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Virginie a commencé par être fleuriste à Londres, dans un magasin tenu par des Français. Pendant plusieurs années, elle s’est ainsi formée et a adoré être au contact des végétaux mais aussi de la clientèle.

À son retour en France, elle s’est mariée et a continué d’être fleuriste en tant qu’employée. Pour pouvoir s’occuper de ses enfants, elle a décidé, un temps, de changer de voie professionnelle.

Studio Poétique

Mais sa passion était toujours là, et elle gardait en tête l’idée de reprendre un jour ce métier.

Lorsqu’elle a perdu son emploi, elle a décidé de transformer cette épreuve en opportunité et a décidé de se lancer. Virginie a alors envie de devenir fleuriste nomade. Au départ, elle n’avait pas d’idée précise concernant le véhicule qu’elle compte utiliser.

« Un matin, je me réveille et je dis à mon mari que je vais acheter une estafette. Un peu étonné, il me demande pourquoi. Je lui réponds que j’ai trouvé le nom », explique cette passionnée

Son commerce s’appellera L’Estafleurette. Elle se met alors en quête de l’estafette de son cœur. Lorsqu’elle monte à bord du véhicule la première fois c’est le coup de foudre. « J’en ai encore des frissons quand j’en parle. Ça a été un moment mémorable. Je tombe sur une estafette verte. Cette couleur me parle beaucoup. Cette estafette était à un ancien boulanger, donc elle avait une âme, une histoire. »

Virginie a depuis fait évoluer son projet et retrouve plusieurs jours par semaine ses clients aux Halles de Talence près de Bordeaux ( le vendredi, le samedi et le dimanche).

Filmée dans une salle d’opération, la Dr Aïcha N’Doye se tient à côté d’une patiente allongée sur le point d’être opérée pour calmer son anxiété. Mais avant, la médecin chirurgienne lui chante « If I Ain’t Got You » d’Alicia Keys. Cette séquence postée sur les réseaux sociaux a ému des milliers d’internautes la gratifiant de nombreux avis positifs. Cette vidéo a bouleversé le quotidien de cette médecin spécialisée en chirurgie du sein et gynécologique à la Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine.

Sa première réaction ? « Alors, déjà, de la surprise et beaucoup d’émotion. C’est quelque chose que je fais au quotidien (depuis qu’elle est interne, NDLR). » Mise en ligne le 7 janvier, sa vidéo a ainsi suscité un engouement de la part des médias : radio, télé et presse écrite. La docteure a donc dû se prêter à l’exercice de l’interview : « Je découvre un nouveau monde. Ça me change de mon bloc opératoire, dit-elle en riant. Mais je ne pensais pas qu’il y aurait autant d’intérêt. »

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Une publication partagée par Aïcha Ndoye (@dr_aicha_ndoye)

Une passion pour la musique

Âgée de 33 ans, la Bordelaise a toujours aimé faire de la musique. Ses influences : la soul avec Nina Simone, Aretha Franklin, Ray Charles… Elle a ainsi commencé à chanter en Terminale. Elle a d’ailleurs gagné un concours de chant dans son lycée, ce qui lui a permis de faire une première scène au Krakatoa, une salle de spectacle à Mérignac, près de Bordeaux.

« Et je n’ai jamais arrêté, confie-t-elle. J’ai fait des petits concerts, enregistré des chansons. » Ayant commencé ses études en médecine, la musique lui prenait trop de temps. Elle a donc dû arrêter malgré elle, mais a « retrouvé un public au bloc ».

Une relation privilégiée

Alors, pour son public-patient, elle leur chante Beyoncé, Céline Dion, Johnny Hallyday… Des musiques adaptées juste avant de commencer l’opération. Le procédé est toujours le même : Aïcha N’Doye se poste à côté de celle qui va être opérée, la musique en fond, la médecin chante en la regardant. Puis, au bout d’une minute trente-deux minutes, quand elle voit qu’elle est détendue, l’anesthésiste peut commencer à injecter le produit. « C’est un moment émouvant et thérapeutique, pour moi et la patiente, parce qu’on se regarde, on ne se lâche pas jusqu’à ce qu’elle s’endorme. »

Quant à savoir si la chirurgienne pourrait troquer sa blouse pour un micro à plein temps, ou participer à des télé-crochet : « Ça m’a traversée l’esprit plein de fois. Partout où j’ai travaillé, on m’en parlait. Mais ça ne s’est pas fait parce que j’avais peur de la façon dont j’aurais été perçue par mes patientes si j’avais été loin dans un tel programme. Est-ce qu’elles auraient toujours eu confiance en moi ? » répond-elle après un long moment de réflexion. Mais cette idée ne lui est pas complétement sortie de la tête. Affaire à suivre…

Vous pouvez les consommer sans modération, puisque les produits que propose ce bar ne sont pas alcoolisés. À Bordeaux, Tchu n’a de bar que le nom. Ici, pas de cocktails à l’horizon mais de la nourriture. Des churros.

Installées dans le quartier des Bassins à flots de Bordeaux, les Halles de Bacalan abritent divers stands de restauration, dont l’un a retenu notre attention : un bar à churros.

Des churros sucrés, certains fourrés de pâte à tartiner ou de caramel au beurre salé. Si ces mets sont très peu gras, les plus étonnants restent les churros salés !

Photo Guillaume Carles/AirZen Radio

Au premier abord, ce bar à churros pourrait laisser penser à un repas à la bonne franquette, sur le pouce. Au contraire, les recettes des churros salés sont travaillées, équilibrées et élaborées par un chef.

La présentation est presque digne d’un restaurant gastronomique et on salive d’avance lorsqu’on voit le produit fini.

Et cerise sur le churros, Kevin, le chef et cofondateur de Tchu, vous réservera toujours un accueil chaleureux et agréable.

Il y a 5 ans, Pauline, habitante de Bordeaux, s’est séparée de sa voiture individuelle. « Je suis jeune maman et n’ai pas cédé. Je vis toujours sans voiture », s’amuse-t-elle. Et si elle l’a fait, c’est par choix. « Un choix éclairé, qui répond d’abord à des convictions écologiques. C’était une évidence pour moi. C’est mon humble contribution pour réduire la pollution atmosphérique, visuelle. C’est meilleur pour la santé, ça coûte moins cher. On a tout à y gagner. », explique-t-elle.

En ce qui la concerne, elle a tout de même déménagé près de la gare de Bordeaux pour pouvoir s’évader plus facilement les week-ends ou pendant les vacances

Une question d’équipement

Au quotidien, Pauline pratique la marche à pied ou se déplace à vélo. « Tout est une question d’équipement. Il faut juste les bonnes sacoches, un imperméable et cela fonctionne très bien. » Pour les week-ends et les vacances, elle opte pour le train ou l’autopartage. « Y compris le jour de son accouchement. Mais fin de l’histoire. Ma fille va bien ! »

Bilan au bout de cinq ans ? « Le premier mot qui me vient, c’est surtout de la fierté d’avoir tenu bon. Parce qu’autour de nous, beaucoup de personnes étaient dubitatives. Comment tu vas faire quand il pleuvra ? Et avec un enfant ? S’il faut aller aux urgences… » 

Savoir s’organiser, anticiper

Pauline voit le côté positif des rencontres qu’elle a pu faire dans ce cadre-là. « Au-delà de l’autopartage, je partage une voiture avec une voisine qui n’en a pas l’utilité tous les jours. Cela crée un dialogue entre nous. Enfin, cela nous a permis d’apprendre à être organisés, à anticiper les trajets. »

Pour la petite anecdote, elle est partie en train à Saint-Macaire, dans l’Entre-deux-Mers en Gironde, le jour de la fête des mères. « Après avoir passé une très très belle journée, nous avons raté le dernier train avec notre bébé. Et là, on se surprend, on demande à des passants si on peut nous dépanner. Je reconnais qu’avec un bébé, ça aide, mais des restaurateurs sont finalement partis en plein service pour nous déposer à la gare de Langon. Il restait un train. Ça nous a servi de leçon », retient-elle aujourd’hui.

Placer l’humain au centre du processus de recrutement. C’est ce que prône Ethypik, un cabinet de recrutement inclusif fondé en 2020 par Nicolas Morby. Agréée ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale), la start-up a pour ambition de bousculer les codes en allant rencontrer de potentiels candidats dans la rue.

Son fondateur est parti du constat que « de nombreuses personnes sont invisibles des recruteurs. Elles ne sont ni inscrites à Pôle emploi, ni dans les missions locales, etc. Je me suis donc inspiré de mes 15 années d’expériences dans la collecte de fonds pour les ONG dans la rue. J’y ai alors rencontré des talents qui, pour certains, n’avaient de travail », explique Nicolas Morby.

À la recherche de talent

Dans une démarche “d’aller vers”, l’équipe d’Ethypik se rend donc dans les centres commerciaux, au pied des immeubles, dans les espaces publics à la recherche de ces talents sans travail avec cette question : « Bonjour, est-ce que vous cherchez du travail ? »

Si la personne répond « oui », elle remplit un questionnaire, non pas pour renseigner son parcours professionnel, mais pour valoriser des compétences comportementales. “On va évaluer certains savoir-être comme l’agilité, la gestion du stress, la prise de recul, la flexibilité… qui sont importants pour notre client”, explique-t-il.

Une alternative au recrutement

Ce questionnaire permet aussi de savoir quel candidat pourrait correspondre aux offres à pourvoir. Ce ne sont que des CDI car Nicolas Morby souhaitait proposer un emploi pérenne. Celui-ci réfléchit par ailleurs à s’ouvrir à d’autres types de contrat.

Le cabinet de recrutement effectue une présélection puis envoie une fiche candidat aux entreprises. Celles qui font appel à ces services sont issues de différents secteurs : Metro France, Keolis, GT Logistic et bien d’autres. Leur point commun est que ce sont des secteurs en tension au niveau du recrutement. « Elles ont besoin d’une alternative pour sourcer des candidats », quand les canaux habituels ne sont pas probants.

Depuis sa création, Ethypik a placé plus de 300 personnes. En pleine levée de fonds, le fondateur du cabinet de recrutement espère bien multiplier ce chiffre au moins par trois en 2023. Son passage dans l’émission « Qui veut être mon associé ? » lui a d’ailleurs donné un coup de projecteur.

Près de Bordeaux, une boutique permet de manger sans prendre un gramme. Chez Bougies Jeannette, vous allez déguster les odeurs et manger avec les yeux ces créations parfumées made in France.

Les produits sont originaux. D’un côté, des donuts colorés identiques à ceux dans lesquels vous pouvez croquer. De l’autre, une tarte au citron meringuée sous forme de vérine, très bien faite autant au niveau de l’odeur que du visuel. Lorsque vous recevrez ou offrez ces bougies, vous saliverez d’avance.

Loin des odeurs chimiques, ces bougies sont au contraire douces et authentiques. On pourrait les confondre avec de vrais desserts.

Photo bougies jeannette

L’histoire des bougies Jeannette est celle d’Amandine. Après la disparition de sa mamie gâteau “Jeanne”, surnommée affectueusement “Jeannette”, elle a souhaité la faire vivre à travers ces créations basées sur les odeurs de cuisine de sa mamie jeannette.

Une histoire de famille qui, comme un bon gâteau, se partage par petits morceaux avec les gens, afin de leur apporter le même bonheur que lui procuraient les douceurs sucrées de son enfance.

Ces bougies sont fabriquées à base de cire végétale. Les senteurs sont quant à elle sans CMR, c’est-à-dire sans substances cancérigènes mutagènes et reprotoxiques.

Photo bougies jeannette

La boutique se situe au 2 Guérin 33 240 Périssac, ou sur le site Bougies Jeannette.

Jean Fourche se l’était interdit il y a deux ans. Mais face à la demande, le fabricant de vélo bordelais se lance dans le vélo électrique. « Un vélo réparable et durable », insiste toutefois Benoît Maurin, co-fondateur de la marque. Car pas question pour Jean Fourche de proposer un vélo électrique éloigné de ses valeurs. Pour proposer un vélo électrique réparable, sans obsolescence, il s’est appuyé sur deux industriels français : Gouach pour la batterie et Virvolt pour le moteur. 

La batterie fabriquée par l’entreprise bordelaise Gouach est entièrement réparable en moins de dix minutes. La conception sans soudure permet de remplacer les composants ou les cellules usés et divise par trois les émissions carbones de la batterie. 

“Fiers de ce vélo électrique”

Le moteur est, pour sa part, conçu et assemblé par le motoriste Virvolt qui propose, pour ce vélo Jean Fourche, des moteurs pédaliers à capteur de couple d’une puissance de 80NM. Objectif : maximiser la durée de vie et la réparabilité de ses moteurs. L’intégralité des pièces du moteur peuvent être changées et réparées.

Résultat ? « Nous sommes fiers et très à l’aise avec ce modèle de vélo électrique là, que l’on arrive à fabriquer à une échelle européenne à plus de 80% », affirme Benoit Maurin. Son prix : 2300 euros. « C’est le prix public que nous ne voulions pas dépasser pour qu’il soit accessible au plus grand nombre et peu importe la marge que l’on ferait », explique Benoît Maurin. 

Une boutique éphémère

À l’occasion du lancement de son vélo électrique, Jean Fourche a pris place pendant une dizaine de jours dans une boutique éphémère du centre-ville de Bordeaux. Parmi les personnes qui ont poussé la porte, des curieux, mais aussi des clients de la marque venus découvrir le modèle électrique. Notamment Cécile qui a acheté un vélo musculaire Jean Fourche il y a un an, et souhaite passer à l’électrique suite à un changement de travail. « Elle pourrait passer son vélo en électrique », explique Benoit Maurin. 

Jean Fourche, qui a vendu 300 vélos en 2022, vise plus du double en 2023, 800 au total, et prévoit de recruter six personnes.

Après des études en sociologie, Roxane Boutevillain a travaillé plusieurs années comme chargée d’étude, de mission pour différents organismes, entreprises et collectivités territoriales. Elle occupe par la suite quelques postes plus alimentaires.

Puis, c’est la naissance de ses enfants qui agit véritablement comme un déclic. “Quand j’étais en pause maternité pour m’occuper d’eux, je me suis rendu compte que le salariat n’était plus quelque chose qui me plaisait. Parce que j’avais ce sentiment que ce que je faisais, n’importe qui d’autre avec le même diplôme que moi, avec les mêmes qualifications, pouvait le faire. Et que, par conséquent, je n’apportais pas grand-chose de plus que mes collègues”, se remémore Roxane Boutevillain.

C’est alors qu’elle pense à une reconversion et se forme à l’accompagnement, “qui a toujours été une seconde nature pour moi. J’ai toujours aimé aider mes amis, mon entourage, des connaissances de connaissances qui venaient me voir. Toujours aimé écouter, conseiller, accompagner, chercher des informations pour eux”. Elle se dirige tout naturellement vers le milieu professionnel, “parce qu’il y a une infinité de métiers, il n’y a pas de routine. À chaque fois, je découvre des gens avec des parcours différents, qui ont des idées toujours différentes”. C’est ainsi qu’elle devient mentor en reconversion professionnelle tout spécialement pour les femmes, à Bordeaux, il y a deux ans, en créant Evolessence coaching.

“Ma façon de lutter pour l’égalité”

Une démarche engagée aussi, empreinte de sororité. “C’est une façon, à mon niveau de lutter pour l’égalité entre les hommes et les femmes, que ce soit au niveau de la discrimination à l’embauche, des congés maternité qu’il y a pu avoir, des pauses pour les enfants. Et aussi, parce que j’ai remarqué que les femmes avaient souvent beaucoup plus tendance à se dévaloriser, à s’inférioriser. Donc c’est vraiment ma façon à moi d’apporter un peu plus d’égalité entre les femmes et les hommes.”

Le but étant d’aider ces femmes à trouver le job qui va les épanouir, dans lequel elles vont trouver du sens, se sentir utiles et apporter quelque chose aux autres. “Ce sont souvent des femmes qui sont dans une fonction où elles se sentent transparentes, invisibles, pas reconnues dans ce qu’elles font, et qui cherchent la bonne voie pour être plus épanouies et avoir ce sentiment que ce qu’elles font a un intérêt, pour elles mais aussi pour les autres.”

Un parcours qui va passer par une réflexion, pas seulement professionnelle. “Dans la première phase de l’accompagnement, il y a un gros travail d’introspection parce que je pars du principe que pour trouver le métier où l’on va être bien, il faut déjà bien se connaître. Ce n’est pas simplement en choisissant un métier parce qu’il est à la mode ou parce qu’il y a de l’embauche.” Roxane Boutevillain va s’aider d’outils, de méthodes, de tests de personnalité si besoin, pour que la personne arrive à se connaître, du point de vue de ses valeurs, ses envies, ses besoins. Les contraintes familiales, matérielles, professionnelles, salariales sont également prises en compte pour que le profil personnel soit le plus complet possible, le plus approfondi, avant d’entamer la partie plus professionnelle et de voir quel domaine va pouvoir l’intéresser. 

Un enrichissement permanent

“C’est très satisfaisant parce que je vais avoir affaire à des personnes un peu timides, perdues, réservées. Et, au fur et à mesure des séances, je vois les visages qui s’éclairent et c’est flagrant quand la personne va me parler de sa vie professionnelle, elle sera beaucoup plus à l’aise, elle saura où elle veut aller. C’est ce que j’adore dans mon métier, que les gens me disent qu’ils n’ont plus besoin de moi, qu’ils savent avancer, s’en sortir tout seuls. C’est le plus gratifiant.” 

Un accompagnement qui se présente aussi à la manière d’un partenariat, d’un échange. “Chaque femme est différente, chaque caractère est différent donc je me nourris de tout ça, de leurs expériences. Mes exercices sont personnalisés, mais elles aussi vont me proposer des idées, ce qui me permet de m’améliorer au fur et à mesure et d’accompagner au mieux chaque nouvelle personne, parce que je serai encore plus riche de ces expériences passées avec elles.”

« Donner une chance à tous de s’accomplir par le sport. » C’est la devise du fonds de dotation Génération Avant-Garde. Créée en 2019 par Gérard Belda, il vise à financer des prothèses sportives à des personnes amputées des membres inférieures. Pour cela, « on mène des actions auprès de mécènes pour recueillir des fonds et leur permettre d’acquérir des prothèses adapter à leur sport. La Sécurité sociale ne rembourse que les prothèses domestiques, pour marcher. Et il faut savoir qu’une prothèse sportive coûte entre 15 et 25 000 euros en fonction de l’amputation subie », précise le président du fonds de dotation.

Génération Avant-Garde collabore avec Proteor, spécialiste des prothèses. En contact direct avec des personnes amputées, et il les met en relation avec les sportifs ayant des difficultés à trouver des financements. D’ailleurs, pour que le dossier soit accepté en commission, il y a des critères à remplir. Il faut avoir au moins 18 ans pour attendre que la croissance soit terminée. Mais aussi l’envie de faire du sport et ne pas avoir les moyens de payer un appareillage.

Le sport pour tous

« On a envie de créer une chaine pour que chaque personne accompagnée devienne un maillon. L’idée est qu’elle partage son expérience de vie. On s’est rendu compte que beaucoup de gens amputés n’ont pas connaissance ces prothèses sportives », constate Gwenaëlle Briard. Elle est directrice mécénat et développement. « Pourtant, le sport est un moyen de retrouver de l’autonomie. C’est une source de bien-être, ça permet de créer du lien social », poursuit-elle.

Depuis sa création, le fonds de dotation Génération Avant-Garde a pu financer sept prothèses. En parallèle, la structure permet à une dizaine de jeunes talents sportifs de 8 à 35 ans d’évoluer dans leur carrière sportive : para-surfeur, para-skieur, athlétisme, etc. Toujours grâce au mécénat, elle leur donne des bourses.  

Dans cette famille mordue de boomerang installée à Bordeaux, au commencement, il y a eu le père. « Mon papa était passionné par tout ce qui était capable de voler. Petite, lorsque je l’accompagnais à ses entraînements, je lançais tous ses boomerangs… Il a fini par en avoir marre et il m’en a fabriqué un », raconte Marie, la fille aînée de la famille Appriou.

Cette passion pour le boomerang n’était pourtant pas gagnée du côté de sa mère. « C’est une ancienne gymnaste. Elle a eu beaucoup de mal à se laisser convaincre par ce sport. Mais elle a fini par s’y mettre et, maintenant, elle adore. Tous ensemble, on essaye de faire découvrir aux gens qui nous entourent cette discipline. Certains de mes amis ont même commencé à la pratiquer », détaille Marie. Son frère et sa sœur se sont également plongés dans cette passion. La relève semble assurée. 

Des moqueries du collège aux championnats du monde 

Existe-t-il un lieu idéal pour faire du boomerang ? « Il faut un terrain en extérieur, avec peu d’arbres de préférence, pour éviter que le boomerang ne s’y accroche. Et surtout, il ne faut pas qu’il y ait trop de vent. Quand on voit des cerfs-volants dans le ciel, c’est que les conditions ne sont pas bonnes pour se mettre à lancer », renchérit Marie.

Ce sport, dont Marie Appriou a remporté les premières compétitions avant ses 10 ans, lui a valu les railleries de ses camarades au collège. « Les enfants se mettent vite à se moquer des autres, surtout quand l’un d’entre eux décide qu’une personne est bizarre. C’était mon cas, parce que je pratiquais cette discipline rare. J’évitais de dire que je faisais du boomerang et je me réfugiais derrière mon autre sport, le handball, qui était bien plus accepté. »

Populariser le boomerang sur internet

Désormais professeure d’EPS, Marie essaye de populariser le boomerang auprès de ses élèves. Et pourquoi pas, un jour, tenter d’en faire un sport que l’on apprend à l’école. « Je suis très présente sur les réseaux sociaux pour expliquer les origines du boomerang et présenter ce sport à travers des petits défis. Le fait que ce soit quelque chose de rare intéresse beaucoup les gens. C’est l’un des points positifs des réseaux. » 

Le boomerang vous intéresse ? Vous pouvez vous renseigner via le site de la Fédération Française de Vol Libre. Retrouvez Marie Appriou sur son compe Instagram.

À Lyon et Bordeaux, il existe le théâtre L’Improvidence, un théâtre qui propose essentiellement des spectacles d’improvisation. Thomas Debray est le directeur et fondateur de ce théâtre. Il y a une quinzaine d’années, il a découvert l’art d’improviser. Rapidement, il a développé une passion pour cette pratique et a imaginé L’Improvidence.

Pour lui, l’art d’improviser est l’art de créer dans l’instant. Dans son théâtre, il y a presque 1000 levers de rideaux par an et chaque spectacle est unique. Ces spectacles d’improvisation s’appuient sur les suggestions du public. Par exemple, à chaque représentation, le spectacle « scène de crime » s’adapte au public et évolue au fil des réflexions.

L’Improvidence est également un organisme de formation. Chaque soir, il est possible de découvrir le théâtre d’improvisation via des cours dispensés par des professionnels. Selon Thomas, l’improvisation permet de se découvrir en jouant. En travaillant l’agilité du cerveau, les élèves apprennent à lâcher prise.

Pour s’initier à cet art, il est possible de tester l’improvisation théâtrale les vendredis soir avec des baptêmes d’impro gratuits. Thomas est également fier de sa participation, cette année, au Trophée d’Impro Culture et Diversité qui propose à plusieurs collégiens issus de l’éducation prioritaire de découvrir cette pratique. Des cours sont donnés toutes les semaines et à la fin de l’année, un concours est organisé entre plusieurs collèges avant la finale nationale. Avec L’Improvidence, Thomas veut rendre visible et accessible l’improvisation théâtrale pour le mieux-vivre ensemble.

À Langon, commune de 7 000 habitants du Sud-Gironde, un accueil de jour destiné aux sans domicile fixe a ouvert en février 2020. Son nom : La Ferme des Lilas. À la tête de cette association deux femmes : Elsa Maillot et Elsa Laborde, l’une est commerçante, l’autre est assistance sociale.

Animées par les mêmes valeurs et l’amour pour le milieu artistique, elles ont créé cette structure. « Il n’y avait pas d’hébergement dans ce territoire pour ce public-là, justifie Elsa Laborde. L’idée est d’allier la nature et la culture. »  

Un lieu pour rebondir

Déjà 400 personnes sont passées par ces locaux de 60 m² dans lesquels les animaux sont admis. Il y a un potager pour se ressourcer, une cuisine, des bureaux pour gérer l’administratif.  

« Elles viennent jusqu’ici grâce au bouche-à-oreille, explique Elsa Laborde. Les personnes sans domicile fixe voyagent beaucoup. Parfois, ce sont nos partenaires qui les orientent vers nous pour une douche, un repas et pour qu’on les accompagne dans leur projet de logement pérenne. »

Des parcours de vie

Chaque personne qui passe les portes de l’accueil de jour de La Ferme des Lilas vient avec son histoire. Elles se sont retrouvées dans cette situation de précarité après « soit une rupture familiale, une perte d’emploi. Ce sont aussi parfois des femmes victimes de violences conjugales, ou des mineurs mis dehors, etc., énumère la cofondatrice. Elles se retrouvent démunies, désocialisées. Certaines ne veulent même plus être en lien avec les services sociaux. Nous, nous sommes une association, on les accueille d’abord avec un café. Quand elles le souhaitent, elles peuvent partager leur histoire de vie ».

Redonner confiance

Afin de les valoriser et les aider à la réinsertion, il y a des activités artistiques, comme du théâtre. L’environnement rural est aussi d’une grande aide. Il est vu comme un outil pour redonner espoir et confiance. « D’ailleurs, derrière ce nom de Lilas, il y a cette idée de renouveau, pour prendre un nouveau départ », souligne Elsa Laborde.

Depuis la création de l’accueil de jour, 62 personnes sans domicile fixe ont pu trouver un logement. À l’avenir, les deux créatrices de la structure souhaitent concrétiser leur projet de ferme éco-solidaire pour développer des activités socio-culturelles. Pour cela, elles lancent un appel aux agriculteurs qui souhaiteraient collaborer avec elles et leur “donner” un terrain.

C’est une des priorités du Département de la Gironde : apporter un autre regard sur les personnes âgées ou en situation de handicap à travers le développement de leur créativité.

L’idée est de mettre en place des actions culturelles et de faciliter l’accès aux pratiques et aux lieux culturels à destination de ces personnes. Depuis 2009, à Bordeaux, le projet de l’exposition annuelle “Connivences” permet chaque année à environ 600 personnes âgées et/ou en situation de handicap de participer à des projets culturels et notamment de réaliser des œuvres artistiques en collaboration avec d’autres artistes et artisans.

Conseil départemental de la Gironde
Conseil départemental de la Gironde

Ces actions ont des effets positifs et bénéfiques pour ces personnes, les aidant à mieux vivre avec leur handicap ou à bien vieillir. Grâce à ces dispositifs mis en place par le Département, elles peuvent valoriser leur créativité et, selon Carole Guère la vice-présidente chargée des dynamiques associatives, sportives et culturelles, ces activités présenteraient de nombreux avantages : “On remarque des effets sur la mémoire, un ralentissement de la maladie ou voire une évolution des comportements. C’est également un moyen d’ouvrir les établissements médico-sociaux sur l’extérieur et de créer un lien intergénérationnel qui reste un point essentiel pour le département à travers la jeunesse.”

Cette rencontre peut aussi être un élan pour changer notre regard sur le handicap ou la vieillesse.

Dans une autre vie, Armelle Genuit était responsable communication à Paris. Une période qu’elle dépeint comme très stressante. Dans ce tourbillon, lors duquel son conjoint et elle enchaînent les réunions et terminent leurs journées de travail bien tardivement une fois revenus à la maison, elle a son premier enfant. Un jour, son fils fait ses premiers pas. Elle se rappelle s’être dit qu’elle n’avait pas le temps. “J’ai pensé : j’ai mon PowerPoint à faire, avant de réaliser l’énormité de la situation.” Elle prend conscience de son ras-le-bol et de son envie de changer de vie.

Armelle Genuit. Photo Aymeric Meunier

Elle profite de la fin d’un contrat, du chômage, pour se mettre au vert chez ses beaux-parents, dans la Drôme. Là, elle discute avec une voisine, de tout et de rien. “Elle me dit qu’elle a mal. J’ai commencé à lui parler d’huiles essentielles, de ce qu’elle pourrait faire. J’ai eu un déclic et je me suis dit : ça pourrait être ça mon métier, aider les gens, les accompagner, les soigner, même si on n’a pas le droit de dire ça quand on n’est pas médecin.” Armelle a aussi été élevée par une maman “très naturo dans l’âme, qui nous a soignés toute notre vie avec de l’homéopathie, de l’argile. Je pense que c’était en moi et que ça s’est réveillé à ce moment-là”. 

Elle reprend alors ses études à 37 ans, juste après avoir accouché de son second fils. “C’est assez challengeant, mais très enrichissant. Ça demande beaucoup d’organisation et de rigueur, mais ça a été pour moi comme un parcours, un chemin qui m’a transformée et j’ai adoré cette période-là”, se rappelle-t-elle. “Réviser des matières pour faire un métier pour lequel on a vraiment une vocation et qui nous parle vraiment, ça n’a rien à voir. C’était aussi vivre des choses très intenses.” 

Rien à voir également quant à la gratitude reçue dans le cadre de sa pratique. “C’est valorisant, enrichissant, quand un client vous dit qu’il va beaucoup mieux, qu’il n’a plus tel problème, qu’il se sent soulagé. Je n’ai jamais vécu cela dans ma vie professionnelle auparavant. C’est sans commune mesure lorsque l’on peut apporter un mieux-être à quelqu’un qui va mal.”

Aller vers ce qui nous passionne

Si la formation de base d’Armelle Genuit est la naturopathie, elle poursuit notamment avec l’hypnose Sajece, inventée par Camille Griselin, qui souhaitait sortir du côté trop directif de l’hypnose Ericksonienne, avec une technique plus globale, holistique. Le but étant d’essayer d’identifier et de comprendre les blessures à la source du problème du client, en passant par des contes, des histoires avec des messages cachés, en débloquant les émotions, en allant au-delà des croyances limitantes. 

J’ai une formation de naturopathe à la base, donc sur tout ce qui est concret, le digestif, la vitalité. Et plus je pratique, plus je me rends compte que ce qui influe sur notre corps est de l’ordre du psycho-émotionnel, donc j’aime revenir à cette source-là, aux émotions bloquées, aux chocs émotionnels. Quand j’ai commencé, j’étais un peu trop généraliste, parce que je me suis dit que j’allais ainsi toucher plus de monde. Mais aujourd’hui, j’ai plus envie de focaliser sur le stress, le burn-out, sur les émotions et la tête, plus que sur des problématiques de poids ou digestives. Donc, oui j’ai trouvé ma voie, mais ça met du temps de vraiment se trouver. Ce qui est le plus difficile, c’est d’oser être soi-même. En se spécialisant et en allant encore plus vers ce qui nous passionne, je pense qu’on est encore plus à notre place et c’est comme ça que ça marche le mieux.” 

Pratique. Pour la contacter, rendez-vous sur son site Internet.

Lancé par la Région Nouvelle-Aquitaine, en 2018, le Cluster Ruralités est un lieu d’échanges, de ressources et d’expérimentations. Il vise à faire émerger les initiatives positives et innovantes afin d’apporter des réponses nouvelles et adaptées aux problématiques du monde rural.

« Le Cluster associe des universitaires, la Caisse des dépôts et consignations, La Poste, les associations des maires ruraux (AMF, AMRF) ainsi que Soliha-Habitat. La majorité des membres du Cluster sont des maires ruraux. Les échanges entre élus, le partage d’expériences et de projets concrétisés au sein de leurs communes permettent véritablement d’inspirer des projets de territoires », explique Laurence Rouède, vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge du développement et de l’équité des territoires et des contractualisations.

Une nouvelle dimension avec le forum européen des ruralités

Le forum européen permet d’avoir une vision comparative avec les autres pays et une volonté d’en faire un centre de discussions, d’échanges, des partages d’expériences et surtout une approche comparée.

Aujourd’hui, l’enjeu de la ruralité est l’idée d’aller vers la résilience, et le moyen de réfléchir ensemble sur cette nouvelle réflexion qui est inévitable pour créer le monde rural de demain.

Les appels à projets « Ruralités »

Chaque année, il y a des appels à projets pour les communes de moins de 3000 habitants. Aujourd’hui, la Région a co-financé plus de 260 projets, l’équivalent d’un budget de 7,7 millions d’euros.

Le cluster a un rôle de jury pour la décision final des projets choisis. Ces projets fonctionnent sur le long terme car ils sont portés par les habitants d’un village, dans un esprit collectif, et fait donc la réussite du cluster ruralité.

Au Verdon-sur-Mer, à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde, existe un camping géré par la même famille depuis 1967. Pascal Saurais en a hérité la gestion en 1982. “J’ai grandi dedans, c’était naturel. J’ai toujours eu un rapport fort à la nature parce que mon grand-père était laitier juste en face”, raconte le directeur du Royannais, qui n’a fait que maturer son exploration environnementale depuis 40 ans.

“J’ai fait des études de sociologie et d’ethnologie, donc je m’intéressais beaucoup au milieu naturel. Et puis, j’ai beaucoup voyagé. J’ai vécu en immersion complète, ce qui m’a donné le sens des valeurs authentiques. De plus en plus, je prône une sobriété heureuse”, précise le gérant.

Au-delà d’un simple camping

C’est ainsi que depuis 2011, le camping de Pascal Saurais est membre du 1% pour la planète, c’est-à-dire qu’il reverse 1% de son chiffre d’affaires à des associations reconnues d’utilité environnementale. Au départ, il soutient de grandes associations comme Survival, Greenpeace, Bloom. Puis, en 2017, il a été sollicité par une structure plus locale de compostage basée à Poitiers, qui essaie de promouvoir la gestion, le traitement des biodéchets. “Ça m’a donné envie de m’emparer de ce sujet. J’ai voulu traiter les biodéchets du camping”, raconte Pascal Saurais.

En 2019, il a créé sa propre association, Ascovada, qui fait la collecte des biodéchets des restaurants et des métiers de bouche. Dès la première année, 20 tonnes de biodéchets ont été collectés, une partie compostable et l’autre minérale, coquilles de moules et d’huîtres. Le directeur de camping s’équipe alors d’un broyeur de coquillages. Mais l’objectif initial était de les remettre dans l’océan pour combler le déficit de sable en bordure de littoral, notamment. Une idée qui pourrait se concrétiser à l’avenir.

Du compost pour les plantations

Une prise de conscience et une démarche qui le mènent à se former, d’abord comme référent de site, puis guide composteur. Aujourd’hui, Pascal Saurais est maître composteur. Un savoir qu’il applique dans son camping. À l’arrivée, on se voit distribuer un bio-seau de 5 litres dans lequel on met nos épluchures et tous les déchets organiques qui peuvent être compostés. Près de la réception, deux bacs nous attendent. Un où l’on entrepose le compost et un autre où est stocké du broyat de bois, qui sert à recouvrir les éléments azotés afin d’éviter la prolifération bactérienne et les mauvaises odeurs.

On mélange ensuite avec une vrille, un brass compost. Une fois le bac plein, Pascal le transfère un peu plus loin, où il va entrer en maturation pendant six mois. Un compost utilisé pour les plantations du camping. En bord de mer, les sols sont très sablonneux, très secs. Ils donnent peu d’éléments nutritifs aux plantes. Alors, un petit coup de pouce en hiver est le bienvenu.

Autre démarche engagée, celle d’une restauration snack et d’une épicerie totalement bio. Ce qui facilite aussi l’adhésion des clients au compostage. De l’épicerie bio au compost, en passant par l’assiette. C’est tout naturellement que les vacanciers déposent leurs épluchures dans le bac de compost.

Le camping Le Royannais, c’est aussi une démarche sociale, avec l’envie de proposer des tarifs accessibles, lesquels n’ont d’ailleurs pas bougé depuis dix ans pour les cyclotouristes. Une volonté d’encourager et de récompenser ceux dont l’empreinte carbone est minime. L’infrastructure est située à 200 mètres de la Vélodyssée, un axe cyclotouristique important, qui part de Bretagne et longe l’Atlantique jusqu’au Pays basque. Une petite halte bienveillante attend ici les courageux, où ils pourront acheter des produits en vrac à l’épicerie bio. Et donc ne pas trop se charger avant de repartir pédaler.

Trouver une inspiration

Depuis huit ans, le camping propose aussi des stages et cours de yoga sous une yourte. On pourra prendre un cours sur la plage quand il fait beau ou méditer le soir au chaud. Un équipement qui permet aussi d’abriter des animations, jeux, quiz sur le thème de l’environnement, notamment à destination des enfants.

J’essaie de faire passer des vacances heureuses aux gens, mais avec des plaisirs simples, pour qu’ils retrouvent le sens du contact, de l’échange, tout en conservant des valeurs environnementales, explique Pascal Saurais. Tous les ans, on fait de belles rencontres. On conserve des clients pendant des années, des gens qui ont trouvé ici une inspiration, quelque chose de particulier. C’est une grande satisfaction, c’est un encouragement permanent.” 

“J’ai bien mis trois ans avant de pouvoir bien me déplacer dans le bassin !” prévient le président de la SNSM Arcachon, Michel Pelegry.

Dans cette baie, les courants et les vents sont parfois très violents. Les marins et “patrons” bénévoles qui constituent la station d’Arcachon n’ont pas chômé ces dix dernières années en venant au secours de plus de 2000 marins en détresse. 

Une station SNSM pas comme les autres 

La station d’Arcachon est en effet originale. Le président Michel Pelegry a choisi de développer “le collectif” au sein de la structure. “Lorsque je suis arrivée à la station, j’ai proposé la nomination d’un vice-président. Contrairement au schéma classique, il n’y a pas que le président et le patron mais également deux adjoints, un en charge de l’aspect technique et matériel et l’autre de l’aspect sauvetage. Ce qui fait, qu’au total, nous dirigeons la station SNSM à cinq personnes à Arcachon. Ce n’est pas toujours évident, mais c’est plus riche et jusqu’à présent ça fonctionne bien”, assure le président. 

“Le bassin d’Arcachon est assez complexe en termes de manœuvres maritimes. On peut croire à un lac, mais pas du tout. Il y a des courants qui peuvent être particulièrement difficiles”, prévient Michel Pelegry. 

Avoir un vélo c’est bien. Le faire entretenir, c’est mieux. Bastien s’est lancé dans la réparation de vélo en itinérance. Avec sa remorque toute équipée, qu’il tracte lui-même avec un vélo électrique, il s’installe sur la voie publique pour répondre aux urgences et faire des révisions. « Les cyclistes s’arrêtent très facilement quand ils ont un problème, typiquement un pneu crevé ou un problème de frein. Et s’ils le font, c’est parce qu’il n’y a pas de devanture, donc pas de porte à pousser. Cet atelier itinérant a un côté chaleureux », reconnaît le fondateur de l’Atelier Revi qui se déplace chaque jour dans un quartier différent de Bordeaux.

S’il a choisi la réparation en itinérance, c’est pour deux raisons. « Pour pouvoir réparer rapidement, insiste Bastien. Je ne peux pas stocker de vélo, il faut donc que la réparation soit faite dans la journée. Mais cette contrainte est devenue une force. En tant qu’ancien ingénieur enfermé dans un bureau, derrière un PC, c’est aussi le plus beau cadeau que je me sois fait. Je travaille en plein air tous les jours de la semaine. »

Il a pratiqué le vélotaf

Alors qu’il était ingénieur dans le spatial, dans la métropole bordelaise, Bastien s’est mis au vélotaf. « C’est le fait d’aller au travail à vélo », précise-t-il. Pendant deux ans, il a ainsi parcouru trente kilomètres quotidiennement. « J’ai découvert un mode de déplacement hyper efficace et surtout très peu coûteux, reconnaît-il. Mais j’ai aussi découvert qu’il était difficile de faire réparer son vélo rapidement, dans la journée, à l’occasion d’une panne. » D’où l’idée de se lancer dans la réparation express de vélos sans rendez-vous. 

« Cette nouvelle activité a donné un vrai sens à ma vie. Je suis mon propre patron. J’ai injecté dans mon entreprise les valeurs que je souhaitais, en particulier l’écologie. Je redonne parfois vie à des vélos délabrés. Je dépanne aussi des livreurs qui ont parfois de petits moyens. De manière générale, je m’adapte aux clients tout en rappelant que ce qui n’est pas urgent doit être fait. »

La nécessaire révision de son vélo

Un vélo doit ainsi être révisé tous les 3000 ou 4000 kilomètres, c’est-à-dire tous les deux ans pour une personne qui fait dix kilomètres par jour, tous les ans quand elle parcourt vingt kilomètres par jour. Sa cible : les vélotafeurs et les personnes qui utilisent leur vélo quotidiennement.

Bastien, qui a lancé son activité en 2021, travaille également pour les entreprises qui souhaitent offrir l’entretien annuel des vélos de leurs salariés. C’est notamment le cas pendant la trêve hivernale. Il reprendra la réparation de vélo en itinérance en mars 2023.

C’est une huile qui n’est produite que dans le sud-ouest de la France, au bord de l’océan : l’huile de graine de pin maritime. Marina Berger est la co-fondatrice d’Océopin, la seule entreprise qui confectionne ses produits cosmétiques avec cette base d’huile.

L’histoire de cette huile et avant tout une histoire familiale pour Marina Berger. « Mon arrière-grand-père était muletier. Il coupait le pin en forêt et vendait les billots de pin pour les revendre. Ma grand-mère a été une des premières femmes de Nouvelle-Aquitaine à ouvrir une scierie. Mon papa travaillait quant à lui la pomme de pin. Un jour, un professeur de l’institut des corps gras de Bordeaux l’a contacté dans les années 1990 pour étudier la graine et son huile. J’ai ensuite lancé mon entreprise pour utiliser cette huile en cosmétique », raconte-t-elle.

www.lmb-ontheroad.com

Comment produit-on l’huile de graine de pin maritime ?

Pour faire cette huile, il faut ramasser les pommes de pin entre octobre et mai. À cette période, elles sont encore fermées. Un critère indispensable pour récupérer les graines à l’intérieur. On les récolte ensuite à la main, sans machines et à hauteur d’hommes.

Une fois cueillies, il faut faire en sorte que les pommes de pin s’ouvrent en les séchant au soleil ou sous des panneaux solaires pour récupérer les graines de pins. Elles sont ensuite pressées pour obtenir l’huile. Il faut une quantité impressionnante de pommes de pin pour obtenir un peu d’huile, ce qui rend les produits d’Océopin très rares.

Certes, Yannis Maugé fait avant tout pousser des champignons dans l’ancienne carrière de pierre de Lugasson, en Gironde. En plus de l’organisation de concerts et d’ateliers, les champis de l’Antre-Deux-Mers ont vu apparaître une culture un peu inattendue en 2021. «;»

Avec ses deux associés girondins, ils se sont lancés dans cette culture, symbole surtout du nord de la France. Surtout, ils ont fait les choses un peu différemment du reste de la filière. « À 95 %, indique Yannis Maugé, la culture de l’endive se fait en aquaponie. L’endive a les racines dans l’eau, où se trouvent des nutriments, et il y a un contrôle de la température dans des bâtiments agricoles. »

Des endives bio, ça marche ?

Avec une carrière à disposition, d’autres possibilités existaient. Ils font donc partie des 5% restants et produisent des endives en pleine terre. «;»

Tout cela rajoute du travail, admet-il. Il fallait bien qu’il y ait un intérêt : le goût ! « On se retrouve avec un produit moins amer et plus croquant. » Et ça marche ! Le succès de leur production a été au rendez-vous dès la première saison.

Même si le prix au kilo de ces endives bios de pleine terre est un peu plus cher, les clients sont vite convaincus et en redemandent. « L’autre avantage et non moindre c’est qu’en termes de consommation d’énergie, on est à zéro. On travaille dans le noir, il y a juste une petite pompe à eau. » Résultat, le prix varie peu ce qui n’est pas rien en période d’inflation.