François Busnel : “Ce qui m’intéresse, c’est les paradoxes”

« Seule la terre est éternelle » raconte le quotidien de Jim Harrison, qui nous partage ses leçons de vie sous l’œil de la caméra de François Busnel et Adrien Soland.

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François Busnel : “Ce qui m’intéresse, c’est les paradoxes”

1 - François Busnel : “Ce qui m’intéresse, c’est les paradoxes”

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François Busnel et Adrien Soland, les réalisateurs, ont décidé de mettre en lumière un personnage qui crève l’écran et qui rend tout beau. Tel un personnage de cinéma pourtant bien réel. Car le film n’est pas une fiction mais un documentaire dans lequel l’écrivain Jim Harrison se livre de manière touchante. Une sorte de testament spirituel.

Il évoque avec simplicité toutes les étapes de sa vie, comme « les années macaronis », métaphore de l’époque dans laquelle le succès n’était pas encore au rendez-vous. Le réalisateur François Busnel aime à dire qu’il n’écrase jamais le spectateur avec son succès.

La nature est un personnage du film. Ainsi, campé sur une barque au milieu d’une rivière, Jim Harrison partage son ressenti : « Rien n’est plus beau que de regarder une rivière ». Une façon poétique de comparer nos vies, qui, comme toutes ces rivières, vont toujours de l’avant.

Et comme tout écrivain, on le voit bien sûr écrire. Des poèmes pour ses amis partis, avec toujours de belles phrases qui restent en tête telle une musique douce et réconfortante : « Le vrai miracle c’est que le monde existe, alors savourons la beauté de l’aube ».

Quant au titre, il se veut porteur d’un message, la terre est jolie, c’est notre maison et ce serait bien que l’on se comporte comme ses habitants et non comme ses exploitants.