La forêt de Higas, l’une des plus grandes comestibles d’Europe

Son fondateur Yoann Lang a lancé les premières plantations au printemps dernier. Sur ces sept hectares, situés dans les Landes, il ambitionne de planter notamment 60 000 arbres et de la rendre 100% autonome.

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Les projets pour la forêt de Higas, une forêt comestible

1 - Les projets pour la forêt de Higas, une forêt comestible

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La forêt de Higas, un projet porté par Yoann Lang

2 - La forêt de Higas, un projet porté par Yoann Lang

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Landes : la forêt de Higas, l’un des plus grandes comestibles d’Europe

3 - Landes : la forêt de Higas, l’un des plus grandes comestibles d’Europe

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C’est l’une des plus vastes forêts comestibles d’Europe qui est train de naître à Estibeaux, dans les Landes : la forêt de Higas. Son fondateur, Yoann Lang, a quitté sa Champagne-Ardenne natale pour opérer un changement de vie.

Ce projet ambitieux, il y pense depuis dix ans. C’est à la naissance de son premier enfant qu’il a réfléchi à ce qu’il pouvait faire de ces sept hectares. « C’est une ancienne surface céréalière. Je voulais un projet qui réponde aux enjeux présents et à venir. Notamment avec les épisodes de canicules, sécheresse que l’on a connus. »

Une grande variété de productions

Pour l’aider, il peut compter sur son ami Franck Lutic, responsable de production. À deux, ils ont commencé à semer les premiers arbres et plantations au printemps dernier. « On a préparé la zone maraîchère. Le but est d’avoir la plus grande diversité de productions : des plantes aromatiques, médicinales, des fruits à noyau, à coque, comme des pistaches, des noix de cajou. On veut répondre à une demande locale », explique Yoann.

A N N O N C E

À termes, les deux amis souhaitent planter 60 000 arbres, 7 500 variétés végétales et 150 espèces animalières.

Un laboratoire

À la forêt de Higas, Yoann Lang souhaite être en autonomie complète et cela passe aussi par la consommation en eau, mais aussi en redonnant son côté sauvage à la nature afin que les productions se régénèrent naturellement d’année en année tout en s’acclimatant à la région. « On va essayer de planter des agrumes, des orangers, des pistachiers, des palmiers dattier et des anacardiers. On va aussi tenter de faire pousser sous verrière non chauffée des avocats, du café, des bananes et du cacao. Le but d’est d’être un laboratoire de l’agriculture de demain », souhaite l’agriculteur landais.

À termes, Yoann Lang veut mettre en place un dôme géodésique pour accueillir du public, différents événements : yoga, séminaires verts… Il est possible de contribuer au développement financier de la forêt de Higas via une cagnotte en ligne.