Elle sauve un bébé wallaby en le portant nuit et jour contre elle

L’animal a été découvert par terre dans l’enclos des wallabies du zoo d’Upie, dans la Drôme, après être tombé de la poche de sa mère. Une employée s’est portée volontaire pour devenir sa maman d’adoption.

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Elle sauve un bébé wallaby en acceptant de le porter nuit et jour contre elle

1 - Elle sauve un bébé wallaby en acceptant de le porter nuit et jour contre elle

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Entretien avec Julie Algoud : vivre au quotidien avec un bébé wallaby contre soi

2 - Entretien avec Julie Algoud : vivre au quotidien avec un bébé wallaby contre soi

04:24

Le rôle de la poche chez les marsupiaux avec Carole Masson du Parc Australien

3 - Le rôle de la poche chez les marsupiaux avec Carole Masson du Parc Australien

04:22

Joey Jumper est ce que l’on peut appeler un miraculé. Ce petit wallaby d’à peine quelques mois est tombé de la poche de sa mère début février. Ce sont les soigneuses du zoo d’Upie, dans la Drôme, qui l’ont découvert sur le sol en état d’hypothermie.

Ses chances de survie étaient quasi-nulles. Mais c’était sans compter sur l’instinct maternel d’une employée du parc qui a accepté de devenir sa maman de substitution. « Son histoire m’a beaucoup émue, raconte Julie. Les premières semaines ont été difficiles, car il était très mal en point, il perdait du poids tous les jours. Mais son état s’est finalement stabilisé et il est aujourd’hui en parfaite santé. »

Une aventure qui va durer plusieurs mois. En effet, les marsupiaux passent à peu près un an et demi dans la poche de leur mère. Le quotidien de Julie est totalement chamboulé : « C’est beaucoup de travail, mais c’est agréable. Il passe quasiment tout son temps dans sa poche contre moi. Il sort juste la tête. Je lui donne le biberon toutes les quatre heures et nous lui avons construit un parc avec mon mari où il sort jouer un peu maintenant qu’il sait marcher ».

Retour avec ses congénères

L’objectif, d’ici quelques mois, est de pouvoir remettre Joey Jumper parmi ses congénères. Une séparation qui s’annonce difficile tant l’animal est attaché à Julie et réciproquement, mais faisable selon Carole Masson, directrice du Parc australien de Carcassonne. « Ce genre de situation nous arrive souvent, nous avons dû élever de nombreux bébés marsupiaux à la main. Cela prend du temps, car ils ont du mal à se détacher de l’humain mais les marsupiaux ont cet avantage de ne pas du tout mettre au ban un animal qui a été élevé à la main. Ce processus chez nous a toujours été couronné de succès. »

Le zoo d’Upie donne régulièrement des nouvelles de Joey Jumper sur sa page Facebook. Une belle histoire qui fera sans doute de lui, d’ici peu, la mascotte du parc.