Le viager solidaire, pour le maintien à domicile des aînés

Le nombre des personnes de plus de 85 ans passera, en France, de 1,4 million aujourd’hui, à 5 millions en 2060. 94% des personnes âgées souhaitent rester vivre chez elles.

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Viager solidaire, le maintien à domicile des aînés

1 - Viager solidaire, le maintien à domicile des aînés

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Le fait de maintenir à domicile les seniors ralentit leur déclin grâce à la répétition naturelle des gestes du quotidien. Même si des aides humaines et matérielles sont indispensables, cela maintient leurs capacités.

Pour bien vivre chez eux et bien vieillir, nos aînés doivent bénéficier d’un environnement adapté et de services d’accompagnement, comme les soins, la livraison de courses et de repas. Problème, tout cela a un coût. Et avec l’allongement de la durée de vie, celui-ci augmente. Alors, en 2013, La SCIC Société coopérative d’intérêt collectif Les 3 Colonnes a créé le viager solidaire, et apporte une réponse intéressante à cette problématique.

Des aides proposées

Le viager solidaire permet aux personnes âgées de continuer à vivre chez elles, de recevoir une rente mensuelle et de profiter de services d’accompagnement, grâce à un système coopératif mutualiste.

Comme pour un viager traditionnel, un capital d’entrée est versé, suivi d’une rente mensuelle calculée à la signature du contrat. Là où le projet est intéressant, c’est que la SCIC Les 3 Colonnes propose aux signataires du contrat, s’ils le désirent, une aide concrète pour des démarches administratives, des aides à domicile, la possibilité d’adapter le logement en cas de perte d’autonomie physique.

Toutes ces aides ne sont pas facturées. De plus, la rente viagère est revalorisée chaque année en fonction du coût de la vie. Les frais notariés et les assurances obligatoires sont aussi pris en charge par Les 3 Colonnes.

La plus-value, pas un but

Lorsque la SCIC devient propriétaire du bien au décès du signataire, son objectif n’est pas de faire, comme c’est trop souvent le cas, une plus-value démesurée. Les biens peuvent être loués à des personnes à revenus modestes, souvent des étudiants, qui partagent les lieux avec une personne âgée, lui apportent une présence humaine et peuvent leur rendre de petits services.

Ces logements peuvent aussi être revendus à des collectivités, des bailleurs sociaux ou à des personnes à revenus modestes : des personnes âgées, des familles monoparentales ou des jeunes couples. Dans ce cas, l’argent de la vente est réinjecté dans le système vertueux, et la boucle solidaire est bouclée.