Biodiversité : ce que la bio et les arbres apportent à la nature

En Gironde, le domaine Emile Grelier est devenu un laboratoire d’agroforesterie. Depuis 20 ans, le couple que forment Benoit et Delphine Vinet regarde les bienfaits des arbres et de l’agriculture biologique sur la biodiversité.

Podcast

Ce qui réapparait quand la bio arrive

1 - Ce qui réapparait quand la bio arrive

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L’arbre et la vigne, une histoire et des liens

2 - L’arbre et la vigne, une histoire et des liens

04:18

Le domaine Emile Grelier, un laboratoire pour l’agroforesterie

3 - Le domaine Emile Grelier, un laboratoire pour l’agroforesterie

04:15

Issu d’une famille de vignerons en agriculture biologique depuis 1976, Benoit Vinet s’est inscrit dans les pas familiaux avec le Domaine Emile Grelier, hommage rendu au grand-père de son épouse Delphine et grand amateur de vin.

« Le passage en bio permet de mieux respecter la nature. Du moment où vous arrosez la faune et la flore d’herbicides et d’insecticides, vous avez une perte de population. Avec l’abandon de cela, vous avez un retour de ces populations », explique Benoit Vinet, installé à Lapouyade, au nord de Bordeaux.

Un tiers-lieu

C’est pour cela qu’il pratique l’agriculture biologique depuis vingt ans. Mais tout ne revient pas du jour au lendemain, notamment à cause du système de monoculture qui permet la prolifération de certains insectes qui se transforment alors en ravageurs. C’est là où le laboratoire de Benoit et Delphine Vinet entre en jeu.

« Pour rétablir un véritable écosystème, il faut penser à des cultures différenciées et des mélanges de cultures pour arriver à ramener une biodiversité durable et résiliente. Car avec les changements climatiques, plus il y ‘aura de diversité dans nos cultures, plus elles seront résilientes », détaille le vigneron.

Après 20 ans de travail, mille arbres ont ainsi été plantés, améliorant les conditions de vie de la vigne, de la flore, des insectes, chauve-souris et hérissons. Cette permaculture s’est développée encore un peu à travers une « permaculture humaine », comme il aime le dire, et la construction depuis quatre ans du tiers-lieu La Possiblerie.