Camaëlle, des peintures biosourcées pour peindre sans crainte

Fabienne Leclerc a créé Camaëlle avec deux amies en 2015. Une gamme de teintures biosourcées pour la décoration intérieure et la valorisation de mobilier. Et tout ça, sans aucune odeur.

Podcast

Camaëlle : peindre sans crainte

1 - Camaëlle : peindre sans crainte

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Camaëlle : soigner les meubles après les gens

2 - Camaëlle : soigner les meubles après les gens

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Camaëlle : la fierté de faire soi-même

3 - Camaëlle : la fierté de faire soi-même

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Donner une seconde vie au buffet de mamie, par nostalgie, mais aussi pour profiter d’un beau meuble que l’on aura remis au goût du jour et que l’on pourra intégrer à notre décoration. Nous sommes de plus en plus nombreux à le faire depuis le Covid-19. En passant plus de temps chez nous, nous avons aussi eu envie d’améliorer ce cocon que nous traversions trop souvent sans plus y faire attention. En tout cas, “89% des Français disent s’intéresser à leur intérieur”, explique Fabienne Leclerc.  

A N N O N C E

Cette infirmière de formation a changé de voie après un déménagement en 2015. Elle se lance alors, avec deux amies, dans la valorisation de meubles. “Je pense qu’on est infirmière toute sa vie. C’est un métier qu’on ne quitte jamais vraiment et j’ai toujours fait beaucoup de parallèles entre les deux activités. Après avoir soigné les gens, je soigne les meubles et, maintenant, je prends soin de la santé des gens en leur proposant des produits qui sont bons pour eux et l’environnement.”

Une reconversion professionnelle qu’elle a opérée à 45 ans. “Parfois, ce sont les hasards de la vie qui vous font prendre d’autres chemins. Et je suis ravie d’avoir pris celui-là.” 

Plus qu’un passe-temps

Fabienne Leclerc a alors du temps pour aménager ma maison. Mais l’occupation devient rapidement plus qu’un passe-temps. Elle commence à animer des ateliers, d’abord pour ses amies, puis à plus grande échelle. D’autant plus que le bricolage, la récupération, c’est un peu une histoire de famille : “Mes parents étaient des bricoleurs, avec une motivation économique. J’ai toujours connu ça. Mon papa a toujours essayé de réparer avant de racheter quelque chose, donc c’est vraiment un réflexe chez moi. J’ai toujours adoré peindre, arranger, décorer. J’ai eu une période où je customisais beaucoup mes vêtements. C’est quelque chose qui m’a toujours intéressée.” 

“Ça ne sent rien. Si vous entrez dans une pièce fraîchement repeinte, vous ne vous en rendrez pas compte. Vous pourrez même y dormir le soir-même”

Et c’est ainsi qu’elle crée sa propre marque, avec ses amies : “Du sur-mesure, comme si c’était pour nous.” Le résultat est Camaëlle, une marque de teintures biosourcées pour la décoration intérieure, la mise en couleur des murs, mais également une gamme de produits associés pour la décoration intérieure et la valorisation de mobilier, selon le concept de l’upcycling : “Faire du neuf avec du vieux, valoriser l’existant, ne pas jeter pour racheter du nouveau mais faire avec ce que l’on a pour l’améliorer et que ce soit au goût du jour.” 

Aucune odeur

Des peintures composées de résines issues de la nature, comme de la résine de pin, qui confèrent beaucoup de robustesse : “On utilise des pigments naturels, des colorants présents dans la nature.” Et puis, c’est une peinture qu’on peut poser fenêtres fermées, sans odeur, ni composants organiques volatiles. “Ça ne sent rien. Si vous entrez dans une pièce fraîchement repeinte, vous ne vous en rendrez pas compte. Vous pourrez même y dormir le soir-même. C’est rassurant pour les femmes enceintes, qui veulent préparer le cocon de leur bébé, ou les parents qui veulent repeindre la chambre de leurs enfants.”

Avec le temps, Camaëlle a commencé à accompagner ses clients professionnels, ou non, en créant un centre de formation, Formaëlle

Un accomplissement personnel

Si la première motivation des Français pour faire eux-mêmes est économique, avec 272 euros gagnés en moyenne par an et par personne, il a y aussi un but d’accomplissement personnel : “Quand on a relooké le meuble de notre grand-mère, déjà, c’est du lien générationnel, un souvenir de sa famille qui est intégré à sa déco et qui est complétement cohérent. Et puis, on est fier de faire tout seul.” 

“Quand on fait de la peinture, ça vide la tête”, explique Fabienne Leclerc. “Il faut être précis, on se concentre sur un geste. Notre esprit est tout occupé à cette application, ça permet de mettre ses soucis un peu à distance, ça fait du bien au moral et quand on constate le résultat, c’est bon pour l’égo et ça permet de partager avec sa famille, ses collègues, ses amis… Montrer ses réalisations, ça suscite de l’admiration et c’est très agréable.”