Pour passer au 100% bio, ce village de Gironde a peut-être la solution

Depuis 2017, l’objectif est clair à Cussac-Fort-Médoc, au nord-ouest de Bordeaux : il faut passer au 100% bio et local. La commune y est presque. Mais comment a-t-elle fait ?

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Comment atteindre le 100% bio et local dans les communes

1 - Comment atteindre le 100% bio et local dans les communes

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Les enfants mangeront-ils plus facilement des épinards du village ?

2 - Les enfants mangeront-ils plus facilement des épinards du village ?

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Les graines semées par les régies municipales agricoles

3 - Les graines semées par les régies municipales agricoles

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Le paysage de Cussac-Fort-Médoc avec ses 2300 âmes a de quoi être original : « La mairie a créé sa régie agricole. On a pu installer un maraîcher bio au sein de notre service technique avec des parcelles autour du stade de foot », explique Dominique Fédieu, maire PS de la commune.

L’édile l’avoue humblement. Il s’est inspiré des expériences menées dans le village pionnier de Mouans-Sartoux, en Provence-Alpes-Côte d’Azur. À Cussac, l’objectif est de passer au 100% bio pour les 220 repas quotidiens de la cantine. La production permet déjà de couvrir près de deux tiers de cet objectif, mais aussi de fournir le restaurant et des paniers solidaires.

Proche de l’autonomie alimentaire

« Je ne voulais pas passer du jour au lendemain à 100% bio, mais devoir s’approvisionner un peu partout en France, voire même plus loin. Faire de la bio, oui, mais locale. Finalement, à force de tourner les choses dans tous les sens, on s’est rendu compte qu’il fallait qu’on internalise cette production maraîchère », précise l’élu.

Pour l’heure, 700 m² de maraîchage sont installés. L’autonomie alimentaire du village est à portée de main, puisqu’elle sera atteinte dès que ce potager municipal atteindra un hectare.

En plus de cela, une sensibilisation sur l’agriculture et l’alimentation est faite auprès des écoliers et d’un jardin partagé, aménagé dans le centre bourg.

Entre maîtriser les coûts en luttant contre l’inflation, proposer des repas sains aux enfants et intéresser de plus en plus les habitants, Dominique Fédieu n’y voit que du positif et il se réjouit de voir que cette initiative inspire d’autres communes alentour.