Avec Secoya Eco-tournage, le secteur de l’audiovisuel se met au vert

Film, publicité, série …Mathieu Delahousse et Charles Gachet-Dieuzeide conseillent les entreprises de ce secteur à réduire leur impact environnemental pendant les tournages.

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Avec Secoya Eco-tournage, le secteur de l’audiovisuel se met au vert

1 - Avec Secoya Eco-tournage, le secteur de l’audiovisuel se met au vert

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Le secteur de l’audiovisuel tend à devenir plus éco-responsable

2 - Le secteur de l’audiovisuel tend à devenir plus éco-responsable

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Secoya Eco-Tournage conseille le milieu de l’audiovisuel sur l’écoresponsabilité

3 - Secoya Eco-Tournage conseille le milieu de l’audiovisuel sur l’écoresponsabilité

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Deux anciens régisseurs sur les tournages de cinéma et publicité, Mathieu Delahousse et Charles Gachet-Dieuzeide, ont créé en 2017 Secoya Éco-Tournage, une entreprise de conseils en matière d’éco-responsabilité. Une initiative poussée par plusieurs raisons explique Mathieu Delahousse : « on voulait mettre en place un peu plus de considération liée à l’environnement, mais plus largement liée aux personnes, à l’inclusion, à la diversité etc… On a créé donc Secoya pour changer les habitudes et les mentalités de notre secteur d’activité. »

Pour conseiller ces entreprises de l'audiovisuel, Mathieu Delahousse et Charles Gachet-Dieuzeide ont comme feuille de route les 17 objectifs de développements durables fixés par l’ONU et signés par les 193 pays membres. On y trouve par exemple la fin de la famine dans le monde, l’égalité entre les hommes et les femmes, la lutte contre le réchauffement climatique. Ceux-là vont permettent de structurer les projets des sociétés. Un audit est aussi effectué pour valoriser les bonnes actions et apporter des solutions là où il y a besoin.

Mais avoir un comportement écoresponsable sur un tournage qu’’est-ce que ça veut dire ? Pour Mathieu Delahousse : « c’est ce se poser des questions à chaque étape de la création et de la production du projet à comment où pourrait faire pour mieux. C’est donc remettre du temps dans la préparation du projet. Et ça coûte moins cher, car on aura optimisé ses revenus. »

Il remarque d’ailleurs qu’il est plus simple pour les plus petites structures avec peu de moyen d’être créatives et d'adopter une démarche écoresponsable. En revanche : « quand on a beaucoup de moyen, on a envie de faire tout ce que l’on veut. Comme tourner des scènes à l’autre bout du monde et on ne pense pas à une autre façon de faire qui serait plus économe, au niveau écologique et financier. »

Mais le consultant remarque aussi que l’industrie de l’audiovisuelle mute et tend à devenir plus éco-responsable : « il y a de nouveaux prestataires qui arrivent, de nouveaux produits et services qui jusqu’à présent n’existaient pas. Ils vont répondre à des soucis de mobilité technique et technologique. Par exemple des bouteilles végétales compostables pour boire de l’eau qui vont remplacer les bouteilles en plastique. Aussi, il existe de plus en plus de formations dédiées aux équipes techniques et de productions, aux intermittents du spectacle sur les tenants et les aboutissants de l’éco-responsabilité. »

Jusqu’à présent Secoya Éco-tournage a accompagné plus de 80 projets, essentiellement en France.