Absentéisme : Vitalitiz restaure l'engagement par la vitalité

Gilles ANDRE· 19 juin 2026 à 09:51
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Face à l’absentéisme qui progresse, des entreprises choisissent la prévention plutôt que l’urgence. Avec Vitalitiz, Cécile COLMAN forme managers et équipes pour retrouver énergie, lien et sens au travail.

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Un enjeu national qui appelle des réponses humaines

L’absentéisme n’est plus un sujet de coulisses : il pèse sur la santé des salariés comme sur l’organisation des entreprises. Cécile COLMAN, fondatrice de Vitalitiz, rappelle l’ampleur du phénomène observé en France. En 2025, l’augmentation atteindrait 20%, avec en moyenne 23 jours d’absence par personne, soit presque un mois par an. Et sur cinq ans, l’absentéisme de longue durée aurait bondi de 58%. Au-delà des chiffres, Vitalitiz lit dans cette progression un signal collectif. « On vit dans une époque où on est en permanence dans l’incertitude, dans le changement perpétuel », explique Cécile Colman, qui relie cette accélération à l’après-Covid et à une fatigue qui s’installe. Désengagement, épuisement, perte d’élan : autant de symptômes qui, selon elle, disent quelque chose de notre rapport au travail, mais aussi de notre capacité à encaisser les transformations. Pour AirZen Radio, l’angle est clair : partout en France, des acteurs proposent des solutions concrètes, accessibles et orientées vers le mieux-être. Vitalitiz s’inscrit dans cette dynamique en outillant les entreprises pour agir en amont, avant que l’arrêt maladie ne devienne la seule porte de sortie. L’objectif n’est pas de “faire tenir” les équipes, mais de leur redonner des conditions de vitalité durables.

La vitalité, point de départ du sens… et de la performance

Chez Vitalitiz, la performance n’est pas traitée comme une injonction, mais comme une conséquence. Cécile Colman place d’abord la vitalité au centre : une énergie qui aide à rester lucide, à créer, à coopérer. « Cette vitalité, elle est importante parce que c’est une énergie qui construit, qui permet de garder de la lucidité, qui permet de créer », souligne-t-elle. Et dans un monde du travail où l’adaptation est permanente, la capacité à créer devient une ressource clé. La vitalité ne se limite pas au physique. Elle englobe aussi le mental et le relationnel : apprendre, se remettre en question, nourrir la curiosité, retisser du lien dans les équipes. Pour Cécile Colman, ces dimensions se répondent : la fatigue mentale est souvent liée à une fatigue physique, elle-même accentuée par la sédentarité. Remettre du mouvement, du rythme et des habitudes de santé simples peut donc devenir une stratégie de prévention, au même titre qu’une réorganisation ou qu’un plan de formation. Le fil rouge, c’est le sens. Quand les collaborateurs retrouvent de l’énergie, ils retrouvent aussi une capacité à s’engager, à proposer, à contribuer. Vitalitiz défend l’idée que permettre aux salariés d’être dans un processus de création — même à petite échelle — nourrit l’utilité et l’envie. Et c’est souvent là que la spirale s’inverse : moins de retrait, plus de confiance, plus de coopération.

Former des « managers sentinelles » pour repérer les signaux faibles

Parmi les leviers mis en avant, Vitalitiz a conçu un programme dédié aux managers : le « management sentinelle ». L’idée est simple et puissante : apprendre à repérer les signes annonciateurs de fragilité, avant que la situation ne se dégrade. « Plutôt que d’attendre que le collaborateur se mette en arrêt… le manager va apprendre à reconnaître ces signes et va faire de la prévention », résume Cécile Colman. Quels signaux observer ? L’un des plus parlants est le décrochage relationnel. « Il y a un signe qui ne trompe pas, c’est la personne qui ne va pas communiquer, qui va se renfermer sur elle-même », explique-t-elle, décrivant une mécanique connue : moins on parle, plus on s’isole, plus la confiance s’érode. Le rôle du manager n’est pas de diagnostiquer, mais d’ouvrir une porte, de remettre du contact, de redonner un espace de parole. Et cette prévention peut se jouer dans des moments très simples. Cécile Colman cite un lieu emblématique : la machine à café. Proposer un café, un thé, ou une courte marche devient un moyen de “prendre la météo” sans être intrusif, avec des questions accessibles. « On n’est pas obligé d’être intrusif… simplement pour comprendre la personne là où elle en est », insiste-t-elle. Dans beaucoup d’organisations, ce sont ces micro-temps qui recréent la confiance et évitent que les difficultés ne s’enkystent. Ce type de management n’a rien d’un contrôle : il vise la sécurité psychologique. Vitalitiz encourage les entreprises à assumer un discours clair, déculpabilisant, qui reconnaît les hauts et les bas. « On est des humains et on doit aussi accepter de passer par des moments difficiles », rappelle Cécile Colman. Dire explicitement “on est à votre écoute” peut changer l’ambiance d’une équipe, et surtout rendre plus facile l’acceptation d’un accompagnement.

Diagnostic, sur-mesure et santé féminine : des programmes concrets

Vitalitiz commence par un diagnostic. Il s’agit d’identifier ce qui fonctionne déjà et ce qui peut être renforcé : organisation, charge, dynamique managériale, cohésion, habitudes de santé, signaux de désengagement. Cette étape permet aussi de qualifier le type d’absentéisme : récurrent, chronique, “arrêts courts” répétés, ou arrêts longs. L’enjeu est d’éviter les solutions génériques qui passent à côté des causes réelles. Cécile Colman insiste sur la diversité des situations. Certaines absences s’expliquent par un manque de sens, d’autres par des fragilités personnelles, d’autres encore par des tensions liées à des transformations internes. « Il y a plein de types d’absentéisme différents », observe-t-elle, citant aussi le retrait progressif de personnes qui ne se sentent plus écoutées. Dans ces cas-là, l’arrêt de travail devient parfois un message, une manière de se faire entendre quand le dialogue n’existe plus. Parmi les thématiques travaillées, Vitalitiz met en avant la santé féminine, notamment autour de la ménopause, encore trop peu abordée en entreprise. À partir de 45 ans, le métabolisme change et certains symptômes peuvent impacter le quotidien professionnel : fatigue accrue, brouillard mental, bouffées de chaleur. Le programme vise à mieux reconnaître ces signes et à proposer des solutions concrètes pour ne pas les subir. Une approche qui participe à une culture d’entreprise plus inclusive et plus réaliste, attentive aux parcours de vie. Les accompagnements se déclinent en formats individuels et collectifs, avec une logique d’adaptation aux besoins. Vitalitiz intervient aussi bien auprès de grandes structures que d’entreprises en transformation. Cécile Colman cite par exemple des accompagnements menés à l’aéroport de Bordeaux, ou encore chez Swile dans le cadre d’une fusion, avec des enjeux d’inclusion entre populations jeunes et collaborateurs plus expérimentés. Le fil conducteur reste le même : créer des ponts, sécuriser les transitions et remettre de l’énergie là où la fatigue s’installe.

Des financements possibles et un mouvement de fond jusqu’en 2030

Pour les entreprises, la question du budget revient vite. Vitalitiz rappelle que des prises en charge peuvent exister via les OPCO dans le cadre de la formation. Et au-delà, des dispositifs restent encore méconnus : la Carsat peut également proposer des subventions, selon les projets et les conditions. Ce soutien financier facilite le passage à l’action, notamment pour les structures qui hésitent à investir dans la prévention. Le sujet s’inscrit aussi dans une dynamique nationale. Cécile Coleman mentionne l’annonce d’un grand plan santé dans les entreprises jusqu’en 2030, signe que la prévention devient un axe stratégique. Pour les dirigeants, les RH et les managers, cela ouvre un champ : celui d’une entreprise qui ne se contente pas de gérer des absences, mais qui renforce les conditions de santé, de dialogue et d’engagement au quotidien. Au fond, Vitalitiz propose une bascule : considérer la vitalité comme une compétence collective, et pas seulement comme une affaire individuelle. Quand les organisations apprennent à repérer les signaux faibles, à parler de santé sans tabou et à soutenir les moments de fragilité, elles gagnent en stabilité, en créativité et en confiance. Et cette confiance, dans un monde incertain, devient l’un des moteurs les plus solides pour avancer.
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