Gironde : un cabinet 4.0 pour trouver du bien-être en pédalant

Grâce à la 3D, Simon Recoules, biomécanicien, analyse le mouvement des cyclistes sur leur vélo et réalise des ajustements pour supprimer ou prévenir les douleurs.

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Son métier ? Biomécanicien spécialisé en cyclisme

Son métier ? Biomécanicien spécialisé en cyclisme

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Au coeur de l’étude posturale de Lucien, 24 ans

Au coeur de l’étude posturale de Lucien, 24 ans

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Une analyse bien rodée avec chaque patient

Une analyse bien rodée avec chaque patient

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Lucien, 24 ans, pratique le vélo de route et le VTT, en loisirs et de façon très régulière. Mais un jour, les douleurs apparaissent. « Des douleurs au genou, au dos, parfois aux cervicales. » Il réalise plusieurs études posturales, mais sans succès. « Les douleurs revenaient. » Direction finalement le Medical Stadium de Mérignac, près de Bordeaux, pour une étude auprès de Simon Recoules, biomécanicien en analyse du mouvement, spécialisé en cyclisme.

« Après un changement de selle, des ajustements et l’utilisation de semelles orthopédiques, cela va beaucoup mieux », reconnaît-il à l’issue de sa deuxième séance en décembre 2022. « Cela permet de pratiquer avec encore de plaisir », savoure-t-il. « On agit sur le bien-être, l’optimisation de performance, la prévention de blessure ou pour réduire une blessure mécanique », précise Simon Recoules.

Pour chaque patient, le scénario est rôdé : « Une phase de questionnement de 10 minutes permet de connaître la personne d’un point de vue corporel. Ensuite, je réalise un bilan postural clinique. Certains vélotafeurs parcourent 10 à 15 kilomètres par jour. Cumulés sur la semaine, cela fait beaucoup de kilomètres, ce qui peut provoquer des pathologies au niveau des genoux, des lombaires, des cervicales.  », explique Simon Recoules.

Un cabinet équipé de caméras 3D

Puis, c’est le passage à la phase pratique dans un environnement très technologique, un cabinet 4.0 avec des caméras 3D. Le cycliste est recouvert de marqueurs sur des reliefs osseux. « Nous reconstituons le squelette, qui est enregistré dans un logiciel. À partir de là, on analyse le mouvement. Un rapport établit avec beaucoup de précisions comment le cycliste fonctionne pendant qu’il pédale. » Les ajustements peuvent alors commencer. 

Il existe peu de cabinets avec ce type de matériel en France. « Deux, je dirais. On a voulu démocratiser un système normalement dédié à la recherche scientifique ou au sport de très haut niveau. Nous sommes ouverts aux cyclistes professionnels, amateurs, débutants, aux vélotafeurs ou aux randonneurs », insiste Simon Recoules qui explique s’être lui-même blessé à vélo. « Cette expérience personnelle m’a amené à beaucoup étudier ce qui se faisait dans le monde pour analyser un mouvement global et le mettre en application derrière. »

Le but ? Trouver du bien-être

Le but de ce type d’étude ? « Trouver du bien-être en pédalant, avoir la capacité de faire quelques kilomètres sans avoir la moindre gêne tant au niveau de l’assise, des mains que des pieds. À vélo, il y a trois points clés : les pieds, les mains et la selle. Si l’un des trois ne va pas bien, il peut y avoir des répercussions sur les autres », explique Simon Recoules. 

Lui-même pratique le cyclisme. « Dans mon esprit, pour être légitime dans le conseil, il faut pouvoir le pratiquer, le mettre en application. Je suis passé par un peu toutes les disciplines de vélo pour comprendre le besoin du patient. Je me suis même mis au triathlon pour comprendre l’impact d’un enchainement vélo/course à pied. » C’est ce que l’on appelle un métier passion. 

Ce contenu audio a été diffusé le 11 janvier 2023 sur AirZen Radio. Maintenant disponible en podcast sur airzen.fr, notre application et toutes les plateformes de streaming.

Par Helene Lerivrain

Journaliste

Agence de communication Perpignan