Comment peut-on réduire le méthane dans l’atmosphère ?

Une méthode de transformation du méthane en CO2 a été mise au point, à base de zéolite, un minéral argileux présent dans la litière des chats.

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Comment peut-on réduire le méthane dans l’atmosphère ?

1 - Comment peut-on réduire le méthane dans l’atmosphère ?

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Cela faisait partie des objectifs de la COP26 qui s’est tenue à Glasgow en novembre dernier : réduire la présence de méthane dans l’atmosphère. Le méthane est en effet un puissant gaz à effet de serre qui participe, de manière active, au dérèglement climatique.

Ce gaz est émis notamment par l’agriculture, l’élevage, la décomposition des végétaux, mais également par l’extraction du pétrole, du gaz, du charbon, qui représenterait 30 % des émissions de méthane.

Les zéolites, une solution ?

Le méthane est bien plus nocif que le CO2. Selon le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), un seul kilo de méthane réchauffe autant l’atmosphère que 30 kilos de CO2 au cours du siècle qui suit son émission.

C’est pour cela que des scientifiques s’efforcent de trouver des solutions pour transformer le méthane en dioxyde de carbone. Parmi celles-ci, il y a les zéolites, ce sont des argiles naturelles aux propriétés vertueuses.

Capturer certaines molécules

En effet, les chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont mis au point une méthode de transformation du méthane en CO2 grâce à ces argiles naturelles dont le squelette est microporeux.

Ce sont des minéraux que l’on retrouve notamment dans la litière des chats, car peu onéreux et présents en abondance. Les scientifiques ont mis en avant le fort pouvoir absorbant de ces argiles. Elles ont notamment la faculté de capturer des molécules gazeuses.

Double effet

Afin de leur permettre d’emprisonner le méthane pour le transformer en CO2, les chercheurs du MIT ont dopé les zéolites avec du cuivre, ce qui facilite l’oxydation du méthane. C’est une piste qui semble sérieuse… et économique.

Il serait donc possible d’intégrer ce nouveau procédé dans les systèmes de ventilation des mines de charbon, qui sont de grosses émettrices de méthane. De plus, le processus de transformation du méthane en CO2 produit de la chaleur qui pourrait être récupérée pour générer de l’électricité.

Un double effet vertueux.