Véhicules autonomes : l’État incite les collectivités à accélérer

L’essor de ces véhicules est une véritable révolution dans le domaine de la mobilité. Réduction des gaz à effet de serre, amélioration de la sécurité routière et fluidification du trafic, ils présentent de nombreux avantages.

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Véhicules autonomes : l’Etat incite les collectivités à accélérer

1 - Véhicules autonomes : l’Etat incite les collectivités à accélérer

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Les véhicules autonomes sont une opportunité pour les collectivités de repenser leur organisation urbaine et de proposer de nouveaux services de mobilité. Sur les deux années à venir, l’État souhaite accélérer le processus concernant l’implantation des véhicules autonomes auprès de collectivités. Cela passera par la coordination des projets, l’investissement, l’accompagnement des municipalités et la finalisation du développement dans le secteur du fret et de la logistique.

Pour ce type de nouvelle technologie sans chauffeur, la sécurité est essentielle. Voilà pourquoi la France et l’Europe ont établi un cadre autour de ce mode de transport. Le Code de la route a par ailleurs dû être modifié pour pouvoir intégrer ces véhicules autonomes.

Si le calendrier est respecté, d’ici 2030, plusieurs milliers de véhicules devraient être mis en circulation, pour compléter l’offre du réseau de transports en commun en milieu urbain et rural. Plus de 70 villes réfléchissent déjà à la faisabilité de ce projet et aux possibilités d’utilisations.

Véhicules autonomes : six niveaux

La SAE – une organisation internationale portant sur l’échange d’informations et d’idée sur l’ingénierie des véhicules – a classé les voitures, navettes ou bus autonomes, autrement appelés automatisés, en six niveaux.

  • Niveau 0 – Il n’y a pas d’automatisation
  • Niveau 1 – Assistance au conducteur : le système prend en charge le contrôle longitudinal ou le contrôle latéral
  • Niveau 2 – Automatisation partielle : le conducteur doit surveiller en permanence le système
  • Niveau 3 – Automatisation conditionnelle : le conducteur n’a pas à surveiller le système en permanence, mais doit pouvoir reprendre le contrôle à la demande du système
  • Niveau 4 – Automatisation élevée : le conducteur n’a pas à surveiller le système en permanence
  • Niveau 5 – Automatisation complète :  aucun conducteur n’est requis
Illustration des 6 niveaux d’automatisation de la conduite (source Commission européenne)

Tout conducteur d’un véhicule est pénalement responsable des infractions qui sont commises lorsqu’il conduit. Toutefois, lorsqu’une infraction est constatée alors que la voiture est contrôlée par un système automatique, c’est la responsabilité du constructeur qui est engagée. Pour l’instant, nous n’en sommes pas encore là.