La distribution de produits frais, comment ça marche ?

Nicolas Drique, agriculteur, vend ses produits en circuit court dans la région parisienne grâce à d’anciens kiosques à journaux aménagés pour l’occasion.

Podcast

Hauts-de-Seine: de kiosque à journaux à distributeur de produits frais

1 - Hauts-de-Seine: de kiosque à journaux à distributeur de produits frais

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Les agriculteurs se lancent dans le circuit court en ville

2 - Les agriculteurs se lancent dans le circuit court en ville

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On vous emmène à la Clayette, distributeur de produits frais

3 - On vous emmène à la Clayette, distributeur de produits frais

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Nicolas Drique est un jeune agriculteur de 25 ans passionné par son métier. « J’ai acheté une ferme en Normandie il y a peu, et j’adore mon métier, l’agriculture c’est pointu, on peut vraiment s’épanouir intellectuellement ».

Camille Tribet/AirZen Radio

En 2021, l’ancien étudiant en ingénierie a détourné un kiosque à journaux parisien pour le transformer en distributeurs de produits frais. Pari gagné, il a ouvert deux autres Clayette depuis.

Un enjeu de production

Quand on gère une exploitation, l’enjeu est de pouvoir en vivre. Voilà pourquoi certains agriculteurs se sont, avec le temps, calés sur les demandes des groupes de la distribution.

Ainsi, ce qui ne se conserve pas facilement ou ce qui n’est visuellement pas parfait ne se retrouvera pas sur les étales de magasin. Selon Nicolas Drique, « les supermarchés n’acceptent pas les tomates-ananas par exemple, trop difficiles à conserver. Ici, on peut les faire et varier plus facilement. »

Un enjeu de distribution

C’est celui qui touche la rémunération du producteur. Certains producteurs préfèrent investir pour s’adresser directement aux consommateurs et mieux vendre par la proximité et la pédagogie. Il y a plus de transparence et les produits frais sont récoltés le jour même.

Voilà pourquoi les casiers de la Clayette ne sont remplis que de produits frais : « On a des jus, des soupes ou des compotes pour écouler notre production qui n’a pas été vendue », explique le fondateur de la Clayette.

Un enjeu climatique

Proposer des produits frais en libre-service dans des cases réfrigérées pose donc la question de la consommation. « On est sur une installation qui ne nécessite aucune construction, on récupère des kiosques et ils sont mobiles. Au niveau de la consommation, nos casiers sont constamment fermés et en double vitrage, c’est comme si nous avions trois frigos branchés pour nourrir un quartier, c’est extrêmement efficace d’un point de vue énergétique », explique le producteur.

Et pour les consommateurs ?

Le principe des Clayette est simple, il suffit de se rendre à la borne, choisir son panier, payer puis le casier correspondant s’ouvre. Comme Nicolas Drique valorise le zéro déchet, il faut remettre les boites d’œufs et les clayettes une fois vidées.

En revanche, acheter ses produits frais dans des distributeurs en libre-service à un coût. Ici, les 500g de fraises vous reviennent à 7,50 euros contre moins de 4 euros dans l’hypermarché d’à côté.  Un choix de consommation plus transparent. L’application la Clayette renseigne également sur les stocks disponibles dans le distributeur proche de chez vous afin d’éviter les déplacements inutiles.

Où trouver les Clayettes ?

  • À Meudon, au kiosque de Bellevue, en face du CNRS, au 35 avenue du général Gallieni (92190)
  • À Massy, au kiosque du quartier Atlantis, à l’angle de l’avenue de Paris et du Mail Ampère (91300)
  • À Issy-les-Moulineaux, au kiosque Place Jules Gévelot, en face de la gare de Tram « Les Moulineaux » (92130)

Les Clayette sont ouvertes de 6h00 à 22h00 en libre-service. En y allant, n’hésitez pas à entamer la discussion avec Nicolas et ses équipes… Vous pouvez y aller de notre part !