Vitamont : les enjeux d’un pionnier des jus de fruits bio

Encore une poignée d’années et Vitamont fêtera ses 40 ans. Lancée en 1985 à Monflanquin, dans le Lot-et-Garonne, l’entreprise met aujourd’hui en bouteille 10 millions de litres de jus de fruits uniquement bio.

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Vitamont, bientôt 40 ans de jus de fruits bio

1 - Vitamont, bientôt 40 ans de jus de fruits bio

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Agriculture bio : ces filières à construire pour la développer

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Le bio ou la bio ? La réponse peut être dans les valeurs écolos

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L’histoire de Vitamont résume bien l’évolution du marché de l’alimentation bio. En montant cette petite entreprise dans le Lot-et-Garonne, Alain Brugalières n’avait sans doute pas imaginé un tel développement. Presque 40 ans plus tard, elle transforme 10 millions de litres de jus de fruits bio. Il est devenu président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du département.

Fondée en 1985 à Monflanquin, dans le Lot-Et-Garonne, Vitamont allait être la première entreprise labellisée bio l’année suivante pour la production des jus de fruits. Ce label est aujourd’hui “d’abord un règlement européen”, rappelle Eric Bocquier son directeur général. Cela lui fait dire “que boire du jus de fruits ou jus de légumes bio fait aussi du bien à la planète”.

De nombreux enjeux

Plutôt que d’évoquer les crises dans l’alimentation bio, Eric Bocquier préfère parler de “turbulences”. Surtout, il voit plusieurs enjeux. Il y a, selon lui, la nécessité de favoriser l’installation d’agriculteurs qui souhaitent participer à la filière de transformation, notamment pour les jus de fruits bios.

“Une grande partie des produits bio faits en maraichage dans nos régions est destinée à la vente sur place, dans les marchés. Mais il faut qu’on continue de construire et interconnecte les productions et transformations comme a déjà commencé à le faire avec le groupe Léa Nature (dont fait partie Vitamont, NDLR)”, précise le directeur général. D’autant plus que le marché de la bio représente 7 à 8% de la consommation alimentaire.

Pour Eric Bocquier, “il n’est pas envisageable que le bio soit beaucoup plus cher que le produit conventionnel. Il est nécessaire qu’il soit plus cher – car pas protégé par les béquilles de la chimie – mais doit être accessible à l’ensemble de la population”.