Biodéchets : professionnels, vous avez de l’or entre vos mains !

Rencontre avec Clara Duchalet, présidente et co-fondatrice de Vépluche, une société qui valorise les biodéchets des professionnels pour les transformer en terreau.

Podcast

Environnement : comment revaloriser ses biodéchets ?

1 - Environnement : comment revaloriser ses biodéchets ?

02:24

Compost : Les déchets organiques sont-ils sales ?

2 - Compost : Les déchets organiques sont-ils sales ?

04:25

Vépluche : l’histoire de l’entreprise aux vélos cargos

3 - Vépluche : l’histoire de l’entreprise aux vélos cargos

08:30

Comme beaucoup de nouvelles entreprises, Vépluche est née dans la tête de Clara Duchalet en 2016, lors de travaux de groupes dans une classe d’entrepreneuriat social,où la consigne était modestement de créer une entreprise.

« Ça a été l’expérience la plus stimulante de ma vie. Je voulais créer quelque chose de positif pour la planète. Et quand j’ai découvert le principe de l’entrepreneuriat social je me suis dit : c’est fait pour moi ! » Après avoir trouvé un associé pour porter le projet avec elle, Clara Duchalet lance Vépluche, en 2018, dans le secteur de la restauration. L’année d’après, l’entreprise s’attaque aux fleuristes.

« Les professionnels savent qu’ils peuvent composter leurs biodéchets mais le processus leur paraît encore trop compliqué », explique Clara.

Huit tonnes par mois

Dans son site de Châtillon, dans les Hauts-de-Seine, trois composteurs permettent à l’entreprise de composter près de 8 tonnes de biodéchets par mois. Depuis la création de Vépluche, cela représente près de 200 tonnes. Encore loin de la quantité de biodéchets produite en totalité sur le territoire français, mais là n’est pas la vocation de Clara Duchalet qui veut rester sur une échelle locale. « On souhaite récupérer les biodéchets en vélo-cargo et ne pas parcourir des kilomètres et des kilomètres pour les valoriser », explique-t-elle.

Installée pour le moment dans la région lyonnaise et francilienne, Vépluche se positionne aux côtés de tous les professionnels cherchant à valoriser leurs déchets organiques, qui pourraient être de plus en plus nombreux dans les mois à venir.