L’expédition, un projet qui sensibilise les étudiants aux violences

Les étudiants, ingénieur agronome de Bordeaux Sciences Agro, ont abordé lors d’une animation huit thématiques autour des violences sexuelles, sexistes, et des discriminations.

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Bordeaux Sciences Agro : l’importance de sensibiliser aux violences

1 - Bordeaux Sciences Agro : l’importance de sensibiliser aux violences

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Bordeaux Sciences Agro : Lily une étudiante sensibilisée aux violences

2 - Bordeaux Sciences Agro : Lily une étudiante sensibilisée aux violences

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Bordeaux Sciences Agro et son projet de sensibilisation aux violences

3 - Bordeaux Sciences Agro et son projet de sensibilisation aux violences

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C’était une première à Bordeaux Sciences Agro. Lors de la rentrée scolaire, qui a accueilli une nouvelle promotion de 175 étudiants ingénieurs agronomes, une animation sous forme de jeu pédagogique. Elle a été organisée pour aborder les différentes formes de violences sexistes et sexuelles ainsi que les discriminations.

Ce projet, qui porte le nom de « L’expédition » a été menée par Annabelle Decombe. Elle est chargée de la mission égalité et diversité.  « Il fallait que cette action de prévention et de sensibilisation se fasse dans un cadre obligatoire, mais ludique. Ce sont des sujets qui sont difficiles, explique-t-elle. J’ai installé cette animation avec l’univers de l’Himalaya en se disant qu’on pouvait se mettre ensemble et tenter de faire des choses inatteignables comme l’Everest. »

Sensibiliser à travers le jeu

En équipe, les élèves de première année partaient du camp de base et devaient passer d’ateliers en ateliers, appelés les bivouacs, en montant les étages, d’où l’idée de l’ascension. Ils portaient sur huit thématiques comme le consentement sexuel, la soumission chimique, le couple, les stéréotypes… Lors de ces ateliers, il y avait des jeux ou tout simplement des échanges. Ils ont été animés par deux psychologues cliniciennes, des agents du personnel et des élèves de deuxième année.

 Annabelle Decombe a donc pu compter sur Lily Leduc pour une animation sur la soumission chimique. « L’année dernière, je faisais partie du pôle prévention du bureau des soirées à BSA, précise-t-elle. J’étais déjà sensibilisée à ces questions. Je suis contente de pouvoir en parler avec les premières années et les rassurer. » Aussi, la jeune femme est ravie que son école entreprenne ce genre d’initiative.

Le but est d’instaurer un climat de confiance avec eux, et de leur montrer qu’on est là en cas de galères. 

Un sentiment partagé par Lucas Crevatin, qui fait partie de l’association sportive de l’école. Il a animé un atelier sur le consentement. « Pour nous, c’était intéressant de le faire parce qu’il y a un tabou à ce sujet dans le monde du sport. On a donc essayé de leur faire comprendre que si le consentement n’est pas respecté, il peut en découler de réelles problématiques, souligne-t-il. Le but était aussi de nous faire connaître auprès des premières années, d’instaurer un climat de confiance avec eux, et de leur montrer qu’on est là en cas de galères. »

Déployer le projet

La chargée de mission égalité et diversité au sein de Bordeaux Sciences Agro conclut : « l’idée de ce projet pédagogique est de planter une petite graine de réflexions sur des sujets importants. Aussi, on veut leur faire comprendre à cette nouvelle promotion d’étudiants ingénieurs agronomes qu’ils arrivent dans un cadre bienveillant, d’écoute dans lequel tout le monde est accepté. »