-juillet. Plus de 200 000 produits made in France ou made in Europe, reconditionnés et de seconde main, sont ici proposés par plus de 150 vendeurs. High-tech, mobilier, puériculture, jardin, vêtements… nombreuses sont les catégories disponibles sur le site
À l’origine de ce site en ligne, une bande d’amis de Soulac-sur-Mer (Gironde) qui veut proposer une alternative au géant américain de l’e-commerce. « C’est une vraie réussite, s’enthousiasme Xavier Mahieu au sujet du lancement. Il est l’un des fondateurs d’Europazon. On détient 100% du capital. On a tout créé en fonds propres, mais là, on est en recherche de budget. Ça passe par une ouverture du capital. Le but est de lancer la campagne de notoriété sur les réseaux sociaux à l’échelle de la France et dans différents pays européens. On est ouverts à tous types de partenaires installés sur le continent. »
Plusieurs raisons ont ainsi motivé la création de la marketplace. « On voit Europazon comme un outil qui participe à la relocalisation et au retour à la souveraineté française et européenne. On veut pouvoir vendre des produits qui ne viennent pas de l’autre bout de la planète, explique Xavier Mahieu. Il y a assez de produits pour proposer toute une gamme en circuit court à l’échelle de l’Europe. C’est notre ADN. » Cette marketplace s’adresse pour ce faire à tous les vendeurs, producteurs, TPE…
La volonté des amis girondins est de promouvoir un modèle d’entreprise plus éthique et collaboratif, dans lequel l’humain est au cœur. « C’est pourquoi l’utilisation de la plateforme est gratuite et les vendeurs ne paient qu’en cas de vente, avec une commission réduite. Aussi, c’est pour cela que l’on ouvre notre capital à 90% le capital, on n’est pas dans la possession. »
La France accueille pour la troisième fois la Coupe du monde de rugby jusqu’au 28 octobre. Le ministère de l’Intérieur a tablé sur 600 000 visiteurs étrangers, parmi les 2 millions de spectateurs, pour voir les 20 équipe s’affronter.
Alors, afin de faire vivre cet événement dans les meilleures conditions, des villages rugby ont été installés dons les neuf villes et métropole hôtes. Pour l’occasion, des bénévoles ont aussi été recrutés. À Bordeaux, ils sont 200 à avoir vu leur candidature retenue. Des hommes et des femmes de tous âges et horizons.
“On a reçu énormément de candidatures, explique Éléonore Milhat-Maurice. Ces volontaires viennent de toute la métropole bordelaise et d’autres départements de Nouvelle-Aquitaine, comme la Charente. On les a formés au printemps dernier. Chacun assure quelques heures de mission pendant dix jours. Ça peut être l’accueil à la gare/aéroport, la sensibilisation au tri des déchets avec l’association Aremacs, la gestion des flux, des animations musicales.” L’un de leurs points de ralliement est le Village rugby, installé le long des quais, face à la Garonne, dans le quartier Saint-Michel. Le site peut accueillir jusqu’à 10 000 personnes.

Ceux qu’on appelle “les brigades bleues” sont reconnaissables à leurs vêtements bleus : casquette, sweat, polo et coupe-vent, floqués “TEAM 2023”. Nombreuses sont les raisons qui ont poussé ces volontaires à consacrer une partie de leur temps à cette compétition sportive. Pour Julianna, étudiante en deuxième année de fac, “c’était un moyen de rencontrer des gens, car je viens de Bretagne. Et puis, c’est agréable de faire ça”. Raphaël, aussi étudiant et plutôt adepte de foot, adore faire du bénévolat dans l’événementiel : “J’ai déjà fait plusieurs missions. Là, étant dans l’organisation, j’ai pu regarder plusieurs matchs et je trouve ça intéressant.”
En revanche, pour Chantal, ce n’est pas le monde de l’ovalie qui l’a motivée “ni aucun autre sport, rit-elle. Mais je suis à la retraite, j’ai du temps, donc je fais du bénévolat dans plusieurs associations. Et ce qui me plaît ici, ce sont les missions d’accueil, la rencontre, me rendre utile. J’en tire beaucoup de bénéfices. J’invite tout le mode à mettre bénévole !” À côté d’elle, Oscar, amateur de rugby. “Ça me paraissait normal de participer. C’est sport collectif qui a de belles valeurs. Je viens d’Amérique du Sud et j’ai vécu en Espagne où le foot est prédominant. J’ai fait une overdose, plaisante-t-il. En étant bénévole, on a la possibilité de vivre les matchs de l’intérieur, de voir les gens de l’étranger et d’humaniser la manifestation.”
Finalement, quelles que soient leurs motivations, ces volontaires sont tous unis par l’envie de contribuer au bon déroulement de ce tournoi international en y apportant leur bonne humeur.
« Bien vieillir ». C’est autour de cette expression qu’est organisée, du 2 au 8 octobre, la Semaine bleue. L’Asept Gironde (l’Association santé éducation et prévention des territoires) organise plus de 200 événements à cette occasion. Elles s’adressent aux plus de 55 ans.
« L’objectif durant cette semaine est de valoriser la place des aînés dans la vie sociale, de les replacer au centre de la société. Le slogan : c’est 365 jours pour agir, 7 jours pour le dire, explique Adeline Thorel, responsable de l’Asept Gironde. C’est pourquoi notre mission à l’Asept est de déployer des ateliers de prévention santé, des conférences, des escape game, des spectacles qui ont un impact sur la qualité de vie. On aborde alors des sujets autour de la maison, l’équilibre, la mémoire, le stress, la nutrition, etc. »
Les caisses de retraite financent la programmation. Les participants peuvent suivre gratuitement les ateliers en présentiel ou à distance. Ils sont animés par un réseau de 80 animateurs formés par l’Asept, mais salariés de structures locales. Les échanges se font par petits groupes de 12 personnes. Aussi, il peut y avoir des intervenants externes partenaires, tels que Catherine Busquet.
Docteure en pharmacie et consultante en prévention consultante, lors de ses conférences, elle insiste auprès des seniors sur le fait qu’il faille “entretenir au quotidien son corps, sa tête, faire attention à son alimentation, à son hydratation et surtout à son sommeil. On sait qu’une hygiène de vie a une grande influence sur la santé et le bien vieillir. J’insiste sur le fait que le bien vieillir, ça se construit chaque jour. Il faut mettre en place des actions pour entretien sa santé”.
Mais pourquoi est-il important d’apporter des conseils pour mieux appréhender cette nouvelle étape de vie ? « Quand on arrive à la retraite, on n’a plus ce cadre de vie créé par le travail. Et souvent, cette rupture va faire que la personne ressent un mal-être. Elle est moins en contact avec des personnes. J’entends fréquemment : je ne me sens plus utile. L’idée est alors d’expliquer à ces personnes qu’il est important de maintenir ce lien social », répond la spécialiste.
Le message véhiculé tout au long de cette Semaine bleue consiste surtout à rappeler que la vie ne s’arrête pas une fois senior et qu’il faut prendre soin de soi pour « bien vieillir ». « On peut compter sur les progrès de la médecine, mais on peut aussi se demander ce que l’on fait soi-même pour sa propre santé, explique la responsable de l’Asept Gironde. Vieillir, c’est s’adapter à son environnement, à ses capacités, aux autres. Notre meilleur médicament, c’est le comportement que nous allons avoir vis-à-vis de nous-même, il faut développer une auto-bienveillance, il est important de s’occuper de soi. »
Chaque année, environ deux millions de personnes font des dons à l’Établissement français du sang. Mais savez-vous comment sont-ils conditionnés ? Qui s’en occupe ? Afin de répondre à ces questions, et bien d’autres, l’EFS Nouvelle-Aquitaine a ouvert au public les coulisses de la Maison du don de Bordeaux à l’occasion de la Journée européenne du patrimoine et du matrimoine.
«. Ils n’ont que la partie visible de leur prélèvement, ils savent moins ce qui se cache derrière. C’est donc l’occasion de leur faire visiter le plateau de préparation. »

Et ils étaient nombreux à avoir répondu présent, donneurs ou pas. Vêtus d’une blouse blanche et de surchaussures, les participants ont suivi le parcours d’une poche de sang une fois qu’elle a été prélevée. Une visite d’une heure durant laquelle ils ont pu observer les nombreuses étapes, du donneur au patient. Ainsi, une fois le sang prélevé, la poche passe sous l’œil expert des différents agents qui doivent respecter des mesures de sécurité et d’hygiène.
« Il faut savoir que, dans une poche, il y a plusieurs composants sanguins : le plasma, les plaquettes et les globules rouges. Lors d’une transfusion, on ne transfuse pas tout le produit sanguin, cela nécessite donc qu’on sépare les composants avec des centrifugeuses. Puis, ils seront traités d’une certaine manière et conservées à une température spécifique », nous apprend la représentante de l’EFS. Aussi, chaque don est analysé par le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies pour savoir s’il y a des bactéries ou des virus dans le sang. Auquel cas, il sera traité.

Aussi, chaque don a une date de péremption d’où la nécessité de renouveler son geste. « La Gironde est très contributrice. Le département représente 20-25% des dons effectués en Nouvelle-Aquitaine. D’ailleurs, il faut 1 000 dons par jour pour répondre aux besoins de nos patients dans la région, et on est dans ces eaux-là. Les besoins montent à 10 000 pour toute la France. Dans cette aventure généreuse, les profils sont très variés. Pour rappel, on peut donner son sang à partir de 18 ans et jusqu’à la veille de ses 71 ans, 65 ans pour le plasma. » À l’échelle nationale, les dons de sang, plasma et plaquettes permettent de sauver un million de vies. La moitié est utilisée pour des transfusions, l’autre pour fabriquer des médicaments avec du plasma.
Parmi les curieux du jour : Henry, 58 ans. Il fait partie des convaincus. « Je fais 20 dons par ans tous types confondus, et ce, depuis 40 ans. Je suis un ancien militaire. Quand je suis allé en Afrique, j’ai côtoyé des convoyeuses de l’air, ce sont des infirmières. Elles m’ont parlé du don du sang et j’ai eu envie de faire ça. » Bénédicte, pour sa part, donne le plus régulièrement possible. Pour elle, il est nécessaire de faire cet acte civique « car il y aurait alors plus de stock et donc moins d’appels réguliers aux dons ». Anne, justement, « mène un combat » pour le don du sang comme elle dit. « Je donne régulièrement parce que ma sœur a été très malade et une amie est atteinte d’une leucémie. C’est devenu un principe de vie. » À tel point qu’elle s’est fait tatouer son groupe sanguin.

Par ailleurs, Camille Journet souligne que 96% des Français en âge de donner déclarent qu’ils sont favorables au don, mais que la réalité est tout autre : seuls 4% franchisent le pas. Le principal obstacle avancé est le temps. Ce constat montre qu’il y a encore un travail de sensibilisation à faire. Le moment n’est par exemple pas encore arrivé pour Alexiane, 22 ans. « Je suis quelqu’un d’angoissé et je me dis que je vais m’évanouir, que mon cœur va s’arrêter. En plus, je me sens à deux de tensions, alors si je me vide de mon sang… dit-elle en riant. Je me demande aussi si mon sang est bon à donner. Mais à l’avenir, j’aimerais passer outre mon inconfort au vu du service que ça peut rendre. »
En effet, faire un don du sang « est une action qui permet de sauver trois vies, aime à rappeler la directrice de la communication. Il y a peu d’action que l’on peut faire en une heure et qui ont un tel impact. Donc ouvrir les coulisses de l’EFS, c’est pour nous une manière de remercier les donneurs pour leur mobilisation. C’est important d’être reconnaissant parce que rien ne les oblige à faire ce qu’ils font. Ça permet aussi d’ouvrir les perspectives pour des donneurs qui ne le sont pas encore. »

La France reçoit jusqu’au 28 octobre la Coupe du monde de rugby. Tout au long de cette compétition, de nombreuses manifestations sont organisées, notamment dans les villes hôtes où se déroulent les matchs. Bordeaux en fait partie. La capitale girondine met à l’honneur les pays qui jouent dans son stade à travers son événement Chœur de Rugby. Il s’agit de l’Irlande, la Roumanie, les Pays de Galles, les Fidji, les Samoa, le Chili, l’Afrique du Sud et la Géorgie.
Le Chœur de l’Opéra national de Bordeaux interprète ainsi les hymnes nationaux et les chants traditionnels sur le parvis du Grand-Théâtre, accompagnés au piano. Durant ces représentations, la compagnie de danseurs aériens Tango Nomade les accompagne.
Toutes les répétitions se déroulent au Grand-Théâtre, dirigées par le chef de chœur Salvatore Caputo ou son chef assistant Alexis Duffaure. « C’est un chœur de 38 professionnels, où il y a autant d’hommes que de femmes, explique-t-il. Il y a des voix aiguës, médium et graves. Elles sont classées par tessitures, donc les compositeurs écrivent pour chaque pupitre. Quand on chante tous ensemble, ça crée de la polyphonie. C’est comme une équipe de rugby qui a plusieurs joueurs, avec chacun ses capacités. Ensemble, on fait une mêlée. On forme une seule entité, une seule voix. »
Par ailleurs, pour être au point pour l’événement Chœur de Rugby, les artistes ont aussi dû chanter dans des langues inconnues, mais les interprètes en ont l’habitude. « Durant l’année, nous chantons dans toutes les langues. On travaille en phonétique et chaque chanteur a la traduction ainsi que l’histoire du chant pour s’en imprégner », souligne Alexis Duffaure. Parfois, pour les aider dans la prononciation, un coach peut être nécessaire. Sinon, les ressources en interne sont utilisées. En effet, le Chœur de l’Opéra national de Bordeaux est composé de membres de diverses nationalités et origines.
Par exemple, Marilena Goya, soprano d’origine roumaine, a été sollicitée. Un honneur pour elle. « La langue roumaine est une langue latine. La prononciation est légèrement plus articulée. On roule les « r » avec gourmandises et l’émission de la voix demande plus d’énergie corporelle, explique-t-elle. Pour la petite histoire, l’hymne national roumain a été censuré sous le régime communiste et rétabli en 1989. Moi, je ne l’ai jamais chanté en Roumanie, c’est donc la première fois que le chante, et en France. »
Cette opération est ainsi un moyen de mettre en lumière la compétition sportive internationale à travers la musique. Choeur de Rugby permet à sa manière de rapprocher les nations.
« C’est vrai que ça fait plaisir. On participe à un moment assez unique et ça nous sort de notre quotidien. Nous sommes fiers de représenter la France et d’offrir ce cadeau, confie le chef assistant. Il ne faut pas oublier que pour un peuple, un pays, son identité, c’est par la tradition, la musique, la danse. Ainsi, le fait d’avoir mis un chant traditionnel après chaque hymne était important. Ça remet la culture d’un peuple au centre. »
Du 30 septembre au 15 octobre, se tiendra la 8ᵉ édition du Festival international des arts de Bordeaux Métropole (FAB). Pendant deux semaines, 20 compagnies et artistes mondiaux vont se produire dans 39 lieux de la métropole. Au programme : de la dance, du théâtre, du cirque, de la musique, des expositions des déambulations… 80% des performances sont gratuites.
Cette année le festival a invité deux pays : la Suisse et la Palestine. Sylvie Violan, la créatrice et directrice du FAB, nous en dit plus.
AirZen Radio. D’où vous est venue l’idée de créer le FAB ?
Sylvie Violan. Il manquait à Bordeaux un endroit de festival où voir des choses qu’on ne voit pas dans des théâtres ou même tout au long de l’année. Un moment exceptionnel où on va pouvoir inviter des artistes hors normes qui viennent de loin, mais aussi d’ici, donc des artistes locaux qui n’ont pas toujours droit à la parole. C’est un vraiment un mixte entre un regard d’ailleurs et un ancrage territorial fort.
Pourquoi avoir choisi pour thème la lune pour cette 8ᵉ édition ?
C’est un hommage particulier à la lune parce que Bordeaux s’appelle aussi le Port de la Lune. Elle a joué un rôle majeur dans l’émergence de la cité bordelaise et, donc, on lui rend hommage. On débute un soir de pleine lune et une seconde lune de 6 mètres de diamètre est installée sur les quais de la Garonne. D’ailleurs, pour l’ouverture, il y aura un spectacle assez exceptionnel, vertigineux : un pianiste suspendu à une grue à la verticale créera un récital mixé avec les sons du chantier qui l’accueille. La performance aura lieu à Brazza, un quartier où certains immeubles sont construits et pas d’autres. Anciennement, c’était un chantier naval, donc on reste dans le thème.

La programmation artistique que propose le FAB est assez décalée…
J’aime les choses décalées, joyeuses, drôles, qui parlent de sujets sérieux, mais toujours de manière positive. On n’est pas dans le fait de se morfondre, on provoque la réflexion, l’émotion pour aller vers du changement, des transitions pour un meilleur avenir. C’est toujours une démarche positive et festive. On est un festival, il faut s’amuser, faire la fête danser, faire des soirées (rires) !
Un événement festif, donc, mais qui s’inscrit dans une démarche écoresponsable…
Oui, et ce dès le début, parce que les festivals sont parfois un peu gourmands en énergie. Donc chez nous, c’est zéro plastique. On propose aussi une alimentation bio et locale. Et puis, quand on fait venir un artiste d’outre-Atlantique, par exemple, il ne faut pas que ce soit pour une date ou deux. On organise dans ce sens des tournées et il faut qu’elles soient écoresponsables.
C’est intéressant aussi bien pour les artistes que pour les lieux de pouvoir profiter de leur présence. Alors oui, ça demande un travail en plus, car on souhaite s’assurer aussi de la circulation de l’ensemble des artistes parce qu’il ne faut pas surtout pas abandonner. Il faut continuer à les accueillir. Ils ont aussi besoin de l’Europe pour travailler, mais il faut que leur empreinte carbone soit la plus basse possible.
Qu’apporte selon vous la culture à la société ?
Elle est importante puisqu’elle pose un autre regard sur les choses. On a la science et tout un tas de mode d’appréhension du réel, du passé et de l’avenir. L’art donne d’autres clés. Elles passent par les sens, l’émotion et l’intellect aussi. C’est important de garder cette part de sensibilité émotionnelle.

À Eysines, en Gironde, une ferme refuge thérapeutique d’une quarantaine d’animaux a élu domicile sur un terrain municipal de 3 000 m², en début d’année. Le point de départ est la création de l’association de médiation par l’animal, Medeina, en 2020 par Marie Espias, éducatrice spécialisée.
Avec ces médiateurs atypiques, elle n’intervenait, au départ, qu’en itinérance dans les établissements médico-sociaux du département. Son public est essentiellement composé de personnes dites fragilisées par un handicap (psychique, moteur, sensoriel) ou une autre problématique.
Dans la continuité de son action, il était logique pour la fondatrice de Medeina de créer un cadre de vie agréable dans lequel les animaux peuvent évoluer. Tous sont issus de sauvetage. Ici, c’est le bien-être des humains mais aussi des bêtes qui compte. Le projet a été concrétisé en début d’année avec l’aide de Nina Lafon, bénévole et éducatrice spécialisée. Leur travail de médiation par l’animal « consiste à l’intégrer dans l’environnement immédiat d’une personne. Ainsi, celle-ci peut développer ou maintenir ses capacités cognitive, motrice, sociale et affective », explique Marie.
Pour préparer au mieux préparer ses interventions, elle a donc organisé en amont des séances factices chez elle. « J’habitue les animaux à ça sur la table de mon salon, sur laquelle j’installe des nappes pour qu’ils comprennent que c’est un temps bien spécifique. Il faut savoir que les lapins et les cochons d’Inde peuvent avoir le vertige, donc il faut s’assurer qu’ils soient à l’aise. On renforce cette éducation positive avec de la nourriture », souligne l’éducatrice spécialisée. Une fois prêts, ils sont intégrés dans le programme.
En revanche, tous les animaux recueillis par l’association n’ont pas vocation à forcément intervenir. « Comme cette poule, qui venait d’un endroit compliqué. Elle a très peu confiance en l’humain. Mais on a aussi de belles surprises. Hope, notre lapine qui sort de laboratoire, a été réhabilitée par l’association Le Graal. Elle était profondément éteinte, craintive, prostrée. Finalement, elle s’est révélée au contact d’enfants », explique la fondatrice de Medeina.
Le Satnam Club est un espace de vie proposant une offre complète autour du bien-être. Deux espaces de pratique, un espace de soins ou encore une boutique se cachent derrière sa porte. Chaque détail de ce lieu harmonieux est réfléchi avec soins.
Après votre passage, vous ressortirez ressourcé et vous aurez forcément découvert quelque chose sur l’une des pratiques proposées. C’est la richesse que souhaite proposer Séverine. En effet, elle a fait évoluer son orientation professionnelle il y a quelques années. Elle nous partage sa vision et ses ambitions pour continuer à mettre du sens dans notre quotidien.
Dès l’entrée, un membre de l’équipe est là pour vous accueillir, vous conseiller, vous orienter. Avec 25 professeurs de yin yoga, fly, vinyasa, hatha, kundalini, pilates, ou encore de barre au sol, il y en a pour tous les goûts et toutes les humeurs.
Si vous avez plutôt besoin de vous détendre, des thérapeutes et masseurs proposent également des soins et consultations sur rendez-vous en sous-sol.
Des événements et ateliers sont organisés sur place mais aussi hors des murs. Dès septembre, vous pourrez par exemple pratiquer aux Bassins des Lumières sur un format original.
Si vous souhaitez aller un peu plus loin, le Satnam propose des retraites thématiques en France et à l’étranger pour apprendre à mieux se connaître en sortant de son quotidien.
Que vous soyez débutant ou yogis avancé, l’offre que propose Séverine et son équipe est large. Il y aura forcément un créneau et un style de cours qui fonctionnera avec votre agenda et vos envies.
Quel est rôle d’un avocat ? Que risque-t-on si on ne respecte pas la loi ? Pourquoi ne peut-on pas appeler son enfant caca ni se marier à un cactus ? Et à quoi sert le droit ? Marie Cresp, juriste et maitresse de conférences à l’université Bordeaux Montaigne, donne des éléments de réponse avec sa BD « Le Droit expliqué aux enfants », paru aux éditions Juridikids. L’ouvrage d’une quarantaine de pages, destiné aux lecteurs à partir de 8 ans, a été illustré par Clara Lang. En répondant à onze questions avec pédagogie, l’autrice apporte les bases des connaissances autour de notions juridiques.
Marie Cresp a planché pendant trois ans sur ce projet. Il y a eu différents éléments déclencheurs. « Lors de mes enseignements à Bordeaux, je me suis aperçue de l’ampleur de préjugés, de l’imaginaire collectif et négatif à l’égard du droit, qui étaient plus conséquents que je ne le pensais, se rappelle-t-elle. Donc, pour expliquer le droit aux étudiants et les aider à surmonter ces peurs et ces réticences, je leur donnais des exemples enfantins. Je m’imaginais l’expliquer à mes propres enfants. Puis un jour, j’ai réalisé qu’il n’y avait pas livre de ce genre pour les enfants »
Pour réaliser cette BD, Marie Cresp a dû se mettre à hauteur d’enfant pour expliquer des termes juridiques. « Alors, déjà dans le langage courant, c’est un défi. Là, c’est encore plus compliqué, mais pas impossible », rit-elle. C’est pourquoi, elle a joué avec des traits d’humour et des références contemporaines, des illustrations colorées et des multiples personnages. La volonté de la juriste avec cet ouvrage est que l’enfant ait conscience de la façon dont le droit se manifeste dans la vie courante en prenant des exemples de domaines auxquels il est confronté. Le tout en adoptant une démarche ni utopique ni dramatique.
Marie Cresp a par ailleurs écrit « Le Droit expliqué aux enfants » afin qu’il puisse aussi être utilisé comme support pour les parents et susciter des questionnements en famille. Son message : « Saisissiez-vous du droit comme d’un moyen d’action pour améliorer la vie individuelle et sociale. »
« Le roi Charles III est un homme très engagé. Politiquement, par exemple, c’est un prince qui a toujours donné son avis là où on attend justement de la réserve de la part d’un monarque », explique Kévin Guillot. Le journaliste, spécialiste de la couronne britannique et auteur du livre “William, le prince qui voulait être roi” (city éditions). Chez le roi, l’engagement est aussi écologiste. Et il semble extrêmement sincère.
« Le prince Charles a été l’un des premiers à mentionner le réchauffement climatique en Grande-Bretagne, à l’échelle de l’État. Il l’a évoqué lors de son premier discours officiel en tant que prince de Galles dans les années 1970 », raconte le journaliste.
Un engagement qu’il n’a pas perdu puisqu’il a aussi mentionné le climat lors du discours inaugural de la récente COP26 à Glasgow. Et ce, alors même que la classe politique britannique lui demandait de rester en retrait sur le sujet. Mais Charles III ne s’arrête pas là. « C’est un amoureux des plantes, des jardins, de la terre. Il a son propre poulailler. Il recycle son eau usée… C’est un gentleman farmer », explique le journaliste.
Le prince désormais roi se cache aussi derrière l’architecture du village de Poundbury. Située au sud de l’Angleterre, cette bourgade durable concentre toutes les ambitions écologiques du monarque avec ses immeubles éco-conçus et ses parcs arborés.
Dans son domaine de Highgrove, dans l’ouest du pays, le roi a créé un jardin ouvert au public et une ferme 100% bio. Il a aussi souhaité verdir au maximum ses propriétés royales en adoptant au maximum les énergies renouvelables.
Il partage aussi, depuis plusieurs années, son bilan carbone en y intégrant aussi ses voyages non officiels. Pour sa venue en France, le roi a d’ailleurs choisi le train, notamment pour faire le voyage entre Paris et Bordeaux, ville écologiste qu’il tenait à visiter.
Pour son premier déplacement dans l’Hexagone, Charles III a donc choisi de visiter une ville écologiste. Mais pas seulement. « Il a aussi été très marqué par les incendies qui ont ravagé la Gironde en 2022 et il veut vraiment s’en rendre compte », explique le journaliste.
Il y a aussi toute une symbolique derrière le choix de la Nouvelle-Aquitaine. « On se souvient du mariage d’Aliénor d’Aquitaine et le roi Henri Plantagenêt. Ce qui a fait de cette région une quasi-colonie de la couronne pendant des siècles. Jusqu’au XVe siècle pour Bordeaux, par exemple », ajoute le spécialiste.
Lors de l’une des cinq visites de la reine Elisabeth II, celle-ci avait justement choisi Bordeaux en 1992 pour marquer ce lien entre les deux pays. Aujourd’hui encore, des traces persistent. « L’architecture de Poitiers, par exemple, est très proche de ce qui peut se faire en Grande-Bretagne. Et il existe une communauté anglo-saxonne extrêmement importante », ajoute Kévin Guillot.
« La famille royale a un mode de vie extrêmement privilégié, certes. Cela n’empêche pas que Charles III essaye de l’adapter aux attentes du peuple concernant le sauvetage de la planète et l’écologie. Il évite, par exemple, au maximum de prendre l’avion. C’est peut-être anecdotique pour nous, mais lui a la possibilité de traverser le pays en jet. Il choisit de ne pas le faire », explique Kévin Guillot.
Si le monarque et ses deux fils prônent à qui veut l’entendre une société plus verte, Buckingham Palace est loin d’avoir entamé sa transition. Les déplacements se font encore majoritairement via des moyens de transports carbonés.
Le coût écologique de toutes les manifestations royales n’est plus à prouver. Sans compter un train de vie plutôt polluant : chasse, vacances d’hiver au ski… Peut-être qu’une arrivée sur le trône de Charles III lui permettra de challenger encore plus son engagement ? De là à porter une couronne en bois raisonné et un costume en chanvre, il n’y a qu’un pas !
Après une visite annulée en mars dernier, le roi Charles III, accompagné de la reine Camille, sera de passage en France du 20 au 22 septembre. Lors de ce voyage officiel, le couple britannique fera étape à Paris puis à Bordeaux, en Nouvelle-Aquitaine. Une région d’ailleurs très appréciée des Britanniques, en faisant le premier territoire d’accueil de nos voisins. Selon un recensement de l’Insee publié en 2020, ils étaient alors 39 000 dans la région. Nombreuses sont d’ailleurs les structures agissant pour entretenir cette amitié franco-britannique qui repose sur une histoire commune. L’association Bordeaux-Bristol (ville du sud de l’Angleterre) en fait partie.

Depuis plus de 70 ans, elle promeut les échanges culturels, linguistiques et économiques entre les deux villes. Celles-ci sont jumelées pour plusieurs raisons. “Déjà, l’occupation de l’Aquitaine, les échanges économiques entre les ports, mais aussi, malheureusement, un épisode “négrier” qui n’est pas forcément à la gloire des uns et des autres. Mais comme je le dis, dans un jumelage, on essaie de valoriser un potentiel commun aussi bien au niveau environnemental, géographique, historique et toute autre chose”, explique Valérie Bonnet, présidente de l’association.
Tout au long de l’année, la structure associative mène diverses actions. Elle propose ainsi des cours d’anglais pour les jeunes et les adultes. Par ailleurs, les bénévoles mènent différents projets, notamment avec les jeunes adhérents sur le travail de mémoire, les discriminations, la culture, l’aspect caritatif et à travers le sport. “L’essence de l’association est vraiment de faire en sorte au maximum que le lien humain soit privilégié“, souligne celle qui est à la tête de Bordeaux-Bristol depuis 10 ans.

Parmi les adhérents qui ont pu jouir des bénéfices de l’association, Kate Spencer, ancienne habitante de Bristol. Elle a fait son premier échange avec la capitale girondine lorsqu’elle était au collège, en 1966. Elle a alors été accueillie par la famille de Claudie. “ Ça fait 57 ans que notre amitié dure. Cette expérience m’a changée la vie. Si je n’étais pas venue en France, je n’aurais pas pu être professeure de français, travailler dans le tourisme, voyagé partout », dit-elle.
Celle qui est désormais journaliste a posé ses bagages il y a 18 mois pour vivre à Bordeaux. “C’est une vie simple. Ici, le gouvernement et l’Église sont séparés, contrairement à l’Angleterre. Petite, je devais suivre la religion à l’école et chanter l’hymne. J’aime aussi la façon de vivre ici, le vin la nourriture.” Un bien-être dans la capitale girondine que reconnaissent aussi ses nombreux amis britanniques de passage.
Autre détail : Kate Spencer s’est découvert une ascendance avec Aliénor d’Aquitaine, qui fut reine de France puis d’Angleterre. Un élément qui la conforte dans son choix d’installation.
En France, environ 600 000 personnes sont atteintes d’épilepsie, une maladie neurologique handicapante qui nécessite un traitement médicamenteux. Stéphanie Martins a fait sa première crise à 21 ans, dans un bus, pour une raison inconnue pour le moment. Cette Girondine, aujourd’hui âgée de 30 ans, les a par la suite multipliées, allant jusqu’à plusieurs fois par jour. Ses crises se traduisent par une perte de connaissance de quelques secondes.
Depuis plus de 30 ans, l’association Handi’chiens forme des chiens d’assistance destinés à un public en situation de handicap et de vulnérabilité. Sollicitée par des personnes épileptiques, elle a développé un programme de formation de chiens pour anticiper les crises d’épilepsie. Stéphanie a déposé un dossier et obtenu une réponse favorable au bout de six mois. Il a fallu qu’elle attende un an et demi avant d’accueillir à son domicile Oggy, un labrador de 5 ans couleur chocolat.
Durant ce laps de temps, le canidé a passé du temps en famille d’accueil pour se familiariser avec l’environnement des humains puis, pendant six mois, il s’est formé dans un centre à Lyon. « Je devais envoyer des échantillons d’odeur de crise d’épilepsie et des échantillons neutres. Oggy apprenait à les différencier, explique la jeune femme. Ensuite, j’ai eu stage de passation où on apprend les commandes apprises par le chien pour gérer les crises. Dans ces cadre-là, Oggy a appris à me donner des coups de museaux appelés « pokes » quand il sent que ça va arriver. Et si je ne réagis pas assez vite, il m’aboie dessus. »

Par la suite, le labrador appuie sur un bouton lorsque Stéphanie Martins est chez elle ou à son travail pour donner l’alerte à son entourage. Elle se met alors en sécurité. Puis, il se blottit contre elle le temps que la crise passe et qu’elle récupère. Enfin, il lui apporte son téléphone et l’aide à se relever. Oggy arrive à détecter ces événements dans un intervalle compris entre 20 minutes et 9 heures. Afin que son chien d’assistance puisse travailler correctement, la Girondine est attentive à ses besoins. « Je fais en sorte qu’il puisse se détendre, qu’il soit bien. On fait des balades tous les jours, surtout les semaines où il y a eu des crises. Pour lui aussi, c’est émotionnellement une charge, il se fatigue », explique-t-elle.
En trois ans, une relation fusionnelle s’est tissée entre Oggy et sa maîtresse. « Avec lui, je suis en sécurité, je n’ai plus cette peur de faire une crise ou ce questionnement de savoir si les gens dans la rue vont me secourir ou pas. J’ose sortir, voyager avec Oggy. Le fait de l’avoir m’apaise. » Le chien a réussi à réduire son stress, au point que Stéphanie fait désormais 4 à 5 crises par mois.
« Depuis qu’on a commencé, on a remis 50 chiens, explique Ulrich Deniau, responsable national Handi’chiens en charge du programme de chien d’assistance pour personnes épileptiques. Nous sommes trois éducateurs à Handi’chiens. On s’est formé avec Jennifer Cattet, franco-américaine qui fait du chien d’assistance pour les diabétiques et les épileptiques. » Par ailleurs, au vu des performances d’Oggy, le salarié de l’association a encouragé Stéphanie Martins à l’inscrire aux Trophées des chiens héros organisés par la Centrale canine. Résultats, il a été récompensé dans la catégorie des chiens détecteurs de maladie. La remise de prix a eu lieu, en mai dernier, à l’hôtel de ville de Paris.
Lorsqu’on devient parents, un nouvel univers s’ouvre à nous, ainsi que de nouveaux postes de dépenses auxquels il faut penser, comme les couches. De la naissance jusqu’à l’âge de propreté, aux alentours de deux ans, environ 5 000 couches jetables seront utilisées. Cela représente entre 750 et 2 000 euros. Afin de diminuer ces dépenses, les couches lavables peuvent se poser comme une alternative. L’entreprise HiPopo a décidé de se spécialiser dans leur vente et leur location pour une trentaine d’euros par mois, sans engagement.
L’entreprise de l’économie sociale et solidaire, basée à Bègles en Gironde, a été fondée en 2018 par Sylvain Rulhe et Carine Berthet. Celle-ci gère désormais seule la structure.
D’ailleurs, son premier conseil pour ceux qui souhaitent passer à la couche lavable est de commencer par la location. « Parce qu’on a certaine idée de ce que l’on veut et, finalement, ça ne va pas forcément, dit-elle. Et puis, on dépense beaucoup d’argent, des centaines d’euros, parfois pour rien. Le but n’est pas de louer trois ans. En moyenne, nos clients restent sept mois puis passent à l’achat. À HiPopo, on privilégie les couches « tout en deux ». Il y a une partie extérieure avec une culotte qui est imperméable. La partie intérieure qui va être un insert absorbant. On a aussi un feuillet pour recueillir les selles, mais ce n’est pas obligatoire. » Mais il existe aussi les modèles tout-en-un, en trois parties, hybride etc. en soi de plusieurs types. Les culottes peuvent être réutilisées deux à trois fois avant d’être lavées.

L’entreprise propose deux marques « tout-en-deux ». La première est française, Hamac, fabriquée en Bretagne. « Elle est adaptée aux enfants de taille standard ou potelés. Mais on s’est rendu compte que ça ne matchait pas avec tous les enfants. On a donc trouvé comme alternative la Best Bottom après des tests de plusieurs marques en interne, explique la cofondatrice. C’est une marque évolutive avec différentes pressions qui vient des États-Unis. Les couches sont confectionnées par des personnes en insertion. » Autre élément notable : tous les textiles sont certifiés. « C’est important de ne pas avoir de produits toxiques en contact avec la peau de bébé. »
En revanche, si le client ne trouve pas son bonheur auprès d’HiPopo « on peut aussi orienter vers d’autres concurrents, souligne Carine. On a même créé une association : Réseau Couches Lavables. Nous sommes des acteurs du secteur à travailler ensemble parce qu’il n’y a pas de règlementation pour ces produits. Donc, on parle des bons procédés ». Par ailleurs, la cofondatrice inclut dans la prestation un accompagnement et des conseils, que l’on peut aussi retrouver lors d’ateliers animés par Carine par vidéo et en présentiel.
Celle-ci est bien consciente que les parents ont des a priori sur les couches lavables, comme leur prix, le temps pour changer les couches. Il y a aussi l’appréhension de devoir faire tourner fréquemment des machines à laver ou encore la manipulation des selles. Par rapport au gaspillage de l’eau, elle répond : « Au contraire, on consomme deux fois moins d’eau entre la fabrication du lavable et sa fin de vie par rapport au jetable. »
Dans une démarche de pédagogie auprès des mères et des pères, elle propose aussi une option lavage des culottes, en suivant une procédure stricte. « Oui, il pourrait faire ça chez eux, c’est ce qu’on préconise, mais c’est pour aider les parents au démarrage. On s’est rendu compte que la plupart de nos clients qui partent en location avec lavage passe à la location simple ou à l’achat. » Il est possible de les déposer ou qu’elles soient récupérées à domicile une à deux fois par semaine.
La cofondatrice d’HiPopo souhaite rappeler qu’un bébé est changé environ 5 000 fois dans sa vie. « Ça représente une tonne de déchet qui n’est pas valorisée. À Bordeaux, par exemple, ils sont incinérés. Grâce aux couches lavables, on réduit de 95% nos déchets, assure-t-elle. On n’est pas obligée d’être en 100% lavable. On fait du mieux qu’on peut et comme on peut. Une seule couche lavable par jour, c’est 90 kg de déchet d’économiser », assure-t-elle.