Climat : pendant 10 ans, le robot Bathybot explorera le fond de la Méditerranée

Au large des côtes toulonnaises, Bathybot a été envoyé à 2 4000 mètres de profondeur. Il va effectuer une mission pendant 10 ans, dans le noir complet, pour mesurer l’impact du réchauffement climatique sur les mers et océans.

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Climat : pendant 10 ans, le robot Bathybot explorera le fond de la Méditerranée

1 - Climat : pendant 10 ans, le robot Bathybot explorera le fond de la Méditerranée

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Bathybot, le rover qui scrutera les organismes bioluminescents au fond de la mer

2 - Bathybot, le rover qui scrutera les organismes bioluminescents au fond de la mer

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Immergez-vous en Méditerranée avec Bathybot, le petit robot des profondeurs

3 - Immergez-vous en Méditerranée avec Bathybot, le petit robot des profondeurs

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Il a son propre compte Twitter, il ressemble à son cousin Persévérance – envoyé sur Mars, mais lui restera bien sur Terre… ou plutôt, en mer ! Bathybot a été envoyé au début du mois de février 2022 à 2400 kilomètres de profondeur, au large de Toulon, en mer Méditerranée.

Ce petit robot-marin, avec sa grosse caméra en guise d’œil, va explorer le plancher océanique pendant au moins 10 ans. « On a beaucoup de mal à cartographier les mers et les océans, et on ne connaît que très peu les fonds marins… Sur certains points, on connaît même mieux la Lune », explique Christian Tamburini, chercheur à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie situé à Marseille.

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Il est l’un des papas du Bathybot, qu’il pourra bientôt piloter à distance grâce à un câble long de plusieurs dizaines de kilomètres qui sera fixé au mois d’avril 2022 par le Nautile, le sous-marin de l’Ifremer.

Mesurer les effets du réchauffement climatique sur l’océan

Le petit robot marin aura plusieurs missions : notamment celle de mesurer l’impact du dérèglement climatique sur les fonds marins. Il évaluera aussi la présence des microplastiques et leur impact, tout comme la température de l’eau, les concentrations en oxygène ou encore la vitesse du courant.

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Mais ce n’est pas tout ! « Nous pensons qu’il est important de montrer l’impact négatif de l’activité humaine sur nos océans… Mais cela n’empêche pas aussi de montrer ce qui est beau, peut-être qu’on aura d’autant plus envie de le protéger », ajoute Christian.

Ce à quoi il fait référence, ce sont ces millions, voire milliards d’organismes vivants méconnus des scientifiques et qui vivent au fond de la mer. Des organismes qui sont capables d’émettre de la lumière dans un milieu totalement sombre : la bioluminescence.

Pour retrouver les aventures de Bathybot, direction Twitter où il dispose de son propre compte