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Que signifie respirer ? Sommes-nous égaux face à la qualité de l’air ? De quelle façon l’air peut devenir thérapeutique ? Voici quelques-unes des questions que peut susciter l’exposition « Air de repos (Breathwork) », visible jusqu’au 4 mai 2025 au Capc-Musée d’art contemporain de Bordeaux.

Portrait de Cédric Fauq
Cédric Fauq commissaire en chef du Capc. Photo Arthur Péquin

Ce projet, à la fois poétique, politique, écologique et sociale, invite à s’interroger sur ce qu’implique le fait de respirer, ainsi qu’à penser la respiration non plus de manière individuelle, mais collective. L’exposition se vit à différents espaces du musée, transformé en lieu de “repos”, dès l’entrée, sur la façade, en passant par la nef et la mezzanine pour se terminer sur les toits et les terrasses. Lors de cette visite, les sens des visiteurs sont grandement sollicités.

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Selon l’Organisation mondiale de la Santé, un Européen sur quatre est touché par un trouble psychique au cours de sa vie. Treize millions de personnes sont concernées en France. Sophie de Coatpont; diagnostiquée bipolaire, fait partie de ces statistiques. Elle doit gérer ce trouble depuis l’adolescence.

Portrait de Sophie de Coatpont
Sophie de Coatpont/ Collection privée

Aujourd’hui âgée de 44 ans, a parcouru un long chemin vers un mieux-être, en adhérant notamment au Clubhouse Bordeaux, une association dédiée à l’accueil et l’accompagnement de personnes avec des troubles psychiques.

Elle a aujourd’hui décidé de mettre son expérience au service des personnes ayant eu un parcours similaire. La quadragénaire a ainsi décidé d’intégrer la licence professionnelle Médiateur de santé-pair à l’Université Bordeaux-Montaigne. Elle est désormais employée de l’association Espoir 33, en Gironde, qui a créé ce poste pour étoffer ses équipes. Cette structure accueille et accompagne des adultes en situation de handicap psychique vers l’autonomie ou son maintien.

En quoi consiste ce métier ? Quel est son intérêt ? Pourquoi prendre cette voie ? Sophie nous raconte son histoire.

Elle est un intermédiaire facilitateur. Créée en 2019, l’association Servi en Local propose de mettre en lien les agriculteurs des micro-fermes proches de Bordeaux avec des professionnels de la restauration.

Concrètement, la structure « fait les courses » dans les fermes et livre les produits dans les restaurants et cantines scolaires à des professionnels qui vont sublimer et valoriser le travail des agriculteurs. Le principe : favoriser une agriculture saine tout en soutenant une économie locale.

Améliorer la valorisation des produits et des revenus

Tout est parti d’un projet universitaire de recherche sur les micro-fermes auquel a participé Lucile Ducler, ingénieure agronome de formation. « Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait plus de 300 micro-fermes en Gironde et donc un potentiel énorme sur la qualité des produits. En mettant les produits de ces producteurs entre les mains des chefs, il y avait la possibilité d’améliorer la valorisation de leurs produits et de leurs revenus. »

L’agroécologie et l’agriculture biologique sont au cœur du projet. « Les micro-fermes ont des pratiques agricoles durables », précise Lucile Ducler. 

De la sensibilisation auprès des enfants

L’association se rend par ailleurs dans les cantines des écoles pour des ateliers de sensibilisation auprès des enfants. « C’est un volet très important. Si les cuisiniers se mettent à davantage travailler des produits frais, il faut que les enfants soient prêts. Les habitudes alimentaires sont un vrai sujet à travailler », reconnaît Lucile Ducler.

« Travailler avec l’ensemble des acteurs de la chaine alimentaire permettra de déclencher petit à petit tous les leviers. Et la restauration collective est un acteur très important. L’enjeu est de manger local, manger bon, soutenir et valoriser le travail des agriculteurs locaux. La source est là ! » 

L’association Dis Dame Donc été créée en 2018 par des femmes ayant été concernées par des pathologies féminines diverses. Leur point commun à toutes : la sensation de ne pas avoir été suffisamment accompagnées par le corps médical. À l’aide de personnel médical et de spécialistes, l’association propose un soutien gratuit, mais aussi des ressources et des informations proposées sous forme d’ateliers ou de conférences (en présentiel en Gironde ou en visio) pour les femmes qui en ressentent le besoin. 

Ménopause, endométriose, allaitement…

L’association a choisi de se spécialiser sur trois thématiques : la ménopause (et pré-ménopause), l’endométriose et l’allaitement. Trois sujets qui sont “rendus tabous par la société” d’une manière ou d’une autre selon Jenna, cofondatrice de l’association. 
C’est par exemple le cas de l’endométriose qui touche une femme sur 10. Bien qu’ayant été reconnue comme maladie chronique en 2022, les femmes touchées sont en général diagnostiquées au bout de 7 à 10 ans. C’est ce qui s’appelle l’errance médicale. Il en va de même pour la ménopause et la pré-ménopause dont le principal problème est d’être peu considérées et, une fois de plus, taboues. À partir de 45 ans, les femmes peuvent ressentir les symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, sueurs nocturnes…) et ils peuvent s’étaler jusqu’à leurs 60 ans. 

Sensibiliser le grand public

À l’occasion de la semaine mondiale de l’allaitement ayant eu lieu du 14 au 20 octobre dernier, l’association a lancé une grande campagne publicitaire à Bordeaux. Partout dans la ville, les passants et les passantes pouvaient voir des affiches montrant une femme qui allaite son bébé dans un café. Un geste simple, qui n’est pourtant pas toujours facile à accomplir dans les lieux publics en France. Afin de rendre plus accessibles et inclusifs les établissements publics pour les femmes qui allaitent, l’association a créé des “macarons solidaires” à coller sur leur vitrine. Cela informe ainsi ces femmes qu’un lieu sécurisant et accueillant existe pour elles à cet endroit. 

Pour retrouver l’intégralité des actions de Dis Dame Donc, ainsi que leurs prochaines conférences et ateliers, rendez-vous ici.

En France, les bacheliers de filières générales issus des quartiers prioritaires de la ville sont moins nombreux à candidater à une classe préparatoire aux grandes écoles que les autres bacheliers des mêmes filières, soit 14% contre 22%. C’est ce que révèle une étude du Céreq, le centre d’études et de recherches sur les qualifications.

Afin de promouvoir l’égalité des chances et la réussite scolaire des jeunes issus de ces territoires, Émilie Poirée et Dimitri Behary ont créé il y a six ans l’association Cap d’Agir à Bordeaux. Cette structure propose du soutien scolaire, du mentorat et des conseils d’orientation gratuitement, aux élèves de CE1 à la Terminale.

Ces séances se déroulent au sein de centres d’animation, dans les Cap Lab de Cenon et des Aubiers à Bordeaux. D’ailleurs, un troisième Cap Lab a été inauguré mi-novembre à la Cité Bleue, toujours dans la capitale girondine. Pour les aider, les jeunes peuvent compter sur une quinzaine de service civique et une centaine d’étudiants bénévoles, tous formés. Ils sont reçus du lundi au vendredi après-midi et durant les vacances scolaires.

Comment se définit la méthode d’accompagnement de Cap d’Agir ? Quels sont les résultats ? Les fondateurs de l’association ont reçu AirZen Radio au moment de l’inauguration du nouveau Cap Lab.

Un énième embouteillage et une livraison d’un pied de vigne à vélo lui aura provoqué un déclic. Après avoir été paysagiste pour une société, Julien Bedos a souhaité se lancer à son compte et proposer des prestations de paysagiste, en se déplaçant à vélo sous le nom de Vert de yerre paysage, à Bordeaux.

Plus simple, moins coûteux, moins polluant, moins stressant et plus aligné avec ses valeurs, le vélo cargo s’est avéré être le choix le plus convaincant. Il a par ailleurs choisi de se fournir uniquement auprès de prestataires de la région, à moins de 150 km de Bordeaux, et de proposer uniquement des plantes françaises et locales.

Comment s’organise-t-il au quotidien ? Où se fournit-il ? Quels projets peut-il réaliser ? Le vélo est-il un véritable atout ? Réponse dans l’interview de Vert de terre paysage. 

Après Paris, Nantes, Aix-en-Provence, Lille ou encore Strasbourg, c’est au tour de Bordeaux d’accueillir une cave sans alcool. Une première dans la capitale Girondine. Son nom : Belles Grappes. Installée au sein du centre commercial Saint-Christoly, situé près de la place Pey-Berland, dans le centre-ville, elle a ouvert le 5 novembre.

Cette enseigne est le fruit de longs mois de travail pour Anne et Alexandre Kettaneh. Le couple y propose différentes familles de boissons sans alcool : des jus, des bières, des spiritueux, des pétillants, des vins désalcoolisés (blanc, rouge, rosé)… Au total, il y a plus de 120 références.

Comment est née la cave sans alcool Belles Grappes ? À qui s’adresse cette boutique ? Qu’en est-il des prix ? Anne Kettaneh a reçu AirZen Radio pour lui raconter son histoire.

Yoann Lavabre, directteur du Glob Théâtre à Bordeaux. Photo Jennifer Biabatantou/AirZen Radio

« Porter un autre regard sur le handicap et donner de la visibilité aux artistes en situation de handicap. » C’est pour ces raisons que le festival Cultivons nos singularités a été créé à Bordeaux par le Glob Théâtre, en partenariat avec le festival francilien Imago, qui est aussi dans cette démarche-là.

La première édition a lieu cette année du 16 au 30 novembre. Plusieurs rendez-vous sont prévus pour l’occasion : cinq spectacles, une table ronde (Festival art & handicap, une démarche inclusive ou discriminante ?) et un atelier avec exposition.

Qui sont ces artistes ? Quelles sont les thématiques abordées ?  Yoann Lavabre directeur du Glob Théâtre, à l’initiative de la création de ce festival à Bordeaux détaille la programmation. Il revient avec précisions sur l’histoire derrière l’événement Cultivons nos singularités.

La 10e édition des Universités du Tourisme Durable s’est tenue à Bordeaux, les 5 et 6 novembre. Organisée par l’association ATD (Acteurs du Tourisme Durable), elle a rassemblé plus de 500 professionnels du secteur venus de toute la France afin d’échanger autour de la thématique transversale « Nouveaux récits : pour qui ? pour quoi ? ».

L’Office de Tourisme et des Congrès de Bordeaux Métropole, le CRT Nouvelle Aquitaine et Gironde Tourisme, faisaient partie des organisateurs. Au programme : des débats, des tables rondes, des témoignages, des speed-talk et des ateliers. Retour cette édition à travers différents entretiens.

Il est vélo-reporter et s’est rendu en Nouvelle-Aquitaine dans le courant de l’été 2024 pour mettre en lumière les acteurs de l’agriculture biologique. Jérôme Zindy a fait une première étape dans un collège de Bordeaux, qui veut mettre un maximum de produits bio dans l’assiette des plus jeunes. « Plus nous aurons de produits issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective, plus la filière sera soutenue », confie-t-il.

De là, Jérôme Zindy est passé de ferme en ferme avec son vélo électrique solaire. Parmi les agriculteurs bio qu’il a rencontrés, David Klockenbring, qui cultive une trentaine de fruits différents. «. La terre se nourrit naturellement », explique Jérôme Zindy. 

« Manger bio, ça s’apprend »

Lui-même n’est pas tombé dans la bio quand il était petit. « J’ai été élevé dans une famille qui faisait ses courses en supermarché. J’ai été biberonné aux produits de grande consommation. » C’est en se documentant qu’il a découvert l’impact de l’alimentation et a souhaité changer. « Mais manger bio, ça s’apprend ! Quand on rentre pour la première fois dans un magasin bio, c’est une perte de repères. On ne connaît aucune marque. On connaît peu les produits. »

Aujourd’hui, cuisiner des légumineuses fait notamment partie de son quotidien. Il décrit une alimentation qui a du sens. « C’est essentiel de savoir ce que l’on mange, comment on le mange, qui l’a produit et dans quelles conditions. C’est avec ces informations que l’on crée le lien avec celles et ceux qui nous nourrissent, que l’on fait les bons choix en achetant des produits à un agriculteur biologique à côté de chez nous plutôt que de la nourriture qui a traversé le monde entier. »

Jérôme Zindy encourage d’ailleurs aujourd’hui ceux qui le peuvent à pousser la porte des fermes bio. « C’est à nous, citoyens, de reprendre en main notre alimentation, surtout dans un contexte de dérèglement climatique. Il faut plus de local, de diversité. Il faut renforcer l’agriculture biologique face à une agriculture conventionnelle sous perfusion, qui montre clairement ses limites. »

Organisée par l’ADEME, l’Agence de la transition écologique, l’Expo Innov’ Climat a réuni, début octobre à Bordeaux, des acteurs engagés pour un futur plus vert. Cet événement a mis en avant des projets soutenus dans le cadre du plan France 2030.  

Parmi les lauréats, nous avons rencontré Pauline Aubenais, chargée de mission au Grand Port Maritime de Bordeaux. Lors de notre échange, elle a insisté sur l’urgence d’agir face aux défis environnementaux : « Il y a une réelle prise de conscience, mais il faut aller plus vite. » Elle a d’ailleurs mis l’accent sur le rôle clé des réglementations pour pousser les acteurs économiques à prendre des mesures concrètes. « Que l’on soit citoyen, industriel, une petite ou grande entreprise, nous devons tous avancer dans la même direction pour être plus impactants », affirme-t-elle. 

Des projets innovants pour des solutions concrètes 

En déambulant dans les allées de l’exposition, les visiteurs ont pu découvrir des innovations variées, des vélos électriques aux véhicules autonomes, en passant par des solutions pour le bâtiment durable. « J’ai vu des robots, des vélos électriques, c’était comme à l’école ! » raconte Raphaëlle, 5 ans. Des curieux de tous âges, des familles et des professionnels en reconversion, étaient présents pour s’inspirer et comprendre les enjeux de la transition écologique. 

Parmi les initiatives phares, Jean-François Létard, fondateur de la société Olikrom, a partagé son projet de peinture photoluminescente. Une innovation marquante en matière d’éclairage public. « Nous avons réalisé la première piste cyclable photoluminescente à Pessac, en 2018. Aujourd’hui, plus de 400 réalisations de ce type existent en France », explique-t-il.

Cette technologie, qui permet de réduire les coûts d’éclairage et la pollution visuelle, est une réponse concrète aux défis de la durabilité urbaine. En effet, un kilomètre d’éclairage public coûte entre 200 000 et 400 000 euros, tandis que celui d’une piste photoluminescente ne dépasse pas 7 000 euros. 

L’Expo Innov’ Climat a permis de montrer que la transition écologique repose sur l’innovation technologique, mais aussi sur une volonté commune de changement. 

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 13 millions de Français sont concernés par des maladies mentales et des troubles psychiques. L’INSERM rappelle également que la dépression est l’un des troubles les plus répandus. Elle touche « environ 15 à 20 % de la population générale, sur une vie entière ».

Ce constat rappelle que la santé mentale est un enjeu de santé. D’ailleurs, en 2025, elle sera la grande cause nationale.

L’association Clubhouse fait partie des structures créées pour apporter un soutien à un public vivant avec des troubles psychiques. Présente dans onze villes de France, elle se pose comme lieu ressource, non médicalisé, dédié à l’accueil et à l’accompagnement destiné à ce public.

Ses missions sont « la lutte contre les symptômes de la maladie mentale que sont la solitude, l’isolement et l’absence d’estime de soi ». Comment fonctionne le Clubhouse ? Pour le découvrir, nous nous sommes rendus à l’antenne bordelaise.

Faire de la cuisine sa vie professionnelle est une merveilleuse idée. Il existe plus de 440 écoles qui propose le CAP cuisine. Pour ceux ayant une conscience responsable plus développée que la moyenne, il existe une école de cuisine d’un nouveau genre, présente à Toulouse, Bordeaux et Pantin, en proche banlieue parisienne : La Source. 

Anciens restaurateurs, Laurent Perlès et Alexandre Panza, ont eu envie de créer une nouvelle forme d’école de cuisine, plus inclusive, écologique, engagée et même « bienveillante ». Même si le mot hérisse aujourd’hui Laurent Perlès, tellement celui-ci est présent « à toutes les sauces », les deux amis vont commencer à s’y atteler aux alentours de 2020. 

Quatre rentrées plus tard, ce sont 400 apprenants, principalement des personnes en reconversion, qui sont passés entre les mains accueillantes de La Source. 400 apprenants, désormais professionnels, qui ont compris le sens de la saisonnalité, qui savent rendre le végétal « sexy et gourmand » sans oublier quelques protéines animales, qui maîtrisent l’art de la fermentation ou encore qui connaissent les bons réflexes à adopter pour lutter contre le gaspillage alimentaire. L’école a tout naturellement été certifiée Écotable, au même titre qu’un restaurant qui respecte scrupuleusement le cahier des charges de l’association.

Partagés entre les cours et leur restaurant d’applications, les élèves sont confrontés dès les premiers jours de leur rentrée aux enjeux de la cuisine engagée actuelle. Dans quelques mois, l’école de Pantin fermera pour se retrouver dans Paris et formera toujours plus de personnes à la cuisine responsable et intelligente. 

La deuxième édition du festival Bon ! s’est déroulé du 7 au 13 octobre dernier à Bordeaux. La particularité de cette édition était le concours pour élire la meilleure chocolatine de Gironde. 

Photo Juliette Boulegon/ AirZen Radio

Ainsi, 30 professionnels et 10 apprentis s’affrontaient pour cette première édition, le tout orchestré par la fédération des artisans boulangers et boulangers-pâtissiers du département. 

Photo Juliette Boulegon/AirZen Radio

Grain, une boulangerie de quartier

Connue pour ses flans et autres pâtisseries travaillées, la petite boulangerie, située au 43 rue Capdeville, Grain, a remporté ce titre prestigieux. Elle était représentée par Vincent Capegras.

Le secret ? “Des bons ingrédients et une fermentation au levain”, explique le boulanger. Nicolas Gruel, boulanger champion d’Europe et France 2019, et Jean-Philippe Battesti, pâtissier corse, qui sont à l’origine de cette enseigne.

En effet, la boutique n’en est pas à son premier prix et continue d’agrémenter ses murs de trophées prestigieux, qui leur valent sa réputation. 

330 000 personnes sont estimées sans logement en France, selon le rapport 2023 de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement. Ce chiffre a doublé ces 10 dernières années. Une situation alarmante, que Les Robins de la rue tentent d’apaiser, notamment grâce à leur maraude bordelaise.

Un mercredi sur deux, l’association intervient pour offrir, durant quelques heures, de la nourriture, des vêtements et des sous-vêtements, et des produits d’hygiène. Un moment que les bénévoles essaient de rendre chaleureux grâce à leur sourire et leur bonne humeur. 

L’association a besoin de dons !

La structure a été fondée en 2018 par Corinne Dalbera, “la Reine des abeilles”, comme aiment l’appeler les membres de l’association. Celle-ci est accompagnée d’une équipe dévouée qui ne compte pas le temps passer pour les autres. Sur place, ils tentent d’apporter un peu de sourire et de bonne humeur. Jacques Bascou, le vice-président, à d’ailleurs toujours des bonbons et chocolats à porter de main. 

Malheureusement, le nombre de personnes à la rue augmente. Les Robins de la rue ont cruellement besoin de dons, notamment de tentes, de sacs de couchage ou encore de sac à dos et de couvertures. Des besoins urgents qu’ils ne peuvent pas couvrir intégralement financièrement.

Si vous souhaitez donner ou aider l’association les Robins de la rue, toutes les informations se trouvent ici

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“Distribuer des doses de bonheur”. C’était le rêve de Nathalie Lao, aujourd’hui exaucé. La jeune entrepreneuse avait en effet pour ambition d’ouvrir son café “en dur”, comme elle l’explique, afin d’offrir ses services de barista passionnée. Finalement, après quelques mois de réflexion, l’option de vendre des cafés en triporteur s’est présentée comme idéale.

Ainsi, elle peut vendre des cafés là où le vent la porte, tout en ayant une empreinte carbone bien moins élevée.

Photo Juliette Boulegon/AirZen Radio
Photo Juliette Boulegon/AirZen Radio

Un triporteur, une multitude de possibilités 

Chaque jour, un lieu différent. C’est ce qui rend le travail de Nathalie encore plus stimulant selon ses mots. Le fait de “créer de l’attente” auprès des habitués qui ne la voient pas tous les jours fidélise sa clientèle qui s’impatiente de la retrouver aux jours ouvrés. Véritable amoureuse du café, cette passion lui vient d’un voyage en Australie où les “coffee shop” ont trouvé leur place il y a plusieurs années. Elle s’est ensuite formée à Amsterdam, où elle a obtenu un diplôme de barista. 

En plus de son amour pour cette boisson torréfiée, elle tient à ce que le café ait un lien avec ses origines. Ainsi, son arabica vient tout droit du Laos, pays peu connu pour sa culture du café. Très fruité et aromatique, son café se déguste plus qu’il ne se consomme. Une dose de bonheur bien méritée, qu’il est possible de savourer sur les quais de Bordeaux et ailleurs, mais pas que. 

C’est un événement qui a suscité l’émoi. Paul Varry, un cycliste de 27 ans, est mort le 15 octobre Paris, écrasé par un automobiliste suite à une altercation. En réaction à ce drame, le ministre des Transports a reçu dans la foulée plusieurs associations de cyclistes. De cet échange a découlé la création de la mission Contre les violences, protéger tous les usagers de la route, qui doit durer quatre mois.

Le but de cette mission est d’apporter des propositions à certaines préoccupations : « L’éducation routière tout au long de la vie ; la prévention et la communication sur les règles et le partage de la route ; l’amélioration des aménagements et des signalisations ; la détection, de la constatation et de la réponse judiciaire aux comportements violents sur la route ».

Ludovic Fouché, président de l’association Vélo-Cité, ravi de cette décision, aborde différentes pistes pour réduire les incivilités et faire en sorte qu’il y ait un espace partagé sécurisé pour chaque usager de la route.

Il a de l’humour et une certaine notoriété. Guillaume Delsaux, cuisinier d’un lycée de Bressuire, s’est lancé sur TikTok en 2021 avec une idée simple : faire de la pédagogie autour de son métier de cantinier. Les vidéos qui marchent le plus sont celles qui concernent le gaspillage alimentaire. « Cela représente 15 000 euros de gaspillage annuellement dans une cantine de 600 élèves », avance-t-il. Résultat, dans son lycée, le gaspillage représente entre 20 et 30 grammes par plateau, alors que la moyenne nationale est à plus de 90 grammes.

Dans ses vidéos, on le voit également cuisiner des produits frais. « À 1 000 convives par semaine, 80 % de ce que nous proposons est fait maison », explique Guillaume Delsaux, alias Le Cantinier. « Des épinards, ça ne fait saliver personne. Pourtant, avec une petite béchamel, une pointe de muscade et de l’emmental, les enfants adorent. » La clé ? « Prendre le temps de cuisiner avec les bons produits, en bio, en local. »

@lecantinier Dans ce Tiktok de #cantine et d'#antigaspillagealimentaire ♬ son original – Guillaume Le Cantinier🍭

Une démarche d’environnement durable, de santé

Son rapport au bio justement ? « C’est nul », lance-t-il avant de partir dans un éclat de rire. « Plus sérieusement, dans mon établissement, nous sommes sur 20 à 25 % de produits issus de l’agriculture biologique. ». Alors, c’est vrai que ça va coûter un petit peu plus cher, mais au lieu de manger de la viande plusieurs fois dans la semaine, on va prendre de la bonne viande une ou deux fois et manger de bons légumes, bio, pourquoi pas. »

Guillaume Delsaux était le parrain des 9ᵉ rencontres de la restauration collective bio, locale et de qualité qui se sont tenues à Bordeaux en octobre. Un événement organisé par Interbio Nouvelle-Aquitaine, l’Agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine (AANA) et la Région.

C’est une avancée majeure dans le traitement et le diagnostic des AVC (accidents vasculaires cérébraux), qui touchent plus de 140 000 personnes en France, chaque année. En Normandie, des chercheurs de l’université de Caen ont développé un matériau, soit un agent de contraste magnétique et biodégradable (PHySIOMIC), qui permet de détecter les microcaillots de sang dans le cerveau via l’IRM. Cela n’était pas possible auparavant.

Pour le mettre au point, ils se sont inspirés des propriétés adhésives des moules marinières. Cette avancée va surtout aider les patients victimes d’AIT (accidents ischémiques transitoires). Cette découverte est le résultat des travaux de thèses du Dr Charlène Jacqmarcq, sous la direction du Dr Thomas Bonnard, chargé de recherche à l’Inserm.

Comment fonctionne ce biomatériau ? Comment a-t-il été créé ? En quoi est-ce une avancée révolutionnaire ? De quelle façon prévient-il les risques de récidive d’un AIT ? Les deux chercheurs répondent à nos questions.

Situé au sein de la maison de retraite Terre-Nègre à Bordeaux, l’association la MAATA propose un espace de rencontres et d’accompagnement. Entre santé et culture, c’est à la fois un lieu de soin et de création artistique, mais aussi un lieu d’échanges et de réflexion. 

Anaïs Homo est art-thérapeute. Elle propose des séances de thérapie et des moments de création sans objectif thérapeutique, comme des cours de modelage ouvert à toutes et tous. 

Photo Juliette Boulegon/AirZen Radio

De 7 à 93 ans 

Pour ce cours, aucun prérequis n’est demandé. Tous les niveaux sont acceptés, ainsi que tous les âges et tous les horizons personnels. Bien que l’objectif de ce cours ne soit pas thérapeutique à proprement parler, il y émane une ambiance bienfaitrice. 

Enfants, adolescents, adultes et personnes âgées travaillent ensemble un petit bout de terre d’argile, qu’ils façonnent au gré de leurs envies. Denise a beau avoir 93 ans et perdre petit à petit la vue, ses mains ont toujours la fibre artistique. Mathis, 7 ans, jalouse quant à lui secrètement les talents des adultes, mais crée avec brio son énième création, un “Gomu Gomu no Mi” un fruit de “One Piece”, qu’il ajoutera à sa collection.

Photo Juliette Boulegon/AirZen Radio