Graines d’agriculteurs : Benoît Guilbert, agriculteurs de père en fils

En août, retrouvez les portraits des candidats au concours Graines d’agriculteurs. Benoît Guilbert a repris l’exploitation familiale en 2019. Il a abandonné l’élevage au profit de la culture en semis direct sous couvert.

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Agroécologie : les semis directs sous couvert végétal

1 - Agroécologie : les semis directs sous couvert végétal

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Benoît Guilbert : l’agroécologie pour des terres plus résiliantes

2 - Benoît Guilbert : l’agroécologie pour des terres plus résiliantes

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Qui est Benoît Guilbert, finaliste de Graines d’Agriculteurs ?

3 - Qui est Benoît Guilbert, finaliste de Graines d’Agriculteurs ?

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Le concours Graines d’agriculteurs est porté par Terres Innovantes. Il vise à mettre en avant les visages de l’agriculture et les innovations du secteur. Cette année, la 12e édition a pour thème la préservation des ressources naturelles et présente 10 candidats pour lesquels vous pouvez voter. Attention, clôture des votes le 29 août.

>>> Retrouvez ici tous les articles sur le Concours Graines d’agriculteurs

« Je n’ai pas attendu des décisions stratégiques, je le fais parce que je vois que ça a du sens », explique Benoît Guilbert. L’agriculteur de 34 ans a repris, en 2019, l’exploitation familiale de Rettemoy, dans le Pas-de-Calais. Il y abandonne l’élevage ovin au profit de céréales, légumes, oléagineux, plantes pérennes, betteraves sucrières.

A N N O N C E

Héritées de génération en génération, Benoît ne conçoit pas travailler ses terres autrement qu’en agroécologie. « Mon rôle, c’est celui d’un chef d’orchestre qui cherche à produire tout en aménageant le territoire pour que tout s’agence bien. Je cherche à produire, mais aussi respecter le vivant et rendre mes terres résilientes. On n’hérite pas de la terre de ses ancêtres, on l’emprunte à ses enfants. »

Pourquoi ne pas labourer le sol ?

Dans le sol, il y a du vivant. Ce qui intéresse le consommateur c’est ce que l’agriculteur va récolter (le blé, par exemple). Mais ce blé, en poussant, est le témoin de toute une vie sous terre. C’est cela qui rend le sol riche et donc fertile. À la fin de la récolte, après les moissons, certains agriculteurs ont pris l’habitude de labourer les champs pour enlever les mauvaises herbes et repartir sur une nouvelle culture. Bémol : cela détruit tout.

Alors comme Benoît Guilbert, certains abandonnent le labour pour se diriger vers d’autres techniques dont le semis direct sous couvert végétal. Il plante des essences végétales qui viendront repousser les herbes non désirées et recouvrir le sol pour le protéger face aux excès du climat. Pour autant, aujourd’hui, le « mieux produire » n’est pas encore valorisé. En prenant la parole sur ces sujets, Benoît espère faire avancer les débats.

Benoit Guilbert est l’un des finalistes au concours Graines d’Agriculteurs 2022, les votes se terminent le 29 août.