Sud-Ouest : la tarente de Maurétanie, un lézard passé à la loupe

La tarente de Maurétanie, bien connue de l’ensemble du pourtour méditerranéen, s’est installée dans le Sud-Ouest. À Bordeaux, nous avons rencontré un herpétologue qui l’étudie.

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Lézard : la tarente étend son aire de répartition

1 - Lézard : la tarente étend son aire de répartition

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Une étude pour mieux connaitre la tarente de Maurétanie

2 - Une étude pour mieux connaitre la tarente de Maurétanie

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Lézard : rencontre avec un herpétologue

3 - Lézard : rencontre avec un herpétologue

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Comme un air de Méditerranée à Bordeaux ! Bien connue de l’ensemble du pourtour méditerranéen, la tarente de Maurétanie, sorte de lézard plus large que le lézard des murailles avec des ventouses au bout des pattes, s’installe progressivement dans le Sud-Ouest de la France, à la faveur du changement climatique.

À Bordeaux, l’espèce a été vue pour la première fois au début des années 2000 près de la gare. Mais les questions restent nombreuses. L’association Cistude Nature a lancé l’année dernière un suivi de la colonisation de la tarente de Maurétanie sur le territoire dans le cadre du plan d’action Biodiver’Cité de Bordeaux Métropole.

Principalement nocturne

« Le but est de comprendre sa répartition et de voir s’il y a un lien entre sa présence et certains facteurs extérieurs, notamment la température », explique Matthieu Berroneau, herpétologue, spécialiste des reptiles et amphibiens, pour l’association Cistude Nature. 

Si elle sort parfois en journée pour prendre un bain de soleil, l’espèce est principalement nocturne. Elle s’observe ainsi facilement à la nuit tombée près des éclairages, où elle vient se nourrir d’insectes volants attirés par la lumière.

Faire avancer la science

Matthieu Berroneau reprendra donc son vélo l’été prochain à l’occasion des nuits les plus chaudes. Il lance aussi un appel aux habitants qui auraient vu la tarente à signaler sa présence pour faire avancer la science.

Les trains de marchandises et l’importation d’oliviers sont probablement les principaux vecteurs de son arrivée sur le territoire bordelais. En Nouvelle-Aquitaine, elle est principalement implantée dans le Lot-et-Garonne (Marmande, Agen) et dans l’agglomération bordelaise. Elle est également présente à Toulouse ou Montpellier.