En France, 700 000 familles sont concernées par l’autisme. L’autisme est un trouble neurodéveloppemental qui affecte la communication, les interactions sociales et le comportement. Ce trouble peut se remarquer très tôt, dès la petite enfance. “Ce sont des enfants qui peuvent avoir des intérêts restreints et répétitifs. Ils peuvent aligner des jouets, ne pas regarder dans les yeux, être limités dans les jeux d’interactions… Ils sont également touchés par des troubles sensoriels : une hypersensibilité à la lumière, à l’ouïe, à l’odorat… Mais toutes les personnes autistes ne se ressemblent pas”, explique Corinne Baculard, fondatrice de l’association Approche Globale Autisme.
Cette maman d’une fille autiste vient de lancer magazineautisme.com, un magazine en ligne entièrement gratuit qui paraîtra trois fois par an. “Dans ce projet, je souhaite donner la parole aux personnes autistes. Ce sont elles qui parlent le mieux de leur trouble. Il y aura aussi, à chaque numéro, des paroles de médecins, de chercheurs, de professionnels… Mon but est de sensibiliser les gens sur l’autisme encore et encore. Je réalise ce magazine bénévolement, avec le coeur”. Le chef Yannick Alléno est, par ailleurs, le parrain amical de l’association.
Depuis 2002, Handicap.fr est le 1er média d’informations en ligne sur tous les sujets liés au handicap et à l’autonomie des personnes handicapées. C’est aussi une équipe de personnes engagées qui mettent leurs énergies et leurs différences au service d’un objectif, celui d’une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans la société.
L’Agence spatiale européenne (ESA) franchit une étape historique en certifiant John McFall. Cet ancien athlète paralympique amputé d’une jambe assurera des missions spatiales de longue durée.
Jusqu’ici, seuls des astronautes en parfaite condition physique étaient sélectionnés pour les missions spatiales. Avec le projet “Fly”, l’ESA remet ainsi en question cette norme et explore la possibilité d’envoyer des personnes en situation de handicap dans l’espace. John McFall fait d’ailleurs partie des réservistes sélectionnés en 2022.
Si le handicap n’est pas un frein en apesanteur, l’utilisation de prothèses dans l’espace soulève des défis techniques. Les matériaux doivent en effet être testés pour éviter toute émanation de gaz nocifs. Les composants électroniques des prothèses doivent également respecter des normes de sécurité strictes. Après deux ans d’études approfondies, l’ESA a donc confirmé que John McFall pouvait participer à une mission en toute sécurité.
Les missions spatiales permettent d’étudier les effets de l’apesanteur sur le corps humain. Dans le cas de John McFall, les scientifiques analyseront comment son corps et sa prothèse s’adaptent en microgravité. Ces recherches pourraient d’ailleurs aboutir à des innovations médicales profitant à l’ensemble des personnes amputées sur Terre.
Avec cette certification, l’ESA envoie un message fort : l’espace ne doit plus être réservé à une élite physique. D’autres agences spatiales suivront-elles cet exemple ?
En attendant, John McFall est prêt à embarquer pour une mission qui pourrait redéfinir les critères de sélection des astronautes. Le premier astronaute en situation de handicap attend désormais son premier vol.
Cette interview a été réalisée en partenariat avec le média impact.info. Vous pouvez la retrouver en intégralité ici.
Ce média a été fondé par Impact Partners et AirZen Radio, afin de mettre en lumière la parole de celles et ceux qui veulent faire bouger les lignes au sein de leur entreprise… mais pas que !
Rendez-vous sur impact.info pour découvrir les nombreux témoignages.
Grégory Cuilleron est une personnalité culinaire de la ville de Lyon. Avec sa victoire dans l’émission “Un dîner presque parfait : le combat des régions” et sa participation remarquée dans “Top Chef”, Grégory a prouvé qu’il était possible de cuisiner malgré un handicap.
Né sans avant-bras gauche, le chef est aujourd’hui engagé pour l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. C’est la raison pour laquelle il était évident pour lui d’accepter d’écrire un livre pour rendre la cuisine accessible à toutes et à tous. Proposée par l’ergothérapeute Sophie Rémy, cette idée s’est concrétisée avec le livre de recettes “La Cuisine du quotidien à une main“, publié aux éditions de la Martinière.


Ensemble, ils ont imaginé près de 50 recettes gourmandes et des pas à pas pour une cuisine accessible à tout le monde. Sophie s’est d’ailleurs elle-même prêtée au jeu. En s’aidant de matériel adapté et en suivant les conseils de Grégory, elle a appris à cuisiner à une seule main. Ses gestes se retrouvent au début du livre et permettent ainsi de réaliser toutes les recettes sublimées par le chef.
Grégory rappelle ainsi que le handicap n’est pas une fin en soi et qu’il est possible de régaler ses convives grâce à des gestes simples et des recettes généreuses.
Aborder sa vie sexuelle, affective et intime avec sérénité, n’est pas toujours facile. Encore moins quand on n’a pas reçu d’enseignement. Alors, afin d’accompagner au mieux le jeune public, depuis 2001, trois séances par an d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité sont obligatoires à l’école pour chaque élève. Les programmes s’adaptent en fonction des âges. Pourtant, cette obligation n’est pas respectée. Ainsi, comme le montre un des rapports du Conseil Économique, Social et Environnemental de 2021, moins de 15% des élèves en ont bénéficié.
Autre souci rencontré : le manque d’adaptabilité de ces cours aux personnes ayant un handicap visuel. De façon plus globale, il y a un manque d’information au niveau de l’éducation sexuelle. Caroline Chabaud a décidé de prendre ce problème à bras-le-corps et de trouver des solutions adapter à ce public.
Cette maman d’une adolescente malvoyante est la fondatrice de la maison d’édition Mes mains en or. Celle-ci adapte les livres aux jeunes déficients visuels. Elle vient par ailleurs de développer, avec son équipe, des notices de préservatifs pour les personnes malvoyantes et aveugles. Elle nous explique sa démarche.
Depuis 2002, Handicap.fr est le 1er média d’informations en ligne sur tous les sujets liés au handicap et à l’autonomie des personnes handicapées. C’est aussi une équipe de personnes engagées qui mettent leurs énergies et leurs différences au service d’un objectif, celui d’une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans la société.
Victimes d’attentats, militaires, pompiers, policiers ou soignants… L’association La Cape fournit des chiens d’assistance à des personnes en état de stress post-traumatique aux quatre coins de la France.
En quatre ans, la structure a ainsi remis 14 chiens à des victimes. Ces chiens d’assistance sont éduqués pour répondre à 80 commandes. Leur but ? Rassurer leur propriétaire, l’accompagner dans chacune de ses sorties et, surtout, lui permettre de vivre plus sereinement.

“Mon chien Urby est un soutien émotionnel de tous les jours. Si j’ai des peurs nocturnes, il sait allumer la lumière en pleine nuit. Quand on est dans la foule, il fait des tours autour de moi… On a toujours un contact visuel et physique. Entrer dans un magasin, passer à la caisse, sortir dehors, cela peut paraître simple, mais c’est grâce à Urby que je peux faire tout ça”, confie Aurore, jeune militaire et bénéficiaire de La Cape.
Après une étude du dossier et du lieu de vie par un psychologue, le chien peut être confié gratuitement à une victime.
L’association La Cape recherche des maisons d’accueil bénévoles pour les chiots.
Sourd depuis l’âge de 2 ans, Olivier Jeannel a longtemps fait face aux difficultés de communiquer par téléphone. « J’ai voulu créer une solution qui permet aux personnes sourdes et malentendantes de téléphoner en toute autonomie, sans intermédiaire », explique-t-il.
C’est ainsi qu’est née RogerVoice, une application qui utilise la reconnaissance vocale pour retranscrire instantanément les mots de l’interlocuteur sous forme de texte. L’utilisateur peut ensuite répondre par écrit ou oralement.
Disponible en plusieurs langues, RogerVoice fonctionne à l’aide de l’intelligence artificielle, mais également grâce à un réseau de relais téléphoniques pour assurer une retranscription rapide et fluide. L’application est par ailleurs compatible avec les appels d’urgence, un enjeu majeur d’accessibilité.
Depuis son lancement, RogerVoice a permis à des milliers de personnes sourdes et malentendantes de retrouver de l’autonomie dans leur communication téléphonique. « Pouvoir appeler son médecin, sa famille ou son service administratif sans contrainte, c’est un pas de plus vers l’égalité », souligne Olivier Jeannel. Grâce à une interface intuitive, l’application se veut simple d’utilisation et accessible à tous.
RogerVoice s’inscrit ainsi dans une démarche plus large d’inclusion numérique et d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Cette innovation prouve que la technologie peut être un formidable levier pour lever les barrières de communication.
Créée en 1998, l’association marseillaise Moultiploufs est un club de plongée sous-marine engagé. En effet, cela fait plus de 10 ans maintenant que la structure propose à des personnes en situation de handicap de se former à la plongée sous-marine. L’équipe de passionnés accueille ainsi tout type de personnes porteuses de handicap, qu’il soit physique, mental ou psychocognitif.
Des séances d’initiation en piscine ont tout d’abord lieu avant une plongée en condition réelle, en mer. Pour proposer cette activité au maximum de personnes, Moultiploufs a créé des partenariats avec différentes structures et associations.
L’association propose également depuis trois ans des séances de plongée dans le cadre du programme Sport-Santé. Nous en parlons avec Frédéric Tennenhaus, son président.
Dyslexie, dyscalculie, dyspraxie… En France, 7 millions de personnes sont touchées par des troubles dys, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Ces troubles restent cependant peu connus et sont synonymes de combat permanent.
Le diagnostic, l’école, trouver sa place dans le monde du travail constituent des obstacles qui génèrent des souffrances pour les personnes dys et leur entourage. Elvire Cassan, mère d’une enfant multi-dys et journaliste, a mené l’enquête pour comprendre l’origine de ces troubles.
Dans “L’Odyssée des dys”, paru chez Stock), elle décrit la difficile prise en charge de sa fille et rencontre des personnes dys, célèbres et anonymes, dont le journaliste Thomas Legrand et la comédienne Pauline Clément, pour prouver qu’il est possible de trouver sa voie malgré les difficultés et le handicap.
Installée, à Mouzillon, en Loire-Atlantique, l’association Road to Handisport a pour objectif d’aider le maximum de personnes en situation de handicap à retrouver le chemin du sport, notamment en les aidant à financer les équipements adaptés nécessaires.
Il y a trois ans, cinq amis ont décidé de créer cette structure afin de soutenir un jeune sportif victime d’un accident de la route et devenu paraplégique. Ils ont alors organisé de nombreux événements pour récolter les fonds nécessaires. Le sport est selon eux un moyen de faciliter la réinsertion des personnes concernées et de gagner en autonomie. L’association souhaite également sensibiliser le grand public au monde du handisport.
Elle a fait de son daltonisme une force. Janik Acrylik vit dans l’Allier et, depuis 2017, elle s’est mise à la peinture. Elle construit ses toiles à l’instinct, sans prêter attention à l’harmonie des couleurs.

Janik a en effet été diagnostiquée daltonienne à l’âge de 10 ans. “Mon père était daltonien, c’est héréditaire. Petite, lorsque je dessinais des arbres ou des maisons, j’inversais systématiquement les couleurs”, glisse-t-elle.
Janik estplus précisément atteinte de protanopie. Elle ne perçoit donc pas la couleur rouge. “Et comme le rouge est une couleur primaire, beaucoup de couleurs sont impactées.”
Janik anime par ailleurs des ateliers d’art thérapie et présente son art dans les écoles près de chez elle.
En France, 57% des parents d’enfants en situation de handicap souffrent d’isolement. Pour soutenir et accompagner ces parents, l’association nantaise Constellation propose un réseau d’entraide de parents salariés et formés.
Ces derniers s’appuient sur la pair-aidance, c’est-à-dire l’entraide entre personnes vivant des situations comparables. Avec le recul nécessaire, ils peuvent ainsi offrir une écoute adaptée et un soutien individuel aux familles.


La cofondatrice de l’association, Élodie Pillot, revient également sur toutes les actions autour des solutions de répit. Elle-même coordinatrice répit et vie collective au sein de Constellation, elle rappelle l’importance d’accorder des moments de pause aux parents concernés par le handicap. Que ce soit à domicile, lors d’ateliers de vie collective ou encore durant des séjours adaptés, les parents peuvent prendre du temps pour eux.
En lien avec la famille, l’association s’occupe par ailleurs de recruter des accompagnants à domicile pour encadrer les enfants.
Charlotte Alaux, co-fondatrice d’OMNI, partage sa vision : « l’objectif d’OMNI est de rendre la mobilité plus accessible et inclusive. Nous avons conçu une solution qui permet aux personnes en fauteuil roulant de se déplacer avec une plus grande autonomie et liberté. »
Le dispositif développé par OMNI est compatible avec 95 % des fauteuils roulants manuels, offrant une installation rapide et une utilisation intuitive. La trottinette électrique, dotée d’un moteur de 500 W, atteint une vitesse maximale de 25 km/h et offre une autonomie pouvant aller jusqu’à 70 km, selon les modèles. Cette solution permet aux utilisateurs de parcourir de plus longues distances sans effort, d’emprunter des pistes cyclables et de naviguer sur des terrains variés, améliorant ainsi leur qualité de vie et leur indépendance.
Charlotte Alaux, en fauteuil roulant depuis l’âge de 4 ans, a co-fondé OMNI avec l’ambition de répondre aux défis quotidiens rencontrés par les personnes à mobilité réduite. Son expérience personnelle a été une source d’inspiration majeure dans le développement de cette solution innovante. « En tant qu’utilisatrice de fauteuil roulant, j’ai toujours rêvé de pouvoir me déplacer avec la même liberté que mes amis. OMNI est né de ce désir de créer une solution qui offre aux personnes en fauteuil roulant une mobilité accrue et une meilleure intégration dans la société. »
Pour en savoir plus sur OMNI et découvrir leurs solutions innovantes, visitez leur site officiel.
Bien plus qu’un simple moment sportif. C’est une immersion dans un univers où handicap et performance se mêlent de manière spectaculaire. Nous avons assisté à un entraînement du Toulouse Iron Club, équipe d’élite en basket-fauteuil.
En fonction du handicap, vous allez positionner les joueurs dans l’équipe”, explique Jean-Pierre Louradour, président du club. Cette approche tactique repose sur un système de classification des joueurs. Mais au-delà de la stratégie, sur le parquet, c’est l’humain qui prime.

Ce que j’aime dans ce sport, c’est le contact, le jeu de ballon, mais aussi l’inclusion. Ici, pas de différences. Le handicap est une force”, confie Théo, le plus jeune joueur de l’équipe.
Si l’impact des Jeux paralympiques sur la visibilité du parasport est désormais palpable, il reste encore du chemin à parcourir, notamment en matière de financement.
Il est d’ailleurs possible de soutenir un club d’handisport, via du mécénat, des dons, mais aussi la sensibilisation au handicap. “Nous allons dans les entreprises pour en parler et elles peuvent déduire cette intervention de leur quota de personnes en situation de handicap”, explique le président du club.
“J’ai fondé Biscornu en 2020 car mon fils, autiste sévère, ne savait ni lire, ni écrire, ni parler. Il allait très mal moralement. J’ai donc quitté ma carrière pour créer ce projet d’inclusion pour lui, mais aussi pour beaucoup d’autres jeunes exclus du travail, de l’apprentissage et de notre société”, explique le dynamique Olivier Tran.
Le père de famille a choisi de s’investir dans le domaine de la restauration, en lançant un traiteur haut-de-gamme qui recrute des personnes handicapées mentales.
Autisme, neuro-atypie… Avec Biscornu, service de traiteur inclusif, implanté à Colombes, il a recruté 40 salariés. 55% d’entre eux sont porteurs de handicap. Quatre-vingts jeunes en situation de handicap mental viennent compléter l’équipe en tant qu’extras.
Olivier Tran a également créé une méthode d’apprentissage, baptisée Afuté, pour évaluer les compétences des personnes porteuses de handicap de façon simple et faciliter leur recrutement. 300 jeunes ont suivi cette méthode.
Selon le ministère de la Santé, près de 5 millions de Français âgés de 15 ans et plus ont une limitation physique sévère. Parmi elles, 850 000 utilisent un fauteuil roulant. Difficile donc pour ces dernières de partir en vacances, car l’accessibilité n’est pas toujours au rendez-vous.
Michelin a donc sorti son premier guide pour aider les voyageurs à mobilité réduite. Son nom : “Vacances accessibles en France“. Une équipe de neuf personnes – dont trois à mobilité réduite – a donc sillonné les routes de France afin de dénicher et de tester les meilleures adresses.
Lucie Fontaine, éditrice tourisme à Michelin éditions, raconte sa participation à ce projet.
Pour aller plus loin > Association : Anaé propose des vacances adaptées aux handicaps
Plus de cinq ans d’une belle aventure humaine. Et le lieu affiche complet quasiment tous les jours. À Mulhouse, le restaurant inclusif Un petit truc en plus emploie des personnes trisomiques. Les cinq salariés sont ici accompagnés par une équipe d’une trentaine de bénévoles.
Cette aventure solidaire a été imaginée par Aurélie Bernard. L’idée lui est venue en regardant une vidéo parlant du premier restaurant inclusif installé à Nantes. L’énergie et les sourires l’ont convaincue de se lancer dans l’aventure. Les salariés participent ainsi aussi bien en cuisine, en préparant des plats faits maison, qu’au service.
L’objectif est ainsi de promouvoir l’inclusion et de montrer que les personnes porteuses de trisomie 21 ont leur place dans le monde de la restauration. Et de militer pour un monde du travail plus inclusif.
« Et toujours rebondir ». C’est le titre du livre publié par Axel Allétru, le 31 octobre dernier, aux éditions Albin Michel. Champion de natation handisport ou encore coureur automobile sur le Rallye Dakar, Axel a d’abord été champion du monde de BMX et de motocross. Mais un accident lors d’un grand prix à l’âge de 20 ans le rend paraplégique. L’avis des médecins est clair : il vivra toute sa vie dans un fauteuil roulant.
À force de détermination, le jeune champion réussit à remarcher, deux ans et demi plus tard. Depuis, il continue de se lancer des défis et de repousser ses limites.
Dans ce livre, il partage son parcours jonché d’échecs, de douleurs, mais également de grandes joies et de réussites. Axel souhaite ainsi transmettre des clés pour que chacun puisse, comme lui, rebondir dans la vie.
En France, seuls 8 % des livres publiés sont accessibles aux personnes déficientes visuelles. Cette situation limite l’accès à la lecture et freine le développement cognitif et l’imaginaire des enfants porteurs de ce handicap. Les Doigts qui rêvent, maison d’édition associative, crée des ouvrages mêlant braille, illustrations tactiles et couleurs.
« Notre objectif est de permettre aux enfants aveugles de vivre des expériences de lecture sensorielles enrichissantes, tout en partageant des moments avec leurs proches voyants », explique Célia Maçon, chargée de communication de l’association.
Chaque livre produit par Les Doigts Qui Rêvent est une œuvre artisanale, conçue à la main avec des matériaux variés pour stimuler le toucher. L’équipe travaille par ailleurs avec des enseignants spécialisés, des orthoptistes et des parents pour s’assurer que chaque ouvrage répond aux besoins des enfants. Les thèmes abordés sont universels – contes, histoires du quotidien ou récits imaginaires – afin de permettre à chaque enfant de s’identifier et de s’évader.
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Depuis plus de 70 ans, Dynacité s’est donné pour mission d’intérêt général de loger le plus grand nombre. Cet acteur immobilier social d’Auvergne-Rhône-Alpes s’adapte en effet aux parcours de vie et aux besoins des territoires. Le groupe gère plus de 30 000 logements sur cinq départements. Ses activités immobilières englobent l’aménagement, la construction neuve, la réhabilitation, la location ainsi que l’accession sociale à la propriété.

En 2024, le bailleur social engagé Dynacité a inauguré MyHope, une nouvelle marque qui déploie des solutions de logements pour les personnes fragiles. Destinés aux seniors et aux personnes porteuses de handicap, ces projets d’habitat se veulent inclusifs et accessibles. Ils s’adaptent au désir d’autonomie des publics fragiles. Pour Silvia Plion, la directrice de MyHope, cette solution se construit avec l’aide des résidents qui adhèrent à ce projet commun.
Écoutez notre sujet et découvrez comment MyHope tente de répondre aux enjeux de l’habitat inclusif et spécifique.